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10-01-2005

Plus ça va, moins ça va…

 

Le mensonge semble être l’arme favorite du gouvernement. Chaque fois que celui-ci se défend de remettre en cause une avancée sociale, il la détruit ou la transforme pour la plus grande satisfaction du MEDEF.

 

Le MEDEF dès l’origine, est parti en guerre contre les 35 heures prétextant leur coût et surtout la perte de compétitivité des entreprises affirmait il.

Pourtant, cette loi en modifiant le code du travail leur a permis d’annualiser la durée du travail et faire tourner les entreprises et l’outil de travail six jours par semaine. Pour faire bonne mesure, les employeurs ont bénéficié d’allègement de cotisations sociales et même dès 1998, d’une véritable manne dés lors qu’ils s’engageaient à réduire la durée du travail.

 

Cette loi présentée comme favorable à l’emploi a démontrée rapidement la duperie qu’elle représentait en matière d’emploi et d’amélioration des conditions de travail.

Les « jours de RTT » ne compensent en fait que les heures non rémunérées et effectuées au delà des 35 heures par semaine. Cette récupération est bien souvent pour la moitié du temps laissée à la disposition des employeurs.

 

Aujourd’hui cela ne suffit plus. La loi « FILLON » en janvier 2003 avait déjà porté le nombre d’heures supplémentaire à 180. Aujourd’hui, le gouvernement l’augmente à 220 à compter du 1er janvier 2005.

 

En réalité, les allègement de cotisations et les différentes aides au patronat qui détruisent progressivement notre protection sociale ont percuté très largement les salaires, à commencer par le SMIC. Aujourd’hui, il existe pas moins de cinq SMIC différents en fonction de la date de la réduction du temps de travail.

 

Le gouvernement annonce à grand renfort de publicité et par CHIRAC lui-même que l’augmentation du SMIC sera de 5 % au 1er juillet 2005. Quel sera en fait le recul du pouvoir d’achat du SMIC par rapport à celui existant en 1999 ?

Qu’à cela ne tienne, RAFFARIN et ses ministres ont trouvé la formule, ou plutôt, il emprunte celle du MEDEF « travailler plus pour gagner plus ». De qui se moque t-on !

 

La baisse du coût du travail est l’objectif politique de nos gouvernants, répondant ainsi favorablement à la revendication patronale.

 

Les grands perdants sont les salariés, l’emploi et les conditions de travail. Les gouvernements précédant ont tracé la voie, RAFFARIN poursuit et accentue cette orientation.

La question des retraites, la casse de notre sécurité sociale et de la santé publique, la simplification des licenciements et des délocalisations, sans oublier les privatisations de nos entreprises publiques en sont une démonstration éclatante.

 

En réalité, le pouvoir d’achat est continuellement remis en cause, alors que celui-ci permet le paiement de la force de travail à son plus juste prix, assure une protection sociale de bon niveau, relance la consommation et donc la production, condition essentiel pour maintenir et développer l’emploi.

 

Il est temps de réagir et d’imposer d’autres choix…

 

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