Journal N° 80 d’avril 2009

 

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SOMMAIRE :

 

Editorial : Pour un grand mouvement social

Ce qui s’est passé au G20

Notre comité national s’est réuni le 04 avril

Comité national : la discussion…

L’action s’élargit en Europe

… Dans les entreprises en France

Entre 1998 et 2007…

Après le G20 : sondage

Elections européennes du 07 juin

Souscription nationale

 

 

 

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Editorial

 

Pour un grand mouvement social

 

Le 24 mars Sarkozy déclarait à St Quentin : « Jusqu’à présent je n’ai pas commis d’erreur. Je n’arrêterai pas les réformes ».

 

Six entreprises sur dix sont déjà directement touchées par la crise. L’UNEDIC, organisme officiel, annonce 500.000 suppressions d’emplois dans l’année. Tout le monde s’attend à un déferlement de « plan sociaux » dans les semaines à venir. Voilà de quelles « réformes » il s’agit.

 

Les centrales syndicales se sont réunies le 30 mars, onze jours après le 19 pour décider ensemble…qu’il n’y aurait pas d’action nationale avant les défilés du 1er mai.

 

Il ne faut pas tourner autour du pot, c’est tout de suite qu’il faut lutter. Tous ensemble ! Les centrales syndicales sont allées au 19 mars parce que la volonté d’action de plus en plus forte exprimée dans les entreprises l’imposait.

 

Ce que craignent par-dessus tout le patronat et le gouvernement et tous ceux qui les soutiennent c’est une action populaire puissante portée par des revendications précises sur les salaires et l’emploi.

 

C’est par l’action en bas, dans les entreprises, les bureaux, les quartiers qu’il faut créer les conditions  du développement de ce vaste mouvement social.

 

Des luttes ont lieu dans de nombreuses entreprises dans tout le pays. 80% des 850 salariés de Elengy, une filiale de GDF-Suez ont fait grève, ils ont obtenu une augmentation de 5% et une prime de 1300 euros. A leur tour les salariés de GRF-Gaz, une autre filiale sont entrés dans l’action. Ils viennent d’obtenir une augmentation de 5% et une prime de 800 euros.

 

La lutte unie, résolue, est en mesure de les faire céder. 75% des français comprennent que l’on puisse manifester et exprimer ses inquiétudes et son mécontentement.

 Assurons le succès du 1er mai pour créer les conditions  d’une  action prochaine  encore  plus  puissante.

 

 La rédaction

 

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Ce qui s’est passé au G20

 

   « C’est un nouveau monde qui est en train de se mettre en place… La régulation financière recréera les conditions de la croissance » a expliqué  Sarkozy. Pas en reste, le socialiste Strauss-Kahn, patron du FMI a déclaré : « Le succès du G20 constitue un élément du retour de la confiance ». Comme si le G20 avait été mis en place par les capitalistes pour apporter de véritables solutions dans l’intérêt des peuples !

Ce sommet ne voulait surtout pas agir sur les causes profondes de cette crise dont la racine est l’existence du capitalisme lui-même. A eux seuls les Etats-Unis contrôlent 25,4% du PIB (Produit Intérieur Brut) mondial (soit plus de 13.000 milliards de dollars), ils doivent les trois quarts de cette somme énorme. La France qui contrôle 4,7% du PIB mondial en doit 65%, l’Angleterre, l’Allemagne, le Japon, la Chine, la Russie contrôlent à eux cinq 27% de ce PIB mais en doivent plus de 60%.

Ce sont les peuples qui paient  et qui devraient payer encore plus cette énorme facture qui s’élève à des milliers de milliards.

C’est d’abord de ça qu’on a discuté à ce G20, comment exploiter encore plus les travailleurs et les peuples du monde pour le profit capitaliste.

Ceux du G20 ont évité d’étaler au grand jour leurs divisions internes. La Chine et d’autres aussi, entendent participer à la fixation des règles du jeu capitaliste dans les conditions d’aujourd’hui. On sait d’expérience à quoi aboutit ce genre d’affrontement. « Il va y avoir de vrais dangers qui ne pourront pas être réduits par la discussion » a déclaré OBAMA au sortir du G20. Ces « vrais dangers » par quoi les résoudre si ce n’est par des conflits de plus en plus sanglants, M. Obama ?

Il est temps que les peuples du monde abattent partout ce régime capitaliste.

 

 

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Notre Comité National

s’est réuni le 4 avril

  Vous trouverez ici des extraits du rapport introductif et de la discussion qui a suivi.

«Depuis notre dernier comité national deux faits ont marqué l’actualité et dénotent un changement notable du climat social : les luttes aux Antilles et la puissante journée du 19 mars. Dans le même temps nous constatons une détérioration rapide et profonde de la situation. La crise fait des ravages et tout indique qu’elle va durer et toucher tous les pays. Il s’agit d’une crise profonde et durable du système capitaliste mondial lui-même…

 

Le 19 mars, une puissante journée d’action : le pouvoir se heurte à une résistance plus large et plus profonde… Les organisations réformistes elles aussi font beaucoup d’efforts pour, autant que faire se peut, limiter la portée de la colère et des luttes populaires. Chérèque de la CFDT, lors d’un débat à LCI, a même affirmé que le 19 mars avait pour vertu de dégonfler le mécontentement sur un mode sans danger… C’est donc par l’action en bas qu’il faut créer les conditions d’un vaste mouvement social…

 

En Ile de France, le chômage des jeunes vivant dans des zones sensibles urbaines (ZUS) enregistre une ascension vertigineuse de 57,2% en un an. L’impossibilité d’accéder au marché de l’emploi a doublé en douze mois selon les mêmes sources gouvernementales pour les jeunes à BAC + 3.

 

En France, le nombre des demandeurs d’emplois s’est accru de 32%. En 2006 en France métropolitaine le nombre de pauvres vivant avec moins de 880 euros par mois recensé par l’INSEE était de 7,9 millions. Aujourd’hui il est de 8,5 millions soit 15% de la population.

 

C’est ce que le gouvernement appelle « moraliser le capitalisme ».

Au plan mondial, la lutte est acharnée pour le maintien de la domination US dans un contexte d’émergence de puissances qui veulent leur part. Dans la dernière période, la Banque Centrale Européenne comme le FMI ( dirigé par le socialiste Strauss-Khan) conditionnent leurs prêts à une réduction drastique des dépenses publiques des Etats .

 

Les mesures en faveur des banques, des industriels, bref l’aide au capitalisme tombe à coups de centaines de milliards. La réunion du G20 à Londres ne visait qu’à coordonner les actions pour mieux exploiter les peuples.

 

L’OTAN est une machine de guerre dangereuse pour l’humanité. ..Les objectifs que se fixent l’Europe, ses Etats et les forces du capital qui la dirigent, sont uniquement la protection des intérêts capitalistes. Une stratégie militaire européenne se dessine autour de ces enjeux avec la création de la force d’action rapide prête à intervenir partout…Cela renforce notre exigence d’une politique de paix et de désarmement. Cela passe en France par le retrait de l’alliance atlantique et de sa dissolution.

 

En France, plus le mécontentement s’étend, plus l’action se développe, plus la question de comment s’en sortir se pose. On voit se développer des manœuvres de toutes part pour assurer une éventuelle relève du pouvoir en place. En 2012 lors de la prochaine élection présidentielle, voire avant si cela s’avérait nécessaire.

 

A droite, Villepin, premier Ministre de Chirac se positionne à son tour comme un éventuel recours. F. Bayrou donne plus fortement de la voix.

A gauche les tentatives de récupération du mouvement social se multiplient et on assiste à des recompositions politiques qui visent à capter l’électorat. Le PS se réorganise après son échec à la présidentielle. Mélenchon a créé son parti de gauche et vient de s’entendre avec le PCF et quelques autres comme Attac. Besancenot a créé le NPA. Tous ont l’œil rivé sur 2012. L’alternance de la gauche et de la droite ne vise qu’à maintenir le système capitaliste dans notre pays.

 

Notre parti est le seul à donner une analyse de classe de la situation actuelle, le seul à lutter la disparition du capitalisme… 

Dans deux mois,

Les élections européennes.

 

Nous serons les seuls à participer à cette campagne sous le nom de COMMUNISTES.

Nous serons les seuls à dire NON à cette Europe capitaliste… Nos listes sont bouclées, leurs têtes de listes sont connues… »

 

 

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Comité National : la discussion

 

La discussion à laquelle ont pris part 21 camarades, a marqué un accord profond avec le rapport d’introduction. Elle a insisté sur quatre points.

 

*La montée du mécontentement dans toutes les couches de la population. Des actions revendicatives ont lieu dans de très nombreuses entreprises dans tout le pays.

 

 

*La nécessité de coordonner l’action interprofessionnelle au plan national s’exprime de plus en plus fortement. Ce mouvement doit s’exprimer encore plus sur les lieux de l’exploitation pour « bousculer » ceux qui freinent l’action dans le mouvement syndical car il existe un décalage entre la volonté de lutte en bas et la perspective d’action offerte par les centrales syndicales.

 

  L’argument du « dialogue social » n’est utilisé que pour dévier le mouvement vers la collaboration de classe.

*Non au G20 ! « Un monde nouveau » n’est pas né. C’est tout simplement le capitalisme qui s’est réuni pour trouver le moyen de faire payer encore plus la note aux peuples.

 

*Les intervenants ont souligné que la présence de notre parti dans la campagne des élections européennes est un évènement important. Nous aurons les seules listes intitulées « Communistes » et porteurs du NON à cette Europe.

 

 

 

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L’action s’élargit en Europe...

 

Depuis décembre dernier les mouvements sociaux se multiplient en Europe.

 

Grèce: des grèves et manifestations, avec une jeunesse qui refuse d’être sacrifiée.

Islande: la mobilisation populaire a fait tomber le gouvernement.

Lituanie: une très  grande manifestation.

Grande Bretagne: les raffineries ont été bloquées

Italie: grande grève le 13 février. La CGIL a organisé une grande manifestation nationale le 4 avril à Rome. Des grèves ont été lancées dans l’éducation, la métallurgie, la fonction publique.

Irlande: 120.000 personnes ont défilé à Dublin le 21 février

Portugal: 200.000 personnes ont manifesté à Lisbonne le 13 mars

Pays Bas: manifestation à La Haye

Roumanie: des mouvements ont lieu contre les modifications que le FMI veut introduire dans le code du travail.

Allemagne: les travailleurs de la métallurgie, de la sidérurgie, de l’électronique manifestent, à l’image des 15000 salariés d’OPEL rassemblés fin février. Une mobilisation générale est envisagée dans toute l’Allemagne.

 

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... Dans les entreprises en France

 

*GDF-SUEZ : La grève s’étend . Après la victoire des salariés de Storengy et de Elengy (filiale) qui ont obtenu 5% d’augmentation et 1300 euros de prime, la grève fait tache d’huile et touche plusieurs sites de la filiale transport (GRT Gaz). Les salariés exigent leur part des 6,5 milliards d’euros de bénéfice du groupe, affirme la CGT énergie.

 

*GEFCO. 150 salariés du transporteur filiale à 100% PSA se sont rassemblés devant le siège à Courbevoie pour contester un plan de 364 « départs volontaires par désignation », du fait qu’une dizaine d’agences doivent être cédées ou fermées en France.

 

*RENCAST à Chateauroux  et Thonon les Bains : après 18 jours de grève et d’occupation de ces deux sites de Rencast, contre la liquidation annoncée, les salariés ont obtenu du groupe Rencast et de PSA et Renault, principaux donneurs d’ordre, le maintien de l’intégralité des sites, des emplois et le paiement des 18 jours de grève.

 

*Toyota Grève de 250 salariés à l’appel de la CGT et FO chez Toyota à Onnaing (Nord) pour réclamer le paiement à 100% du chômage partiel et une prime de 1000 euros.

 

* Un grand patron du CAC 40… François-Henri PINAULT,  PDG de PPR a été chahuté par des salariés de la Fnac et Conforama. Chez Caterpillar ce sont cinq cadres dont le PDG qui ont été séquestrés.

 

*Rhodia : Grèves. Le groupe qui emploie 4.000 personnes en France veut imposer un gel des salaires et des mesures de flexibilité sociale. Une série de débrayages touche tous les sites. La CGT du groupe de l’industrie chimique, rejointe sur certains sites par la CFDT et FO ou la CFTC appelle à peser sur les négociations salariales.

 

*SBFM à Lorient, la lutte continue pour la défense de l’emploi, pour exiger un véritable plan industriel  pour assurer la pérennité de la SBFM qui joue un rôle vital dans le pays de Lorient.

 

« La radicalisation des conflits préoccupe le gouvernement «  écrit le quotidien « Le Monde ».

 

 

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Entre 1998 et 2007

    Le pouvoir d’achat des dirigeants des sociétés anonymes a augmenté de 68% alors que le salaire net moyen à seulement cru d’un peu plus de 5% ( selon une étude de l’INSEE).

 

 

Les PDG du CAC40

 

  ont en moyenne touché en  une journée le salaire annuel d’un salarié payé au SMIC. Au total en 2007, ils ont perçu une rémunération moyenne de 4,7 millions d’euros soit 308 années de SMIC.

    Ce sont actuellement les patrons les mieux payés d’Europe.

 

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Après le G20.

 

Sondage 

 

 

Chaque semaine, en fin du journal de 20h. d’Antenne 2, David Pujadas énonce une question qui apparaît  à l’écran. Les auditeurs sont invités à y répondre. Le résultat est donné deux ou trois jours après. Il y a en moyenne 10.000 réponses chaque semaine.

La semaine dernière la question était : est-ce que le G20 va changer quelque chose pour vous ?

32.000 auditeurs ont répondu. 90% ont dit : non cela ne changera rien pour moi.

 

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Elections Européennes du 07 juin

 

  Notre parti présente des listes dans les sept régions de la France métropolitaine.

Nous sommes le seul parti qui, participera à ces élections sous le nom de « COMMUNISTES », le seul qui défendra les valeurs communistes dans notre pays.

Nous sommes les seuls qui disent NON à l’Europe capitaliste parce que nous estimons qu’elle ne peut être transformée en une Europe « sociale ». . Avec nos candidats nous voulons faire avancer partout l’opposition à cette Europe, développer partout la lutte contre l’Europe capitaliste.

Tous les partis politiques qui présentent des listes aux élections Européennes, l’UMP, Bayrou, Le PS, le PCF avec Mélenchon, le NPA en appellent à l’Europe pour sortir de la crise. L’Europe « qui protège » pour les uns ou « qui doit protéger » pour les autres.

Tous sont pour l’Europe et son développement.

Pour sortir de la crise pas d’autre solution que de combattre le capitalisme en France et le capitalisme en Europe.

Nous  combattons le capital pour l’abattre et construire une société socialiste. Nous voulons que soient respectées les nations et leurs acquis sociaux et démocratiques.     Nous sommes pour une coopération de nations souveraines. C’est la lutte de classe partout qui fera avancer et non des compromis avec le capital.

Ces élections seront aussi l’occasion de condamner la politique du pouvoir et de dire  qu’un changement fondamental de politique est indispensable en France. Elles seront  l’occasion de rejeter toutes les fausses solutions d’où qu’elles viennent.

 

Nos têtes de listes :

 

Nord Ouest :

Louis-Daniel GOURMELEN

Ouest :

Chantal GIRARDIN

Est :

Tonio SANCHEZ

Sud Ouest :

Yves GRAS

Sud Est :

Christophe RICERCHI

Loire-Massif Central :

Aline DOLIDIER

Ile de France :

Rolande PERLICAN

 

 

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SOUSCRIPTION NATIONALE

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