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Réunis en congrès les 1er et 2 mars 2002, nous avons fondé un parti révolutionnaire de lutte de classes. Nous l’avons appelé « COMMUNISTES »

 

Spécial étudiants N°1 mars-avril 2008

 

Ensemble, nous pouvons imposer d’autres choix

 

  Les luttes récentes qui ont secoué notre pays : la révolte des banlieues, celles contre le contrat première embauche et contre la loi Pecresse dite d’autonomie des Universités, rappellent à leur manière les aspirations des jeunes à vivre pleinement leur vie tandis que la société capitaliste ne leur offre que le spectacle du fric pour une infime minorité et de la galère pour tout les autres.

Vos aspirations sont légitimes :

- Mener des études motivantes conduisant à un diplôme reconnu nationalement

- Trouver, avec votre qualification, un travail intéressant permettant de bien vivre

- Avoir un logement pour une vie autonome

Un enseignement supérieur à deux vitesses

L’enseignement supérieur est une machine à filtrer efficace pour donner les meilleures formations aux enfants issus de la bourgeoisie et cantonner les autres dans des rôles subalternes. Ainsi, beaucoup d’entre vous peinent à réussir. Ils sont dans l’obligation de travailler pour payer leurs études ou les abandonnent sans obtenir de diplôme. Vos conditions de vie sont  souvent mauvaises compte tenu de la cherté de la vie, des logements et des soins, mais cette situation ne touche pas également tous les étudiants. Elle touche en premier lieu les étudiants issus des milieux populaires et c’est à eux que nous nous adressons en priorité.

Pourquoi cette situation ?

Elle résulte de la discrimination sociale de plus en plus forte qui touche l’immense majorité des salariés. Les réformes qui se succèdent et se complètent de gouvernement de gauche en gouvernement de droite ont toutes le même objectif : fournir au patronat, sur un marché du travail où règne la précarité, une main-d’oeuvre adaptée à ses besoins immédiats. L’adaptation des diplômes, sous la forme LMD, à cette stratégie signifie qu’ils ne reconnaissent plus un niveau de qualification, mais une adaptabilité à des fonctions limitées dans le temps et dans des bassins d’emplois déterminés.

Ils promettent du mieux, mais en réalité les inégalités s’accroissent

Pour adapter l’enseignement supérieur à cette stratégie, il faut le mettre sous la coupe directe du patronat et des pouvoirs politiques à leur service. Il faut des Universités et des Grandes Ecoles en nombre limité qui assurent la formation des élites dirigeantes. Les autres seront formés dans des Universités et des filières de seconde zone. C’est le sens du rapport Attali repris par le gouvernement et qui vise à concentrer tous les efforts sur dix sites universitaires dit d’excellence. Pourtant, les gouvernements successifs n’ont pas été avares en promesses mais dans les faits, ils ont développé les inégalités.

S’organiser pour que cela change

Les jeunes n’ont rien à attendre de ces politiques au service du capital, pas plus qu’ils n’ont à attendre de ces soi-disant opposants qui, au pouvoir, mènent la même politique. Leur intérêt, c’est de se battre pour obtenir dans l’immédiat les moyens nécessaires d’étudier avec :

-L’augmentation des bourses et l’élargissement des ayant droit

-La construction massive de logements bon marché

-Les soins gratuits

-L’accès à une restauration de qualité et bon marché

-Des diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives et les statuts avec un SMIC minimum à 1500 euros net

-Un encadrement et des conditions d’études tenant compte des niveaux d’entrée

Les moyens existent pour satisfaire toutes ces revendications à condition de s’en prendre aux énormes profits capitalistes.

 

La question politique

Les luttes unies des étudiants et des salariés ont permis des succès. C’est le cas avec le CPE, mais il est clair que ces succès sont momentanés car la logique du capital est de faire régresser les droits sociaux autant qu’il le peut. Il faut donc affronter cette politique pour la battre. Cela passe nécessairement par l’organisation d’un parti révolutionnaire contestant l’ordre capitaliste pour l’abattre. Avec « communistes », nous avons créé  un parti révolutionnaire de lutte de classe contre le capitalisme et pour le socialisme. Renforcer ce parti, c’est se donner les moyens efficaces de changer de société. Ensemble, nous pouvons beaucoup !

 

Non à la loi d’autonomie des Universités

 

Cette loi commence à entrer en vigueur malgré les luttes menées courageusement par de nombreux étudiants et personnels. Il faut dire son approbation par la direction de l’UNEF a joué négativement dans le développement des luttes, de même la rapidité avec laquelle la majorité des Présidents d’Universités se moulent dans la loi freine la prise de conscience des dangers qu’elle représente.

En donnant aux Universités une autonomie de gestion de leurs cursus comme des personnels, la loi organise leur mise en concurrence et ouvre la voie à une influence accrue du patronat dans les orientations pédagogiques et de recherche. La loi d’autonomie met en musique dans le domaine de l’enseignement supérieur les textes sur les finances publiques votés sous le gouvernement Jospin.

Les propositions de la commission Attali poussent les feux dans le sens d’une Université à deux vitesses. D’un côté une dizaine d’établissements de prestige qui seront dotés des moyens essentiels et de l’autre des Universités de seconde zone assurant la formation à court terme, avec des diplômes locaux, d’une main d’œuvre adaptée aux seuls besoins immédiats du patronat.

Nous sommes avec ceux qui se battent contre cette loi.

  

Formation ou formatage ?

             Un communiqué de presse de la société « Conforama » nous apprend qu’elle vient de s’associer à l’Université de Paris 1-Sorbonne pour créer un nouveau cursus diplômant (bac + 5) pour faire : « des directeurs de Conforama de véritables entrepreneurs du discount au service du client ».

            Ce cursus est entièrement construit sur mesure pour la société « Conforama » et il n’aura de valeur qu’à «Conforama». Nul doute que cela rapporte de l’argent à Paris 1 et à quelques enseignants, mais est-ce la vocation de l’Université de délivrer des diplômes privés ou l’impétrant devra justifier devant un jury mixte (Paris 1-Conforama) de son plan d’action pour développer l’activité du magasin qu’il dirige ? Quelle peut-être la valeur d’un diplôme attaché à une marque commerciale quand le diplômé souhaitera changer de patron ?

            Cette privatisation des diplômes est donc particulièrement dangereuse. De plus, les enseignants qui acceptent de participer (moyennant finance) à ce genre de formation ont moins de temps pour faire de la recherche. Tout cela ne va pas dans le sens d’une recherche au cœur de l’enseignement supérieur !

 

Rejoignez-nous, écrivez-nous : Robert VEYRIER, 4 rue des Princes 92 100 Boulogne

EMail : communistes2@wanadoo.fr

Sites : http://www.sitecommunistes.org

 

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