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29-04-2006

CONSCIENCE  OU  INCONSCIENCE ?

 

 

 

 Le débat sur l’orientation a soulevé la vraie question. Faut-il choisir la lutte de classe ou faut-il rejoindre clairement le camp des organisations réformistes ?  .

Près de 3000 amendements ont été examinés selon Maryse Dumas, qui en profite pour affirmer qu’un syndicat ayant réécrit le texte avait inscrit 60 fois le terme « lutte des classes ». On imagine que cela peut agacer lorsque l’on veut précisément enterrer ce concept.

Toujours d’après elle si la commission n’a pas retenu ces amendements, c’est qu’ils ne vont pas dans le sens du texte proposé, il n’y a donc pas à revenir dessus Cela éclaire les intentions de la direction confédérale sortante.

Surtout si chaque texte est examiné  pratiquement sorti de son contexte, et particulièrement par des délégués assistant à leur premier congrès !

Autrement comment comprendre le débat: remplacer le terme « individuel » par celui de « collectif » ? ce n’est pas seulement une question de mot.  Cela remet tout simplement en cause la conception qui crée le nouveau statut du travail salarié.

Par contre, lorsque des délégués ont demandé à remplacer le terme « compromis » par l’idée « la négociation débouche sur ce qui est le plus favorable aux salariés », c’est accepté. Pourquoi ? Parce que cela ne change rien.

Les patrons licencient, ils fabriquent des chômeurs et pour l’indemnisation, le patronat  culpabilise ces mêmes chômeurs, en rognant sur leur indemnité assedic. Signer un tel texte, n’est-ce  pas de la compromission ? A ce jour, seule la CGT refusait, mais demain ?...

Mais demain, comme le dit si bien CHEREQUE de la CFDT, nous aurons gagné l’unité, lorsque ensemble nous défendrons une même réforme. Et de préciser : nous avons discuté avec Bernard THIBAULT sur le CPE, pour mener le débat sur la sécurisation du parcours professionnel. Si ce que Chérèque dit est vrai, on peut craindre le pire.

Cette orientation n’est pas acceptable. Comme le rappellent souvent des militants CGT, il est plus facile de s’opposer à un mauvais accord que de lutter contre ses conséquences !

 

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