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Journal N° 104

De Juin 2013

 

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SOMMAIRE :

 

Edito : Un seul moyen, LA LUTTE

Retraite, la riposte vite

28 milliards pour la production, 700 milliards pour la spéculation

Des nationalisations gérées par le peuple : une urgence

Faire grandir les idées révolutionnaires

Good Year : la lutte continue

Le salaire des profs baissé de 20% ?

TURQUIE : la lutte se renforce

 

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Editorial

 

Un seul moyen,  la lutte

 

Les Maîtres de l’Industrie et de la France, le MEDEF, Hollande et son équipe socialiste etc… tous ceux-là justifient les attaques qu’ils mènent contre l’emploi, les retraites, les salaires, le système de santé, la protection sociale, le droit du travail, l’enseignement etc… par la nécessité d’être « compétitifs ».

       Des centaines d’entreprises disparaissent, 35.000 salariés sont réduits au chômage en un seul mois, la Sécurité Sociale est sur la ligne de mire du patronat. Pour être compétitifs ?

Pour les groupes capitalistes, plus le prix de la force de travail est faible et mieux ils se portent.        De ce point de vue lisez des exemples imparables dans notre article « 28 milliards pour la production, 700 milliards pour la spéculation » qui montrent une fois de plus que ces groupes détournent des centaines de milliards produits par le seul travail des salariés et personne d’autre.

       Cette « Compétitivité » là nous la combattrons jusqu’à ce qu’elle disparaisse et le capitalisme avec elle.

       De nombreuses luttes ont lieu dans les entreprises en France, chez Goodyear, Sanofi, PSA, les contrôleurs aériens internationaux, aux PTT etc… dans les pays européens et dans le monde entier. C’est la seule voie à suivre.

 

Partout un seul moyen la lutte

La rédaction

 

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R  e t r a i t e s :  L  a   r i p o s t e , v i t e

 

La France compte 15 millions de retraités. Hollande  répète qu’il est indispensable de réduire le coût de leurs retraites, car  le déficit  est aujourd’hui de 14 milliards par an et il atteindrait 20,1 milliards en 2020 si des mesures sévères n’étaient pas prises immédiatement. « Est-ce que je peux comme Président de la République, laisser 20 milliards d’euros de déficit en 2020 ? » s’est-il exclamé. Le Président actuel attaque durement le peuple mais il le fait dit-il au nom de l’intérêt national. Une commission « d’experts » ( la commission Moreau) a préparé une batterie de « propositions » qui sont un coup de massue contre le système actuel des retraites. Derrière les propositions actuelles – l’augmentation de la durée de cotisation - l’élévation de l’âge  de départ à la retraite- l’augmentation de la CSG pour les retraités etc… se profilent le retour progressif à la retraite individuelle, à l’abandon progressif d’un système de retraite basé sur des garanties nationales, le retour à l’attribution d’une retraite limitée uniquement aux seuls salariés de telle ou telle entreprise ou service, en dehors de toute référence nationale. Ce qui rappelle la situation qui était celle des travailleurs avant 1945.

Ce n’est qu’une étape, la véritable perspective que le patronat et le gouvernement socialiste ont en ligne de mire c’est celle-là. N’oublions pas que les « propositions » de la Commission Moreau ont été préparées jusque dans les détails par le MEDEF et la CFDT. On sait de quoi ceux-là sont capables !

 

       15 millions de retraités seraient « trop payés » responsables, à leur niveau, de la situation actuelle ? C’est insultant pour celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie avec les salaires qu’on sait. C’est insultant pour tous les salariés qui seront les retraités de demain.

       Hollande et les siens savent que l’Etat alloue chaque année aux entreprises 200 milliards d’euros d’exonération fiscales et de cotisations sociales.

       14 milliards d’un côté, 200 milliards de l’autre, comparez.

 

       La CGT dit qu’elle ne permettra pas qu’on attaque les retraites, qu’il faut se mobiliser. Les Unions syndicales de retraités, CGT – FO –FSU – Solidaires,  affirment qu’elles vont le faire. Vite  un mot d’ordre  syndical pour une grande action dans tout le pays pour faire échouer ce funeste projet.   

 

       Ce mot d’ordre  est attendu : un sondage  rapporte que : 83% des français sont inquiets, 78% sont prêts à se mobiliser (c’est plus 20 points sur 2010), 64% sont pour une mise à contribution des revenus financiers.

 

       Comme toujours.

 

« Communistes » sera là pour mobiliser, développer notre combat commun contre cette nouvelle  attaque contre nos retraites. 

 

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2 8  m i l l i a r d s  p o u r  l a  p r o d u c t i o n ,

7 0 0  m i l l i a r d s  p o u r  l a  s p é c u l a t i o n.

 

C  o m p a r e z

 

Chaque année en France des centaines de milliards qui sont le produit du seul travail des salariés ne sont pas investis dans le secteur productif. Une part essentielle des richesses crées par les travailleurs dans les usines, les bureaux, les services publics est détournée ( dérobée est le mot qui convient) par les maîtres de l’industrie et de la finance. C’est vrai partout : dans les principales places boursières du monde les échanges spéculatifs sont 80 fois supérieurs (vous avez bien lu 80 fois !) aux échanges commerciaux réels.

      Où passent ces sommes énormes ?  Elles ne servent qu’à spéculer, des milliards contre des milliards. Elles aliment une énorme bulle financière qui craque périodiquement comme on l’a encore vu avec le déclenchement de la crise  capitaliste de 2008.

 

      Ceux qui se succèdent à la tête de l’Etat le savent mais ils n’en parlent jamais, qu’ils soient UMP, PS etc…Le mutisme du FN sur la même question confirme une fois de plus, que ce parti est lui aussi entièrement à la solde du capitalisme.

 

      Ces gens là savent tous qu’en France ces dernières années, les « actifs financiers » ces sommes énormes détournées de la production ont augmenté de 700 milliards d’euros par an ( en valeur constante). Il savent tous que le produit intérieur brut ou PIB, cette production annuelle de marchandises de produits et de bien de consommations  n’a augmenté que de … 28 milliards ! Quant aux salaires les chiffres officiel parlent d’une «augmentation» moyenne de  2% !

 

      Dun côté 28 milliards pour la production indispensable au peuple et aux véritables échanges commerciaux, de l’autre 700 milliards détournés par les maîtres actuels du pays. Le capitalisme c’est ça !!

 

      Et c’est des travailleurs, du peuple, que le gouvernement socialiste exige des sacrifices ! Tout comme l’a fait le gouvernement précédent et tout comme le ferait le gouvernement suivant si notre peuple laisse faire.

 

      Tout changement politique profond passe  par  la nationalisation de tous les grands groupes économique et financier. Des nationalisations gérées démocratiquement par les représentants des travailleurs et  du peuple.

 

      Cette question est centrale.

 

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Des nationalisations gérées par le peuple : une urgence

 

            La reconquête d’un secteur public national soustrait à la main mise capitaliste, qui soit le monopole de la nation et gérè par le peuple est plus que jamais une nécessité.

 

       Il ne peut y avoir de politique de progrès économique et social sans que la nation ait la maîtrise des secteurs décisifs, sans qu’elle ait le monopole des principaux leviers économiques.

 

Les privatisations :

 

       Depuis 30 ans, les gouvernements qui se sont succédés, droite, PS –gauche ont reprivatisé la presque totalité  du secteur nationalisé en 1945 : secteur financier – industriel – énergie – transport – télécommunications… Le capital d’entreprises publiques est de plus en plus ouvert, livré à la main-mise à capitaliste internationale :  c’est le cas à la SNCF –à EDF- Gaz de France – aux PTT…

 

Hollande accélère

 

       Pour offrir de nouveaux  milliards aux entreprises, il vient d’annoncer que l’Etat va céder au privé des parts importantes de ses actions dans les entreprises où l’Etat est encore majoritaire :

- il a déjà vendu des parts de l’équipementier aéronautique Safran pour 448 millions d’euros, du groupe EADS pour 483 millions. Il prévoit de vendre des parts de :  EDF – Areva –France-Telecom –Air France-KLM- GDF-Suez –Thalès – Renault…  EDF serait un « choix évident » car la part de l’Etat vaut 24,2 milliards d’euros, et ça peut rapporter gros…aux groupes acquéreurs.

       On sait ce qui se passe dans les entreprises livrées au capitalisme: réductions massives d’emplois, fermetures pures et simples, délocalisations, blocage des salaires, casse des statuts… Tout ça pour mieux se placer dans la concurrence capitaliste,  baisser toujours plus le prix de la force de travail pour accroître les profits.

       Le gouvernement puise dans les fonds publics pour offrir  cette année 200 milliards d’euros d’exonérations fiscales et de cotisations sociales aux entreprises. 80 milliards annuels d’évasion fiscale ont eu lieu cette année.

 

Stop aux privatisations de ce qui reste du secteur public Il faut nationaliser :

 

       Le secteur : financier, l’énergie, l’industrie, les transports, la communication, l’équipement, les routes et autoroutes, les eaux et forêts, la santé... : tous les secteurs décisifs de l’économie 

       Il faut mettre fin à cette loi socialiste qui soumet l’enseignement et la recherche aux intérêts des groupes capitalistes internationaux.

 

       Nationaliser ces secteurs, c’est la seule façon aujourd’hui d’enlever le pouvoir aux multinationales qui gouvernent la France. C’est la seule façon de récupérer cet argent qu’il détournent et qui nous appartient. C’est la seule façon d’assurer le développement dans tous les secteurs de l’économie, de créer des millions d’emplois.

      

       Il faut soustraire la nation et le peuple à la domination des multinationales. La lutte contre le capitalisme ne souffre pas de demi- mesure. Il faut s’attaquer au capital lui-même car l’opposition capital-travail est irréductible.

 

 

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Faire grandir les idées révolutionnaires.

 

       Editer des millions de tracts, faire des campagnes d’affichage, organiser des réunions, participer encore plus largement aux batailles électorales, coûte des sommes considérables.

 

      C’est à vous que nous nous adressons. Celles et ceux qui approuvent notre action, dans les entreprises, les établissements d’enseignement, dans les quartiers, nos amis, nos sympathisants sont nombreux. Demandez-leur de  participer à notre souscription.

 

 Nous comptons sur vous.

Pour vous procurer des carnets

de souscription adressez vous:

 

à COMMUNISTES

99 bis Avenue du Général Leclerc 75014  PARIS

 

ou aux militants de votre département

 

Les chèques sont à envoyer à: COMMUNISTES 99 bis Avenue du Général Leclerc

 

Ils sont à libeller à notre mandataire financier : Aline PORNET.     

 

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G  o  o  d    y  e  a  r  :  l a   l u  t t e   c o n t i n u e

 

 

Amiens-Nord, les 400 salariés présents vendredi 31 mai à la réunion d’information organisée par le syndicat CGT ont décidé une opération « usine morte » à partir de 4 h du matin le lundi 3 juin pendant qu’une délégation partirait à l’audience du Tribunal de Nanterre afin de contester pour la 4ème fois la validation du plan de licenciement des 1173 salariés de l’usine d’Amiens Nord.

 

      Les salariés ont bloqué l’entrée et la sortie des marchandises aux alentours de l’usine en brûlant des pneus. La direction, comme à son habitude a fait intervenir l’Inspection du Travail sur le site, considérant que des salariés étaient empêchés d’accéder à l’usine. Les inspecteurs ont donné raison aux grévistes, estimant que le personnel était libre d’entrer et de sortir.

 

      A Nanterre, Fiodor Rilov l’avocat de la CGT et du CCE a démontré dans sa plaidoirie que le projet de fermeture du site d’Amiens Nord par le groupe GOOD YEAR découle en fait de la mise en œuvre d’une délocalisation masquée vers TITAN orchestrée depuis longtemps et dont les salariés devraient faire les frais.

 

      La CGT syndicat ultra-majoritaire (86 % tous collèges confondus) depuis plusieurs élections s’y oppose depuis 7 ans avec l’assentiment des salariés. Les constats d’huissiers donnent raison à la CGT: il s’agit d’ une délocalisation masquée via des transferts d’actifs de GOOD YEAR vers TITAN, sans que la production ne se fasse sur Amiens.

 

      Montebourg a enterré Goodyear à Amiens. En 2012 avec une casquette de soutien au candidat Hollande,  Montebourg l’actuel ministre du « rabaissement productif » annonçait en cas de victoire de la gauche des lois contre les licenciements, à grands renforts d’empathie avec les salariés en lutte. En 2013, alors que les sociaux-démocrates sont au pouvoir depuis un an, l’inégalable Montebourg  finalise sa déclaration de ministre en déclarant que la direction (de GOOD YEAR) allait poursuivre la procédure d’information et de consultation sur son projet de fermeture. Il a même ajouté que le gouvernement socialiste allait demander  à l’entreprise de proposer des mesures exemplaires d’accompagnement visant à permettre aux salariés licenciés de retrouver au plus vite un emploi.

 

      De qui se moque t-on !!!

 

      Les salariés ne viennent pas chercher un chèque de départ, ils veulent seulement travailler pour vivre dignement et ils le prouvent chaque jour. « Communistes » soutient leur lutte sans réserve.

 

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Le salaire des profs baissé  de 20% ?

 

           

Le gouvernement socialiste prépare un projet de décret pour le 17 juin : selon ce décret les professeurs du primaire et du secondaire  commenceraient leur carrière à l’échelon 1 au lieu de l’échelon 3 actuellement. La différence est de taille, le salaire de l’échelon 1 est de 1600 euros bruts au lieu de 2000 euros à l’échelon 3

       C’est une véritable provocation. Les enseignants débutants français sont, selon l’OCDE, (Organisation de Développement et de Coopération Economique) parmi les plus mal payés, 10% au-dessous de la moyenne.

 

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TURQUIE : la lutte se renforce

 

Depuis plusieurs semaines à Istanbul, Ankara, dans plus de 70 villes, partout dans le pays le mouvement de contestation s’étend, des centaines de manifestations continuent chaque jour. Toutes les catégories socioculturelles, ou confessions confondues manifestent contre le gouvernement Erdogan.

      Les 3 et 4 juin, 48 heures de grèves ont eu lieu à l’appel des syndicats.

      Parmi les manifestants venus d’horizons très divers, des cortèges de syndicalistes venus avec leurs banderoles. Un ouvrier du bâtiment explique « On nous dit que l’économie turque fait partie des 17 meilleures au monde. Mais nous, on n’en voit aucune retombée. Il n’y a que les capitalistes qui en profitent ».

      Ce qui se passe en Turquie est l’illustration de la colère, du ras-le bol des jeunes, des travailleurs, du peuple, de tous ceux qui subissent les bas salaires, le chômage, les difficultés de plus en plus grandes.        

Joint à cela il faut ajouter la politique autoritaire et fascisante et la restriction des libertés fondamentales.

      Cette lutte qui gagne en ampleur est un exemple de plus de l’agitation qui secoue l’ordre établi dans le monde entier.

 

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