Journal N° 36 de mars/avril 2003
SOMMAIRE
Halte à l’agression américaine en Irak ! (éditorial )
Le monde entier contre la guerre
Bush noie Bagdad sous les bombes
Nord-Pas de Calais : la lutte continue
Pour le Développement de l’action
COMMUNISTES S’IMPLANTE ET AGIT
BUSH – CHIRAC : Querelle de famille
Ils ne veulent pas perdre de temps
Retraites : Pas une minute à perdre
Recommander ce journal à un
ami
Un déluge de missiles et de bombes s’abat
sur l’IRAK. Les dirigeants US ont annoncé qu’il allait encore s’intensifier
avec l’utilisation d’armes nouvelles de destruction “ qui permettent des
attaques plus efficaces et plus rapides ”. Combien de victimes,
combien de destructions fera cette agression criminelle contre le peuple
irakien ?
La raison de cette agression est
évidente. Il ne s’agit nullement d’apporter la liberté et la démocratie au
peuple irakien. Ce que veulent BUSH et les dirigeants US qui s’apprêtent à
occuper l’IRAK longtemps, c’est s’emparer de ce pays, de ses richesses
considérables et, à partir de là, mettre la main sur toute la région. Colin
POWEL déclarait récemment : “ Un succès en IRAK pourra remodeler
fondamentalement cette région et fera progresser les intérêts américains ”.
Les USA sont lancés dans une vaste
opération pour dominer le monde. BUSH et avec lui le Grand Capital américain
veulent renforcer leur position hégémonique dans tous les domaines de la
mondialisation capitaliste. Après l’IRAK où interviendront-ils pour
imposer l’ordre américain ?
Il faut arrêter le bras de
l’agresseur !
En France et dans le monde entier de puissantes manifestations ont lieu.
Elles doivent encore grandir partout pour dire HALTE à la guerre contre les
peuples. Nous vous appelons à participer partout à ces manifestations.
La France doit marquer sans
équivoque sa condamnation totale et définitive de cette agression. CHIRAC
autorise le survol du territoire français par les avions de guerre américains,
c’est inadmissible, il doit l’interdire. Après avoir pris acte de
l’intervention américaine, il s’est limité à déclarer : “ je souhaite
que ces frappes soient le plus rapides et le moins meurtrières possible ”.
NON ! CHIRAC doit intervenir
partout dans toutes les instances internationales et auprès des autres pays
pour exiger l’arrêt immédiat de l’agression Américaine en IRAK.
Nous vous appelons à exprimer cette
exigence auprès de CHIRAC et du gouvernement français.
Paris,
le 24 mars
Partout dans le monde y compris aux
Etats-Unis, celles et ceux qui sont hostiles à la guerre manifestent par
millions dans toutes les villes. Solidaires avec le peuple irakien, ils
exigent l’arrêt de l’agression
américaine.
La
guerre fait rage, la Bourse remonte
Les marchés se réjouissent des
premières nouvelles venant du Sud irakien et les grandes compagnies développent
des projets ambitieux pour l’avenir. Avec 11% de la production mondiale l’IRAK
est une gigantesque éponge gorgée d’or noire.
sous les bombes
Un véritable déluge de
feu s’est abattu sur BAGDAD. Les bombardiers B52 ont déchargé leur terrifiante
cargaison. De gigantesques flammes illuminent le ciel tandis que d’énormes
panaches de fumées s’élèvent au dessus de la ville. Les explosions secouent la
ville, l’air brûle, la terre tremble. Des lueurs dans la nuit, des immeubles en
flammes, des images d’apocalypse.. Cela, alors qu’en face il n’y a aucune
résistance exception faite de la DCA. Dans le ciel l’aviation US est dirait-on,
chez elle. Dès le premier jour, 320 missiles de croisière et des milliers de
bombes ont été larguées par des centaines d’avions.
RUMSFELD, le secrétaire
US à la défense, s’agace qu’on puisse comparer ces bombardements à ceux de la
deuxième guerre mondiale. “ Ceux de BAGDAD sont beaucoup plus
précis ” a-t-il déclaré.
Combien de dizaines
de milliers de victimes, combien de destructions ? Impossible jusque là de
connaître le nombre de morts de blessés dans le peuple. Ce qui est sûr c’est
que la stratégie américaine (“ Le choc et l’effroi ”) est conforme au
déferlement de brutalité annoncée. L’important pour les dirigeants US c’est de
“ sécuriser les puits de pétrole, d’empêcher la destruction des gisement
d’or noir ” qui leur rapporteront des milliards de profits après cette
guerre.
La présentation que les
médias donnent de la guerre en IRAK est scandaleuse. Les populations
massacrées, les villes détruites, le pays ruiné, tout cela passe au second
plan, loin derrière des “ informations ” qui déshonorent ceux qui les
répandent. Dire que le but de l’agression américaine c’est d’établir en IRAK
un régime démocratique, c’est
indigne quand BUSH lui même dit qu’il veut installer un régime à sa solde.
Parler de protéger le pétrole avant tout le reste alors que la guerre US fait
des dizaines de milliers de victimes c’est indigne. Présenter les troupes US et
Britanniques comme des “ libérateurs ” alors qu’ils envahissent
l’IRAK pour que les grandes sociétés capitalistes s’emparent de ses richesses
c’est indigne.
On vérifie une fois de
plus et de façon éclatante que les médias sont à la solde du pouvoir.
NORD – PAS
DE CALAIS,
la lutte continue
Jeudi 6 mars plus de
2000 travailleurs de Métaleurop, Sollac-Biache, La Française de
Mécanique,Testut, Alcatel, Renault… manifestent pacifiquement contre les licenciements
et la casse du tissu industriel. Les CRS chargent et frappent, ils bombardent
de gaz lacrimogènes. Comme toujours le gouvernement est avec le patronat contre
les salariés. Un dirigeant de la CGT l’avait d’ailleurs vivement rappelé :
“ la présence, au sein du gouvernement de Francis MER, casseur de la
sidérurgie, illustre bien des orientations industrielles.
Les camarades de la
section de “ COMMUNISTES ” de Renault-Douai ont distribué un tract
intitulé “ Non a la casse de nos usines ”. Extraits :
“ Voici le long
cortège des licenciements de masse qui arrive… Le chômage est en progression de
4,8% en 2002, il ne cesse d’augmenter et le grand patronat ne cesse de
restructurer et licencier, jouant comme en bourse avec le destin des familles
ouvrières.
Le capital soutenu par
le gouvernement croit ne pas avoir de compte à rendre…Il bénéficie d’aides
publiques et de cotisations sociales afin de développer sa politique de casse
du tissu industriel…Rappelons que 42,5 milliards d’euros ont été octroyés au patronat
de notre pays y compris aux groupes étrangers, sans aucun contrôle…Le combat
des Métaleurops est le nôtre, nous les soutenons et exigeons avec eux que la
décision de fermer le site soit purement et simplement annulée.
L’objectif fondamental
de “ COMMUNISTES ” est de combattre le capital ainsi que ses
gouvernements de droite et sociaux démocrates…Les politiciens de tous bords,
par leurs comportements démagogues, opportunistes inspirent le rejet politique
chez les travailleurs, les jeunes. “ COMMUNISTES ” est le parti qui
redonne confiance au mouvement révolutionnaire par la jeunesse ”…
Pour
le développement de l’action
Depuis le début de l’année les
luttes se sont amplifiées. Elles portent sur des questions essentielles :
l’emploi, les salaires, la retraite, le secteur public… Tour à tour les
salariés d’entreprises métallurgiques, ceux de la RATP, de la SNCF, d’EGF, de
GIAT Industries, les enseignants et d’autres, agissent pour défendre leurs
revendications et leurs droits. A n’en pas douter 2003 sera un grand cru en
matière de luttes sociales, tous les indicateurs sont au rouge. Les
perspectives pour le monde du travail sont de plus en plus sombres, aucun
secteur d’activité n’est et ne sera épargné, aucune catégorie de salariés n’est
et ne sera à l’abri des mauvais coups portés par le patronat et le
gouvernement.
Depuis l’arrivée de l’Euro les prix
n’arrêtent pas de flamber. Pour le seul mois de février l’inflation vient de
battre un record vieux de dix ans ! Et ce n’est pas fini hélas…Les chefs
d’entreprises annoncent déjà de nouvelles hausses de tarifs. Le pouvoir d’achat
ne cesse de reculer. Les salariés, les chômeurs, les retraités, sont tous
concernés.
Face à la politique de rigueur
imposée par le patronat et le gouvernement seule la lutte de masse est en
mesure d’imposer un rapport de force favorable à la satisfaction des
revendications. Action de masse et rassemblement impliquent la plus grande
coordination source d’efficacité de confiance et de réelles perspectives pour
une issue positive des luttes. Si l’incontournable nécessité de ces luttes est
d’une criante actualité, celle de les mener sur des objectifs clairs et précis
l’est tout autant. C’est la satisfaction des besoins des travailleurs qui doit
primer sur tout.
Pour développer leurs luttes les
travailleurs ont absolument besoin d’un syndicalisme combatif qui défende leurs
revendications sans faiblesse et prenne les initiatives d’action qui
s’imposent. L’existence même de ce syndicalisme de classe est aujourd’hui
menacée.
Notre Comité National a adopté
récemment un document dans lequel il donne sa conception d’un syndicalisme de
classe dans les conditions de la lutte d’aujourd’hui.( Vous pouvez vous le
procurer en le demandant à R. VEYRIER ou en consultant notre site).
La CGT tient son congrès au moment
où nous imprimons notre journal. Nous allons suivre avec attention ses travaux,
nous vous en parlerons dans notre prochain journal.
Le
Pen, Chirac et les autres
“ On commence à travailler trop tard et on part à la retraite trop tôt ” a déclaré LE PEN au cours d’une réunion à Paris en février. Que ce soit Le Pen, les grands groupes financiers, Chirac, Le MEDEF, Raffarin, le patronat, le PS… les uns et les autres tombent vite d’accord dès qu’il s’agit de s’attaquer aux salariés
COMMUNISTE
S’IMPLANTE ET AGIT
Placée sous la
présidence de Alain EVEN, membre du Bureau National, syndicaliste,
LA RENCONTRE DE
JAPY, sera la première grande
réunion
que
“ COMMUNISTES ” tiendra un an
après sa création.
Notre Secrétaire
Nationale Rolande PERLICAN présentera notre parti créé le 2 mars 2002, ses objectifs
et son programme.
Pour les militants de notre Parti ce sera
l’occasion d’échanger leurs expériences, de parler des succès qu’ils
rencontrent, des difficultés qu’ils doivent surmonter. Pour vous qui découvrez
“ COMMUNISTES ”, qui en entendez parler pour la première fois, ce
sera l’occasion de vous documenter, de rencontrer des membres de
“ COMMUNISTES ”et de nous rejoindre si vous le souhaitez. Nous vous invitons
chaleureusement.
J’invite tous les adhérents, sympathisants
et citoyens à venir nombreux le 17 mai !
Dimitri DEMANGE a 30 ans, il est agent patrimonial à
l’Office National des Forêts, habite Lisle-en-Barrois dans la Meuse.
“ Adhérent à 20 ans au PCF,
militant pendant 8 ans, j’y ai combattu la dérive opportuniste de sa direction
pendant sa participation au gouvernement maastrichien, alors que le peuple
était abandonné au social-libéralisme. C’est donc avec un grand enthousiasme
que j’ai adhéré à COMMUNISTES, car il me fallait un nouvel outil politique
clairement marxiste pour combattre efficacement le capitalisme.
J’attends beaucoup de notre
première réunion publique du 17 mai, notamment pour que la population nous
reconnaisse comme un parti politique dont elle a besoin malgré les difficultés
posées par les médias peu enclins à nous mettre en avant. J’attend de
COMMUNISTES d’être une force de propositions et pas seulement de dénoncer les
crimes quotidiens du capitalisme
(sinon nous dériverions dans un gauchisme inefficace), apportons des
réponses claires aux interrogations et aux besoins des citoyens, luttons avec
eux, amenons-les à la réflexion et à la prise de conscience que l’on ne peut
rien obtenir avec les pseudos – partis de gauche. Nous jugeons ces partis
politiques sur leurs actes et c’est pourquoi nous les combattons comme les
autres partis capitalistes (UMP, UDF) ou fascistes (FN, MNR).
Invitons le peuple à faire de la
politique avec COMMUNISTES pour défendre ses intérêts, conquérir de nouvelles
avancées sociales et un jour abolir le capitalisme ”.
Pierre est contrôleur à SNECMA
SERVICES à St Quentin en Yvelines, entreprise aéronautique du groupe SNECMA.
“ Nous sommes très attentifs à
l’initiative prise par COMMUNISTES le 17 mai au gymnase JAPY à Paris. Nous
suivons COMMUNISTES depuis sa création, cela va tout à fait dans le bon sens.
Le 17 mai beaucoup de responsables syndicaux de notre usine seront présents.
Dans notre entreprise, avec notre organisation syndicale, nous agissons pied à
pied pour défendre les acquis, les salaires et l’emploi . Cette rencontre
de Japy nous intéresse car elle peut permettre de donner aux luttes une
perspective politique et faire en sorte qu’une issue politique se dessine, ce
qui manque de toute évidence au monde du travail.
Nous sommes sûrs que c’est là que
se trouvent les solutions que la situation présente exige ”.
Sylvie :Pourquoi je
participe au grand rassemblement organisé par COMMUNISTES le samedi 17 mai à
JAPY ?
Parce que j’habite le Pas de
Calais, département
particulièrement sinistré au niveau du chômage. Parce que le 10 mars, 830
salariés de Métaleurop ont été licenciés. Parce que je suis obligée de faire
300 Kms plusieurs fois par semaine pour aller travailler. Parce que à 46 ans,
pour l’ANPE je suis trop âgée pour trouver un emploi en CDI. Parce que ma fille
de 18 ans, ne travaille que 20 h. par semaine à cause de la précarité de
l’emploi. Parce que je ne veux pas d’un avenir où seul le profit économique
compte au détriment de l’homme. Parce que et enfin, notre pays a besoin,
économiquement, politiquement, socialement, culturellement, humainement, d’un
grand parti révolutionnaire tel que COMMUNISTES.
Qu’attendent-ils de la rencontre de
Japy ? Des camarades du Puy de Dôme en ont discuté. Extraits :
Jacques : Un an après notre premier congrès
ce sera un rassemblement important. Insistons sur la perspective politique.
Agnès : Je suis sans emploi, c’est très
dur. A Japy nous allons montrer que l’opposition à cette politique grandit et
que nous sommes prêts à nous battre pour que ça change.
Michelle : Ce sera la première fois que nous
nous rencontrerons avec d’autres camarades venus d’autres régions. C’est très
motivant, maintenant nous existons.
Didier : où en est COMMUNISTES, où on se développe
le mieux ? Chez nous c’est dans les entreprises ; la ligne que nous
défendons m’aide à militer y compris dans mon syndicat. A Japy le 17 mai nous
ferons le point sur notre organisation, nous entendrons le témoignage de ce que
vivent les camarades ailleurs. Cet échange sera très enrichissant, j’en suis
sûr.
Michelle : j’attends une discussion sur les
salaires, l’emploi, la Sécurité Sociale, la retraite, sur toutes ces questions
sociales qui tiennent une si grande place dans notre vie.
Nathalie : Nous dirons NON à la guerre en
IRAK, en PALESTINE et partout où les impérialistes envisagent de la faire pour
asseoir leur domination.
A NICE : C’est lors d’une rencontre
organisée au mois de décembre 2002 que Michelle Paulus nous a rejoints à COMMUNISTES.
Nous lui avons demandé les raisons pour lesquelles elle participera à la
rencontre nationale.
“ Cela
faisait longtemps que je me posais la question de mon adhésion à
COMMUNISTES.Comme beaucoup d’ex- militants du PCF, j’étais en attente. Je ne
voulais pas avoir le sentiment d’être trahie une seconde fois. Bien sûr, nous
sommes encore un petit parti mais notre organisation est sérieuse et se
construit sur des bases révolutionnaires solides. De ma venue à Paris,
j’attends de rencontrer d’autres militants venus de toute la France. Je pense
que ce rassemblement va constituer un moment politique fort pour le
développement de notre parti ”.
La montée des niçois à la rencontre de Paris le 17 mai se présente plutôt bien. Nous avons pour l’instant 14 camarades inscrits et nous avons l’objectif d’en inscrire une vingtaine. Nous avons pris des initiatives pour en assurer le succès avec en particulier la venue de Rolande Perlican à Nice le 8 avril. Nous distribuons 10.000 tracts dans les entreprises et nous remettons des invitations.
Diffusion de tracts, vente
d’enveloppes, tombola, prise de contacts, échanges avec la population et bonne
humeur ont marqué la présence du stand de COMMUNISTES lors de la foire annuelle
de Sainte Paule à Issoire. Diffusion encore sur les manifestations, à la sortie
de Michelin, dans la zone industrielle des Listes à Issoire, au carrefour de
Péchiney-Rhénalu, Valéo, Bourbié . Prochains objectifs : Forteich,
Interforge (groupe Aubert et Duval) etc… L’adhésion d’un préretraité de la
Banque de France a été réalisée. C’est le résultat de l’amitié et de la
perspective de changement que nous défendons dans la lutte.
Nous seront présents le 1er
mai pour vendre le muguet et participer au rassemblement des travailleurs. Le 8 mai nous déposerons une
gerbe à la stèle Ducellier à Issoire en hommage aux camarades salariés morts
pour la France. Le 17 mai nous participerons à la réunion publique à Paris.
Nous réagissons aujourd’hui au
refus des Prud’hommes de Clermont-Ferrand de prendre en considération les
questions relatives au droit d’expression à l’entreprise. Une camarade salariée
dans le domaine de l’action sociale et la santé porte plainte en janvier 2001
contre son employeur pour un changement d’affectation injustifié si ce n’est
pour empêcher l’exercice de son mandat de représentante du personnel et
l’expression des revendications. Aucun soutien ne lui parvient de son syndicat
au niveau local, départemental et national. En février 2003, elle est déboutée
soi disant dans son intérêt suivant un avis médical du psychiatre ayant ordonné
son déplacement pour ne pas
déstabiliser par son discours revendicatif l’ordre établi y compris auprès de
ses patients. Lors de la mission de conseillers rapporteurs nommés seul le
conseiller de l’employeur prend la parole et la prévient, devant la passivité
du conseiller rapporteur du salarié, de son refus de l’écouter. Nous mesurons
les effets du réformisme dans les organisations syndicales sur la défense des
droits des travailleurs. Nous constatons le poids des politiques
gouvernementales et du patronat pour faire l’opposition en France. Notre outil
à nous, c’est notre document sur un syndicalisme de lutte de classe. Nous
l’adressons à de nombreux syndicalistes et nous le diffusons. Nous organiserons
une rencontre et un débat.
Pour
le collectif : Nathalie Courageot
Voilà où passe notre argent
Les bénéfices 2002
déclarés par 4 banques ou compagnies d’assurances et 30 entreprises représentent a eux seuls des sommes
considérables. Ils sont pourtant loin de correspondre aux profits réels qui
sont bien plus élevés mais camouflés !
Banques-
Assurances : Société Générale, Crédit Lyonnais, BNP Paribas, CCF, Axa
Total
déclaré : 6 milliards 990.000 euros (45 milliards de F)
Entreprises
industrielles : PSA, Danone, Aventis, Valéo, Renault, Sagem, Sanofi, Total,
l’Oreal, Bouygues, Air Liquide, Albadis (tabac), Seb, Eiffage (construction),
Vivendis, Eni, Accord, PPR, Schneider Electric, Vinci (BTP), Say LVMH, Alstom,
Cap Gemini, Dassault Système, Lafargue, Michelin, St Gobain, Sodéo,
Microélectronic, Thomson
Total
déclaré : 24 milliards 393.000 euros (160,068 milliards de F)
Parmi les
champions :
Total : 5
milliards 940000, Renault : 1 milliard 956000, PSA 1 milliard 690000,
Sanofi : 1
milliard 759000, PPR : 1 milliard 589000, Danone : 1 milliard 283000,
Michelin : 614 millions (+ 96% sur 2001), le tout en euros.
A noter : toutes
ces entreprises ou banques ont licencié en 2001 – 2002 et continuent de le
faire .
BUSH - CHIRAC :
QUERELLE DE FAMILLE
Derrière BUSH,
derrière CHIRAC il y a de grands groupes capitalistes, pétroliers et autres,
qui s’affrontent férocement pour mettre la main sur de nouvelles sources de
profits. La querelle CHIRAC – BUSH n’est rien d’autre qu’une querelle
d’exploiteurs capitalistes.
D’énormes richesses
sont en jeu non seulement en IRAK mais dans le monde entier. Des cinq
principaux pays producteurs de pétrole, l’IRAK est celui où le potentiel de
réserves est le plus important, le plus rapide à extraire, le moins cher à
exploiter.
Quand BUSH a affirmé
son intention d’agresser militairement l’IRAK, le gouvernement français via
TOTALFINAELF s’apprêtait à signer avec le pouvoir irakien de SADDAM HUSSEIN un
accord lui permettant d’exploiter en IRAK deux gisements de pétrole dont la
réserve prouvée (16 milliards de barils) représente à elle seule le double de
celle que TOTALFINAELF aurait exploité dans le monde entier après 80 ans
d’existence ! Sachant cela, on comprend mieux les raisons de la querelle
CHIRAC – BUSH. Mais où est la défense des peuples là dedans ?
Si sérieux que soit
leur différent, il ne va pas très loin comme le prouve ce qui se passe
actuellement. C’est CHIRAC qui a autorisé le survol du territoire français par
les américains. “ Cela va de soi, ce sont des choses qui se font entre
alliés ” a-t-il affirmé. Dès le déclenchement de la guerre par les
américains, après avoir “ regretté cette action engagée sans l’aval des
Nations Unies ” et “ souhaité que ces opérations soient le plus rapides
possibles ” il a retiré la très diplomatique notion de
“ regret ” jugée encore trop dure par les quinze pays européens.
Le 6 mars lors d’une
conférence de presse, BUSH lui renvoyait l’ascenseur : “ La France et
l’Allemagne ont exprimé leur opinion. Nous sommes en désaccord sur la meilleure
façon de s’occuper de Saddam Hussein. Je le comprends. Ils demeurent cependant
nos amis et nous traiterons avec eux comme des amis. Nous avons beaucoup
d’intérêts en commun. La relation transatlantique est très importante ”.
Et en France ?
CHIRAC avec son
compère RAFFARIN ont fixé des échéances pour casser notre système de retraites
et de sécurité sociale : fin juin pour les retraites, avant la fin de
l’année pour la Sécu. CHIRAC – RAFFARIN c’est le chômage, les fermetures
d’entreprises, la baisse du pouvoir d’achat…
NON, le responsable
d’une telle politique n’est absolument pas qualifié pour représenter les
intérêts des français.
La guerre contre
l’IRAK vient de commencer mais déjà les capitalistes s’affrontent sur l’après
guerre. Le 20 mars les quinze ont adopté un texte sur “ l’après-guerre en
IRAK ” : d’après ce texte, le Conseil de Sécurité des Nations Unies
est le garant de la sécurité internationale. Quant aux Etats Unis, ils ont fait
savoir qu’ils comptaient exercer une sorte de mandat sur l’IRAK et assurer aux
mêmes l’administration militaire et civile de ce pays dès la fin des
hostilités.
A part ça, CHIRAC a
affirmé à cette rencontre des quinze que la controverse sur la guerre est un
épisode somme toute marginal.
Les quinze chef d’Etats
et de gouvernement de l’Union Européenne se sont réunis le 20 mars à Bruxelles,
au moment même où les premières bombes s’abattaient sur l’IRAK. Dans le texte
commun qu’ils ont adopté il n’y a pas la moindre remise en cause de l’agression
américaine et ils ne demandent même pas l’arrêt du conflit. Ce texte (qui a été
signé par CHIRAC ) préfère parler de l’après-guerre et de la ruée sur les
richesses du pays qui s’ensuivra.
CHIRAC a déjà annoncé
qu’il entend participer à ce qu’il appelle la “ reconstruction ” de
l’IRAK : “ il faudra qu’on s’associe pour réparer les dégâts…La
France aura bien évidemment sa place ” déclare-t-il. Et déjà
TECHNIP-COFLEXIP groupe français d’ingénierie se place sur les rangs pour,
dit-il “ la réparation, la remise en état, la modernisation des
installations endommagées, une fois que l’IRAK sera ouvert ”.
La concurrence entre les groupes capitalistes est vive mais leurs intérêts
de classe prennent le dessus quand il s’agit d’exploiter les peuples..
RETRAITES :
Pas une minute à perdre
S’exprimant sur RTL le
18 mars, SEILLIERE a dit qu’il voulait que le gouvernement aille encore plus
vite : “ Nous avons besoin de la réforme de l’Etat, des systèmes
sociaux et surtout de la réforme de la retraite sur laquelle on tergiverse. La
concertation c’est fini… Il faut maintenant y aller et les évènements irakiens
ne sont pas une excuse pour ne pas la faire ”.
SEILLIERE d’un côté,
CHIRAC – RAFFARIN de l’autre, les complices se partagent le travail. Ils sont
entièrement d’accord pour modifier de fond en comble les régimes de retraites
des salariés. Le gouvernement a même déclaré officiellement que la question
devrait être réglée avant les vacances .
Ce n’est plus le moment
de poursuivre d’interminables palabres autour d’une fausse concertation. Le
temps perdu risque d’avoir de lourdes conséquences. Il y a urgence à agir et
agir vite. La responsabilité des organisations syndicale est engagée et
l’avenir des retraites en dépend.
Un appel à la
mobilisation pour les retraites est lancé par la CGT, FO, L’UNSA et la FSU,
appel relayé par six fédérations de la fonction publique. Celles-ci constatent
que, lors de leurs rencontres avec le ministre Jean-Paul Delevoye, il leur a
confirmé la volonté de faire reculer de manière considérable les droits
en matière de retraite, visant en fait une baisse très importante du taux de
remplacement et du niveau des pensions . Ceci s’ajoutant au refus du
Ministre d’ouvrir des négociations sur les salaires, en dépit d’une perte de
pouvoir d’achat et à ses déclarations sur un troc entre salaires et
emplois ”. La fédération CFDT ne s’est pas associée à cet appel.
Il faut sortir de cette
concertation-impasse dans laquelle se sont engagées les organisations
syndicales avec leur plate-forme minimale du 6 janvier dernier, qui a
fortifié l’argumentation de FILLON et de RAFFARIN et qui ne peut qu’affaiblir
la riposte des salariés actifs et des retraités. Pour faire reculer patronat et
gouvernement, il faut s’opposer à leur attaque et appeler à défendre les
retraites sans compromis.
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ami