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12/10/2007
L’ECOLOMANIA
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Ce que l’on remarque depuis quelque temps ce sont les conversions
à cette religion qui est et sera lucrative, et là bien sûr, le capital sous
toutes ses formes entre en scène. On peut déjà noter les signes forts :
plus une publicité où l’écologie n’est pas évoquée, plus un produit dans le
commerce qui ne soit labellisé écolo. Bref l’écologie plus qu’une mode est
aussi et surtout une manne pour l’industrie, le commerce, la finance. Et ce
n’est pas étonnant car la finalité de cette diversion idéologique réside
dans les profits à réaliser qui
sont colossaux dans ce secteur. L’écolomania est porteuse, la
preuve, un chiffre vient d’être avancé par « l’expansion » dans son
numéro d’octobre, d’ici 2020 le chiffre d’affaire de ce business devrait
avoisiner les 3000 milliards d’euros et entre 2020 et 2050 ce serait 10 000
milliards d’euros. Le capital s’est naturellement engouffré dans ce créneau. Globalement tous les secteurs
d’activité sont intéressés. Détaillons l’ensemble des chiffres dans ces
différents secteurs. -
le
BTP 250 milliards d’euros de chiffre d’affaire en 2020 avec les technologies
et matériaux employés dans la construction qui auront toutes les vertus et
cela autant dans la construction de pavillons que dans celle de tours de
dizaines d’étages. Là c’est le groupe Banque Populaire qui propose déjà des prêts
à des taux préférentiels pour la rénovation et l’isolation de ce type
d’habitation. Le marché est énorme. -
Les produits bio. 5 milliards en
2020, avec des produits bio dans
tous les rayons : alimentation, cosmétiques, vêtements, chaussures,
détergents, et même les emballages. Bref notre mode de vie se transforme avec
ces produits, plus chers (tant pis pour les pauvres) mais là aussi le marché
s’ouvre et s’éclate… -
Agriculture
20 milliards à empocher pour certains en 2020 avec les agro carburants et la « chimie
verte ». Cette fausse bonne solution a comme conséquence d’avoir fait
monter le prix des aliments de base. L’exemple du maïs au Mexique est
maintenant connu. Mais c’est aussi le cas du blé, de la pomme de terre dont la fécule pourrait produire du
plastique ou encore des huiles végétales comme le colza le soja, le
tournesol. Alors que 40 millions d’êtres humains meurent de faim et que
d’autres voient leur quantité de nourriture diminuer faute de moyens cela ne
freine pas l’enthousiasme de certains. Ainsi JP Leflanchec directeur de
biotec-distribution estime que « les débouchés des bioplastics semblent
fantastiques ». C’est vrai 1.3 millions de tonnes seront produits en
2030 alors qu’ils ne pèsent que 3000 tonnes aujourd’hui. -
Le
traitement de l’eau et du sol. Une manne de 25 milliards d’euros pour 2020.
ce qui fait applaudir les industriels du secteur et voir le consommateur
craindre pour son porte monnaie. Il faut dire que la
mise aux normes des stations d’épuration, des canalisations va voir l’activité
de ce secteur progresser -
Energies
renouvelables, 22 milliards c’est sûr, ce serait le poids en euros des
éoliennes et du solaire en 2020. Mais la création de 214 000 emplois
envisagés, là c’est moins sûr d’après les analystes ! Il est vrai que la
France a du retard alors que l’Allemagne et l’Espagne ont pris de l’avance
notamment dans l’éolien et c’est une croissance à 3 chiffres que réalisent
ces énergies « propres » ( plus 544% entre 2004 et 2006 dans
l’éolien et 115% dans le solaire en 2005 et 2006). Toutes les multi
nationales sont dans ce coup écologique. Total (dont nous reparlerons) n’est
pas en reste comme les autres compagnies pétrolières, ou EDF ou Alsthom. Autres
perspectives encore plus prometteuses sont les énergies d’après demain autour
de l’hydrogène et l’exploitation des vagues et des courants marins ! Et aussi… -
L’automobile
propre, 30 milliards d’euros dans une décennie. -
Le
recyclage des déchets, 30 milliards d’euros en 2020 avec le tri des ordures
et leur recyclage. La « Suez Environnement » (oui ça existe !)
est sur le coup car Bruxelles exige que les états européens « valorisent
leurs poubelles », ce qui amènerait 5% d’accroissement par an au minimum
à la filière. Cela passe bien sûr par le coût croissant du ramassage des
ordures payé par les habitants et aussi par le tri sélectif et les
contraintes encore plus poussées que le tri, comme vu dans des communes test. -
Nous ne sommes bien sûr pas
dupes. L’écologie n’est pour le capital qu’un nouveau moyen de réaliser des
profits. Mais l’hypocrisie perdure. Ainsi ceux qui ont pollué la planète,
créé des problèmes de santé révélés par des scandales comme l’amiante dans
l’industrie pendant plus de 100 ans, la vache folle et autres problèmes
alimentaires, tué comme à Bhopal en Inde ou avec l’usage encore intensif des
éthers de glycol dans l’industrie, ceux là pour leur profit continuent. Ainsi
les compagnies pétrolières qui par souci d’économie font naviguer des
pétroliers pourris exploitent au Canada une pâte bitumeuse pour en extraire
des hydrocarbures et malgré le coût d’exploitation c’est rentable ! Parole de Total qui va investir 5
milliards d’euros dans une usine de traitement. Le détail pas écolo du tout
c’est que cette exploitation accélère dangereusement l’effet de serre,
assèche les rivières et détruit la forêt boréale… Alors arrêtons de nous laisser
culpabiliser pour nous embrigader car cet exemple est une preuve, une seule
et une de plus que ce n’est pas l’homme qui est coupable de la pollution mais
le capitalisme dont la seule conversion à l’écologie commence et s’arrête à
la couleur verte …du dollar !
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