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Journal N° 85 de janvier 2010
SOMMAIRE :
Editorial :
Changer, oui mais avec qui ?
Le 21 janvier :
130 rassemblements - 100.000 manifestants
En 2010, pas d’aide
sociale pour 1 million de chômeurs en fin de droits
Retraites :
PS et CFDT ouvrent la porte à Sarkozy
Souscription pour la campagne
électorale des régionales
Tirage des lots de la
souscription nationale
Recommander ce
journal à un(e) ami(e)
Changer, oui mais avec qui?
Le directeur du
CEVIPOF ( Centre de recherche politique de Sciences Po) a présenté le 11
janvier les résultats d’un sondage SOFRES. Extraits :
*78% des
interrogés pensent que les dirigeants politiques « ne s’occupent que peu ou
pas du tout de ce que pensent les gens ». Jamais jusqu’à aujourd’hui, cette question posée régulièrement
depuis les années 70, n’avait révélé une telle fracture !
*67% n’ont
confiance ni dans la droite ni dans la gauche.
*80% pensent que
la situation s’est dégradée, 50% ont vu leur situation financière aggravée.
*55% redoutent
le chômage.
*75% pensent que
les entreprises ne cherchent qu’à faire des profits et que les grandes sociétés
s’entendent entre elles pour maintenir des prix élevés.
*55% estiment
que l’Etat doit contrôler et réglementer plus étroitement les entreprises...
*65% considèrent
que « pour établir la justice sociale, il faudrait prendre aux riches pour
donner aux pauvres ».
Ce sondage montre le besoin de changer les
choses. Il montre en même temps un grand vide politique. D’où l’acharnement
avec lequel tous les alliés de demain se battent pour l’occuper. Les Verts de
Cohn-Bendit ( encore lui !) veulent mettre fin à l’hégémonie du PS et
apparaître comme une 3ème force, toute neuve. C’est aussi le calcul
du Front de Gauche avec Mélenchon et M.G. Buffet. Besancenot se dit prêt à une « fusion
démocratique » avec le PS… au 2ème tour des élections de mars…
Dans tout ce fatras...
A part quelques
déclarations d’ailleurs mesurées car il ne faut pas effrayer le bourgeois, on ne relève rien de sérieux qui
remettre en cause si peu que ce soit la domination du capital.
Battre
la droite pour faire quoi? Elisez-nous et faites nous confiance. Après ???
Seule l’intervention des salariés et du peuple permettront
d’en sortir.
Avec
vous bâtissons une force politique révolutionnaire pour changer de politique et
de société.
La rédaction
*Les résultats
de ce sondage , dans le journal « l’Humanité » du 12 janvier .
130 rassemblements
100.000 manifestants
Le 21 janvier à
l’appel de la CGT, de la FSU et de « Solidaires » la grève a été un succès. 25 à 30% de
grévistes dans la Fonction publique dont 35% chez les enseignants du primaire
et plus de 40% dans les collèges
et lycées.
Décidée par trois syndicats ( la CFDT y était
opposée), cette journée a fait la preuve qu’on peut agir sans attendre ceux qui
freinent l’action.
En 2010, pas d’aide sociale pour
1 million de chômeurs en fin de droits
Un million de
chômeurs arriveront en fin de droit en 2010 dont 600.000 ne bénéficieront d’aucune
aide sociale en raison des nouvelles conditions d’attribution.
Patronat et
gouvernement sont entièrement responsables de cette situation mais, comme prévu,,
ils ne veulent pas en assurer les conséquences. Faut-il rappeler qu’en 2009, il
a été consacré près de 40 milliards d’euros au sauvetage des banques, à des
subventions énormes aux entreprises
et au plan de relance.
Ils ont encaissé 40 milliards
mais pas question pour eux de
rendre 1,3 milliards aux chômeurs
victimes de leur politique!
« Il est urgent…d’ouvrir le
débat » affirme M. Rabbi secrétaire de la CGT. Un certain Bonnard de la
CFDT déclare que « l’impact de la crise doit être financé… par la solidarité
nationale ».
Le gouvernement a saisi la balle
au bond : « le gouvernement a pris toutes ses responsabilités… Un
groupe de travail s’est constitué, il faut attendre le résultat de leurs négociations ».
Rien d’autre à faire que discuter et négocier ?...
Il faut engager l’action sans
attendre dans les entreprises. Il existe des syndicalistes qui, contrairement à
leur direction nationale, agiront sans attendre le résultat de ces fameuses «
négociations » dont on connaît d’avance le résultat.
Le CNRS
annonce que 60% des jeunes «hors étudiants» de moins de 25 ans sont
actuellement en situation professionnelle instable ou au chômage.
En 2008 l’IFOP soulignait déjà
que 48% des intérimaires avaient moins de 25ans.
Selon l’OCDE un jeune de France
met de nombreux mois pour décrocher
un CDI (Contrat à durée indéterminée). A 30 ans, un Français sur trois n’a
pas d’emploi stable. Les entreprises utilisent ainsi une
main d’œuvre qu’ils paient encore beaucoup moins que les salariés embauchés
avec un CDI. Une main d’œuvre
souvent surqualifiée que les employeurs utilisent sans vergogne, ceci d’autant
plus que l’Etat subventionne grassement de telles embauches.
Les jeunes sont aujourd’hui la principale
variable d’ajustement de l’économie. L’employeur les
embauche en CDD (Contrat à durée déterminée de 3 à 6 mois en général) et il s’en
débarrasse dès qu’il n’a plus besoin d’eux. Il n’a qu’à puiser dans cette « réserve
industrielle » dont parlait MARX.
Les rares jeunes qui sont embauchés en CDI perçoivent des salaires bien
inférieurs à ce qu’ils devraient être. Tous les salaires sont ainsi tirés vers
le bas.
On peut changer cette situation. A une seule
condition que tous les travailleurs jeunes ou moins jeunes, agissent ensemble.
Unis ils représentent une force invincible. Mais attention, ils
ne doivent surtout pas faire confiance à tous ceux qui se disent au service du peuple – alors qu’ils ne pensent
qu’à aller au gouvernement mais sans toucher au régime capitaliste en place.
*66% des français
pensent que les journalistes sont « soumis aux pressions du pouvoir et des
partis politiques » ils étaient 61% il y a un an.
*60% pensent qu’ils sont sensibles aux pressions de l’argent (59% il y a un
an).
*Plus de 80% pensent que les médias ont trop parlé
du décès de M. Jakson et des problèmes de santé de J. Hallyday.
(Extraits du sondage annuel proposé par le journal « La Croix »).
Les produits financiers des
entreprises et des institutions financières échappent aux cotisations sociales.
En 2008, 268
milliards d’euros ont ainsi échappé à ces cotisations, ce qui représenterait 70
milliards de ressources nouvelles. Par exemple, une entreprise pétrolière
cotise sur 3% de son chiffre d’affaires car elle a une masse salariale faible
alors qu’elle bat des records de profits.
L’argent pour la Sécu ? Il existe à condition de le
prendre là où il est. Qu’attendent le PS et ses alliés pour le dire ?
PS et CFDT ouvrent la porte à Sarkozy
5 février coup d’envoi de la
réforme des retraites.
Les positions du gouvernement
sont claires : recul de l’âge du départ à la retraite, allongement et
hausse des cotisations d’un côté et diminution des pensions de l’autre. Mais ce
n’est pas tout. Le MEDEF claironne partout qu’il faut passer du système actuel
par répartition ( autrement dit solidarité) à un régime par points, basé sur un
régime de retraites individuelles appelé régime de capitalisation. Ce qui nous ramènerait plus de 60 ans en arrière, le régime actuel étant
une grande conquête de la Libération.
Inadmissible l’attitude
du PS approuvé par la CFDT.
La secrétaire du
PS, M. Aubry a déclaré publiquement : « on va aller très certainement
vers 61 ou 62 ans ». Les socialistes parlent même d’établir un « compromis
national » avec le gouvernement. Quelle honte !
Le premier Ministre Fillon, déclare au journal « Les Echos ».
« J’entends dire que le PS pourrait participer à la recherche d’une
solution convenable, franchement je m’en réjouis ». Le 3 février, le député
J.M. Le Guen, chargé au PS de la protection sociale, rencontre DARCOS le
Ministre du Travail. Le Guen ne refusera pas l’allongement de la vie au travail
à condition de le rendre « équitable » !
On imagine le capitalisme rendant l’allongement de la vie au travail « équitable » !!!
Et la CFDT ? Chérèque est d’accord avec
Sarkozy pour que le grand débat sur les retraites ait lieu « sans tabou »,
a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse en janvier.
Pendant qu’il y était, le même Chérèque a salué « l’évolution du discours à
gauche, notamment au Parti socialiste ». J.L. Malys du secrétariat de la
CFDT a rajouté : « c’est une bonne chose que le PS pose les vraies
questions en évoquant l’augmentation de la durée du travail ». Ajoutons que
la CFTD veut « réfléchir aux conditions d’unification » des régimes
du privé et du public. Pour les unifier par le bas bien évidemment !
H. Rische est le président de la caisse allemande des salariés du privé.
Il explique que depuis 2002 les ménages
sont incités à souscrire des contrats auprès d’assureurs privés. Seuls les plus
aisés peuvent ainsi mettre de l’argent de côté déplorent les syndicats. « Il
a fallu renoncer à maintenir le niveau de vie des retraités avec la seule répartition »
déplore H. Rische.
C’est cela le « tabou » que tous veulent faire sauter.
Refuser d’abattre le régime
capitaliste conduit à rechercher en permanence des accommodements avec lui. Les
travailleurs et le peuple en font les frais. Il est temps que ça change. L’unique moyen d’y parvenir c’est
la lutte unie en bas, dans les entreprises, dans les quartiers. N’ayons confiance qu’en nous-mêmes. Les élections de mars prochain
seront l’occasion de le dire. Nous en reparlerons.
Plusieurs centaines d’emplois sont menacés dans les bureaux parisiens.
La réponse des
postiers à Paris 15 c’est traduite par 45% de grévistes le 13 janvier. Ils ont manifesté dans l’arrondissement
devant la Mairie du 15ème. A Paris 20 la mobilisation est très forte
chez les facteurs avec 85% de grévistes qui se sont retrouvés au métro Gambetta
devant la Mairie où ils ont pris
la parole pour dénoncer les mesures prises par la Poste. Puis les postiers de
Paris 15 et de Paris 20 ont manifesté devant le siège de la Poste. Une délégation
de grévistes a été reçue.
Mardi 19 janvier, 7ème jour de
grève à Paris 15, avec un mouvement aussi puissant que le
13 janvier. A Paris 20 les facteurs entament leur 6ème jour de grève
avec plus de 60 % de grévistes.
La direction « ne discute pas, pendant le préavis, elle ne discute pas
pendant la grève », mais quand discute-t-elle ? A la Poste comme ailleurs, le dialogue
social c’est du pipeau disent les facteurs, seule la lutte est en mesure de les
faire céder.
Cette même
direction fait appel à une entreprise privée pour adresser un courrier au
personnel, avec remise contre signature des agents, un courrier sans
valeur légale. « Communistes »
qui a apporté son soutien aux facteurs de Paris 20 leur a rappelé que la démolition
du service public est menée depuis plus de 20 ans par tous les gouvernements de
droite ou de gauche.
Seule la lutte des facteurs permettra de
vaincre, ceci quel que soit le gouvernement en place.
Avant la
catastrophe, dans ce pays un des plus pauvre du monde, le revenu moyen par
habitant était de 1,5 euro par jour, il est de combien aujourd’hui ?
Depuis des années
ce pays est dans les mains des USA qui font et défont des marionnettes baptisées
« Présidents ». On se souvient de la dictature des DUVALLIER père et
fils. Ce fut ensuite ARISTIDE qui mit le pays sous la coupe directe du FMI
(Fond Monétaire International). Le FMI abaissa le taux des barrières douanières
de 55 à 5%, qui amena la destruction de la production rizicole haïtienne. Les ressources
naturelles furent bradées, les
entreprises publiques vendues.
Dans ce contexte il est évident que la sécurité
de la population est très loin d’être une priorité dans ce pays dirigé par des puissances étrangères
et leurs hommes de main. Comparez :
en 2008, Haïti, tout comme Cuba,
subit plusieurs cyclones : 800 morts en Haïti, 4 à Cuba où des
mesures existent depuis longtemps.
Haïti vient d’être l’objectif des caméras du
monde entier. On a pu voir les
premiers sauveteurs dégager en priorité les décombres d’un grand hôtel
international. On a vu les américains contrôler à eux seuls l’aéroport de Port
au Prince et 10.000 GI débarquer aussitôt. « Haïti est pour les américains
un impératif de sécurité nationale » écrit « Le Monde ». Obama
est plus direct : « Les Etats-Unis prendront la tête de cette
entreprise humaine mondiale ».
Les
grandes manœuvres ont commencé sur le terrain et en coulisses pour mettre la
main sur la reconstruction d’Haïti, d’intenses tractations sont en cours. Des sommes d’argent
jamais atteintes sont en jeu avec des profits énormes à la clé….Comme prévu
Washington a proposé de gérer un fonds à lui. La Banque mondiale, l’Europe des
27, d’autres encore veulent aussi occuper le terrain. La conférence du 25
janvier a donné une idée, certes atténuée, de l’affrontement entre ces groupes
financiers capitalistes et leurs Etats.
Sur notre site http://www.sitecommunistes.org/ch133haiti.htm, nous en donnons une analyse détaillée.
A la date du 20
janvier, les promesses d’aides financières publiques d’Etats ont péniblement
atteint 841 millions d’Euros. C’est dérisoire ! Il faudrait 20 milliards
pour que Port aux Prince retrouve un visage normal.
Ce
n’est pourtant pas l’argent qui manque. Les dépenses militaires mondiales
officielles ( donc forcément minorées) engloutissent chaque année
plus de 1.000 milliards d’euros. L’année dernière, 1.600 milliards d’euros furent immédiatement
trouvés pour voler au secours des grands groupes capitalistes mondiaux.
Qui paiera la reconstruction ?
Des profits énormes sont réalisés sur le dos du
peuple haïtien comme sur celui des autres peuples.
Le capitalisme c’est ça!
Il
faut en finir avec ce régime !
Souscription pour la
campagne électorale des régionales
Nous
comptons sur vous. Souscrivez et faites souscrire autour de vous.
Sommes
: ………………...€
Les dons sont à envoyer à : Robert VEYRIER
- COMMUNISTES –
99bis Avenue du Général Leclerc 75014 PARIS
Tirage des lots de
la souscription nationale :
1 weekend à la mer : nº 1952
1 weekend à la montagne : nº 24399,
Téléviseurs LCD : nº 4617, nº
7074, nº 12621, nº 9104
Lecteurs enregistreurs : nº 5592, nº 24044,
nº 8104,
Téléphones portables : nº 17807, nº
10398, nº2740, nº 8337, nº 18402
Peintures traditionnelles
chinoises : nº 20535, nº13425, nº 9414, nº 3566,
Karl Marx travail salarié et
Capital, suivi de salaire prix et profit : nº 17539, nº 4803 -
Le manifeste du Parti communiste :
nº
2823, nº 6375, nº 24050,
Marx, Engels l’idéologie
allemande : nº 16876, nº
5928
Lénine Matérialisme et
empiriocriticisme : nº 22421, nº 11418, nº 345,
Textes philosophiques : nº 12836, nº 22156, nº 16952, nº 5337,
L’Etat et la révolution : nº 6007, nº 16672
- La maladie infantile : nº 18124, nº
3942, nº 7344,
Descartes, le discours de la méthode :
nº
5175, nº 10109
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