Journal N° 36 de mars/avril 2003

 

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SOMMAIRE

Halte à l’agression américaine en Irak ! (éditorial )

Le monde entier contre la guerre

Bush noie Bagdad sous les bombes

Nord-Pas de Calais : la lutte continue

Pour le Développement de l’action

COMMUNISTES S’IMPLANTE ET AGIT

Communistes 63 se développe

Voilà où passe notre argent

BUSH – CHIRAC : Querelle de famille

Ils ne veulent pas perdre de temps

Retraites : Pas une minute à perdre

 

 

 

 

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EDITO

 

HALTE A l’AGRESSION AMERICAINE EN IRAK !

 

 

Un déluge de missiles et de bombes s’abat sur l’IRAK. Les dirigeants US ont annoncé qu’il allait encore s’intensifier avec l’utilisation d’armes nouvelles de destruction “ qui permettent des attaques plus efficaces et plus rapides ”.  Combien de victimes, combien de destructions fera cette agression criminelle contre le peuple irakien ?

 

La raison de cette agression est évidente. Il ne s’agit nullement d’apporter la liberté et la démocratie au peuple irakien. Ce que veulent BUSH et les dirigeants US qui s’apprêtent à occuper l’IRAK longtemps, c’est s’emparer de ce pays, de ses richesses considérables et, à partir de là, mettre la main sur toute la région. Colin POWEL déclarait récemment : “ Un succès en IRAK pourra remodeler fondamentalement cette région et fera progresser les intérêts américains ”.

 

Les USA sont lancés dans une vaste opération pour dominer le monde. BUSH et avec lui le Grand Capital américain veulent renforcer leur position hégémonique dans tous les domaines de la mondialisation capitaliste. Après l’IRAK où interviendront-ils pour imposer l’ordre américain ?

 

Il faut arrêter le bras de l’agresseur ! En France et dans le monde entier de puissantes manifestations ont lieu. Elles doivent encore grandir partout pour dire HALTE à la guerre contre les peuples. Nous vous appelons à participer partout à ces manifestations.

 

La France doit marquer sans équivoque sa condamnation totale et définitive de cette agression. CHIRAC autorise le survol du territoire français par les avions de guerre américains, c’est inadmissible, il doit l’interdire. Après avoir pris acte de l’intervention américaine, il s’est limité à déclarer : “ je souhaite que ces frappes soient le plus rapides et le moins meurtrières possible ”. NON !  CHIRAC doit intervenir partout dans toutes les instances internationales et auprès des autres pays pour exiger l’arrêt immédiat de l’agression Américaine en IRAK.

Nous vous appelons à exprimer cette exigence auprès de CHIRAC et du gouvernement français.

 

Paris, le 24 mars

 

 

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Le monde entier contre la guerre

 

 

Partout dans le monde y compris aux Etats-Unis, celles et ceux qui sont hostiles à la guerre manifestent par millions dans toutes les villes. Solidaires avec le peuple irakien, ils exigent  l’arrêt de l’agression américaine.

 

La guerre fait rage, la Bourse remonte

 

Les marchés se réjouissent des premières nouvelles venant du Sud irakien et les grandes compagnies développent des projets ambitieux pour l’avenir. Avec 11% de la production mondiale l’IRAK est une gigantesque éponge gorgée d’or noire.

 

 

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BUSH   noie  BAGDAD

 

sous les bombes

 

Un véritable déluge de feu s’est abattu sur BAGDAD. Les bombardiers B52 ont déchargé leur terrifiante cargaison. De gigantesques flammes illuminent le ciel tandis que d’énormes panaches de fumées s’élèvent au dessus de la ville. Les explosions secouent la ville, l’air brûle, la terre tremble. Des lueurs dans la nuit, des immeubles en flammes, des images d’apocalypse.. Cela, alors qu’en face il n’y a aucune résistance exception faite de la DCA. Dans le ciel l’aviation US est dirait-on, chez elle. Dès le premier jour, 320 missiles de croisière et des milliers de bombes ont été larguées par des centaines d’avions.

RUMSFELD, le secrétaire US à la défense, s’agace qu’on puisse comparer ces bombardements à ceux de la deuxième guerre mondiale. “ Ceux de BAGDAD sont beaucoup plus précis ” a-t-il déclaré.

Combien de dizaines de milliers de victimes, combien de destructions ? Impossible jusque là de connaître le nombre de morts de blessés dans le peuple. Ce qui est sûr c’est que la stratégie américaine (“ Le choc et l’effroi ”) est conforme au déferlement de brutalité annoncée. L’important pour les dirigeants US c’est de “ sécuriser les puits de pétrole, d’empêcher la destruction des gisement d’or noir ” qui leur rapporteront des milliards de profits après cette guerre. 

 

INTOX

 

La présentation que les médias donnent de la guerre en IRAK est scandaleuse. Les populations massacrées, les villes détruites, le pays ruiné, tout cela passe au second plan, loin derrière des “ informations ” qui déshonorent ceux qui les répandent. Dire que le but de l’agression américaine c’est d’établir en IRAK un  régime démocratique, c’est indigne quand BUSH lui même dit qu’il veut installer un régime à sa solde. Parler de protéger le pétrole avant tout le reste alors que la guerre US fait des dizaines de milliers de victimes c’est indigne. Présenter les troupes US et Britanniques comme des “ libérateurs ” alors qu’ils envahissent l’IRAK pour que les grandes sociétés capitalistes s’emparent de ses richesses c’est indigne.

On vérifie une fois de plus et de façon éclatante que les médias sont à la solde du pouvoir.

 

 

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NORD – PAS DE CALAIS, 

la lutte continue

 

 

Jeudi 6 mars plus de 2000 travailleurs de Métaleurop, Sollac-Biache, La Française de Mécanique,Testut, Alcatel, Renault… manifestent pacifiquement contre les licenciements et la casse du tissu industriel. Les CRS chargent et frappent, ils bombardent de gaz lacrimogènes. Comme toujours le gouvernement est avec le patronat contre les salariés. Un dirigeant de la CGT l’avait d’ailleurs vivement rappelé : “ la présence, au sein du gouvernement de Francis MER, casseur de la sidérurgie, illustre bien des orientations industrielles.

Les camarades de la section de “ COMMUNISTES ” de Renault-Douai ont distribué un tract intitulé “ Non a la casse de nos usines ”. Extraits :

“ Voici le long cortège des licenciements de masse qui arrive… Le chômage est en progression de 4,8% en 2002, il ne cesse d’augmenter et le grand patronat ne cesse de restructurer et licencier, jouant comme en bourse avec le destin des familles ouvrières.

Le capital soutenu par le gouvernement croit ne pas avoir de compte à rendre…Il bénéficie d’aides publiques et de cotisations sociales afin de développer sa politique de casse du tissu industriel…Rappelons que 42,5 milliards d’euros ont été octroyés au patronat de notre pays y compris aux groupes étrangers, sans aucun contrôle…Le combat des Métaleurops est le nôtre, nous les soutenons et exigeons avec eux que la décision de fermer le site soit purement et simplement annulée.

L’objectif fondamental de “ COMMUNISTES ” est de combattre le capital ainsi que ses gouvernements de droite et sociaux démocrates…Les politiciens de tous bords, par leurs comportements démagogues, opportunistes inspirent le rejet politique chez les travailleurs, les jeunes. “ COMMUNISTES ” est le parti qui redonne confiance au mouvement révolutionnaire par la jeunesse ”…

 

 

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Pour le développement de l’action

 

 

Depuis le début de l’année les luttes se sont amplifiées. Elles portent sur des questions essentielles : l’emploi, les salaires, la retraite, le secteur public… Tour à tour les salariés d’entreprises métallurgiques, ceux de la RATP, de la SNCF, d’EGF, de GIAT Industries, les enseignants et d’autres, agissent pour défendre leurs revendications et leurs droits. A n’en pas douter 2003 sera un grand cru en matière de luttes sociales, tous les indicateurs sont au rouge. Les perspectives pour le monde du travail sont de plus en plus sombres, aucun secteur d’activité n’est et ne sera épargné, aucune catégorie de salariés n’est et ne sera à l’abri des mauvais coups portés par le patronat et le gouvernement.

Depuis l’arrivée de l’Euro les prix n’arrêtent pas de flamber. Pour le seul mois de février l’inflation vient de battre un record vieux de dix ans ! Et ce n’est pas fini hélas…Les chefs d’entreprises annoncent déjà de nouvelles hausses de tarifs. Le pouvoir d’achat ne cesse de reculer. Les salariés, les chômeurs, les retraités, sont tous concernés.

Face à la politique de rigueur imposée par le patronat et le gouvernement seule la lutte de masse est en mesure d’imposer un rapport de force favorable à la satisfaction des revendications. Action de masse et rassemblement impliquent la plus grande coordination source d’efficacité de confiance et de réelles perspectives pour une issue positive des luttes. Si l’incontournable nécessité de ces luttes est d’une criante actualité, celle de les mener sur des objectifs clairs et précis l’est tout autant. C’est la satisfaction des besoins des travailleurs qui doit primer sur tout.

Pour développer leurs luttes les travailleurs ont absolument besoin d’un syndicalisme combatif qui défende leurs revendications sans faiblesse et prenne les initiatives d’action qui s’imposent. L’existence même de ce syndicalisme de classe est aujourd’hui menacée.

Notre Comité National a adopté récemment un document dans lequel il donne sa conception d’un syndicalisme de classe dans les conditions de la lutte d’aujourd’hui.( Vous pouvez vous le procurer en le demandant à R. VEYRIER ou en consultant notre site). 

La CGT tient son congrès au moment où nous imprimons notre journal. Nous allons suivre avec attention ses travaux, nous vous en parlerons dans notre prochain journal. 

 

 

Le Pen, Chirac et les autres

 

“ On commence à travailler trop tard et on part à la retraite trop tôt ” a déclaré LE PEN au cours d’une réunion à Paris en février. Que ce soit Le Pen, les grands groupes financiers, Chirac, Le MEDEF, Raffarin, le patronat, le PS… les uns et les autres tombent vite d’accord dès qu’il s’agit de s’attaquer aux salariés

 

 

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COMMUNISTE S’IMPLANTE ET AGIT

 

Placée sous la présidence de Alain EVEN, membre du Bureau National, syndicaliste,

LA RENCONTRE DE JAPY,  sera la première grande réunion

que “ COMMUNISTES ” tiendra un an  après sa création.

Notre Secrétaire Nationale Rolande PERLICAN présentera notre parti créé le 2 mars 2002, ses objectifs et son programme.

 

Pour les militants de notre Parti ce sera l’occasion d’échanger leurs expériences, de parler des succès qu’ils rencontrent, des difficultés qu’ils doivent surmonter. Pour vous qui découvrez “ COMMUNISTES ”, qui en entendez parler pour la première fois, ce sera l’occasion de vous documenter, de rencontrer des membres de “ COMMUNISTES ”et de nous rejoindre si vous le souhaitez. Nous vous invitons chaleureusement.

 

 

J’invite tous les adhérents, sympathisants et citoyens à venir nombreux le 17 mai !

 

Dimitri DEMANGE a 30 ans, il est agent patrimonial à l’Office National des Forêts, habite Lisle-en-Barrois dans la Meuse.

“ Adhérent à 20 ans au PCF, militant pendant 8 ans, j’y ai combattu la dérive opportuniste de sa direction pendant sa participation au gouvernement maastrichien, alors que le peuple était abandonné au social-libéralisme. C’est donc avec un grand enthousiasme que j’ai adhéré à COMMUNISTES, car il me fallait un nouvel outil politique clairement marxiste pour combattre efficacement le capitalisme.

J’attends beaucoup de notre première réunion publique du 17 mai, notamment pour que la population nous reconnaisse comme un parti politique dont elle a besoin malgré les difficultés posées par les médias peu enclins à nous mettre en avant. J’attend de COMMUNISTES d’être une force de propositions et pas seulement de dénoncer les crimes quotidiens du capitalisme  (sinon nous dériverions dans un gauchisme inefficace), apportons des réponses claires aux interrogations et aux besoins des citoyens, luttons avec eux, amenons-les à la réflexion et à la prise de conscience que l’on ne peut rien obtenir avec les pseudos – partis de gauche. Nous jugeons ces partis politiques sur leurs actes et c’est pourquoi nous les combattons comme les autres partis capitalistes (UMP, UDF) ou fascistes (FN, MNR).

Invitons le peuple à faire de la politique avec COMMUNISTES pour défendre ses intérêts, conquérir de nouvelles avancées sociales et un jour abolir le capitalisme ”.

 

 

 

Pierre est contrôleur à SNECMA SERVICES à St Quentin en Yvelines, entreprise aéronautique du groupe SNECMA.

“ Nous sommes très attentifs à l’initiative prise par COMMUNISTES le 17 mai au gymnase JAPY à Paris. Nous suivons COMMUNISTES depuis sa création, cela va tout à fait dans le bon sens. Le 17 mai beaucoup de responsables syndicaux de notre usine seront présents. Dans notre entreprise, avec notre organisation syndicale, nous agissons pied à pied pour défendre les acquis, les salaires et l’emploi . Cette rencontre de Japy nous intéresse car elle peut permettre de donner aux luttes une perspective politique et faire en sorte qu’une issue politique se dessine, ce qui manque de toute évidence au monde du travail.

Nous sommes sûrs que c’est là que se trouvent les solutions que la situation présente exige ”.

 

 

 

Sylvie :Pourquoi je participe au grand rassemblement organisé par COMMUNISTES le samedi 17 mai à JAPY ?

Parce que j’habite le Pas de Calais, département particulièrement sinistré au niveau du chômage. Parce que le 10 mars, 830 salariés de Métaleurop ont été licenciés. Parce que je suis obligée de faire 300 Kms plusieurs fois par semaine pour aller travailler. Parce que à 46 ans, pour l’ANPE je suis trop âgée pour trouver un emploi en CDI. Parce que ma fille de 18 ans, ne travaille que 20 h. par semaine à cause de la précarité de l’emploi. Parce que je ne veux pas d’un avenir où seul le profit économique compte au détriment de l’homme. Parce que et enfin, notre pays a besoin, économiquement, politiquement, socialement, culturellement, humainement, d’un grand parti révolutionnaire tel que COMMUNISTES.

 

 

 

Qu’attendent-ils de la rencontre de Japy ? Des camarades du Puy de Dôme en ont discuté. Extraits :

 

Jacques : Un an après notre premier congrès ce sera un rassemblement important. Insistons sur la perspective politique.

 

Agnès : Je suis sans emploi, c’est très dur. A Japy nous allons montrer que l’opposition à cette politique grandit et que nous sommes prêts à nous battre pour que ça change.

 

Michelle : Ce sera la première fois que nous nous rencontrerons avec d’autres camarades venus d’autres régions. C’est très motivant, maintenant nous existons.

 

Didier : où en est COMMUNISTES, où on se développe le mieux ? Chez nous c’est dans les entreprises ; la ligne que nous défendons m’aide à militer y compris dans mon syndicat. A Japy le 17 mai nous ferons le point sur notre organisation, nous entendrons le témoignage de ce que vivent les camarades ailleurs. Cet échange sera très enrichissant, j’en suis sûr.

 

Michelle : j’attends une discussion sur les salaires, l’emploi, la Sécurité Sociale, la retraite, sur toutes ces questions sociales qui tiennent une si grande place dans notre vie.

 

Nathalie : Nous dirons NON à la guerre en IRAK, en PALESTINE et partout où les impérialistes envisagent de la faire pour asseoir leur domination.    

 

 

 

A NICE : C’est lors d’une rencontre organisée au mois de décembre 2002 que Michelle Paulus nous a rejoints à COMMUNISTES. Nous lui avons demandé les raisons pour lesquelles elle participera à la rencontre nationale.

“ Cela faisait longtemps que je me posais la question de mon adhésion à COMMUNISTES.Comme beaucoup d’ex- militants du PCF, j’étais en attente. Je ne voulais pas avoir le sentiment d’être trahie une seconde fois. Bien sûr, nous sommes encore un petit parti mais notre organisation est sérieuse et se construit sur des bases révolutionnaires solides. De ma venue à Paris, j’attends de rencontrer d’autres militants venus de toute la France. Je pense que ce rassemblement va constituer un moment politique fort pour le développement de notre parti ”.

La montée des niçois à la rencontre de Paris le 17 mai se présente plutôt bien. Nous avons pour l’instant 14 camarades inscrits et nous avons l’objectif d’en inscrire une vingtaine. Nous avons pris des initiatives pour en assurer le succès avec en particulier la venue de Rolande Perlican à Nice le 8 avril. Nous distribuons 10.000 tracts dans les entreprises et nous remettons des invitations.

 

 

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COMMUNISTES 63

se développe

 

Diffusion de tracts, vente d’enveloppes, tombola, prise de contacts, échanges avec la population et bonne humeur ont marqué la présence du stand de COMMUNISTES lors de la foire annuelle de Sainte Paule à Issoire. Diffusion encore sur les manifestations, à la sortie de Michelin, dans la zone industrielle des Listes à Issoire, au carrefour de Péchiney-Rhénalu, Valéo, Bourbié . Prochains objectifs : Forteich, Interforge (groupe Aubert et Duval) etc… L’adhésion d’un préretraité de la Banque de France a été réalisée. C’est le résultat de l’amitié et de la perspective de changement que nous défendons dans la lutte.

Nous seront présents le 1er mai pour vendre le muguet et participer au  rassemblement des travailleurs. Le 8 mai nous déposerons une gerbe à la stèle Ducellier à Issoire en hommage aux camarades salariés morts pour la France. Le 17 mai nous participerons à la réunion publique à Paris.

Nous réagissons aujourd’hui au refus des Prud’hommes de Clermont-Ferrand de prendre en considération les questions relatives au droit d’expression à l’entreprise. Une camarade salariée dans le domaine de l’action sociale et la santé porte plainte en janvier 2001 contre son employeur pour un changement d’affectation injustifié si ce n’est pour empêcher l’exercice de son mandat de représentante du personnel et l’expression des revendications. Aucun soutien ne lui parvient de son syndicat au niveau local, départemental et national. En février 2003, elle est déboutée soi disant dans son intérêt suivant un avis médical du psychiatre ayant ordonné son  déplacement pour ne pas déstabiliser par son discours revendicatif l’ordre établi y compris auprès de ses patients. Lors de la mission de conseillers rapporteurs nommés seul le conseiller de l’employeur prend la parole et la prévient, devant la passivité du conseiller rapporteur du salarié, de son refus de l’écouter. Nous mesurons les effets du réformisme dans les organisations syndicales sur la défense des droits des travailleurs. Nous constatons le poids des politiques gouvernementales et du patronat pour faire l’opposition en France. Notre outil à nous, c’est notre document sur un syndicalisme de lutte de classe. Nous l’adressons à de nombreux syndicalistes et nous le diffusons. Nous organiserons une rencontre et un débat.

Pour le collectif  : Nathalie Courageot

 

 

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Voilà où passe notre argent

 

Les bénéfices 2002 déclarés par 4 banques ou compagnies d’assurances et 30 entreprises  représentent a eux seuls des sommes considérables. Ils sont pourtant loin de correspondre aux profits réels qui sont bien plus élevés mais camouflés !

Banques- Assurances : Société Générale, Crédit Lyonnais, BNP Paribas, CCF, Axa

Total déclaré : 6 milliards 990.000 euros (45 milliards de F)

Entreprises industrielles : PSA, Danone, Aventis, Valéo, Renault, Sagem, Sanofi, Total, l’Oreal, Bouygues, Air Liquide, Albadis (tabac), Seb, Eiffage (construction), Vivendis, Eni, Accord, PPR, Schneider Electric, Vinci (BTP), Say LVMH, Alstom, Cap Gemini, Dassault Système, Lafargue, Michelin, St Gobain, Sodéo, Microélectronic, Thomson

Total déclaré : 24 milliards 393.000 euros (160,068 milliards de F)

Parmi les champions :

Total : 5 milliards 940000, Renault : 1 milliard 956000, PSA 1 milliard 690000,

Sanofi : 1 milliard 759000, PPR : 1 milliard 589000, Danone : 1 milliard 283000, Michelin : 614 millions (+ 96% sur 2001), le tout en euros. 

A noter : toutes ces entreprises ou banques ont licencié en 2001 – 2002 et continuent de le faire .

En 2002 ces 4 banques et assurances et ces 30 grandes entreprises capitalistes ont réalisé à elles seules plus de 31 milliards d’Euros (31,383 exactement) de bénéfices déclarés ( ce chiffre est encore très loin de représenter le total des profits réalisés en France par l’ensemble des groupes capitalistes). Comparez avec le déficit de la Sécurité Sociale prévu pour 2002 : il est de 3,3 milliards d’Euros ! Il faut revoir tout le système de financement de la protection Sociale en taxant plus fortement le grand patronat et la finance.

 

 

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BUSH - CHIRAC :

 

QUERELLE DE FAMILLE

 

 

Une campagne de propagande extraordinaire se déroule pour que les français qui luttent contre l’agression américaine se rangent derrière CHIRAC. Certes CHIRAC et BUSH sont en désaccord mais sur quoi ? Ni l’un ni l’autre ne veulent installer en IRAK un régime démocratique, l’un comme l’autre sont d’accord pour exploiter le peuple irakien, s’emparer de ses richesses. C’est seulement quand il faut se répartir le butin qu’ils se querellent.

Derrière BUSH, derrière CHIRAC il y a de grands groupes capitalistes, pétroliers et autres, qui s’affrontent férocement pour mettre la main sur de nouvelles sources de profits. La querelle CHIRAC – BUSH n’est rien d’autre qu’une querelle d’exploiteurs capitalistes.

 

Entre exploiteurs

 

D’énormes richesses sont en jeu non seulement en IRAK mais dans le monde entier. Des cinq principaux pays producteurs de pétrole, l’IRAK est celui où le potentiel de réserves est le plus important, le plus rapide à extraire, le moins cher à exploiter.

Quand BUSH a affirmé son intention d’agresser militairement l’IRAK, le gouvernement français via TOTALFINAELF s’apprêtait à signer avec le pouvoir irakien de SADDAM HUSSEIN un accord lui permettant d’exploiter en IRAK deux gisements de pétrole dont la réserve prouvée (16 milliards de barils) représente à elle seule le double de celle que TOTALFINAELF aurait exploité dans le monde entier après 80 ans d’existence ! Sachant cela, on comprend mieux les raisons de la querelle CHIRAC – BUSH. Mais où est la défense des peuples là dedans ?

 

Querelle de famille

 

Si sérieux que soit leur différent, il ne va pas très loin comme le prouve ce qui se passe actuellement. C’est CHIRAC qui a autorisé le survol du territoire français par les américains. “ Cela va de soi, ce sont des choses qui se font entre alliés ” a-t-il affirmé. Dès le déclenchement de la guerre par les américains, après avoir “ regretté cette action engagée sans l’aval des Nations Unies ” et “ souhaité que ces opérations soient le plus rapides possibles ” il a retiré la très diplomatique notion de “ regret ” jugée encore trop dure par les quinze pays européens.

Le 6 mars lors d’une conférence de presse, BUSH lui renvoyait l’ascenseur : “ La France et l’Allemagne ont exprimé leur opinion. Nous sommes en désaccord sur la meilleure façon de s’occuper de Saddam Hussein. Je le comprends. Ils demeurent cependant nos amis et nous traiterons avec eux comme des amis. Nous avons beaucoup d’intérêts en commun. La relation transatlantique est très importante ”.

Une querelle oui mais une querelle de famille !

 

Et en France ?

 

CHIRAC avec son compère RAFFARIN ont fixé des échéances pour casser notre système de retraites et de sécurité sociale : fin juin pour les retraites, avant la fin de l’année pour la Sécu. CHIRAC – RAFFARIN c’est le chômage, les fermetures d’entreprises, la baisse du pouvoir d’achat…

NON, le responsable d’une telle politique n’est absolument pas qualifié pour représenter les intérêts des français.

 

Querelle de famille : ça continue

 

 

La guerre contre l’IRAK vient de commencer mais déjà les capitalistes s’affrontent sur l’après guerre. Le 20 mars les quinze ont adopté un texte sur “ l’après-guerre en IRAK ” : d’après ce texte, le Conseil de Sécurité des Nations Unies est le garant de la sécurité internationale. Quant aux Etats Unis, ils ont fait savoir qu’ils comptaient exercer une sorte de mandat sur l’IRAK et assurer aux mêmes l’administration militaire et civile de ce pays dès la fin des hostilités.

A part ça, CHIRAC a affirmé à cette rencontre des quinze que la controverse sur la guerre est un épisode somme toute marginal.

 

 

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ILS NE VEULENT PAS

PERDRE DE TEMPS

 

Les quinze chef d’Etats et de gouvernement de l’Union Européenne se sont réunis le 20 mars à Bruxelles, au moment même où les premières bombes s’abattaient sur l’IRAK. Dans le texte commun qu’ils ont adopté il n’y a pas la moindre remise en cause de l’agression américaine et ils ne demandent même pas l’arrêt du conflit. Ce texte (qui a été signé par CHIRAC ) préfère parler de l’après-guerre et de la ruée sur les richesses du pays qui s’ensuivra. 

CHIRAC a déjà annoncé qu’il entend participer à ce qu’il appelle la “ reconstruction ” de l’IRAK : “ il faudra qu’on s’associe pour réparer les dégâts…La France aura bien évidemment sa place ” déclare-t-il. Et déjà TECHNIP-COFLEXIP groupe français d’ingénierie se place sur les rangs pour, dit-il “ la réparation, la remise en état, la modernisation des installations endommagées, une fois que l’IRAK sera ouvert ”.

 

La concurrence entre les groupes capitalistes est vive mais leurs intérêts de classe prennent le dessus quand il s’agit d’exploiter les peuples..

 

 

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RETRAITES : Pas une minute à perdre

 

S’exprimant sur RTL le 18 mars, SEILLIERE a dit qu’il voulait que le gouvernement aille encore plus vite : “ Nous avons besoin de la réforme de l’Etat, des systèmes sociaux et surtout de la réforme de la retraite sur laquelle on tergiverse. La concertation c’est fini… Il faut maintenant y aller et les évènements irakiens ne sont pas une excuse pour ne pas la faire ”.

SEILLIERE d’un côté, CHIRAC – RAFFARIN de l’autre, les complices se partagent le travail. Ils sont entièrement d’accord pour modifier de fond en comble les régimes de retraites des salariés. Le gouvernement a même déclaré officiellement que la question devrait être réglée avant les vacances .

Ce n’est plus le moment de poursuivre d’interminables palabres autour d’une fausse concertation. Le temps perdu risque d’avoir de lourdes conséquences. Il y a urgence à agir et agir vite. La responsabilité des organisations syndicale est engagée et l’avenir des retraites en dépend.

Un appel à la mobilisation pour les retraites est lancé par la CGT, FO, L’UNSA et la FSU, appel relayé par six fédérations de la fonction publique. Celles-ci constatent que, lors de leurs rencontres avec le ministre Jean-Paul Delevoye, il leur a  confirmé la volonté de faire reculer de manière considérable les droits en matière de retraite, visant en fait une baisse très importante du taux de remplacement et du niveau des pensions . Ceci s’ajoutant au refus du Ministre d’ouvrir des négociations sur les salaires, en dépit d’une perte de pouvoir d’achat et à ses déclarations sur un troc entre salaires et emplois ”. La fédération CFDT ne s’est pas associée à cet appel.

Il faut sortir de cette concertation-impasse dans laquelle se sont engagées les organisations syndicales avec leur plate-forme minimale du 6 janvier dernier, qui a fortifié l’argumentation de FILLON et de RAFFARIN et qui ne peut qu’affaiblir la riposte des salariés actifs et des retraités. Pour faire reculer patronat et gouvernement, il faut s’opposer à leur attaque et appeler à défendre les retraites  sans compromis.

 

 

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