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Réunis en congrès les 1er et 2 mars 2002, nous avons fondé un parti révolutionnaire de lutte de classes. Nous l’avons appelé « COMMUNISTES »

Spécial étudiants N°3 février-mars 2009

 

UNIVERSITE RECHERCHE : LA PRESSION MONTE

Depuis quelques semaines, la tension est montée d’un cran. Le mécontentement fait suite aux mesures prises contre les Universités avec la Loi sur la Responsabilité des Universités (LRU) et à celles visant à liquider le CNRS et les autres établissements publics de recherche. Il s’est aggravé avec le projet de réformer le statut des enseignants chercheurs pour les mettre sous la coupe directe des Présidents d’Universités et moduler leurs services avec à la clef des salaires variables. Ce projet vise à terme à liquider le statut de fonctionnaire d’État qui assure aux personnels un minimum d’indépendance intellectuelle vis-à-vis de la hiérarchie. Ces projets qui touchent tous les personnels n’ont qu’un but : privatiser les Universités qui rapportent et liquider le service public. S’ajoute à toutes ces mesures la précarisation des emplois, l’externalisation des services, le refus d’augmenter les salaires et la non reconnaissance des qualifications. Le 20 janvier déjà une manifestation des personnels avait montré que la mobilisation était montée d’un cran. Le 29 janvier  des milliers de personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur étaient dans la rue.

Depuis, la mobilisation continue de monter, le 10 février à Paris comme en Province les cortèges ont été impressionnants. Dans des dizaines d’Universités, des services entiers observent des mouvements de grève, des assemblées générales bien suivies, aussi bien à Paris qu’en province, décident d’actions et de grèves. Dans ces conditions, il est difficile au gouvernement et à ses supporteurs d’attaquer de front le mouvement. Ils préfèrent manœuvrer pour sauver l’essentiel, leur  loi de «responsabilité des Universités », quitte à reprendre ultérieurement l’attaque contre le service public. Les militants de « Communistes » travaillent à la mobilisation et ont engagé le débat politique nécessaire quant aux origines de la crise et à la nécessité d’un rassemblement clair et offensif contre la politique du capital.

La crise touche d’abord les étudiants aux revenus modestes. Beaucoup d’entre eux travaillent pour payer leurs études. Ils sont menacés de chômage car celui-ci frappe en premier lieu les précaires. Comment faire alors que tout augmente et que la LRU dessine un paysage d’Universités concurrentielles désirant capter l’étudiant « rentable » qui pourra payer pour ses études ? Lutter avec les salariés. 

 

 

MARDI 10 MARS à JUSSIEU DE 12h à 14h

DEBAT avec Rolande PERLICAN Secrétaire générale de « Communistes »

RASSEMBLER DANS LA LUTTE CONTRE LA CRISE

POUR FAIRE PAYER LE CAPITAL

 

AVEC LA LRU L’ACTION SOCIALE EN DANGER

 

Une circulaire du Ministère aux Présidents d’Universités « autonomes » leur enjoint de prendre en charge l’action sociale pour les personnels qui seront désormais rémunérés directement par les Universités et non plus sur le budget de l’État. Aucune garantie n’est donnée que les budgets alloués à l’action sociale seront reversés intégralement par l’État et utilisés comme tels, puisque tout dépendra de la politique de l’Université dans ce domaine. C’est ainsi une partie du salaire différé qui est menacée dans l’opération. Nous exigeons le versement intégral du budget de l’action sociale aux personnels.

Au delà, nous exigeons le maintien du statut national de fonctionnaire pour tous les salariés des universités, la restitution des emplois supprimés et la création d’emplois pour résorber la précarité.

 

Il faut un Etat Palestinien souverain

 

Les bombardements israéliens ont cessé, les chars se sont retirés de Gaza, mais ils continuent à l’encercler.

Le peuple palestinien paie cher sa volonté de  rester sur sa terre. Près de 1400 morts dont un tiers sont des enfants, 5000 blessés avec  toutes les conséquences d’une agression militaire dont la violence témoigne de la volonté destructrice d’Israël.

Trois cents associations humanitaires et de défense des droits de l’homme portent plainte contre Israël et demandent l’ouverture d’une enquête pour crime contre l’humanité.

Si Israël peut se permettre de continuer la colonisation du territoire palestinien, de rester autour de Gaza et de faire planer la menace de la reprise de son agression, c’est parce que les occidentaux le soutiennent et se rangent  aux conditions imposées par Israël. Les USA et les Européens leurs ont donné des assurances. l’Egypte a fermé sa frontière avec Gaza, les convois humanitaires ne peuvent plus passer alors que le peuple palestinien est dans le plus grand dénuement.

Il faut lever le siège de Gaza et arriver à un état Palestinien souverain.

Il n’y a pas d’autre issue. C’est la seule voie pour assurer la Paix. De plus en plus de voix diverses se font aujourd’hui entendre et l’idée de la création d’un état palestinien apparaît comme la seule solution politique.

Il faut contraindre Israël, prendre les sanctions qui s’imposent pour avancer vers une  paix véritable. Le peuple palestinien lutte pour son indépendance et le droit à un Etat. Nous lui apportons tout notre soutien.

 

Sarkozy au secours du capital

 

Rien pour le peuple, tout pour le capital, voilà ce qui ressort de toute la politique de Sarkozy. Ce n’est pas nouveau, mais aujourd’hui les conséquences sont de plus en plus dures pour les travailleurs.

« Pas question d’envisager une augmentation de la consommation populaire pour sortir de la crise » vient de déclarer Sarkozy. Rien pour le peuple alors qu’il a déjà trouvé 428 milliards d’euros pour aider les banques et les grandes entreprises, car « elles ont besoin d’être aidées » a-t-il affirmé. Et ce n’est pas tout ! Le gouvernement veut faire payer la crise à ceux et celles qui en sont les victimes tandis que les actionnaires du CAC 40 se partagent 45 milliards d’euros, autant que l’an dernier : la crise n’est pas pour tout le monde.

Mais les salariés, les retraités, les étudiants ne se laissent pas faire. Déjà les actions se multiplient partout en France. La journée du 29 janvier, pour l’emploi, les salaires, les retraites a été un grand succès et elle est une étape importante de la lutte contre cette politique. Sarkozy y a répondu par de nouveaux cadeaux aux patrons avec la suppression de la taxe professionnelle et rien pour les salariés. Il faut donc passer la vitesse supérieure et amplifier les luttes. Le 19 mars sera un moment important de celles-ci.

Rassemblons-nous partout et agissons pour contraindre les responsables de la crise à payer. C’est notre action unie qui nous permettra d’y parvenir.

 

PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS UNISSEZ-VOUS

Rejoignez-nous, écrivez-nous : Robert VEYRIER-COMMUNISTES, 99bis Av du Général Leclerc 75014 PARIS

EMail/ communistes2@wanadoo.fr     Site : www.sitecommunistes.org  

 

 

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