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Journal N° 74
de mai 2008
SOMMAIRE :
Editorial : Autre chose à faire
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AUTRE
CHOSE À FAIRE
*Aller de la droite à la gauche (et inversement) pour que les choses
aillent mieux? Ça ne s’est jamais produit, ça ne se produira jamais.
*Suivre ceux qui – du PCF à la LCR et
compagnie – répètent que la solution reste l’union avec le Parti socialiste?
Union de la gauche, union plurielle et aujourd’hui nouvelle union ? On a
déjà donné, ça suffit!
*Le Pen et les siens ? Mais ces gens
là sont eux aussi au service du capital. Rien à en attendre, que de nouveaux
ennuis.
*S’abstenir puisqu’avec tous ceux-là nous
serons toujours les dindons ?
Aujourd’hui
il y a autre chose à faire
Une nuée de
politiciens se penchent sur le sort du peuple et tous proposent leur remède. A
une condition : qu’on leur fasse confiance. Votez pour nous, le reste
c’est notre affaire !
Leur faire
confiance ? Pas question !
« Travailleurs sauvons – nous
nous-mêmes » dit l’Internationale.
Le peuple a besoin d’un parti à lui, un
parti qui défende ses intérêts en toute circonstance contre le capitalisme et
ses valets.
Depuis 2002 ce parti existe, c’est
un parti révolutionnaire, il s’appelle « COMMUNISTES ». Ses choix sont clairs et lisibles pour tous. C’est le parti de tous
ceux et celles qui veulent agir pour vaincre le patronat et le gouvernement, pour imposer un changement
total de politique dans notre pays.
Rejoignez-le.
La
rédaction
Sarkozy continue
sur sa lancée ce qui n’étonne personne.
Dernier exemple, la grève des enseignants
et de la fonction publique ; 63% de grévistes dans le primaire et 55% dans
le secondaire, nombreux arrêts de travail dans la fonction publique.
Il refuse d’en tenir compte, annonce même
une loi imposant le service minimum et la garde des enfants le jour de grève
parce qu’ « il faut se préoccuper des familles ».
« Si on lâche, Sarkozy va nous
imposer ses réformes pendant 4 ans » ont dit des grévistes exprimant
l’opinion générale. Pas question de lâcher, on sait où cela nous mènerait.
L’action s’est poursuivie le 18, avec
une manifestation nationale des enseignants à Paris à l’appel de la FSU
et le 22 à l’appel de tous les syndicats, avec l’ensemble des salariés et
retraités pour défendre leur retraites comme jamais menacées.
Le 15, le 18, le 22, trois
journées qui compteront pour la suite. Car il faut maintenant aller plus loin,
frapper plus fort. C’est maintenant qu’il faut faire
pression sur les dirigeants nationaux des organisations syndicales pour pousser
au développement de l’action tous ensemble.
Sarkozy
lui-même et tous les siens recherchent ouvertement l’affrontement.
L’heure
n’est ni aux atermoiements ni aux manœuvres dilatoires, l’heure est au
développement de l’action. Le 15, le 18, le 22, les salariés l’ont fait
savoir.
à Paris les 6 et
7 juin prochains.
Nous invitons
chaleureusement nos électeurs et tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre
participent à nos succès à nous contacter.
Faites
nous connaître votre opinion sur telle ou telle question.
Et si vous
êtes d’accord avec « Communistes »
rejoignez-
nous, adhérez.
Notre congrès de fondation nous a fixé la tâche de recréer en France le
grand parti révolutionnaire marxiste-léniniste d’audience nationale que la
situation exige impérativement.
Objectif ambitieux, tâche
difficile, nous le savions il y a 6 ans, nous le vérifions tous les jours mais
cela ne nous surprend pas.
Où en sommes aujourd’hui ?
Nous avons d’abord réussi quelque chose de très important, de
déterminant même. Nous nous développons à partir du marxisme-léninisme, ce qui
n’allait pas de soi au départ. C’est sur cette base que nous édifions le parti
révolutionnaire dont le pays a tant besoin dans la période présente.
Notre parti a maintenant
une assise solide chez les salariés manuels et intellectuels, dans la jeunesse,
dans les quartiers populaires. Nous avons présenté de nombreux candidats aux
élections législatives de 2007 et aux élections cantonales de 2008. Leurs
résultats (que nous avons publiés dans ce journal) montrent que nous avons
beaucoup progressé.
S’appuyer sur notre acquis
pour avancer encore plus dans la voie que nous sommes fixés c’est l’ambition de
notre 4ème congrès : Nous renforcer, élargir notre audience,
nous procurer les moyens financiers de notre politique et surtout fêter la
venue de nombreux nouveaux
adhérents.
Vous pourrez suivre les
travaux de notre congrès sur notre site :
Le prochain journal rendra compte de nos travaux.
Si vous approuvez notre
combat, adhérez, nous vous attendons.
*On nous annonce
que la réforme des retraites sera insuffisante pour résorber le déficit d’ici
2012.
Le déficit prévisionnel pour 2008 est de
5,2 milliards d’euros et de 10,4 milliards pour 2012.
*Mais
en 2007, les 40 stars de la Bourse (CAC40) ont déjà dégagé 97 milliards d’euros
de bénéfice net.
TOTAL 13,2
milliards d’euros
BNP-Paris-Bas :
7,8 milliards d’euros
Arcelor-Mittal :
7,6 milliards d’euros
France-Télécom :
6,3 milliards d’euros
AXA : 5,7
milliards d’euros
EDF : 5,7
milliards d’euros
Sanofis-Aventis :
5,1 milliards d’euros
Danone :4,2
milliards d’euros
Renault :
2,7 milliards d’euros
Vivendi :
2,7 milliards d’euros
L’Oréal :
2,7 milliards d’euros
Gaz de
France :2,5 milliards d’euros
Carrefour :
2,3 milliards d’euros
Ect…Etc…
*Pour leur part les dirigeants des
grandes entreprises ont gagné 40% de plus qu’en 2007.
*En 1 an, le prix du lait a augmenté de
11,70%, celui de la volaille de 13,3%, le beurre de 8,88%, les pâtes de 11,44%.
Tirés par les produits alimentaires ( en
hausse de 5,2%), les prix ont grimpé de 4,6% en un an dans la grande
distribution.
*Les
trois familles milliardaires qui tiennent le marché du fromage n’ont jamais
gagné autant d’argent.
Bel : + 20% en 2007,
Bongtain + 43%,
Lactalis + 32%.
*7,1 millions de personnes dont deux millions d’enfants soit 12% de la
population vivent sous le seuil de pauvreté, fixé en 2007 à 817 euros par mois.
*Huit français sur dix ont peur que leurs
enfants connaissent un jour une situation de pauvreté
*Ce
n’est pas le cas , de Bernard Arnault de LVMH avec 17,2 milliards d’euros, de
Gérard MULLIEZ d’Auchan avec 14 milliards d’euros ni de Liliane Béthancourt de
l’Oréal avec 12 milliards.
En prenant un peu sur les milliards de profits, sur ces immenses
fortunes, il y a de quoi payer les retraites, la Sécurité Sociale pour tous et
d’augmenter les salaires.
LICENCIEMENTS
Il y a aujourd'hui 930 000 licenciements par
an, soit plus de 2 500 licenciements par jour!
SYNDICALISATION
8% des salariés de l'Hexagone sont aujourd'hui syndiqués, soit deux
fois moins qu'il y a vingt-cinq ans. Dans le privé, il ne dépasse pas 5%.
VIVRE PLUS
VIEUX ?
En France, les ouvriers vivent moins longtemps que les cadres. En 2003,
un homme cadre de 35 ans peut espérer vivre encore 47 ans (dont 34 ans indemne
de toute incapacité). Un ouvrier
de 35 ans, peut espérer vivre encore 41 ans, dont 24 ans sans incapacité. Après
60 ans, les ouvriers et les ouvrières endureront aussi plus d’incapacités
sévères que les cadres.
LE
CONTRAT POUR LES SENIORS
Contrat à durée déterminée spécifique, de 18 mois renouvelable une
fois, valable pour toute personne de plus de 57 ans. Cette mesure avait été
présentée comme un élément-clé de la politique de réinsertion des seniors, le
ministère du Travail a confirmé que seuls "une vingtaine" de ces CDD
ont été signés....depuis son entrée en vigueur août 2006...
HEURES
SUPPLEMENTAIRES
90% des entreprises n’en veulent pas, elles souhaitent rester avec les
35 h et la flexibilité qui accompagne les accords, en plus du nouveau contrat
de « modernisation du marché du travail », elles ont le beurre et
l’argent du beurre.
Israël : « le monde est témoin d’un crime terrible contre les
droits de l’homme » (Jimmy CARTER)
Dans « Le Figaro » du 12 mai, l’ancien Président des
Etats-Unis au retour d’une tournée au Proche-Orient, s’indigne de la situation
dans laquelle sont maintenus les Palestiniens.
Extraits :
« …Ce mauvais traitement flagrant a
été intensifié de façon spectaculaire par Israël avec le soutien des
Etats-Unis…Gaza, où un million et demi d’êtres humains sont emprisonnés et
quasiment privés de tout accès au monde extérieur… Une population entière est
en train d’être brutalement punie.
…Israël et les Etats-Unis ont refusé
d’accepter les droits des Palestiniens à former un gouvernement d’unité avec le
Hamas et le Fatah… Quarante et un des quarante trois candidats victorieux du
Hamas qui vivaient en Cisjordanie sont aujourd’hui emprisonnés en Israël, plus
dix autres qui ont occupé des postes dans l’éphémère gouvernement de coalition.
…Le Hamas s’est engagé à accepter tout
accord négocié entre le président de l’Autorité palestinienne et le premier
ministre israélien pourvu qu’il soit approuvé par un référendum auprès du
peuple palestinien ».
Mais pendant ce
temps : « …Neuf mille nouvelles habitations ont été annoncées en
Palestine, le nombre de barrages routiers en Cisjordanie a augmenté et
l’étranglement de Gaza s’est resserré ».
Et CARTER conclut : « Il est
temps que des voix fortes en Europe, aux Etats-Unis, en Israël et ailleurs se
fassent entendre et condamnent cette tragédie des droits de l’homme infligée au
Peuple palestinien ».
CARTER est très loin d’être un
progressiste. Son témoignage n’en a que plus de valeur. Quel changement avec
tout ce qu’on peut lire ou entendre en France !
La campagne médiatique contre cet « Etat
voyou » avait baissé d’intensité. Elle devrait repartir de plus belle
puisqu’on vient de nous annoncer que « la bataille pour le gaz iranien ne
fait que commencer » ( Le Monde). Le gisement en question, partagé entre
l’Iran et le Qatar est le plus grand de la planète, ce qui en fait une des
questions géo-stratégiques majeures. Les appétits capitalistes se déchaînent,
ils s’affrontent déjà férocement dans cette petite région du globe. Qui
s’emparera de ce pétrole, comment sera-t-il réparti s’il l’est et entre qui et
qui ?
Situation lourde de dangers
pour le peuple iranien et ses voisins mais aussi pour tous les autres.
Imaginez la France
avec 10 millions de travailleurs en grève à partir du 13 mai. Imaginez nos
villes sans bus, sans métro, sans transport public, sans train pendant trois
semaines.
Imaginez les villes, sans aucune voiture
circulant dans les rues parce qu’on ne trouvait plus d’essence.
J’ai conservé une photo qui aujourd’hui
encore me saute aux yeux. Nous sommes deux jeunes cheminots «
montés » à Paris depuis peu, nous roulons à bicyclette vers la gare de
l’Est pour prendre notre tour de garde au piquet de grève. Nous sommes seuls au
beau milieu du Boulevard de Strasbourg, cette belle avenue rectiligne qui mène
à la gare. A part nous deux (et le
camarade qui a pris la photo) il n’y a pratiquement personne dans le champ. En
pleine journée, boulevard de Strasbourg !
Mes camarades
et moi n’avons jamais pensé un seul instant que nous étions en train de faire
la révolution. Occuper une gare et toutes ses dépendances pendant plusieurs
jours rend sérieux et responsable. Pas de révolution, seulement une grève mais
quelle grève ! La grève la plus puissante que la France ait vécu dans
toute son histoire.
C’est à partir du 12 mai que la grève qui
devait compter 10 millions de salariés au plus fort de l’action s’est engagée
contre les forces du capital et leur pouvoir gaulliste. Une fois de plus était
confirmée et de quelle façon, leur opposition irréductible. Les travailleurs,
n’en déplaise à certains, occupaient déjà en 68 la position centrale dans la
société. C’est encore plus vrai aujourd’hui.
Il y a 40 ans nous avons pu arracher au
patronat et au gouvernement qui ne voulaient pas céder, des revendications
encore plus importantes que celles du front populaire en 1936.
Un retraité SNCF

Victoire à
Grenelle :
SMIC unifié et augmenté de 35%, les plus bas salaires
de 56%. Ces mesures touchaient 3.800.000 salariés – salaires réels augmentés de
10% - possibilité de création de sections syndicales d’entreprises, protection
des délégués syndicaux, locaux syndicaux dans les entreprises, autorisation de
diffuser la presse syndicale, d’afficher et de collecter les cotisations dans
l’entreprise. – d’autres avantages salariaux divers et importants furent
obtenus.
Un sondage CSA récent, réalisé pour « l’Humanité » et la NVO CGT
indique :
*78% des
français pensent que mai 68 a été une période de progrès social
*78% pensent
que les choses ont avancé en matière de protection sociale
*74% que les
choses ont avancé en ce qui concerne le droit syndical
*68% que les choses
ont avancé en ce qui concerne la place des jeunes dans la société
*62% pensent
qu’un mouvement social de l’ampleur de mai 68 pourrait se reproduire
Sur notre site
vous trouverez une riche documentation en particulier au sujet de celles et
ceux qui ont été au cœur de cet affrontement historique, les salariés des
secteurs privé et public.
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