COMMUNISTES
2ème congrès 4-5 juin 2004
Il
n’était pas possible et cela aurait pu être fastidieux pour le lecteur, de
faire un compte rendu in extenso des 41 interventions que les délégués au
congrès ont prononcées. Nous avons
regroupé les idées et propositions que l’on retrouve dans beaucoup
d’interventions. Nous avons ensuite repris ce qui dans chaque intervention
pointait des questions particulières d’actualité.
La discussion fut très riche, vous allez pouvoir vous
en rendre compte.
La
discussion l’a confirmé avec force : depuis deux ans nous nous sommes
renforcés. Nous avons avancé dans la voie que nous nous étions fixée à notre
congrès constitutif de 2002 : le développement du parti révolutionnaire et
de son action.
« Nous
avons marqué des points dans des entreprises, des quartiers populaires et des
localités. Nous avons commencé un travail de terrain indispensable et nous
avons progressé politiquement. Nous rencontrons des travailleurs d’entreprises
où nous allons régulièrement ».
« On commence à apparaître dans le tissu
social ».
« Le choix de créer « COMMUNISTES »
était un choix judicieux. Mesurons ce que serait la situation si nous ne
l’avions pas fait. Des centaines de camarades révolutionnaires seraient en
déshérence ».
« Nous possédons maintenant l’outil nécessaire pour
construire à la classe ouvrière et à la France leur parti ».
« Oui, nous nous sommes renforcés, enracinés dans
notre département. On nous interpelle : que voulez-vous faire ? que
proposez-vous ? Nous avons des réponses claires, faisons les connaître.
« Si « COMMUNISTES » n’existait pas je
ne serais pas là aujourd’hui. J’étais sur la touche et je regardais de loin ce
qui se passait. Je viens d’adhérer ».
« On mesure le chemin parcouru quand on voit que
nous avons défini une ligne idéologique et une stratégie politique. Nous
avançons sur des bases claires ».
« On fait des adhésions de jeunes salariés qui
veulent agir. Nous commençons à recueillir les fruits de notre travail vers les
entreprises ».
« Nous nous sommes fait connaître dans plusieurs
entreprises. Les gens savent que « COMMUNISTES » existe, ils savent
où nous voulons aller. Notre candidature aux cantonales a permis à pas mal de
gens de voir qu’il existe une alternative à la politique de la droite ou de la
gauche discréditée ».
« Candidate aux cantonales, j’ai reçu de nombreux
coups de fil qui m’ont dit : «je vais retourner voter maintenant que je
sais pour qui ». Celles et ceux de mes camarades de travail qui n’avaient
pas de perspective politique en ont découvert une avec
« COMMUNISTES ». Ils ont versé à la souscription et demandent que
« COMMUNISTES » organise une réunion.
J’ai obtenu 179 voix, c’est un score de valeur. Sauf
quatre qui se sont fait connaître, les électeurs de « COMMUNISTES »
me sont inconnus mais ils existent. Cela nous ouvre des perspectives ».
« Ce que vous faites me plait, rien d’autre ne me
convient » me disent des collègues, un autre m’a dit :
« je sais que tu vas au congrès de « COMMUNISTES », est-ce que
tu me feras un compte-rendu ? ».
« On se souvient du débat qui avait eu lieu lors
de notre congrès fondateur et qui s’est répété jusqu’à ces dernières
semaines : sous le prétexte d’être plus forts, des camarades proposaient
de nous allier avec des formations qui se disent
« révolutionnaires ». Ce débat est maintenant terminé, l’expérience a
montré que nous développons en étant toujours mieux nous-mêmes, sur la base du
marxisme ».
Nous
avons aujourd’hui des possibilités nouvelles d’avancer plus vite. Que
devons-nous faire pour cela ?
« Notre
absolue nécessité c’est de donner un éclairage politique révolutionnaire sur
les questions qui se posent. Ne laissons pas les forces capitalistes ou
social-démocrates manipuler l’opinion sans rencontrer d’opposition ».
« Notre ligne politique est claire, notre
objectif doit être le renforcement politique de « COMMUNISTES ». Nous
avons des réunions politiques plus régulières avec des discussions
riches ».
« LORIENT était une ville industrielle dont les
industries ont été cassées. On veut transformer notre port de pêche en port de
plaisance et le tourisme populaire en tourisme de luxe. Cet été nous irons à la
rencontre des vacanciers pour les alerter et leur proposer d’agir ».
« Il faut consacrer plus de temps à discuter
politique entre nous d’abord mais aussi avec nos collègues. Nous avons besoin
de plus de matériel de propagande, affiches, tracts… ».
« Des gens s’interrogent, attendent, il y a un
manque de perspective. A nous d’être présents sur le terrain. Le patronat et
les gouvernements vont encore attaquer, les syndicats n’organisent pas une
riposte à la hauteur. On va avoir encore plus besoin de
« Communistes », faisons beaucoup plus sur la propagande politique,
sur la bataille idéologique. Une campagne de pétition par ex. peut permettre
d’aller au contact des gens ».
« On rencontre des gens qui nous interrogent
davantage sur nos propositions que sur nos critiques. Nos propositions c’est
une perspective politique qui devrait ressortir plus nettement. Pressons le pas
et construisons une perspective, c’est comme cela que nous ferons des
adhésions ».
« Il faut réintroduire la politique à l’intérieur
de l’entreprise.
« Dire ce que personne ne dit, c’est cela qui nous
vaut notre reconnaissance. Qui se prononce clairement contre l’Union
Européenne ? Personne. Comment les gens peuvent-ils s’y retrouver ?
Si nous faisons connaître notre position nous sommes approuvés par une forte
avant-garde ».
« Disons ce que nous sommes les seuls à
dire : c’est cela qui nous vaut notre reconnaissance. Un ex. la Sécurité Sociale : ni le
patronat, ni le gouvernement, ni la droite ni la gauche ne posent l’enjeu de
classe de cette question. Tout est fait pour tenir les salariés en dehors du
véritable enjeu : les forces du capital veulent dérober légalement par la
réforme de la Sécurité Sociale une partie importante du salaire des
travailleurs ».
« Il faut déchiffrer la stratégie du capital et
montrer que les « réformes » des retraites ou de la Sécurité Sociale
relèvent d’une stratégie très cohérente du patronat pour favoriser le profit
capitaliste ».
« Des gens sont en attente, à nous de remplir ce
vide. Si nous n’étions pas présents d’autres l’occuperaient ».
« Ce
qui compte avant tout, ce sont les contacts personnels. Agissons au quotidien
pour les élargir et les rendre plus solides. Nous devons améliorer notre
propagande nationale mais aussi au niveau d’une entreprise ou d’un quartier.
Notre journal « COMMUNISTES » doit et peut être amélioré et il est
possible de tripler rapidement sa diffusion. Notre site est de plus en plus
visité. Nous pourrons bientôt en faire un hebdomadaire politique comportant des
articles d’actualité et des articles de fond. A cet effet, constituons une équipe
rédactionnelle et de correspondants ».
« Nous avons encore trop de retenue pour aller à
la rencontre des gens avec nos idées de classe. Il est vrai que le recul
généralisé des idées de classe, celui des idées révolutionnaires dans les
syndicats, la disparition du PCF comme parti révolutionnaire, tout cela a
abouti au glissement à droite de la société. Raison de plus pour que
« Communistes » s’exprime encore plus fort ».
« Quelle doit être l’utilisation des richesses
crées par les travailleurs ? Doivent-elles continuer à alimenter les
dividendes capitalistes ou le développement social et économique ? L’idée
de fatalité pèse sur les salariés et même sur les militants syndicaux. A nous
d’intervenir au plus près des travailleurs pour que les choses changent ».
« Pensons à établir des plans d’éducation
politique marxiste dans les cellules du parti et au(delà à tous les niveaux.
Nous comptons maintenant dans nos rangs des adhérents jeunes, inexpérimentés et
qui n’ont été membres d’aucun parti. Ils ont adhéré à « Communistes »
pour agir, ils le feront d’autant mieux que leur formation politique sera
forte ».
Parmi
bien d’autres questions développées nous avons relevé les suivantes :
« Depuis
deux ans nous avons progressé dans ce domaine de notre activité. Mais plus nous
nous développons, plus notre activité s’étend, plus nos dépenses croissent,
nous l’avons vu lors des élections cantonales. Si nous voulons aller de l’avant
nous avons besoin de nous donner beaucoup plus de moyens financiers. Pour
sortir du matériel de propagande, assurer des réunions dans les départements et
au plan national, pour avoir des locaux, nous équiper en machines, il faut
beaucoup d’argent, il nous en faudra de plus en plus. Nous avons amélioré le paiement
des cotisations mais il est nécessaire d’organiser encore mieux partout le
paiement de la cotisation, c’est une grande question politique. De même nous
devons développer les initiatives financières et accorder à la souscription toute son importance ».
« Derrière
la décentralisation que l’Etat met en
œuvre il y a la fin pure et simple de l’égalité de traitement sur l’ensemble du
territoire assurée par le service public. L’entretien des routes, des ports,
des voies fluviales etc… dépendrait financièrement des régions mises en
concurrence. La décentralisation c’est aussi la casse des conventions
collectives et garanties nationales, puisqu’il est prévu qu’elles soient
établies au niveau régional ou départemental ».
« La suppression envisagée du statut des
fonctionnaires remplacé par des « conventions » régionales procède de
la même idée. Le gouvernement veut supprimer tout ce qui est notre bien
collectif ».
« Aucun parti, a part « Communistes »
ne défend des valeurs de classe par rapport à tout ce qui est service
public ».
« Autour des services publics se joue la
restructuration de la société. Tels qu’ils sont, avec leurs qualités et leurs
défauts, ils ne correspondent pas à ce dont a besoin de capitalisme.
Travaillons à mettre en cohérence tout ce qui se passe dans le Service Public
que le patronat et le gouvernement veulent détruire ».
« Dans les
DOM – TOM une forme de colonialisme
sévit encore. L’exemple de la GUYANE où l’on a découvert du pétrole, avec sa
bauxite et son or montre que le capital considère cette région comme un grand
enjeu stratégique ».
« Constituer là-bas un parti révolutionnaire est
une grande question ».
« Les qualifications définies par la réussite des
examens nationaux délivrés par l’Education Nationale seraient remplacées par
des « compétences » délivrées par le patronat et l’Etat ».
« En France un étudiant sur trois travaille pour
payer ses études, un de nos grands objectifs de cette rentrée c’est de nous
tourner vers eux ».
« Dans la recherche le fort mouvement
revendicatif a été récupéré par le
gouvernement et la social-démocratie et utilisé pour faire passer des réformes
que les personnels ne voulaient pas. Tout le fond revendicatif a été éliminé et
on assiste aujourd’hui à la mise en cause des statuts et des établissements
publics eux-mêmes ».
Les camarades Jean PESTIAU et Alice BERNARD membres du
Comité Central du Parti du Travail de Belgique ont assisté à notre congrès. Alice BERNARD nous a
apporté le salut fraternel des communistes belges du PTB.
Le camarade Emilio SANTAGIO a salué notre congrès qui l’a assuré de notre entière
solidarité. En France
« COMMUNISTES » condamne les agressions US contre CUBA. Il condamne les pressions et les
calomnies d’où qu’elles viennent
contre le peuple cubain.
L’URCF
(Union des Révolutionnaires Communistes de France) a adressé ses vœux les plus
chaleureux de plein succès à nos travaux qui sont attendus au delà de nos rangs.
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