COMMUNISTES
5ème congrès 26-27 novembre 2010
Rapport introductif – Rolande
PERLICAN
Cher( e)s camarades,
Ce 5ème congrès
marque une étape nouvelle du développement de notre parti. Pourquoi ?
D’abord parce que c’est
une nécessité. Mais aussi parce qu’aujourd’hui des possibilités nouvelles
existent pour y parvenir.
Une nécessité :
La situation en France et
dans le monde – son développement – tout confirme que le peuple a absolument
besoin d’un parti révolutionnaire pour mener son combat contre le capital. Le peuple a besoin d’un
parti dont le grand objectif est d’abattre le capitalisme pour construire
une société nouvelle, le socialisme.
Un parti qui analyse
chaque situation, chaque évènement d’un point de vue de classe, un parti qui
propose une analyse de classe à partir des intérêts de la classe ouvrière.
Le peuple a absolument
besoin d’un parti qui œuvre en permanence au rassemblement le plus large pour
combattre le capital mais un rassemblement sans compromission d’aucune sorte, dans la lutte
quotidienne contre l’exploitation capitaliste.
Quand nous avons créé « Communistes », il n’existait plus de
parti révolutionnaire en France. C’est donc sur notre parti et sur lui seul que
repose, d’abord de maintenir puis
aujourd’hui de faire grandir la conscience révolutionnaire dans notre pays. Le
développement de cette conscience de classe est absolument indispensable pour
créer les conditions de ce grand rassemblement populaire anticapitaliste, le
seul qui mettra en échec les puissances financières qui dirigent le pays.
La réforme des retraites
montre ce qui se passe quand l’action des salariés est orientée et contrôlée
par des organisations syndicales et des partis politiques qui pratiquent en
permanence la collaboration de classe.
Qu’ont proposé tous les
partis politiques de gauche, PS – PCF etc… sans exception et les centrales
syndicales ? Avec le PS et la CFDT qui sont pour l’allongement de la durée
des cotisations, ils sont tous pour la mise en place d’une réforme, une réforme
qui répartirait « équitablement » des « sacrifices
indispensables ». Tous se sont déclarés prêts à négocier jusqu’où
pourraient aller les reculs des acquis imposés aux salariés et aux retraités.
Les positions de ces
partis n’ont rien de surprenant puisqu’ils situent tous leur politique, leur
action dans le cadre du système capitaliste qui est leur seul horizon.
Nous, seuls, avons démontré
que le gouvernement capitaliste détournait des centaines de milliards qui
auraient dû revenir non seulement aux retraites mais aussi à tout le peuple, que
le but de la réforme est de répondre à l’exigence du capital : baisser
toujours plus le coût du travail. Nous avons affirmé
que les retraites ne sont pas négociables, qu’il fallait refuser la réforme.
Faire de « Communistes »
le grand parti révolutionnaire qui manque tant à notre pays est une tâche énorme
dont la réalisation prendra beaucoup de temps. Construire un tel parti est un
combat très dur.
Il se mène déjà et se mènera
de plus en plus dans une lutte de classe acharnée, dont c’est seulement le début.
Il n’y a pas d’autre solution qui permettrait d’y parvenir d’une autre façon.
Pas d’alliance
artificielle avec telle ou telle formation du genre de celle qui se prépare –
laborieusement d’ailleurs – pour la présidentielle de 2012. Les manœuvres
politiciennes vont se multiplier dans les années qui viennent. Plus l’exploitation
capitaliste sera dure et plus les réformistes de tout poil tenteront d’utiliser
le mouvement populaire à leurs fins qui, vous le savez, ne sont surtout pas révolutionnaires.
C’est dans ce contexte
que nous devons nous développer.
Constatons d’abord que
des possibilités nouvelles existent pour cela
Nous avons pu le vérifier
depuis notre dernier congrès et tout récemment avec les actions que nous avons
menées depuis le printemps contre la réforme des retraites. Nous avons pu
mesurer que nos analyses, nos arguments, nos propositions sont approuvées par
un nombre croissant de celles et ceux qui ont pu en prendre connaissance. Bien
au-delà d’eux, nos explications, nos solutions répondent à l’attente d’une masse
de salariés, de jeunes, de retraités. Elles répondent aux questions que se
posent des milliers de syndicalistes.
Déjà, par notre activité,
notre soutien à leur lutte, nous avons noué des liens solides avec des salariés
dans de nombreuses entreprises. Tous ceux- là attendent de nos militants d’être
plus informés et éclairés sur l’évolution des évènements. Ils comptent sur
nous, parce qu’ils ont pu constater que nous sommes les seuls qui menons ce
combat. Plusieurs ont d’ailleurs donné leur adhésion à notre parti ces dernières
semaines.
Nous avons participé à
plusieurs campagnes électorales. Les scores recueillis par nos candidats (y
compris aux régionales de 2009 où nous n’avons pu éditer les bulletins) prouvaient déjà la même chose.
Nous nous sommes imposés
comme une force politique qui compte dans la vie nationale.
C’est un acquis que nous
devons mesurer.
Reportons nous rapidement
au point de départ de notre parti : En mai 2000 un petit groupe de
camarades décidait de travailler à la création de « Communistes ».
En 2001 nous éditions
notre brochure qui plantait le décor : « qui sommes-nous – que
voulons-nous ? Nous écrivions : « il est urgent qu’un nouveau
parti révolutionnaire voit le jour ».
En septembre 2001 nous
fixions la date du congrès constitutif de « Communistes » en mars
2002.
Créer et construire le
parti révolutionnaire dont le peuple a besoin était une décision politique
capitale
Car on ne peut pas
proclamer qu’il faut créer un parti révolutionnaire, discourir à longueur d’années
sur ce thème et ne jamais prendre la décision de le créer.
Les statuts que nous avons
adoptés à notre premier congrès il y a 8 ans, sont ceux d’un parti marxiste – léniniste.
Construire ce parti, son unité politique et idéologique a demandé beaucoup d’efforts
de réflexion, de discussions parfois vives et contradictoires, ce qui est
normal vu l’ampleur de la tâche.
Nous sommes le seul parti
marxiste – léniniste dans notre pays.
Aujourd’hui la preuve est
faite que, partout où nous allons nous rencontrons un accueil favorable. La question principale qui nous est
donc posée, c’est celle d’être plus efficaces, d’étendre notre influence, notre
organisation, en nous appuyant sur notre acquis, notre expérience pour
exploiter les grandes possibilités actuelles.
Ayons un large échange de
vues sur cette question. Que chacune, chacun, dise comment il voit les choses,
sur la base de son expérience, de son vécu.
Ensemble nous allons
prendre les meilleures décisions pour franchir cette nouvelle étape de la lutte
et de notre développement.
1-Notre propagande
Développer notre activité
de propagande c’est une tâche primordiale.
La bataille idéologique
est intense. Sauf de très rares exceptions, tous les médias – télévision –
radios – internet – journaux – revues – appartiennent d’une façon ou d’une
autre aux forces du capital. Ils martèlent l’opinion sur tous les sujets, tous
les évènements. Le peuple subit un véritable pilonnage pour lui faire admettre
que les solutions du capital sont les seules possibles (ex. les retraites).
Participe à ce pilonnage l’ensemble
des forces politiques, en utilisant toutes les nuances nécessaires pour couvrir
l’ensemble de la population.
Nous sommes les seuls à
nous opposer réellement à la propagande capitaliste. Nous devons et nous
pouvons développer considérablement notre activité dans ce domaine.
Certes nous ne partons pas
de rien, loin s’en faut, mais aujourd’hui nous devons penser notre activité à
une tout autre
échelle
Prenons la décision de
revoir tous nos objectifs, qu’il s’agisse de notre site dont il faut améliorer le contenu, écrire plus régulièrement
chaque semaine sur l’actualité, sur différents sujets, élargir sa diffusion en
utilisant les moyens comme internet. Ex. l’Hebdo, nous devons trouver des milliers
de syndicalistes, des salariés, des jeunes, à qui le faire parvenir. Les
tracts,
nous pouvons nous fixer d’aller dans de nouvelles entreprises, partout où il y
a une lutte, dans les fac, dans les quartiers populaires.
En partant de ce qui
existe et qui est déjà très important, examinons comment porter notre activité
de propagande à une autre échelle.
2-Recruter de nouveaux
adhérents, parmi
les salariés, les jeunes, créer de nouvelles bases du parti.
Partons d’une constatation
que plusieurs d’entre nous ici ont déjà faite : quand on propose d’adhérer
à des collègues, à des amis, des connaissances, on réalise des adhésions. Des
camarades parleront de leur expérience.
Posons-nous la question :
Si chaque membre de « Communistes » se fixait l’objectif – somme
toute réaliste – de faire une adhésion, nous doublerions le nombre d’adhérents à
notre parti.
Dans les départements où
nous avons une activité, réfléchissons aussi où nous pourrions créer une
nouvelle base du parti : une entreprise – une fac – un quartier populaire.
Est-ce qu’on connaît quelqu’un, peut-on prendre contact…
Comment aller dans les départements
où nous n’avons pas de base organisée ? Faisons le tour des possibilités
de contact : des syndicalistes – des collègues – des connaissances.
Dans cet esprit, le
Comité National propose au congrès de lancer une grande campagne d’adhésions.
Discutons de tout cela,
que chacun donne ses réflexions, fasse part de son expérience.
3-Les finances.
Nous avons besoin d’énormément
d’argent. Le développement de notre activité nous fait mesurer à quel point il
en faut beaucoup plus que ce que nous collectons actuellement. Le manque d’argent
nous limite beaucoup trop . Par exemple dans les élections pour financer les
candidats mais aussi dans la vie courante pour éditer tout le matériel qu’on
voudrait.
En mars 2011 auront lieu
les élections cantonales. Ce sera une grande bataille politique à un an de la
présidentielle. Avoir des candidats nous permettra de faire connaître largement
notre politique, notre parti, de faire grandir notre influence et de recruter.
On est en train de les désigner. Les désigner permet d’ailleurs de lancer immédiatement
la campagne de souscription auprès de ceux qui nous soutiennent et ils sont
nombreux.
Nous devons partout
organiser la bataille financière, avoir un ou une trésorière, collecter les
cotisations mais aussi organiser des initiatives de toutes sortes et faire
appel aux sympathisants.
Pour les finances comme
pour le
reste, nous devons et nous pouvons changer d’échelle.
Avec la préparation du
congrès de nouveaux camarades ont pris des responsabilités. Mais dans ce secteur
aussi nous devons prendre la question à un autre niveau. Ceci à tous les échelons.
La propagande, le
recrutement de nouveaux adhérents, le développement de nos finances, la mise en
place de cadres nouveaux, tels sont points essentiels de cette nouvelle étape
du développement de notre parti.
Dans quel contexte
national et International se situe notre activité ?
Qu’est-ce qui caractérise
la situation mondiale.
Peu après notre 4ème
congrès en 2008 a éclaté une nouvelle crise du capitalisme.
Elle s’est déclenchée dans
le cadre du stade actuel du développement du capitalisme : la
mondialisation capitaliste.
En 1848, MARX écrivait
dans le manifeste :
« poussée par le
besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier… par
l’exploitation du marché mondial, elle donne un caractère cosmopolite à la
production… ».
160 ans plus tard, ce
caractère cosmopolite de la production domine le monde entier.
Les fusions-acquisitions,
les concentrations, l’existence et le développement de groupes géants mondiaux
, la financiarisation, l’ensemble de l’économie mondiale avec le rôle accru des
banques, tout cela fait partie du paysage actuel dans le monde.
Avec l’impérialisme, le
capitalisme est arrivé à un stade de développement où s’est affirmée la
domination des monopoles et du capital financier – un stade, disait Lénine –
indispensable à son développement.
La concurrence
inter-capitaliste est portée à un niveau jamais atteint à l’échelle mondiale.
Les appareils d’Etats de chaque pays sont au service absolu des groupes
financiers multinationaux. C’est particulièrement vrai pour notre pays et pour
l’Europe capitaliste.
L’affrontement entre
groupes financiers capitalistes a pris une dimension nouvelle depuis la défaite
de l’Union Soviétique et des pays socialistes de l’Est Européen.
La concurrence économique a atteint une dimension encore jamais atteinte comme le montre ce qui se passe en Asie, aux
USA, en Europe , en Amérique centrale, en Amérique du Sud, en Afrique…
Marx a démontré que les
capitalistes surmontaient leurs crises, d’un côté en détruisant par la violence
une masse de forces productives (les guerres ont joué un énorme rôle de ce
point de vue) de l’autre, en conquérant de nouveaux marchés et en exploitant
plus à fond les anciens. A quoi cela aboutit-il ? A de nouvelles crises
plus générales et plus fortes.
A la fin de la décennie
90, en 6
ans la masse monétaire mondiale avait doublé, progressant trois fois plus vite
que la production. Rien qu’en 2007 il a circulé dans le monde 596.000 milliards
de dollars consacrés à la spéculation. C’est le PIB de la Planète ! (Le PIB mondial, c’est la
production annuelle de richesses dans le monde). En France, avec 2.220
milliards d’euros, la capitalisation boursière équivaut à 6 fois le budget de la France (370 milliards) !
La bulle spéculative mondiale a fini par éclater d’abord aux USA puis dans
toute l’Europe.
Les Etats capitalistes se
sont mobilisés immédiatement pour sauver le capital. En un an 5.000 milliards
de dollars ont été injectés dans les banques et les grandes entreprises.
« Le monde entier s’est coalisé comme jamais pour sauver
le capitalisme » a eu le culot d’écrire Yves de Kerdrel, le chroniqueur économique
du « Figaro ».
Les plans de rigueur que
les gouvernements de droite ou de gauche ont mis en place partout, se
traduisent par le recul des salaires, les suppressions massives d’emplois, des
coupes sévères sur les systèmes de retraites, les systèmes de santé, sur toutes
les dépenses publiques…
Le Bureau International du
Travail dénombrait en 2009, 211 millions de chômeurs dans le monde (25 millions
de plus qu’en 2008). Il a annoncé qu’une nouvelle hausse se poursuivrait cette
année 2010, ce qui s’est réalisé ! Rien que dans la zone euro, 1,6 millions
d’emplois devrait disparaître.
Cette crise n’est pas
terminée (regardez ce qui se passe en Irlande…) mais en même temps, le profit
capitaliste et la spéculation sont repartis de plus belle.
La grande exigence du
capitalisme, la même dans le monde entier, c’est de baisser le coût de la force
de travail. Pour y parvenir plus facilement il veut adapter la société toute
entière à la réalisation de cet objectif. Pour réaliser le profit maximum il
doit pousser le plus loin possible l’exploitation des peuples.
Cette course passe, on l’a
vu, par une concurrence acharnée entre les grands groupes capitalistes
financiers qui dominent le monde. C’est cela ce qu’ils nomment pudiquement « la
compétitivité ».
En France, tous les réformistes,
à commencer par le Parti socialiste et ses alliés, en passant par le Front de
Gauche, les Ecologistes…tous veulent « réguler le capitalisme ». Qui
peut imaginer une seconde le socialiste Strauss-Kahn, directeur du Fonds Monétaire
International , le fameux FMI, en train de « réguler » le capitalisme ?
Peut-on imaginer Mme Aubry, Hollande ou Mélenchon entre autres, faisant régner
l’ordre au G20 et mettant fin à l’actuelle guerre des monnaies ?
Non, le capitalisme n’est
pas « régulable ».
La concurrence capitaliste
est d’autant plus féroce que l’évolution du rapport des forces entre
capitalistes dans le monde est extrêmement rapide et que la crise l’a considérablement
accélérée.
Quelques données chiffrées
résument bien la situation.
*Le PIB (Produit Intérieur
Brut) mondial est de 55.000 milliards de dollars
En 10 ans, de 2000 à 2010,
celui des pays émergents (Asie, Amérique Latine) est passé de 40% à 50% du PIB mondial ( 27.500
milliards de dollars). L’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement)
annonce qu’il pèsera près de 60% en 2030.
Toujours en 10 ans, le
poids de l’Europe est descendu de 20% en 2000 à 15% aujourd’hui.
*Les pays du Sud représentent
52% de la production industrielle mondiale contre 30% il y a 20 ans. En 3 ans (de 2007 à 2010) elle a
augmenté de 20% en Asie, pendant qu’elle reculait de 3% en Europe et que l’investissement
productif reculait de 16% aux USA.
*La Chine est la 2ème
puissance économique mondiale juste derrière les USA. Elle est le 5ème
investisseur mondial à l’étranger.
*Le Brésil est la 8ème
puissance économique mondiale. C’est le 1er pays exportateur de
produits agricoles.
*La croissance pour 2010
et celle prévue pour 2011 est de 8% en Inde, de 10,5% en Chine, de 6% au Brésil
et n’oublions pas qu’elle est de 10% en Turquie. Elle n’est que
de 1,7% en Europe et de 2,2% aux USA. Elle est en dessous de 1% dans notre
pays.
Le développement rapide
des pays émergents qui sortent renforcés de la crise modifie le rapport des
forces y compris des forces politiques.
Encore quelques chiffres :
*38% des chercheurs
travaillent dans les pays en développement.
*La Chine produit 95% des
terres rares, ces terres qui recèlent les métaux utilisés dans les hautes
technologies : laser – ordinateurs – photo voltaïque mais aussi les matériaux utilisés dans
la construction des missiles…
On imagine aisément à quel
point la mainmise sur ces terres rares et la recherche de nouvelles est source
de conflits potentiels.
Les fonds marins
contiennent d’immenses réserves de gaz et de pétrole. Ils sont partout l’enjeu
d’un affrontement croissant et dangereux.
Rappelons enfin la course
de vitesse qui ne fait que commencer pour exploiter le pétrole de l’océan Arctique,
entre le Canada, la Russie et les pays nordiques.
Les réserves minières de l’Afghanistan ( fer- cobalt – cuivre
– or) sont une des raisons des affrontements qui se succèdent dans ce pays
occupé par les pays de l’OTAN sous la houlette des USA).
Le récent voyage d’OBAMA
en Asie illustre la volonté des groupes capitalistes des USA de s’implanter
plus profondément dans cette région.
La course aux armements
s’accélère, les dépenses militaires mondiales battent des records.
Selon l’Institut
International de recherche pour la Paix de Stockholm,
*En 2009 les dépenses
militaires mondiales ont été de 1.531 milliards de dollars, en augmentation de
49% par rapport à l’année 2000.
*Les Etats-Unis sont en tête
avec 661 milliards de dollars (47milliards de plus qu’en 2008).
*La Chine accède au 2ème
rang avec 78,6 milliards de dollars
*La France est 3ème
dans le classement des dépenses militaires avec 63,9 milliards de dollars.
*8.100 têtes nucléaires opérationnelles
sont détenues par les 8 puissances nucléaires : USA – Russie –Chine –
Grande Bretagne – France – Inde - Israël - Pakistan.
En 2010 près de 2.000
armes nucléaires ont été maintenues en état d’alerte et peuvent être lancées en
quelques minutes.
En 2010, 200.000
militaires ont été déployés dans le monde – En Afghanistan, Irak, Afrique, au
Moyen-Orient, en Colombie à la frontière du Vénézuela et de la Bolivie etc… La
plupart dans le cadre de l’OTAN.
En 2009, 54 opérations
baptisées « du maintien de la paix » se sont déroulées dans le monde
pour un « coût » connu de 9,5 milliards de dollars.
Le sommet de l’OTAN s’est
réuni la semaine dernière. Sa stratégie sous la direction des USA , avec le
projet phare du bouclier antimissile en Europe aux portes du Moyen Orient, en développant le bras armé des impérialistes,
va aggraver encore les dangers de guerre.
La lutte pour la paix
est devenu un impératif absolu pour les peuples du monde entier, le nôtre en
particulier.
En 1990 après la
disparition de l’URSS et des pays socialistes de l’Est Européen, les ennemis du socialisme
promettaient l’âge d’or de la mondialisation, le champ libre étant laissé à l’universalisation
du capitalisme.
20 ans après, on voit ce
qu’il en est.
Ce monde c’est plus d’un
milliard d’êtres humains qui souffrent de la faim.
En 2009, 10 millions d’enfants
de moins de 5 ans sont morts de malnutrition, en 2010 ¼ de la population
mondiale vit au-dessous du seuil de pauvreté ( 2 dollars par jour). 1/3 de la
population mondiale n’a pas accès à l’énergie électrique – 115 millions d’enfants
sont soumis à des travaux dangereux etc… etc….
Pourtant les immenses
progrès scientifiques, techniques, médicaux, les progrès de la communication
ont bouleversé les connaissances et ouvert des possibilités extraordinaires de
répondre aux besoins humains.
Nous vérifions et avec
quelle force, que les sciences et les techniques peuvent être un outil de libération
ou un outil d’exploitation et de destruction. Tout dépend de qui en a la maîtrise.
Aujourd’hui comme hier,
aucun aménagement n’est possible entre exploiteurs et exploités. Non , on ne
peut pas « réguler le capitalisme ».
Sur ces questions,
quelles sont les positions de tous
ces partis politiques, comme le PS et ses alliés comme le Front de Gauche, les écologistes
etc… ?
Constatons qu’elles sont étroitement
voisines de celles de Sarkozy quand elles ne sont pas identiques. Profondément
marquées par un atlantisme profond, elles se situent toutes dans le sillage de
la politique des Etats-Unis, c'est-à-dire de l’Etat capitaliste actuellement le
plus puissant. Pas la moindre velléité d’indépendance, vis-à-vis de l’Europe
capitaliste, au contraire, ils veulent en accélérer la construction. Pas
question pour eux de s’opposer à la course aux armements qui se développe à
grande vitesse. La réintégration de la France dans le commandement de l’OTAN n’a
soulevé de leur part aucune opposition réelle. Pas un d’entre eux ne s’est élevé
contre la politique d’agression menée par l’Etat d’Israël au Moyen-Orient, ni
contre le chantage à la guerre que
cet Etat - qui possède l’arme nucléaire depuis des années - exerce dans
cette région du monde. Pour eux une agression ne peut venir que de l’Iran !
On pourrait ainsi multiplier les exemples.
En politique extérieure
aussi, cherchez la différence entre Sarkozy et ceux qui rêvent de prendre sa
place !
Quand les intérêts du
peuple sont - ils pris en compte ? Jamais !
Un dernier exemple :
lors d’un voyage en Arabie Saoudite, Sarkozy a fait un long plaidoyer pour défendre
les religions. Il a déclaré :
« Le temps n’est pas
pour les religions à se combattre entre elles mais à combattre contre le recul
des valeurs morales et spirituelles, contre le matérialisme ».
Ainsi, le Président de la
République française a osé lancer une croisade contre le matérialisme, ceci à
partir d’un pays étranger. On pouvait penser que les ardents défenseurs de la
laïcité du PS et d’ailleurs interviendraient puissamment, il n’en fut rien !
La lutte des classes s’étend
dans le monde entier contre l’exploitation capitaliste, pour le progrès social
et l’indépendance des peuples.
Cuba doit faire face aux
attaques et au Blocus des USA et à
la campagne de dénigrement du socialisme à Cuba, campagne à laquelle participent
avec la droite les socialistes français et leurs amis.
A plusieurs reprises, nous
avons déjà souligné que l’évolution de plusieurs pays d’Amérique Latine à
partir des années 2000 exprimait la volonté de ces peuples de se libérer de la
tutelle américaine, de se développer en toute indépendance et de vivre mieux.
Le succès de H. Chavez au
Vénézuela et d’Evo Moralès en Bolivie lors des dernières élections, malgré l’interventionnisme US, montre que leurs peuples approuvent
la politique de progrès social, les mesures qui ont été prises pour réduire l’emprise
du capital sur les richesses de leurs pays.
L’élection en Octobre de
Delma Rousseff au Brésil, confirme que les Brésiliens ne veulent pas voir les
améliorations qu’ils ont conquises remises en cause mais qu’au contraire, ils
attendent une politique de progrès social plus forte.
On compte des luttes
importantes dans des pays aussi divers
que la Chine ou des ouvriers ont obtenu par la grève des augmentations
de salaires de 30% et plus ! Que le Bangladesh où les ouvriers du textile
ont obtenu une hausse de 80% du salaire minimum, grèves au Cambodge, des
mineurs d’Afrique du Sud, luttes en Inde etc…
On lutte dans les pays
européens contre l’exploitation capitaliste renforcée par la crise, la mise en
cause de l’emploi, des salaires, des acquis sociaux, en Grèce, en Italie, au
Portugal, en Allemagne, en Espagne, en Grande - Bretagne , en Roumanie, en
Hongrie, en Irlande… Sans oublier notre pays !
Dans un tout autre
domaine, la lutte du peuple Palestinien pour sa liberté, pour un état indépendant,
se poursuit. Nous demandons que la France rompe les relations diplomatiques
avec l’Etat Israélien colonisateur. Un tel acte pèserait lourd pour imposer une
paix juste et durable dans cette région du monde. Nous réaffirmons ici notre
solidarité profonde avec le peuple palestinien en lutte contre les forces du
capital.
Nous sommes solidaires des
luttes que mènent les peuples dans le monde.
Nous sommes
convaincus qu’en travaillons comme
nous le faisons à créer un grand parti révolutionnaire en France, nous
remplissons notre devoir internationaliste de la meilleure façon.
C’est d’abord de cette
façon que nous appliquons le mot d’ordre communiste :
« prolétaires de tous
les pays unissez-vous ».
Quels sont les aspects
nouveaux de la situation dans notre pays ?
Le point fondamental sur
lequel Sarkozy a fortement insisté lors de son intervention télévisée du 16
novembre se résume en deux mots : « Etre compétitif ».
Etre
« compétitif », c’est l’axe autour duquel tourne toute la politique
du pouvoir. C’est devenu un impératif absolu pour le développement du profit
capitaliste en France comme ailleurs.
C’est pour être
« compétitif » que le pouvoir veut conduire rapidement à leur terme
toutes les « réformes » qui sont engagées en même temps qu’il en
entreprend de nouvelles. « Je fais des réformes parce que c’est
nécessaire, je vais continuer » a martelé Sarkozy.
C’est la réforme des
retraites qui n’en est qu’à ses débuts. Fillon a annoncé mercredi à l’Assemblée
Nationale qu’il fallait changer la Sécurité sociale et tout le système de santé. C’est la réduction drastique des
dépenses publiques et sociales, c’est le gel des salaires, les suppressions
massives d’emplois, c’est la suppression de dizaines d’hôpitaux publics, c’est
la réforme de l’enseignement avec dans le supérieur l’autonomie totale de
universités. C’est la réforme des collectivités territoriales avec en ligne de
mire la création de grandes régions sous la coupe directe de l’Europe
capitaliste.
Ils veulent tout privatiser, tout mettre encore plus
étroitement à la disposition du capital.
« Pour être compétitifs, nous devons réduire le coût de
la force de travail » entendons-nous répéter, ce qui revient à dire que les
salariés et leurs familles, les retraités, les jeunes coûtent beaucoup trop cher au patronat et au
gouvernement!
A ce sujet, Sarkozy a
demandé à quelqu’un qui s’y connaît bien et qui fut le conseiller de Mitterrand,
il s’agit du socialiste Attali, un
nouveau rapport sur la question, ce qu’il a fait avec les conclusions que l’on
devine.
Dans cette voie, le
pouvoir ira aussi loin qu’il pourra. La seule barrière qui le bloquera, sera
celle que les luttes lui imposeront.
La situation du peuple
se dégrade de plus en plus
-Le pays compte plus de 4
millions de chômeurs réels. Depuis le début de la crise en 2008 on compte
900.000 chômeurs supplémentaires et l’OCDE estime que leur nombre va encore progresser en 2010.
Les grandes entreprises
suppriment des milliers d’emplois pour baisser les coûts. En 2009 ce sont
60.000 emplois qui ont été supprimés.
Renault qui a déjà supprimé 4.400 emplois en 2009 annonce 3.000
nouvelles suppressions, Peugeot a supprimé 12.500 emplois.
La précarité du travail
s’est considérablement développée. L’emploi temporaire représente 14,2% en
2009. La part des CDD d’une durée de moins d’un mois dans le travail temporaire
est passée de 30% en 2000 à 60% en 2009.
-Les salaires continuent à
être bloqués. Le gouvernement a gelé ceux des fonctionnaires. Il annonce une
augmentation du SMIC de 1,1% en janvier 2011. Le patronat propose pour 2011 des
augmentations générales inférieures
à 1% estime le cabinet Hewert France spécialisé dans l’étude des
rémunérations.
L’INSEE dans une étude
récente, révèle que 1 salarié sur 4 à qui le travail partiel est imposé, gagne
730 euros nets par mois. Pour un deuxième quart des salariés, la moyenne est de
1,16 SMIC soit 1.100 euros nets.
La hausse des prix dévore
les ressources des ménages. La pauvreté s’étend. Le rapport de l’INSEE divulgue
les chiffres : 13% de la population soit 7.840.000 personnes vivent sous
le seuil de pauvreté fixé à 950 euros par mois. La moitié ont moins de 773
euros mensuels.
La jeunesse de notre
pays est sacrifiée.
Selon les chiffres de pôle
emploi, le chômage de longue durée des jeunes de moins de 25 ans a augmenté de
72% en 2 ans. En septembre 2010, 638.000 jeunes étaient à la recherche d’un
emploi, soit 23,3% des jeunes actifs. Ils sont 41,7% dans les banlieues
défavorisées.
Le dernier rapport de
l’OIT (Organisation Internationale du Travail) note que 81 millions de jeunes dans le monde, sont sans emploi sur 620 millions
d’actifs soit 13%. En Europe, la
moyenne est de 17,7%.
La France est parmi les
champions. En 2009, 1/3 des jeunes diplômés n’avaient pas trouvé d’emploi 8
mois après avoir obtenu leur diplôme.
La réforme de
l’enseignement va accroître encore plus la ségrégation sociale. A l’université
1/3 des étudiants sortent sans diplôme.
1 million des 18 – 25 ans
vit sous le seuil de pauvreté.
Tout cela c’est le
résultat de la politique du pouvoir qui subordonne tout à l’exigence du
capital.
La place de la France
dans le monde a reculé
La place de la France dans
le monde a reculé. Moins de 1,7% de croissance seulement envisagé pour 2011, un
objectif qui ne sera même pas atteint !
Selon un document de la
direction générale du Trésor, entre 1980 et 2007, la part de l’industrie dans
la richesse nationale est passée de 21%
à 14%. L’industrie française a perdu 1.913.500 emplois soit 36% de ses
effectifs. Depuis 2008, la baisse dépasse 40%. Les raisons, précise
l’étude : baisser les coûts. 65% des destructions d’emplois le sont pour assurer
des gains de productivité, 35% pour délocaliser dans les pays à bas coût.
« L’hexagone est ainsi passé d’une économie héritière d’une tradition
industrielle à une économie principalement de service » écrit cette étude.
C’est l’avenir de la
France comme grande nation qui est mis en cause.
C’est ce à quoi aboutit
l’intégration de la France dans l’Union Européenne crée et renforcée pour les
besoins uniques du capital.
Regardez la situation dans
tous les pays européens. Les gouvernements et la banque Européenne ont injecté
des centaines de milliards pour sauver les banques et les entreprises. Les
déficits budgétaires se sont creusés.
Les chefs d’Etat européens
ont créé un fonds de 750 milliards d’euros pour aider les Etats à condition
qu’ils établissent des plans
drastiques d’austérité pour leurs peuples, ce qu’ils font tous qu’ils soient de
droite ou de gauche.
Nous combattons l’Europe capitaliste.
Nous avons une tout autre conception de notre continent, des relations entre
les nations. Nous sommes pour une véritable coopération dans tous les domaines,
sur la base du progrès social, économique culturel, dans le respect de
l’égalité, de l’indépendance des nations, de la souveraineté des peuples, de la
paix.
Quelles sont les forces
en présence dans notre pays?
On l’a vu, en France comme
ailleurs, la lutte des classes s’accentue.
Le mécontentement, la
colère, le rejet de la politique actuelle grandissent, la volonté d’agir s’est
étendue.
Les grèves et
manifestations qui ont eu lieu depuis le printemps, contre la réforme des
retraites, à laquelle s’est ajoutée la régression sociale, témoignent de la
capacité de résistance du peuple français, bien que tout ait été fait pour
empêcher que les luttes se développent.
Des millions de salariés
sont entrés dans l’action, la jeunesse y a participé. Il faut remonter assez
loin pour retrouver une telle ampleur sur une si longue période.
C’est la détermination des
salariés avec les syndicalistes dans les entreprises qui a contraint les
centrales syndicales à appeler cet automne à de nouvelles journées d’action.
Elles ont été contraintes de tenir compte dans une certaine mesure de
l’exigence qui montait de la base.
Il faut mesurer
l’importance du mouvement revendicatif qui a eu lieu.
Où en serions-nous
aujourd’hui s’il n’avait pas connu un tel développement ?
La conscience que le
pouvoir et le patronat vont frapper beaucoup plus fort et beaucoup plus vite est
maintenant partagée par la majorité des salariés.
La nécessité de réagir
encore plus énergiquement tous ensemble grandit partout.
Quelle est la limite
actuelle de ce mouvement ?
La raison fondamentale est
qu’il n’existe pas de perspective de changement de politique.
Les sondages l’expriment.
Les salariés rejettent Sarkozy, mais en même temps, plus de 60% des sondés sont
convaincus que si le PS gouverne après 2012, il ne reviendra pas sur la réforme
des retraites.
Ils voient bien ce qui se
passe en Europe, où quels que soient les gouvernements au pouvoir, droite ou
gauche, socialistes ou conservateurs, le résultat est le même : négatif.
De grandes questions sont
posées d’abord chez les millions de salariés, de retraités, de jeunes qui
étaient dans l’action mais pas seulement. Elles concernent la masse des
travailleurs et de leur famille.
Chez certains il y a un
sentiment d’échec puisque la réforme est passée, que Sarkozy continue. Comment
les empêcher de continuer ?
Comment changer les
choses ?
Quels sont les
obstacles ?
1-Les centrales syndicales
dans la lutte contre les retraites ont multiplié les atermoiements, elles ont
freiné le développement du mouvement. La CFDT comme toujours a été en pointe
pour parlementer avec les émissaires du gouvernement derrière le dos des
salariés. Elle a applaudi la décision du gouvernement de porter la retraite par
points à l’ordre du jour en 2013. D’accord avec le PS, elle approuvé l’augmentation du nombre d’années de
cotisations, chose qu’elle avait
déjà négocié avec le gouvernement dès 2003.
Une fois de plus la CGT
s’est alignée sur les positions de la CFDT, une fois de plus au nom de l’union.
La CFDT après la journée
du 28 octobre a posé comme condition au maintien de l’union : plus d’appel
national à la grève et aux manifestations. Une fois de plus les dirigeants de
la CGT ont accepté.
La presse a écrit à propos
de cette décision : « Les centrales syndicales canalisent
l’inquiétude des salariés ».
Il faut rappeler que tous
les syndicats, y compris la CGT, sont pour une réforme des retraites si elle
est « plus juste » disent-ils. Ils vont tous sur le terrain du
capital, la seule question étant : jusqu’où peuvent aller les reculs imposés
aux salariés ?
On comprend que Sarkozy
lors de son émission télévisée ait souligné de façon appuyée que « les
syndicats ont été très responsables » ce qui revient à dire qu’ils se sont
conduits comme de bons « partenaires sociaux ».
Le recul prononcé du
syndicalisme révolutionnaire dans la CGT, ce syndicalisme révolutionnaire qui a
joué un si grand rôle par le passé dans la lutte contre le capital, ce recul,
est un appui de taille pour le pouvoir et un obstacle énorme pour les salariés.
Cela dit et qu’il ne faut
jamais perdre de vue, il reste qu’aujourd’hui des choses sont en train de se
passer qui peuvent avoir des conséquences importantes pour l’avenir.
On a pu constater, sans
rien exagérer cependant, que des voix différentes se sont fait entendre dans la
CGT. Des positions de la direction confédérale nationale ont été mises en cause
à la base par des syndiqués dans de nombreuses entreprises. Des syndicalistes,
des militants syndicaux se sont prononcés pour développer une lutte plus conséquente contre les attaques du
gouvernement.
Il faut suivre de près ce
début d’évolution dans cette centrale ouvrière dont nombre d’entre nous sont
membres.
2-Les partis politiques
Le capital dispose en
France de relèves politiques qu’il pourra utiliser si le besoin s’en fait
sentir.
Tous les partis politiques sans exception – sauf Communistes – situent leur
action dans le capitalisme.
De quel côté où on se
tourne, aucun n’a pour but d’abolir le capitalisme et de construire une société
nouvelle socialiste.
La droite actuellement
gouverne et voudrait garder le gouvernail.
Rappelons que le FN n’est
rien d’autre qu’une solution que le capitalisme n’hésitera pas à utiliser s’il
le juge nécessaire. Il développe
actuellement sa démagogie habituelle en se présentant non sans succès, comme le
seul remède aux difficultés grandissantes que rencontrent les gens.
Le PS et ses alliés de
gauche ont tout misé sur l’alternance et veulent à tout prix revenir en 2012 au
pouvoir, sans toucher au capitalisme, ce qui situe d’emblée la politique qu’ils
entendent mener une fois de plus. Le PS on connaît : tous ses prétendants
– Aubry – DSK- Hollande – Valls- Montebourg – Ségolène Royal etc… estiment
qu’il faudra réduire les dépenses publiques, augmenter les impôts, demander des
efforts (au peuple s’entend), augmenter le nombre d’années de cotisations pour
avoir droit à la retraite. Bref, ils veulent imposer des sacrifices aux Français
mais disent-ils en les répartissant équitablement !
On sait qu’ils veulent
renforcer l’Europe capitaliste et pousser l’intégration de la France dans ce
conglomérat.
Au dernier sommet de
l’Internationale socialiste, ils ont félicité chaleureusement Papandréou pour
sa capacité à faire accepter l’austérité au peuple grec. C’est comme cela que
nous devons faire en France ont dit Ségolène Royal et Martine Aubry. En Grèce
lors des élections municipales début novembre, 53% des électeurs se sont
abstenus – 66% à Athènes. « Sils ne sont pas allés voter c’est qu’ils
n’étaient pas contre » a déclaré DSK, selon l’adage « qui ne dit mot
consent ».
Les alliés du PS sont tous
prêts pour une nouvelle unité, mais évidemment ils veulent le maximum de
places.
Les Verts et Europe
écologie se sont rassemblés avec tous les promoteurs de « l’avenir de la
planète » de gauche et de droite, de Cohen-Bendit à N. Hulot en passant par un certain J.P.
Besset euro député ex - LCR. Le nouveau parti s’appelle : Les Verts –
Europe écologie, une grande combinaison électorale pour ratisser le plus large
possible.
Le PCF et Mélenchon
s’allient pour tenter d’avoir le maximum de places face au PS, mais en même
temps ils sont concurrents et ça se voit. Mélenchon du Parti de Gauche et
Chassagne du PCF sont candidats à la candidature.
Plus 2012 va se rapprocher,
plus on va assister aux manœuvres et aux opérations de toutes sortes. Tous vont
utiliser les élections cantonales de 2011 comme tremplin. Tous manoeuvrent pour
tenter de capter le mécontentement, la colère, l’aspiration au changement
exprimé en particulier dans le mouvement social.
On a vu le PS et les
autres parader dans les manifestations contre la réforme des retraites, eux qui
sont tous pour une réforme. Ils ont même tenté de créer des « comités
citoyens » avec les syndicats sur les retraites.
Agiter l’antisarkozysme
comme un épouvantail , cela évite de parler des choses sérieuse, en particulier
de quelle politique on veut mettre en route.
Or pour avancer, il faut
imposer des reculs au capital, il faut gouverner contre lui. Mais de cela ils
ne veulent pas.
Quelles que soient leurs
manœuvres et leurs regrets, la seule chose qu’ils ne peuvent pas faire
disparaître c’est l’antagonisme capital – travail.
L’opposition à la
situation actuelle va grandir.
Comment faire grandir la
conscience révolutionnaire dans notre pays ?
C’est la grande question
qui nous est posée et qui le sera toujours plus en fonction même des progrès
que nous réaliserons.
La lutte contre la réforme
des retraites a donné un souffle nouveau à l’action contre la politique du
gouvernement et du patronat. La participation des salariés du privé aux
journées de grèves et aux manifestations a été bien réelle, importante dans
beaucoup d’entreprises. Ils se sont directement impliqués dans la lutte selon
leurs possibilités.
Un sondage BVA – Canal+
notait que 86% d’entre eux approuvaient les grèves et manifestations, Selon le
même sondage 61% des cadres étaient favorables au mouvement.
La lutte commune des
salariés du privé et du public qui
subissent tous de plein fouet la politique du pouvoir donne un souffle nouveau
à la lutte.
La participation des
jeunes a été très importante ce qui n’a pas plu à tout le monde en particulier
à la CFDT.
Nous avions déjà
constaté qu’une rencontre se
dessinait entre une large partie
de la population et notre parti partout où nous avions la possibilité d’entrer
en contact avec elle. La lutte pour les retraites l’a entièrement confirmé.
Nous entamons une nouvelle
étape de notre développement. Nous savons que notre combat sera long.
Nous ne sommes pas de ceux
qui claironnent que 2012 verra la fin de l’exploitation capitaliste.
Mais nous savons que
nous venons d’entrer dans une nouvelle période où les possibilités existent
pour le peuple de rassembler largement contre la politique actuelle.
Car le succès de la lutte
exige le rassemblement le plus large. Les travailleurs, le peuple sont le
nombre. Ensemble ils représentent une force énorme, la seule qui puisse vaincre.
Toute l’histoire de notre pays en témoigne.
C’est pourquoi l’union est
indispensable au développement de notre combat. Mais pour être efficace elle
doit se réaliser sur une base claire qui ne peut être que la lutte contre le
capital. Aujourd’hui encore plus qu’hier.
L’enjeu est simple :
ou on lutte ensemble contre le capital et on le fait reculer, ou on compose
avec lui et c’est une nouvelle défaite.
Mettons à profit cette
période qui s’ouvre pour aller bien plus largement vers les salariés, les jeunes,
pour être dans les luttes, aller vers toutes celles, tous ceux qui veulent que
ça change. Dialoguons avec eux, ouvrons leur les portes de notre parti.
Appuyons-nous sur les
possibilités nouvelles qu’ouvre la situation pour aller à la rencontre de tous.
Pendant ces deux jours que
durera notre congrès, nous allons échanger nos expériences, prendre les
meilleures décisions possibles pour franchir cette étape nouvelle du
développement de notre parti
La France a besoin de
ce parti révolutionnaire. Soyons ambitieux pour lui.
.
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