Retour ACCUEIL

 

 

03-2004

UNIVERSITE : Le rapport BELLOC

veut ajuster le statut des enseignants-chercheurs

aux objectifs du profit capitaliste

 

Dans la rubrique : casse du service public d’enseignement supérieur et de recherche, décentralisation, autonomisation, et mise en concurrence des universités, le rapport Belloc s’emploie à détruire le statut des enseignants-chercheurs pour mieux l’ajuster ensuite aux stratégies libérales.

 

L’objectif affiché est de moduler le service d’enseignement des enseignants-chercheurs, c’est à dire de les rendre corvéables à merci en allongeant le temps de service dû, tant en enseignement qu’en tâches d’administration, au détriment de la recherche. But avoué : éviter d’avoir à créer des emplois ! Ceci dans un contexte où les enseignants-chercheurs voient de plus en plus leurs tâches s’alourdir, et où le gouvernement reconnaît un déficit de 18 000 postes (chiffre qui doit être doublé pour être conforme à la réalité…)

 

Ainsi seraient créés 4 catégories d’enseignants, quatre « niveaux de certification » dans leur rapport à la recherche : un niveau « supérieur » réservé à une petite élite, dont le service serait allégé, un niveau « intensif » avec le service plein actuel plus des tâches administratives ; un niveau « standard » encore moins favorable et enfin un niveau non dénommé, pour le « reste » de la population enseignante, qui serait la majeure partie, avec service alourdi, voire doublé, qui supprimerait toute possibilité de faire de la recherche !

 

Ainsi, au gré des volontés des établissements, de leurs possibilités qui seront bien différentes dans les cas d’Universités décentralisées, autonomes et concurrentielles, la situation des enseignants-chercheurs sera bien différente.

 

Remarquons que le lien nécessaire entre enseignement et recherche, qui fait l’identité de l’Université serait rompu pour la plus grande partie. Dans ce projet la recherche apparaît comme une récompense et l’enseignement comme une sanction !

 

Bien sûr cela ne sera pas vrai pour ceux qui seront dans les « bonnes » universités et dans les « bons » créneaux de recherche, ceux qui correspondront aux thématiques imposées par Bruxelles au nom du profit de quelques firmes capitalistes.

 

Ce que le gouvernement et ses relais nous préparent, c’est une régression sans précédent.

Ne laissons pas faire !

Si les hommes du capital s’en prennent au savoir, il faut que les hommes de savoir s’en prennent au capital.

 

Recommander cet article à un(e) ami(e)

 

 Haut de Page

 

http://www.sitecommunistes.org