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COMMUNISTES |
N°380 Semaine du 01 au 07 décembre 2014
30 novembre 2014
7ème
congrès
28 - 29 novembre 2014
Notre 7ème congrès s’est tenu les 28 et 29
novembre. Pendant ces 2 jours, les délégués ont largement discuté de la
situation politique en France et dans le monde et du développement de notre
activité.
Nous abordons maintenant une nouvelle étape dans la
lutte de « Communistes » contre le capitalisme.
Vous trouverez dès aujourd’hui le rapport
introductif de notre Secrétaire National Antonio SANCHEZ.
Et dans les jours suivants le compte rendu de la
discussion.
7ème congrès de COMMUNISTES
Rapport d’ouverture
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Chers camarades, Depuis notre dernier congrès en
décembre 2012, la situation économique et sociale s'est rapidement et
considérablement aggravée pour la classe ouvrière et le peuple. Il est utile de rappeler dans quelles conditions
Hollande a été élu président de la république en mai 2012, quelques mois
avant notre dernier congrès. Nous avons démontré depuis la création de notre
parti en 2002, que le capital à plusieurs options pour appliquer sa
politique, la droite et ses alliés bien sûr, mais à l'époque ses dirigeants,
usés par les mesures prises à l'encontre du peuple, devaient laisser la place
à d'autres dirigeants complaisants. Le parti socialiste s'est avéré être le mieux
placé d'autant plus que tous les partis se réclamant de « gauche » ont appelé
sous des formes diverses à voter pour Hollande, du Parti Socialiste aux
Verts, du Parti Communiste français à Mélenchon, en passant par le NPA etc.… « Chasser Sarkozy » était devenu le mot d'ordre
pour masquer l'allégeance du PS au capital et ainsi poursuivre sa politique. Les partis politiques, mais aussi les syndicats
dont la centrale CGT ont fait le choix de porter Hollande au pouvoir, à ce
titre, il faut se poser la question sur le rôle du syndicalisme, nous y
reviendrons. Rappelons-nous que Hollande avant son élection,
s'est rendu en Angleterre et en Allemagne pour rencontrer les représentants
des multinationales et les rassurer sur ses intentions politiques. Personne ne pouvait donc ignorer que le parti
socialiste avec Hollande comme candidat allait servir les intérêts du
capital. Les partis dits de « gauche » et les syndicats ont
donc fait consciemment un choix politique dont ils ne pouvaient ignorer le
but. Aujourd'hui, ces mêmes partis, ces syndicats se
disent « surpris, étonnés, voire trahis » par la politique menée. Nous avons été les seuls à démontrer qu'Hollande
était une option pour permettre au capital de se développer, inutile de dire
que les faits nous donnent raison, par pour nous flatter, mais pour démontrer
l'utilité d'un parti révolutionnaire comme le nôtre. Deux ans et demi après son élection Hollande
applique scrupuleusement les décisions du Medef : casse des acquis sociaux,
atteintes au droit du travail, à l'accès à la santé, à la retraite, blocage
des salaires et des pensions, casse de l'industrie, poursuite des
privatisations dans les secteurs de l'énergie, des transports, de l'école,
des universités, cadeaux aux entreprises, bref toute la panoplie au service
du capital dirigée contre les travailleurs. Que ce soit en France, en Europe ou dans le monde,
le gouvernement actuel répond le doigt sur la couture aux injonctions des
grandes puissances capitalistes. Cette politique entraîne un profond
mécontentement, les luttes se développent mais sont isolées les unes des
autres, nous verrons pourquoi. Les sondages d'opinion indiquent que 74 % des
électeurs qui ont voté Hollande sont mécontents de son action. 90 % ne
souhaitent pas qu'il se représente pour un 2ème mandat. Les taux d'abstention aux élections
sont également un indicateur de ce mécontentement vis-à-vis de cette
politique et de la politique en général. " Droite – gauche, c'est pareil ", c'est
ce que l'on entend très souvent et c'est sur cette base que le Front National
progresse. Pas besoin pour lui de faire de grandes campagnes politiques, pour
le Front National le mécontentement actuel est le résultat de la politique de
" l'UMPS " entendez par là «
droite gauche c'est pareil ». Le Front National se dit prêt à gouverner, mais
pour appliquer la politique du capital qu'il ne condamne jamais. Au contraire
il l'accompagne dans ses décisions nous le verrons plus loin. C'est la
troisième option au service des multinationales ce que nous appelons le
troisième fer au feu prêt à être utilisé selon les circonstances. Le mécontentement est profond, mais tout est mis
en œuvre pour masquer une perspective réelle de changement. Tous les partis de droite ou dits "de
gauche" disent offrir une "alternative" à la politique
actuelle, tous veulent "rassembler". Ce discours est vide de sens,
les programmes politiques ne sont que des appels à voter pour que rien ne
change. "L'alternative" en question ne vise qu'à
aménager le capital sous des formes diverses selon les partis, et le
"rassemblement" consiste à unir diverses formations autour d'un
programme électoral. Pour notre parti, il n'existe que deux choix
possibles: affronter le capital ou le servir, affronter le capital, c'est
organiser la lutte pour le supprimer. Pour cela, l'union et le rassemblement
du peuple dans la lutte de classe permanente est indispensable pour y
parvenir. Nous sommes les seuls à proposer cette perspective révolutionnaire,
le reste n'est qu'illusions ou impasses politiques. Nous nous sommes créés pour construire cette
perspective politique. Après la chute de l'Union soviétique, les partis
révolutionnaires en France et ailleurs se sont sabordés. Il fallait et nous avons eu raison, construire un
parti qui propose une perspective politique claire : lutter pour chasser le
capital et construire une société socialiste. Depuis notre premier congrès en 2002 nous pouvons
mesurer le chemin parcouru. Ce n'était pas dans « l'air du temps » de créer
un parti révolutionnaire, il a fallu beaucoup de débats, de conviction,
d'analyses politiques sur la base du marxisme léninisme pour y parvenir. Qu'en serait-il si nous ne l'avions pas fait ? La situation politique démontre bien que le peuple
a besoin d'un parti comme le nôtre. Nous avons beaucoup évolué dans tous les
domaines, le renforcement de notre organisation, notre présence dans les
luttes, notre expression sur tous les sujets, nos propositions. Certes, il reste beaucoup à faire et nous sommes
en congrès pour en débattre, mais rappelons-nous, l'attitude de ceux qui nous
regardent, qui nous écoutent ou qui nous lisent a changé. Ce changement est plus clair maintenant, nous
avons renforcé notre présence politique, notre participation aux élections
nationales nous a permis d'être mieux perçus, d'être un parti qui compte dans
la vie politique nationale, nous poursuivons le développement de notre
activité internationale ce qui nous permet de constater que dans de nombreux
pays des partis qui se réclament comme nous du marxisme léninisme sont en
construction. Il faut poursuivre notre renforcement, nous
connaissons les difficultés, les obstacles, mais nous savons également que
l'espace est grand ouvert pour développer les idées révolutionnaires que nous
sommes les seuls à porter. La politique actuelle est entièrement consacrée au
développement du capital. Répétons-le, ce sont les multinationales qui
dirigent, ce sont elles qui possèdent les grands moyens de production et
d'échange, ce sont elles qui décident de la politique à mener, qui mettent
les hommes en place et leur dictent leurs exigences. Il n'y a pas besoin de grands discours pour le
démontrer, les faits parlent d'eux-mêmes. « J'aime l'entreprise », cette déclaration d'amour
de Valls faite au MEDEF, reprise par Hollande n'est pas une surprise, c'est
une confirmation. Tout le débat sur « l'offre » et la « demande »,
sur la « compétitivité » des entreprises, « c'est l'entreprise qui crée la
richesse » se traduit par des décisions politiques. En voici quelques-unes: Il faut réduire le «coût du travail ». – Les travailleurs sont trop payés, le Medef et le
pouvoir ont décidé de bloquer les salaires, les pensions. Pas d'augmentation
du SMIC, blocage depuis quatre ans des rémunérations dans la fonction
publique. Les pensions de retraite sont bloquées jusqu'à fin
2015 et cela pourrait être prolongé jusqu'en 2017. La CSG des retraités est
alignée sur celle des actifs, ce qui entraine une nouvelle baisse du pouvoir
d'achat. – Les français se soignent trop : il ne se passe
pas un jour sans que les dépenses de santé ne fassent l'objet d'études ou de
mesures consistant à les réduire parce que trop « importantes ». Année après année, les dépenses de santé diminuent
ce qui n'était jamais arrivé depuis la création de la sécurité sociale, après
la dernière guerre. La fermeture de maternités, la diminution
considérable du nombre de lits dans les hôpitaux, la fermeture totale de
centres hospitaliers, les regroupements, le développement de la chirurgie
ambulatoire pour ne pas dire aléatoire, la rentabilité obligatoire imposée
dans les services pour empêcher leur disparition casse la solidarité du
système de santé français. C'est la privatisation de la médecine et de la
sécurité sociale. Les Français sont des fainéants : ils ne
travaillent pas assez, ils refusent de travailler le dimanche. La propagande
capitaliste est à la pointe également sur le sujet. Le temps de travail ou
plutôt le temps d'exploitation du travail doit être allongé. C'est bien connu, plus le temps d'exploitation du
travail est grand, plus le profit réalisé est important, les marxistes que
nous sommes connaissent bien le mécanisme. Revendiquer la baisse du temps de
travail est donc pour les patrons une atteinte inacceptable au profit. De la
même façon, partir en retraite trop tôt participe du même raisonnement. On pourrait croire alors que la précarité du
travail qui se développe fortement est contradictoire avec l'allongement du
temps de travail que veulent imposer les patrons. Il faut bien voir que la
précarité a deux effets: la baisse des salaires et l'utilisation maximum de
l'exploitation du temps de travail. C'est pourquoi le Medef veut imposer un contrat de
travail adapté aux conditions de production actuelle. Le travailleur doit être disponible tout le temps
et à tout moment, son temps de travail doit être adapté à la production. Le contrat de travail à durée indéterminée est
considéré comme un privilège qu'il faut supprimer. C'est ce que Colomb, le
maire « socialiste » de Lyon préconise en proposant un contrat de travail
avec une période d'essai de trois ans. – Les Français sont des assistés, ils bénéficient
d'une protection sociale, d'allocations chômage payées par des cotisations
sociales prélevées sur le travail que les patrons appellent « charges » et
qui empêche l'entreprise d'être compétitive, entendez par là ça diminue les profits. Il faut donc supprimer ces « charges » qui pèsent
sur les profits nouveauxcela représente de 28 à 33 milliards d'euros par an
d'exonération selon l'activité économique. Le système a été mis en place dès
92 et renforcé en 98 par Martine Aubry dans le cadre de la loi sur les 35
heures. C'est un manque considérable de ressources pour la
sécurité sociale, par contre c'est une source de profit pour les entreprises
et un motif pour justifier le démantèlement de la protection sociale sous
prétexte d'un « déficit » qui n'existe pas. L'attaque contre les chômeurs vise à réduire
encore les conditions d'accès aux allocations chômage prélevées également par
des cotisations sur le travail. – Les travailleurs français sont trop protégés :
encore un privilège… « Le code du travail ne devrait comporter qu'une
quarantaine de pages, c'est largement suffisant pour réglementer le travail
». Ces propos tenus par Gattaz sont repris sous des formes différentes par le
pouvoir socialiste. Il est insupportable au Medef que l'emploi soit
protégé dans la fonction publique, comme il est insupportable de justifier
des licenciements, que l'entreprise propriété privée fasse l'objet
d'inspections, que la médecine se mêle de l'aptitude des salariés à supporter
ou non les conditions de travail, que les salariés puissent saisir un
tribunal pour défendre leurs droits, que les salariés puissent s'organiser en
syndicats, élire leurs représentants. Tout ceci est insupportable pour le capital, les
contraintes que représente le code du travail, l'inspection et la médecine du
travail, le tribunal des prud'hommes, les droits syndicaux à l'entreprise
doivent être supprimés. Tout ce qui constitue un repère collectif doit
disparaître. Cette politique au service exclusif du capital
atteint comme on le voit tous les secteurs et a des conséquences économiques
et sociales considérables. La casse industrielle s'accélère, tous les jours
les suppressions d'emplois font l'actualité : commerce, construction, travaux
publics, agroalimentaire, chimie, textile, ameublement… Dans l'industrie automobile, c'est 3500 emplois
qui vont disparaître dans le groupe Peugeot après les 11 000
suppressions ces deux dernières années. Les syndicats du groupe font état d'un plan en
préparation de 10 000 nouvelles suppressions d'emplois. Mêmes objectifs chez Renault : investir dans les
pays à « bas coût », démanteler les
entreprises françaises. En 10 ans Peugeot et Renault ont supprimé
70 000 postes en France. Les équipementiers de l'automobile sont sur la
même ligne : Valeo veut doubler son chiffre d'affaires en Chine tous les
quatre ans, il a ouvert quatre nouvelles usines cette année, et prévoit
quatre autres implantations dans ce pays. Faurecia annonce son intention de
doubler ses ventes en Chine d'ici à 2018 pour les porter à 4 milliards
d'euros. Ce groupe compte déjà 55 usines en Chine et va investir 400 millions
supplémentaires. Michelin veut doubler son activité chinoise dans
les 10 ans à venir. Toutes ces entreprises ont supprimé des emplois,
fermé des sites de production. Dans la construction de matériel de transport,
10 000 emplois sont menacés alors que les besoins de remplacement de
train « TER, TGV, Métro ») sont immenses. Les régions avaient signé en 2009
des contrats pour 1860 trains, elles n'en ont confirmé que 315 faute de
financement. Idem pour les trains Corail en fin de vie, ils ne seront pas
remplacés. Alstom transport, Alstom énergie vendu aujourd'hui
à l'américain Général- Electric avec à la clé des opérations financières
juteuses soutenues par l'État, sont également menacés d'une dizaine de
millier de suppressions d'emplois. Areva, sous prétexte de manque d'activité veut
également dégraisser ses effectifs, le maître d'œuvre s'appelle Philippe
Varin, nommé récemment par Hollande à la tête de l'entreprise, l'ancien PDG
de Peugeot a liquidé 11 000 emplois dans le groupe automobile. L'état
capitaliste lui exprime toute sa reconnaissance. Il ne reste pratiquement plus rien de la
sidérurgie française, Hollande est allé à Florange constater les dégâts de sa
politique qui a laissé 2000 travailleurs sur le carreau. En 2014, alors que l'année n'est pas terminée,
300 000 ruptures de travail conventionnelles ont été enregistrées dont
24 500 pour le seul mois de septembre, c'est un moyen pratique pour
camoufler les licenciements et sortir ses travailleurs des statistiques du
chômage. La liste des suppressions d'emplois peut paraître
longue, elle est pourtant très incomplète. Le chômage atteint chaque mois des
niveaux historiques (près de 30000 chômeurs de plus en Octobre) 63 400 entreprises ont fermé ou sont en cours
de fermeture en 2014. Le rythme au fil des années ne diminue pas. La production industrielle représentait 25 % du
produit intérieur brut il y a 12 ans, elle n'en représente que 13%
aujourd'hui. Mettre fin à cette situation rapidement nécessite d’engager la
lutte immédiatement pour chasser les propriétaires des moyens de production
et d’échange sans indemnité, confier aux travailleurs la maitrise de ces
moyens de production et d’échange afin de répondre aux besoins immenses de la
population. Si les dégâts économiques sont énormes, les dégâts
sociaux ne le sont pas moins, ils en sont le reflet. La France compte aujourd'hui 9 millions de pauvres
dont 1,2 millions d'enfants, c'est près de 15 % de la population. Pour se
nourrir, 1,5 millions de personnes ont recours à des associations. Le chômage touche aujourd'hui près de 8 millions
de personnes et selon l'INSEE le chômage de longue durée a augmenté de 56 %
en cinq ans, le nombre des allocataires du RSA a évolué de 26 % dans la même
période et les revenus des plus modestes ont diminué de 6 %. Le chômage
touche 26 % des jeunes de moins de 25 ans, 43 % dans les zones urbaines. D'après le journal « les Échos », la production de
logements neufs est tombée proportionnellement à la population actuelle au
niveau des années 40 alors que 4 millions de personnes sont mal logées. Le nombre de travailleurs pauvres s'accroît, ils
sont plus de 2 millions à travailler sans pouvoir subvenir à leurs besoins. Cette politique est catastrophique pour le peuple
mais produit des profits considérables pour les capitalistes. L'unique but du capital et d'accumuler du profit
peu importe les moyens et les conséquences que cela engendre, c'est une question
d'existence pour lui. Il est obligé de chercher sans cesse de nouvelles
sources de profit, il ne s'intéresse aux peuples que pour les exploiter. C'est le cas en France et partout ailleurs. En 2013, les entreprises du CAC 40 ont réalisé
plus de 80 milliards de profits, elles ont distribué 43 milliards à leurs
actionnaires. Dans le monde, en 2014 alors que les profits ne
sont pas encore connus, 1200 entreprises cotées vont distribuer 1190
milliards de dollars soit 133 milliards de plus qu'en 2013. Les champions
selon le journal « les Échos » sont les s'États-Unis, puis la Chine et la
Russie pour ne citer que le « podium » des pays phares du capital. La course au profit s'accélère : Les 2100 milliards de richesses produites en
France servent à alimenter les profits et dividendes : 220 milliards sont
offerts aux patrons sous forme d'exonérations fiscales et sociales tous les
ans. En 2014 ce chiffre a été augmenté de 50 milliards. Pendant ce temps, le pactole, selon le magazine «
Capital » des français les plus riches atteint 257 milliards d'euros en 2014,
il s'est accru de 10 % par rapport à 2013. Pour ne citer que quelques
bénéficiaires : la famille Peugeot plus 117 %, Vincent Bolloré plus 56 %,
Martin Bouygues plus 54 %, la famille
Wendel plus 29,2 % etc.… Je ne vais pas toutes vous les citer, il y en a cent
dans la liste produite par le magazine. L’argent existe, il y en a partout et
beaucoup pour augmenter les salaires et les pensions, pour développer les
services publics, santé, éducation, recherche, transports, industrie,
logement… et il en resterait encore beaucoup. Mais ils en veulent toujours plus, ils ne peuvent
pas s'arrêter car le système s'effondrerait. Récemment la commission européenne a demandé à la
France d'accélérer les réformes. Elle préconise de: – réduire le « coût du travail » par l'exonération
des cotisations sociales, – réformer les allocations chômage, – réduire les dépenses de santé, – réformer les retraites, – simplifier les démarches en adaptant le crédit
impôt recherche, – fusionner les collectivités locales, réduire les
dotations de l'État, – réduire les contraintes réglementaires dans le
commerce, simplifier les autorisations d'ouverture, – supprimer les tarifs réglementés du gaz et de
l'électricité, – ouvrir le marché intérieur des transports de
passagers à la concurrence... Comme on le voit cette liste de réformes exigées
par les états capitalistes européens est déjà en cours en France, il ne
s'agit ici que d'accélérer le rythme de leur application, pour le reste
l'accord est total entre les pays européens dont la France. Pour appliquer cette politique, les partis
préparent la relève. C'est à celui qui se montrera le plus attentif à
l’exigence des multinationales. Le Medef, encouragé par la complaisance des uns et
des autres et en l'absence de rapport de force pousse son avantage, ses
exigences n'ont pas de limite. Le pouvoir socialiste est déjà usé, les partis
pour accéder au pouvoir se positionnent en fonction des revendications
patronales et des grandes puissances. La droite cherche celui qui sera le meilleur pour
servir les intérêts du capital. Le parti socialiste nous l'avons dit est usé par
l'exercice. Le parti communiste cherche à rassembler les
mécontents, c'est-à-dire la quarantaine de socialistes « affligés » ou «
frondeurs », les Verts et Mélenchon autour de l'idée d'une meilleure
répartition des richesses parce que le capital « coûte trop cher ». Il
suffirait donc de réduire le coût du capital mais de ne pas le supprimer. Ce
qui revient à dire que le capital doit être rémunéré et peut poursuivre en
toute quiétude l'exploitation du travail. L'histoire sociale nous apprend tous les jours que
le capital n'a jamais rien cédé tous les acquis lui ont toujours été arrachés
par des luttes puissantes et massives que ce soit en France ou ailleurs dans
le monde. Autre idée développée par le parti communiste et
Mélenchon : construire une sixième république. Il suffirait donc de changer
les institutions pour modifier la situation. Selon Mélenchon, la sixième république se résume à
redonner le pouvoir au peuple au travers d'une assemblée constituante. La
belle affaire… On est en pleine gestion du capital. Le peuple
n'aura de pouvoir qu'à une condition : chasser le capital par les luttes. Dans son dernier livre, Mélenchon n'en parle jamais,
comme il ne parle jamais de la propriété des moyens de production et
d'échange, le parti communiste français non plus et encore moins les «
affligés, les frondeurs » du parti socialiste et les Verts. Tout ce petit monde veut créer de nouvelles
illusions pour servir le capital plutôt que de l'affronter. Le Front National pour sa part se déclare prêt à
gouverner. Nous l'avons déjà dit, c'est le troisième fer au feu du capital
prêt à servir ses intérêts. La propagande capitaliste utilise tous les moyens
pour promouvoir le Front National qui serait devenu le « parti des pauvres et
des travailleurs », défenseur de la France contre le « mondialisme ». Pour le Front National c'est « l'UMPS » qui est
responsable de la situation en France et en Europe et non pas la politique du
capital. Et pour cause ! Marine Le Pen soutien « l'économie de marché » à
condition qu'elle soit régulée. Elle défend comme le gouvernement actuel les
entreprises françaises qui "croulent sous les taxes, ce qui les asphyxie
et les empêchent d'être compétitives, il faut donc les soulager » (Europe 1,
octobre 2014). On croirait entendre le Medef. Sur l'Europe et en réponse à une question sur le
déficit de la France elle dit : « il ne faut pas sortir des 3 % de déficit,
il faut continuer à faire des économies ». Elle ajoute « il faut faire des
économies sur l'immigration, la fraude sociale, la fraude fiscale ». À l'Assemblée nationale, les deux députés Front
National ont dénoncé lors du débat sur le budget de la sécurité sociale : «
l'hypertrophie des dépenses sociales qui privent l'État de moyens pour ses
missions régaliennes comme la sécurité et la défense". Concernant le budget de la défense, Marine Le Pen
et Philippot le numéro deux du parti, jugent la loi de programmation
militaire inquiétante. "Il faut plus d'argent, le budget des armées
accuse un retard de 10 milliards d'euros par rapport au budget du Royaume Uni
». Le Front National a d'ailleurs approuvé les
interventions militaires françaises en Afrique et au Moyen-Orient. Par ailleurs, le Front National sélectionne ses
soutiens aux manifestations. Il a craché sa haine contre la grève des
cheminots, contre les manifestations sur les retraites, mais a soutenu celles
des patrons « bonnet rouges » qu'il a qualifié de « révolte populaire » qui a
fait plier le gouvernement. En 2013 concernant la sortie de l'euro, on pouvait
lire sur le site du Front National : « avec le retour de la monnaie
nationale, les conditions seraient réunies pour une dévaluation bénéfique car
une dévaluation bénéficie à toutes les entreprises exportatrices. Cela
représenterait une bouffée d'air pouvant aller jusqu'à 100 milliards d'euros
pour ces entreprises. » Dans la campagne présidentielle de 2012, Marine Le
Pen avait déclaré : « je suis la seule à défendre la libre entreprise dans
notre pays. Je veux mener une planification en accord avec les chefs
d'entreprises. » Et elle a rappelé dans une interview au journal «
Le Monde » en 2013 : "nous ne remettons pas en cause l'économie de
marché, ni les bienfaits de la concurrence… Si elle est loyale. » ! Par contre, dans la campagne des présidentielles
de 2012 elle a dénoncé « le scandale des subventions versées aux associations
», elle doit être contente puisque 200 000 emplois sont menacés dans les
activités associatives, les collectivités territoriales qui financent 50 %
des budgets des associations ne peuvent plus les financer à cause des
diminutions des dotations de l'État. Elle a également dénoncé le "scandale des
arrêts maladie qui coûteraient 2 milliards par an à la sécurité
sociale". Quant à la question de l'augmentation du SMIC posée par un
journaliste faisant remarquer qu'elle n'en parle jamais elle répond : « c'est
un détail, je ne parle pas des détails ». Tout pour l'entreprise, contre les revendications
sociales, tel est le programme développé par le Front National. Il faut d'ailleurs rappeler que lorsque ce parti a
eu des députés de 1986 à 1988 ils ont voté : – pour la suppression de l'autorisation
administrative de licenciement, – contre l'institution d'une cotisation sociale de
12,6 % sur les revenus du capital, – approuvé la loi de 1986 qui autorise le
gouvernement à privatiser les entreprises nationales, – voter contre le rétablissement de l'impôt sur
les grandes fortunes, – voter contre l'arrêt des essais nucléaires. Voilà la réalité de ce qu'est le front national,
réalité soigneusement édulcorée par la propagande capitaliste, on est loin du
parti des travailleurs. Il faut faire connaître cette réalité, les choix
politiques du Front National
correspondent en tous points aux choix du capital. Nous avons vu le positionnement des partis
politiques dans la situation actuelle, qu'en est-il des syndicats ? La compromission de la CFDT est sans égal, la
centrale est devenue le fer de lance du Medef, à la pointe des négociations
sur toutes les mesures que proposent les patrons. Elle signe les accords les
plus régressifs comme l'ANI qui permet aux patrons d'exercer le chantage à
l'emploi pour casser les accords d'entreprises sur les salaires, la durée du
travail et son organisation. Elle se déclare volontiers réformiste et fière
de l'être, il y a longtemps qu'on avait compris, et se dit responsable de ses
actes ce qui lui vaut les louanges répétées de Gattaz. Malgré ses allégeances, son influence ne baisse
pas, au contraire, ses résultats aux élections professionnelles indiquent une
progression légère mais régulière. L'absence d'un syndicalisme de classe confédéré se
fait sentir. La centrale CGT a fait le choix du "dialogue social",
du "syndicalisme rassemblé". La structuration, l'organisation, la
coordination, l'impulsion des luttes, seul moyen pour satisfaire les
revendications sont abandonnées. Les luttes sont nombreuses mais isolées les
unes des autres. Les motifs ne manquent pas pour revendiquer : salaires,
emploi, protection sociale, service public, droits syndicaux sont des enjeux
nationaux mais ne font l'objet d'aucune cohérence revendicative. Les syndicats d'entreprises doivent se débrouiller
seuls, quelquefois avec l'aide d'une structure locale, et malgré ces obstacles,
les luttes se développent, souvent à l'initiative des syndicats CGT
d'entreprise. L'orientation politique de la centrale commence à
être contestée, des travailleurs ont besoin de lutter ensemble, c'est leur
force et le seul moyen répétons-le pour satisfaire les revendications. Les
récents résultats aux élections professionnelles à France-Télécom démontrent
le désarroi des travailleurs face à la situation, ils ont besoin d'être
organisés pour les luttes revendicatives. L'intégration des centrales syndicales à la
gestion du capital est un rêve pour le patronat et le pouvoir parce qu'ils en
ont besoin pour les associer à leurs décisions. Le choix politique du « dialogue social » fait des
dégâts considérables. À chaque rencontre, ce sont les revendications du Medef
qui prévalent et aboutissent systématiquement à des reculs sociaux négociés. Au cours d'une rencontre organisée par le parti
communiste français (voir l'Humanité) sur le thème de la reconquête
industrielle, des dirigeants confédéraux de la centrale CGT ont développé
l'idée (qui n'est pas nouvelle) qu'il faut intervenir dans les choix
stratégiques des entreprises, que les patrons ont une responsabilité sociale…
Jamais l'idée de socialisation des moyens de productions et d'échanges n'a
été évoquée. D'ailleurs au cours de cette rencontre, les dirigeants syndicaux
ont défendu l'idée de la création d'un pôle public bancaire pour financer les
entreprises. Associer le capital et le travail est le but
poursuivi par ceux qui possèdent les moyens de production et d’échange. De
plus toutes les centrales syndicales sont adhérentes à Confédération
Européenne des Syndicats et à la Confédération Syndicale Internationale qui
collaborent chacune à leur niveau avec le capitalisme européen et mondial.
Les travailleurs, la classe ouvrière a besoin d’un syndicalisme de lutte de
classe, qui agit avec les masses, qui organise les luttes revendicatives sans
compromission pour satisfaire les besoins sociaux. Pour Communistes, augmenter les
salaires est une question essentielle, nous revendiquons un SMIC à 1900 euros
nets immédiatement, l’augmentation immédiate des pensions et allocations
indexées sur les salaires. Chers camarades, La situation que nous vivons en France est vécue
de la même manière par les peuples d'Europe. Depuis la chute de l'URSS, le capitalisme européen
s'est développé, organisé, structuré et continue à le faire. En France comme
en Europe, ce sont les multinationales qui dirigent. Les gouvernements en place ne sont que des
exécutants, les véritables chefs d'État ce sont les propriétaires des moyens
de production et d'échange. Je vous renvoie à ce que nous disons dans notre
brochure : 113 multinationales dirigent l'Europe. Dans tous les pays européens, des plans
d'austérité sont en œuvre. Ils ont tous le même objectif : faire du profit en
faisant payer les peuples. Les recettes sont les mêmes partout : attaques sur
les acquis sociaux, le droit du travail, les retraites, la santé, les
services publics, les entreprises publiques, tout y passe. Ça va plus ou moins
vite selon les rapports de force mais les objectifs sont ciblés. Ces plans d'austérité rencontrent des résistances,
la classe ouvrière européenne agit de plus en plus fort. Il ne se passe pas
une semaine sans que des mouvements sociaux se déroulent en Europe. Espagne,
Grèce, Angleterre, Allemagne, Portugal, Belgique, en Italie une grève
générale est annoncée le 12 décembre contre la casse du code du travail. En
France depuis la rentrée des vacances des initiatives ont eu lieu, d'autres
sont prévues dans les professions, je ne reviens pas sur les obstacles aux
luttes. Que fait la Confédération Européenne des syndicats? Nous devons encourager les luttes chaque fois que
c'est possible, prendre les contacts nécessaires… Pour se développer le capital européen a besoin de
concentration économique et politique. Le parlement européen constitue la
représentation politique des états qui sont chargés d'appliquer partout, on
le voit avec les plans d'austérité, la politique des multinationales. Ils veulent aller plus loin, soumettre les budgets
nationaux des états membres au diktat des multinationales. La banque centrale
européenne contrôle aujourd'hui 85 % des actifs bancaires français ce qui
pose la question de la souveraineté nationale. La modification de la structuration administrative
en France au travers du regroupement des régions, des fusions entre
communautés de communes qui préparent la disparition de nombreuses communes
n'a pas pour but premier d'économiser des dépenses publiques. C'est déjà fait
nous l'avons vu avec la diminution des dotations de l'État. Le but c'est de
mettre les futures grandes régions sous la tutelle de Bruxelles. A terme
c'est la disparition des nations pour les soumettre totalement à la loi du
capital. Autre axe de développement du capital européen,
c'est la mise en place d'une défense européenne sous la direction d'un
ministre européen de la défense. En concentrant ses moyens politiques, économiques
et militaires, le capitalisme européen dispose des leviers essentiels pour
imposer la force si nécessaire aux peuples qui résisteraient à ses objectifs.
On est loin des déclarations vantant l'Europe de la paix lorsque l'URSS a
disparu, c'est le contraire qui est apparu très vite, la Yougoslavie a été
démantelée au prix de centaines de milliers de morts. En 10 ans, l'Europe est intervenue militairement
27 fois, quatorze interventions sont en cours actuellement sur trois
continents: Afrique, Asie, Europe. La France joue le rôle d'avant garde militaire
pour l'Europe. Après la Lybie, la Centrafrique, le Mali ou elle participe au
démantèlement des états en organisant le chaos, elle mène actuellement des
opérations militaires en Irak et renforce son armée en Jordanie, au Niger, au
Qatar, en Arabie Saoudite. Sur les 28 pays qui constituent l'union européenne,
22 sont intégrés à l'OTAN, bras armé de l'impérialisme américain. L'Europe
tente d'accélérer le processus d'intégration dans l'OTAN des pays qui n'en
sont pas encore membres comme l'Ukraine par exemple. Ce renforcement des capacités militaires n'a qu'un
but : contraindre les peuples du monde à la loi du profit capitaliste et
participer à la concurrence inter-impérialiste que mènent aujourd'hui les
multinationales mondiales. Lorsque l'URSS, qui a joué un rôle incontestable
dans la libération des peuples de la domination capitaliste a disparu, la
concurrence internationale, la course au profit, le développement du capital
mondial amènent à un nouveau partage du monde. Les multinationales veulent s'accaparer les
richesses de la planète, c'est la course effrénée qui conduit le monde au
bord d'un conflit généralisé. Marx et Engels dans le manifeste communiste de
1848 écrivaient « poussée par le besoin de débouchés nouveaux, la bourgeoisie
mondiale envahit le monde entier. Il lui faut s'implanter partout, exploiter
partout ». On peut mesurer la justesse de l'analyse, la mondialisation c'est
cela. C'est la domination économique et politique de grands groupes
capitalistes et de leurs états serviteurs. C'est l'organisation du monde pour
la course au profit. Selon les dernières données rendues publiques par
le crédit Suisse le 14 octobre, la richesse du monde s'est accrue de 8,3 %
dans l'année passée (de la mi- 2013 à la mi- 2014) pour atteindre
263 000 milliards de dollars, et l'écart entre les riches et les pauvres
s'est élargis. 1% des habitants possèdent près de 50 % des biens
de la planète. La Chine représente 8 % des 263 000 milliards de
dollars Selon le rapport sur la richesse mondiale 2014,
les 263000 milliards de dollars créés dans l'année passée représentent le
double de la richesse globale de l'an 2000. Selon ces données l'Amérique du
Nord et la région la plus riche avec 34,7 % de la fortune suivie par l'Europe
qui en abrite 32,4 %, la partie continentale de la Chine est classée
quatrième (8,1 %). Dans cette course, tous les moyens sont utilisés,
les conséquences sont catastrophiques : – guerres, génocides, misère, immigration massive,
déplacements de population, montée des intégrismes de toutes natures,
utilisation des religions, racisme etc.… Ce sont les armes utilisées par le
capitalisme. – 2 milliards d'êtres humains sont dans la misère,
60 pays sont aujourd'hui plus pauvres qu'en 1990. 2,8 milliards de personnes
ont moins de 600 € par an pour vivre, un sur cinq moins d'un euro par jour.
33 000 enfants meurent chaque jour de maladie, de faim ou de soif. Aux
USA, 36 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, 9 millions en
France. Ce sont les conséquences du capitalisme. C'est pour cela que nous voulons l'abattre et il
n'y a pas que les luttes pour y parvenir. La lutte de classe est mondiale, la classe
ouvrière résiste, on a parlé des luttes en Europe, elles se développent
partout dans le monde : en Afrique du Sud, les travailleurs des mines luttent
pour de meilleurs salaires et conditions de travail avec des acquis très
importants malgré la répression. Les postiers d'Afrique du Sud sont en grève
actuellement pour les mêmes revendications. Des luttes puissantes ont lieu au Bangladesh, au
Vietnam, au Cambodge, en Inde dans le textile, en Chine dans la métallurgie,
au Brésil ou la jeunesse revendique des moyens pour développer les services
publics. Ajoutons à cela les mouvements populaires en Tunisie, en Égypte. Ces
mouvements sont aujourd'hui dévoyés, sous domination de l'armée pour
préserver les intérêts capitalistes, mais les luttes dans ces pays se
poursuivent. L'absence ou la faiblesse de partis révolutionnaires se fait
durement sentir. D'autres peuples cherchent à s'extirper de la
domination du capital, c'est le cas au Venezuela, en Bolivie, à Cuba ou le
peuple continue à résister. Le peuple palestinien se bat jour après jour pour
obtenir son indépendance dans un pays libéré de la colonisation d'Israël. Ce
scandale dure depuis 40 ans, des centaines de milliers de palestiniens sont
morts, déplacés ou réfugiés sans que le pouvoir assassin d'Israël ne soit
inquiété. Il agit en toute impunité, soutenu par l'impérialisme américain et
des pays européens notamment par le pouvoir français. On se souvient des
propos--- scandaleux d' Hollande lors
des bombardements de la Palestine justifiant l'agression des israéliens pour
se protéger des attaques palestiniennes. Confronté à l'opinion publique nationale et
internationale le Parlement français doit se prononcer sur la reconnaissance
de l’état palestinien. Après la Suède et l'Espagne et sans préjuger des
débats et du vote en France, c'est un progrès mais il n'est que symbolique.
Notre parti propose de rompre immédiatement toute relation diplomatique,
politique et commerciale avec Israël jusqu'à la disparition totale des
colonies des territoires palestiniens occupés illégalement et la
reconnaissance de Jérusalem comme capitale palestinienne. Dans cette région du monde comme partout ailleurs
ce sont les richesses qui sont convoitées par les multinationales et cela
entraîne une concurrence entre elles de plus en plus dangereuse. On a déjà évoqué les conflits provoqués par
l'impérialisme dominant (les USA) et ses satellites (l'Europe). Des feux sont
allumés partout dans cette conquête de profits nouveaux. La situation en Ukraine est significative de
l'affrontement sans limite que mènent les multinationales. Les revendications
sociales à l'origine du conflit en Ukraine ont très vite été détournées,
utilisées pour organiser un coup d'état et la mise en place d'une junte dont
des membres appartiennent à des groupes fascistes bien connus dans le pays.
Cette junte dont un des premiers actes a été de s'attaquer au parti
communiste ukrainien a tout de suite reçu le soutien de l'impérialisme
américain et de son satellite européen. L'Ukraine est un pays riche dans le collimateur du
capital européen depuis la chute de l'URSS comme d'ailleurs l'ensemble des
pays de l'ex URSS y compris la Russie. L'impérialisme européen cherche tous
les prétextes pour dominer l'ensemble de ces pays et tout est fait pour
entraîner la Russie dans un conflit généralisé. Nous avons soulevé le nouveau partage du monde,
l'Ukraine en fait partie comme tous les pays. L'impérialisme américain domine et s'accapare la
plus grande partie des richesses mondiales, il cherche sans cesse à se développer
et n’hésite pas à utiliser toute sa puissance pour imposer ses choix. Tous
les prétextes sont bons pour justifier sa domination il qualifie les états
qui résistent de terroristes ou de dictatures : Irak, Iran, Libye, Cuba,
Syrie, Chine, Corée du Nord etc. ces pays sont classés bon ou mauvais selon
les circonstances et surtout selon la loi du profit capitaliste. Un méchant
est bon quand il fait allégeance au capital exemple Israël, un bon devient
méchant lorsqu'il résiste à l'impérialisme dominant exemple la Russie, On
pourrait multiplier les exemples avec d'autres pays comme l'Iran,
l'Afghanistan, la Libye, etc. Un certain nombre de pays tentent d'échapper
autant que faire se peut à la domination de l'impérialisme américain, c'est
le cas des pays appelés émergeants. Ils s'organisent pour participer à la
concurrence internationale, ce sont les peuples et les richesses de la planète qui sont
l'objet de cette concurrence ce qui fait naître les tensions internationales
que nous connaissons aujourd'hui. Les multinationales mondiales mènent la danse. Le capitalisme libéré de l'URSS et de ses zones
d'influence accélère son emprise sur les richesses de la planète. Les pays
dits "émergeants" pour des raisons d'intérêt économique, politique
ou géopolitique cherchent à échapper à la domination des États-Unis : le
Brésil, la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud représentent aujourd'hui 20 % du
commerce mondial et sont en pleine expansion. Après avoir signé les accords
commerciaux ils tentent de créer une monnaie unique pour concurrencer le
dollar. Ces pays représentent 25 % du produit intérieur brut mondial, à
égalité avec celui des USA et de l'Europe. D'ici à 2015, les BRICS devraient
assurer 61 % de la croissance mondiale. D'autres accords commerciaux existent en Asie
(ASEAN) regroupant 10 pays. L'ALBA qui comprend neuf pays d'Amérique latine
qui se déclarent progressistes. La CELAC qui regroupe 33 pays déclare vouloir
se libérer de la tutelle des États-Unis. Le MERCOSUR. L'OPEP pour les pays
exportateurs de pétrole. L'APEC etc. etc. Selon l'organisation mondiale du commerce on
assiste à une vague sans précédent d'accords de libre-échange entre états
capitalistes. Ces accords n'échappent pas aux multinationales
capitalistes qui participent souvent à plusieurs accords commerciaux qui se
concurrencent. La course au profit génère des contradictions entre états et
entre multinationales qui s'entrecroisent et qui produisent des tensions
supplémentaires. L'accord transatlantique qui se négocie
actuellement entre les USA et l'Europe a pour objet de libérer le commerce
entre les deux continents. Aucune contrainte ne doit faire obstacle aux
règles du profit, aucun état ne pourra s'opposer à l'application de l'accord,
à la « liberté » du commerce qui touche l'ensemble des secteurs qu'ils soient
productifs ou non. Les négociations menées par les multinationales, se
déroulent dans la plus grande discrétion. Ces rapports de domination entre états existent
parce que le capitalisme existe. Nous disons non à ce monde de domination capitaliste
il faut donc développer la lutte anticapitaliste partout dans le monde. Nous
sommes pour le respect de la souveraineté des peuples de chaque pays dans
tous les domaines. Pour la disparition de toutes les organisations
supranationales qui n'existent que pour faire appliquer les lois du capital,
pour organiser les guerres, dominer les peuples pour les empêcher de décider
eux-mêmes de leur avenir. Nous sommes pour développer une politique de
coopération et de paix débarrassée de tout esprit de domination. Nous sommes
pour développer des accords commerciaux respectant la souveraineté de chaque
peuple. Chers camarades, Notre brochure s'intitule abattre le capitalisme,
construire le socialisme, il n'y a pas d'autre choix. La tâche est rude nous le savons depuis que nous
nous sommes créés. Tout va dépendre des luttes, de la volonté du
peuple, de sa détermination à construire une société débarrassée du capital.
Cela ne viendra pas tout seul, le développement de notre parti, des idées
révolutionnaires que nous portons est indispensable. Les luttes ne peuvent que s'amplifier parce que la
situation s'aggrave dans tous les domaines, mais ceux qui luttent de sont pas
automatiquement des révolutionnaires, ils ont besoin d'explication, ils ont
besoin de comprendre, ils ont besoin d'être convaincus sur les causes de la
situation existante. Je le disais en introduction du rapport, mesurons
le chemin parcouru, il démontre l'utilité d'un parti révolutionnaire pour la
classe ouvrière et le peuple. Il faut passer à une phase de développement plus
importante, nous allons, sitôt le congrès terminé, examiner avec le
secrétariat le bureau et le comité national comment nous développer dans les
départements où nous sommes absents. Nous en avons déjà débattu il faut
passer au concret, décider d'initiatives, mettre des noms, des dates, qu'elle
contacts… Tout cela suppose une organisation,
vous donnerez votre avis. Nous avons du matériel de qualité, nous avons fait
beaucoup d'efforts dans ce domaine, nous collons mieux à l'actualité, notre
site s'enrichit pratiquement chaque jour. 9.500 personnes sont destinataires de l'hebdo. Nous venons de créer une équipe en charge de la
propagande composée de quatre camarades qui se réunissent tous les 15 jours. Toutes les semaines, après le secrétariat, une
autre équipe de six camarades est chargée d'écrire en fonction de l'actualité
les articles à paraître dans la semaine. Nous sortons entre cinq et six journaux par an,
idem pour les tracts. Cette année nous avons réalisé une brochure qui traite
de tous les sujets actuels, nationaux ou internationaux, c'est une référence
indispensable pour débattre et informer. Nous avons tout ça à disposition, nous sommes donc
loin d'être démunis mais il nous reste à faire beaucoup d'efforts pour faire
connaître ce matériel. Cela va de pair avec notre activité dans les
départements. N'hésitons pas à élargir nos réunions d'adhérents, nous le
faisons déjà dans quelques endroits. Début 2015, il y a des élections cantonales, c'est
l'occasion de nous faire connaître dans les départements, on a pu mesurer les
progrès réalisés aux européennes. Il faut s'y mettre maintenant si nous voulons être
présent à temps partout. Nous faisons des adhésions, ce n'est pas
négligeable dans cette période où beaucoup sont désabusés, notre persévérance
finit par payer. Nos sympathisants sont plus nombreux, ils
participent à nos réunions, distribuent les tracts, nous aident dans les
campagnes électorales. Tout démontre qu'il l’y place pour Communistes,
l'espace politique est ouvert pour nous développer. Renforcer Communistes c'est aussi lui donner les
moyens de sa politique. On sait tous combien coûte une campagne électorale,
il faut remettre la souscription à l'ordre du jour. Vous avez pu remarquer la place que prend
l'actualité internationale actuellement, c'est normal, le développement
mondial du capital, les tensions liées à la concurrence internationale, les
dangers de guerre, les luttes des peuples demandent de l'attention, de la
compréhension. Nous avons là aussi fait beaucoup de progrès sur la politique
internationale, nous sommes les seuls à porter des idées neuves,
révolutionnaires. Il faut que l'on poursuive, une équipe se met en place pour
développer encore ce secteur, et resserrer nos liens internationaux. Militer dans un parti
révolutionnaire comme le nôtre est enrichissant, exaltant, formateur, cela
nous permet de comprendre, d'expliquer. Mais être révolutionnaire n'est pas
inné, on le devient, former les adhérents c'est construire l'avenir. L'équipe
chargée de la formation politique va se mettre en place prochainement mais
peut assurer dès maintenant si nécessaire la formation indispensable pour
comprendre. Chers camarades, Place au débat, le congrès va
nous permettre de progresser. L’actualité est riche, notre tâche essentielle
c’est le renforcement de notre parti, le développement des idées
révolutionnaires que nous sommes les seuls à porter dans le concert permanent
de la propagande capitaliste et des illusions que tentent de créer l’ensemble
des politiques. La tâche est rude mais exaltante. A vous la parole. |
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