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Journal N° 80 d’avril 2009
SOMMAIRE :
Editorial
: Pour un grand mouvement social
Notre
comité national s’est réuni le 04 avril
Comité
national : la discussion…
…
Dans les entreprises en France
Elections
européennes du 07 juin
Recommander ce journal à un(e) ami(e)
Pour un grand mouvement social
Le 24 mars Sarkozy déclarait
à St Quentin : « Jusqu’à présent je n’ai pas commis d’erreur. Je n’arrêterai
pas les réformes ».
Six
entreprises sur dix sont déjà directement touchées par la crise. L’UNEDIC,
organisme officiel, annonce 500.000 suppressions d’emplois dans l’année. Tout
le monde s’attend à un déferlement de « plan sociaux » dans les
semaines à venir. Voilà de quelles « réformes » il s’agit.
Les
centrales syndicales se sont réunies le 30 mars, onze jours après le 19 pour décider
ensemble…qu’il n’y aurait pas d’action nationale avant les défilés du 1er
mai.
Il ne
faut pas tourner autour du pot, c’est tout de suite qu’il faut lutter. Tous
ensemble ! Les centrales syndicales sont allées au 19 mars parce que la
volonté d’action de plus en plus forte exprimée dans les entreprises l’imposait.
Ce que
craignent par-dessus tout le patronat et le gouvernement et tous ceux qui les
soutiennent c’est une action populaire puissante portée par des revendications
précises sur les salaires et l’emploi.
C’est par l’action en bas, dans
les entreprises, les bureaux, les quartiers qu’il faut créer les
conditions du développement de ce
vaste mouvement social.
Des
luttes ont lieu dans de nombreuses entreprises dans tout le pays. 80% des 850
salariés de Elengy, une filiale de GDF-Suez ont fait grève, ils ont obtenu une
augmentation de 5% et une prime de 1300 euros. A leur tour les salariés de
GRF-Gaz, une autre filiale sont entrés dans l’action. Ils viennent d’obtenir
une augmentation de 5% et une prime de 800 euros.
La lutte
unie, résolue, est en mesure de les faire céder. 75% des
français comprennent que l’on puisse manifester et exprimer ses inquiétudes et
son mécontentement.
Assurons le succès du
1er mai pour créer les conditions d’une action
prochaine encore plus puissante.
La rédaction
« C’est un
nouveau monde qui est en train de se mettre en place… La régulation financière
recréera les conditions de la croissance » a expliqué Sarkozy. Pas en reste, le socialiste
Strauss-Kahn, patron du FMI a déclaré : « Le succès du G20 constitue un élément
du retour de la confiance ». Comme si le G20 avait été mis en place par
les capitalistes pour apporter de véritables solutions dans l’intérêt des
peuples !
Ce sommet ne voulait surtout pas
agir sur les causes profondes de cette crise dont la racine est l’existence du
capitalisme lui-même. A eux seuls les
Etats-Unis contrôlent 25,4% du PIB (Produit Intérieur Brut) mondial (soit plus
de 13.000 milliards de dollars), ils doivent les trois quarts de cette somme énorme.
La France qui contrôle 4,7% du PIB mondial en doit 65%, l’Angleterre, l’Allemagne,
le Japon, la Chine, la Russie contrôlent à eux cinq 27% de ce PIB mais en
doivent plus de 60%.
Ce sont les peuples qui
paient et qui devraient payer
encore plus cette énorme facture qui s’élève à des milliers de milliards.
C’est d’abord de ça qu’on a discuté
à ce G20, comment exploiter encore plus les travailleurs et les peuples du monde
pour le profit capitaliste.
Ceux du G20
ont évité d’étaler au grand jour leurs divisions internes. La Chine et d’autres
aussi, entendent participer à la fixation des règles du jeu capitaliste dans
les conditions d’aujourd’hui. On sait d’expérience à quoi aboutit ce genre d’affrontement.
« Il va y avoir de vrais dangers qui ne pourront pas être réduits par la
discussion » a déclaré OBAMA au sortir du G20. Ces « vrais dangers »
par quoi les résoudre si ce n’est par des conflits de plus en plus sanglants, M.
Obama ?
Il
est temps que les peuples du monde abattent partout ce régime capitaliste.
s’est réuni le 4 avril
Vous trouverez ici des
extraits du rapport introductif et de la discussion qui a suivi.
«Depuis notre dernier comité national deux
faits ont marqué l’actualité et dénotent un changement notable du climat social :
les luttes aux Antilles et la puissante journée du 19 mars. Dans le même temps
nous constatons une détérioration rapide et profonde de la situation. La crise
fait des ravages et tout indique qu’elle va durer et toucher tous les pays. Il
s’agit d’une crise profonde et durable du système capitaliste mondial lui-même…
Le 19 mars, une puissante journée
d’action : le pouvoir se heurte à une résistance plus large et plus
profonde… Les organisations réformistes elles aussi font beaucoup d’efforts
pour, autant que faire se peut, limiter la portée de la colère et des luttes
populaires. Chérèque de la CFDT, lors d’un débat à LCI, a même affirmé que le
19 mars avait pour vertu de dégonfler le mécontentement sur un mode sans danger…
C’est donc par l’action en bas qu’il faut créer les
conditions d’un vaste mouvement social…
En Ile de France, le chômage des jeunes vivant
dans des zones sensibles urbaines (ZUS) enregistre une ascension vertigineuse
de 57,2% en un an. L’impossibilité d’accéder au marché de l’emploi a doublé en
douze mois selon les mêmes sources gouvernementales pour les jeunes à BAC + 3.
En France, le nombre des demandeurs d’emplois s’est
accru de 32%. En 2006 en France métropolitaine le nombre de pauvres vivant avec
moins de 880 euros par mois recensé par l’INSEE était de 7,9 millions. Aujourd’hui
il est de 8,5 millions soit 15% de la population.
C’est ce
que le gouvernement appelle « moraliser le capitalisme ».
Au plan mondial, la lutte est acharnée pour le
maintien de la domination US dans un contexte d’émergence de puissances qui
veulent leur part. Dans la dernière période, la Banque Centrale Européenne
comme le FMI ( dirigé par le socialiste Strauss-Khan) conditionnent leurs prêts
à une réduction drastique des dépenses publiques des Etats .
Les mesures en faveur des banques, des
industriels, bref l’aide au capitalisme tombe à coups de centaines de
milliards. La réunion du G20 à Londres ne visait qu’à coordonner
les actions pour mieux exploiter les peuples.
L’OTAN est une machine de guerre
dangereuse pour l’humanité. ..Les objectifs que se fixent l’Europe, ses
Etats et les forces du capital qui la dirigent, sont uniquement la protection
des intérêts capitalistes. Une stratégie militaire européenne se dessine autour
de ces enjeux avec la création de la force d’action rapide prête à intervenir
partout…Cela renforce notre exigence d’une politique de paix et de désarmement.
Cela passe en France par le retrait de l’alliance
atlantique et de sa dissolution.
En France, plus le mécontentement
s’étend, plus l’action se développe, plus la question de comment s’en sortir se
pose. On voit se développer des manœuvres de toutes part pour assurer une éventuelle
relève du pouvoir en place. En 2012 lors de la prochaine élection présidentielle,
voire avant si cela s’avérait nécessaire.
A droite, Villepin, premier Ministre de Chirac
se positionne à son tour comme un éventuel recours. F. Bayrou donne plus
fortement de la voix.
A gauche les tentatives de récupération du
mouvement social se multiplient et on assiste à des recompositions politiques
qui visent à capter l’électorat. Le PS se réorganise après son échec à la présidentielle.
Mélenchon a créé son parti de gauche et vient de s’entendre avec le PCF et
quelques autres comme Attac. Besancenot a créé le NPA. Tous ont l’œil rivé sur
2012. L’alternance de la gauche et de la droite ne vise qu’à maintenir le système
capitaliste dans notre pays.
Notre parti est
le seul à donner une analyse de classe de la situation actuelle, le seul à
lutter la disparition du capitalisme…
Dans deux mois,
Les élections européennes.
Nous serons les seuls à
participer à cette campagne sous le nom de COMMUNISTES.
Nous serons
les seuls à dire NON à cette Europe capitaliste… Nos listes sont bouclées, leurs têtes de listes sont connues… »
Comité
National : la discussion
La
discussion à laquelle ont pris part 21 camarades, a marqué un accord profond
avec le rapport d’introduction. Elle a insisté sur quatre points.
*La montée du
mécontentement dans toutes les couches de la population. Des actions
revendicatives ont lieu dans de très nombreuses entreprises dans tout le pays.
*La nécessité
de coordonner l’action interprofessionnelle au plan national s’exprime de plus
en plus fortement. Ce mouvement doit s’exprimer encore plus sur les lieux de l’exploitation
pour « bousculer » ceux qui freinent l’action dans le mouvement
syndical car il existe un décalage entre la volonté de lutte en bas et la
perspective d’action offerte par les centrales syndicales.
L’argument du « dialogue social » n’est
utilisé que pour dévier le mouvement vers la collaboration de classe.
*Non au G20 !
« Un monde nouveau » n’est pas né. C’est tout simplement le capitalisme
qui s’est réuni pour trouver le moyen de faire payer encore plus la note aux
peuples.
*Les intervenants ont souligné que la présence de notre parti dans la
campagne des élections européennes est un évènement important. Nous aurons les
seules listes intitulées « Communistes » et porteurs du NON à cette
Europe.
L’action s’élargit en Europe...
Depuis décembre dernier les mouvements sociaux se multiplient en
Europe.
Grèce: des grèves et manifestations, avec une jeunesse qui
refuse d’être sacrifiée.
Islande: la mobilisation populaire a fait tomber le
gouvernement.
Lituanie: une très
grande manifestation.
Grande Bretagne: les raffineries ont été bloquées
Italie: grande grève le 13 février. La CGIL a organisé une
grande manifestation nationale le 4 avril à Rome. Des grèves ont été lancées
dans l’éducation, la métallurgie, la fonction publique.
Irlande: 120.000 personnes ont défilé à Dublin le 21 février
Portugal: 200.000 personnes ont manifesté à Lisbonne le 13 mars
Pays Bas: manifestation à La Haye
Roumanie: des mouvements ont lieu contre les modifications que
le FMI veut introduire dans le code du travail.
Allemagne: les
travailleurs de la métallurgie, de la sidérurgie, de l’électronique
manifestent, à l’image des 15000 salariés d’OPEL rassemblés fin février. Une
mobilisation générale est envisagée dans toute l’Allemagne.
... Dans les
entreprises en France
*GDF-SUEZ : La grève s’étend . Après la victoire des salariés de Storengy et de
Elengy (filiale) qui ont obtenu 5% d’augmentation et 1300 euros de prime, la grève
fait tache d’huile et touche plusieurs sites de la filiale transport (GRT Gaz).
Les salariés exigent leur part des 6,5 milliards d’euros de bénéfice du groupe,
affirme la CGT énergie.
*GEFCO. 150 salariés du transporteur filiale à 100% PSA se
sont rassemblés devant le siège à Courbevoie pour contester un plan de 364 « départs
volontaires par désignation », du fait qu’une dizaine d’agences doivent être
cédées ou fermées en France.
*RENCAST à Chateauroux et Thonon les Bains : après
18 jours de grève et d’occupation de ces deux sites de Rencast, contre la
liquidation annoncée, les salariés ont obtenu du groupe Rencast et de PSA et
Renault, principaux donneurs d’ordre, le maintien de l’intégralité des sites,
des emplois et le paiement des 18 jours de grève.
*Toyota Grève de 250 salariés à l’appel de la CGT et FO chez
Toyota à Onnaing (Nord) pour réclamer le paiement à 100% du chômage partiel et
une prime de 1000 euros.
* Un grand patron du CAC 40… François-Henri PINAULT, PDG de PPR a été chahuté par des salariés
de la Fnac et Conforama. Chez Caterpillar ce sont cinq cadres dont le PDG qui ont été séquestrés.
*Rhodia : Grèves. Le groupe
qui emploie 4.000 personnes en France veut imposer un gel des salaires et des
mesures de flexibilité sociale. Une série de débrayages touche tous les sites.
La CGT du groupe de l’industrie chimique, rejointe sur certains sites par la
CFDT et FO ou la CFTC appelle à peser sur les négociations salariales.
*SBFM à Lorient, la lutte continue pour la défense de l’emploi, pour
exiger un véritable plan industriel
pour assurer la pérennité de la SBFM qui joue un rôle vital dans le pays
de Lorient.
« La
radicalisation des conflits préoccupe le gouvernement « écrit le
quotidien « Le Monde ».
Le
pouvoir d’achat des dirigeants des sociétés anonymes a augmenté de 68% alors
que le salaire net moyen à seulement cru d’un peu plus de 5% ( selon une étude de l’INSEE).
Les PDG du CAC40
ont en moyenne touché en
une journée le salaire annuel d’un salarié payé au SMIC. Au total en
2007, ils ont perçu une rémunération moyenne de 4,7 millions d’euros soit 308
années de SMIC.
Ce sont actuellement les
patrons les mieux payés d’Europe.
Sondage
Chaque semaine, en fin du journal de 20h. d’Antenne 2, David Pujadas énonce
une question qui apparaît à l’écran.
Les auditeurs sont invités à y répondre. Le résultat est donné deux ou trois
jours après. Il y a en moyenne 10.000 réponses chaque semaine.
La semaine dernière la question était :
est-ce que le G20 va changer quelque chose pour vous ?
32.000 auditeurs ont répondu. 90% ont dit :
non cela ne changera rien pour moi.
Elections Européennes du 07 juin
Notre parti
présente des listes dans les sept régions de la France métropolitaine.
Nous sommes le
seul parti qui, participera à ces élections sous le nom de « COMMUNISTES », le seul
qui défendra les valeurs communistes dans notre pays.
Nous sommes les
seuls qui disent NON à l’Europe capitaliste parce que nous estimons qu’elle ne
peut être transformée en une Europe « sociale ». . Avec nos candidats
nous voulons faire avancer partout l’opposition à cette Europe, développer
partout la lutte contre l’Europe capitaliste.
Tous les partis politiques qui présentent des
listes aux élections Européennes, l’UMP, Bayrou, Le PS, le PCF avec Mélenchon,
le NPA en appellent à l’Europe pour sortir de la crise. L’Europe « qui
protège » pour les uns ou « qui doit protéger » pour les autres.
Tous sont pour l’Europe et son développement.
Pour sortir de
la crise pas d’autre solution que de combattre le capitalisme en France et le
capitalisme en Europe.
Nous
combattons le capital pour l’abattre et construire une société
socialiste. Nous voulons que soient respectées les nations et leurs acquis
sociaux et démocratiques. Nous
sommes pour une coopération de nations souveraines. C’est la lutte de classe
partout qui fera avancer et non des compromis avec le capital.
Ces élections
seront aussi l’occasion de condamner la politique du pouvoir et de dire qu’un changement fondamental de
politique est indispensable en France. Elles seront l’occasion de rejeter toutes les
fausses solutions d’où qu’elles viennent.
Nos têtes de listes :
Nord Ouest :
Louis-Daniel GOURMELEN
Ouest :
Chantal GIRARDIN
Est :
Tonio SANCHEZ
Sud Ouest :
Yves GRAS
Sud Est :
Christophe RICERCHI
Loire-Massif Central :
Aline DOLIDIER
Ile de France :
Rolande PERLICAN
Il nous faut des centaines de milliers d’euros.
Pour mener une grande campagne
nous avons besoin de beaucoup d’argent.
NOUS SAVONS
QUE NOUS POUVONS COMPTER SUR VOUS
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