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Comité National 04-10-2003 – rapport introductif

 

Le projet gouvernemental de réforme des retraites a soulevé un énorme mécontentement dans tout le pays. La combativité des salariés s’est exprimée dans des luttes importantes, dans des manifestations puissantes qui rappelaient celles de 1995 sans avoir atteint cependant leur niveau. L’action des salariés du secteur public et des entreprises du privé, des personnels de l’enseignement, a été suivie pendant l’été de celle des intermittents du spectacle.

Cependant, seul un mouvement plus ample, plus puissant aurait pu faire céder le gouvernement et le patronat. Les luttes auraient pu s’élargir, être beaucoup plus fortes. Il fallait pour cela que certaines conditions soient réalisées. Ce ne fut pas le cas. Quels sont les éléments qui les ont empêchées de se développer ?

Idéologiquement et politiquement le patronat et le gouvernement ont très largement occupé le terrain. Tous les grands médias : TV, presse, radio…sont entre leurs mains. Tous les jours, depuis tôt le matin, jusqu’à tard le soir, nous sommes soumis à un intense pilonnage qui répand les idées du patronat et de la bourgeoisie au pouvoir, qui pèse très lourdement sur la conscience et le comportement des salariés, des retraités, des sans-emploi.

 

A part « COMMUNISTES » il n’existe  aucun parti politique qui combatte vraiment, sérieusement cette propagande. Prenons cet exemple des retraites, quel a été le comportement des partis politiques ?

Les partis de droite ont mené une campagne extraordinaire pour faire accepter l’idée qu’il n’y avait pas d’autre solution que la leur.

L’extrême – droite de LE PEN a dit tout haut ce que beaucoup d’autres pensent tout bas. Elle est pour le recul de l’âge de la retraite parce que les Français « ne travaillent pas assez ». Elle combat les grèves. Il faut rappeler cela.

Quant aux partis de l’ex Gauche plurielle : PS – PC –Verts, outre qu’ils ont été les promoteurs de cette politique quand ils étaient au gouvernement, non seulement ils n’ont pas mené la bataille politique de fond contre cette attaque capitaliste, mais ils étaient « pour » moyennant bien sûr certaines « adaptations », sinon comment les différencier de la droite ? D’une façon hypocrite, ils se sont opposés au développement de l’action, à l’appel politique à de grandes luttes.

Les gauchistes ont consacré leur activité à tenter de créer les fameuses « coordinations », mettant à profit le refus du combat des partis dits « de gauche » et des centrales syndicales. Le but de ces coordinations n’était pas, loin s’en faut, de travailler au rassemblement le plus large des travailleurs mais au contraire de s’installer à la direction du mouvement, partout où ils le pensaient possible. Les gesticulations gauchistes ne sont fortes que de l’absence d’un parti révolutionnaire.

Il est indispensable et urgent de développer un tel parti, c’est notre objectif N°1, duquel rien ne doit nous détourner.

 

Je rappelle rapidement, le comportement des centrales syndicales.

On sait ce qu’est la CFDT, partenaire de plus en plus affiché du patronat. A propos de la retraite elle est allée encore plus loin et a saboté carrément, ouvertement, le mouvement de lutte. Un homme comme CHEREQUE ira très loin dans la collaboration de classe.

Les autres centrales syndicales, y compris la CGT se sont placées sur le terrain du gouvernement, ont discuté avec lui comme s’il s’agissait d’un interlocuteur de bonne foi. En faisant cela, elles ont accrédité l’idée que le gouvernement et le patronat étaient soucieux d’assurer l’avenir de l’institution retraite. Ils ont créé des illusions chez une masse de travailleurs, ils ont développé chez beaucoup d’autres, un sentiment de fatalisme, un sentiment de dégoût, de perte de confiance dans leur syndicat.

Rappelons-nous le premier texte unitaire de tous les syndicats – en sept points- signé en février, qui ne dénonçait pas le fond des objectifs du gouvernement et acceptait d’emblée des aménagements.  A partir de là, il devenait évident que la CGT aussi, refuserait d’élargir et de développer le combat.

Tout cela a freiné considérablement la lutte. Dans de telles conditions il est très appréciable qu’il y ait eu un mouvement de cette importance. Mais il est évident qu’il n’était pas assez fort pour faire reculer le patronat et le gouvernement.

 

Disant cela, on mesure la nécessité d’un parti révolutionnaire et d’un syndicat révolutionnaire. C’est Cette originalité française qui, lorsqu’elle existait, a permis aux salariés, au peuple, d’arracher par les luttes des conquêtes sociales importantes. Toutes sont remises en cause aujourd’hui.

 

A « COMMUNISTES » nous avons pour le moment une influence très réduite, nous savons que notre développement sera long et difficile. Cela ne nous surprend pas. Il n’y a pas d’autre voie que celle de notre propre développement, sur les positions que nous avons fixées à notre congrès.

Partout où nous menons ce combat les résultats sont là. Nous voulons devenir l’avant-garde politique absolument indispensable aux travailleurs et au peuple. La situation actuelle, les évènements que nous vivons, montrent à quel point l’absence de cette avant-garde handicape lourdement le développement de leurs luttes.

 

Qu’est-ce qui caractérise la situation à la rentrée ?

 

SEILLIERE vient de déclarer devant le MEDEF : « nous devons réduire encore le niveau de vie des français si nous voulons sauver l’emploi ».

Vous avez sûrement noté que le gouvernement à sa façon, dit exactement la même chose. Ils veulent réduire encore et de beaucoup le coût de la main d’œuvre française qui est beaucoup trop chère à leurs yeux pour être comme ils disent « compétitive » dans la concurrence européenne et mondiale. Autrement dit, toutes les mesures qui ont été prises, toutes celles qui doivent l’être, le seraient pour sauver l’emploi, pour « sauver » l’économie française mise à mal par la concurrence. Les capitalistes se livrent entre eux une concurrence acharnée, ils exploitent toujours plus les peuples (en France nous en savons quelque chose) pour conquérir de nouveaux marchés et les conserver.

 

Que devraient faire les travailleurs ? Se ranger derrière les capitalistes qui nous exploitent, les aider nous-mêmes à nous exploiter encore plus ? C’est malheureusement ce que sont en train de faire les partis de l’ex. Gauche plurielle et les centrales syndicales. Et ils le font de plus en plus ouvertement.

 

Le gouvernement se prépare à détruire notre système de Sécurité Sociale. Pour sauver l’emploi ?

 

-Est-ce pour préserver l’emploi que le gouvernement et le patronat veulent dans les jours qui viennent s’attaquer à nos régimes de retraites complémentaires ( qui représentent 30 à 40% du montant des retraites du privé) ?

-La déréglementation des services publics, les privatisations, c’est pour sauver l’emploi ?

-Chaque semaine, les restructurations, les licenciements, les délocalisations, les concentrations jettent des milliers de travailleurs dans le chômage.

-800.000 chômeurs vont se retrouver avec leurs maigres ressources diminuées et on veut reprendre un jour férié aux salariés, instituer le paiement des fonctionnaires au mérite ce qui est une nouvelle atteinte contre leur statut.

 

-Prenons le budget 2004 : 19 milliards d’euros d’allègements de charges sociales patronales sont prévus (le déficit total de la Sécurité Social prévu par le gouvernement pour 2004 est de 13,5 milliards d’euros). Toutes les dépenses publiques, sociales subissent des coupes sévères : la santé, le logement, la formation, l’équipement… Le Budget de la défense est lui augmenté de 3,7%, celui du ministère de l’intérieur de 5%.

 

-La décentralisation se met en place. Le 1er octobre le conseil des Ministres a pris des dispositions nouvelles pour transférer les charges vers les départements, les collectivités locales. Les impôts locaux commencent déjà à être augmentés. Un premier transfert de 140.000 salariés sous statut national, aux départements, est prévu en 2005.

 

-Le texte du MEDEF sur la formation professionnelle que tous les syndicats ont signé élimine un acquis de 1971 qui instituait par la loi la formation professionnelle sur le temps de travail.

 

-Enfin, le gouvernement s’attaque une fois de plus au droit de grève. Une proposition de loi a été déposée instituant « un service minimal obligatoire » dans le secteur public.

 

La bataille est vive pour la mainmise des grosses sociétés sur l’Europe et l’élargissement aux pays de l’Est en 2004 va accroître la concurrence capitaliste pour la conquête des marchés. Dans tous les pays européens, c’est la course à la diminution du coût du travail.

C’est partout au plan mondial, que la concurrence capitaliste s’accroît, d’autant que de nouveaux grands ensembles se construisent comme en Asie par exemple.

En France comme en Europe et dans le monde, on en est à un nouveau stade de l’exploitation capitaliste. Chaque jour apporte la preuve que le capitalisme est incapable d’apporter une réponse positive aux grands problèmes de notre temps.

 

Face à ces mesures en rafales, quel est le comportement des partis politiques ?

 

SEILLIERE à l’Université d’été du MEDEF a déclaré : « il n’y a aucune raison de ne pas accélérer la réforme, il faut continuer les baisses d’impôts et de prélèvements obligatoires, mais en parallèle, diminuer les dépenses publiques.

L’analyse de la Droite correspond à celle du patronat.

 

L’extrême – droite : LE PEN utilise les difficultés sociales et l’affaiblissement de la conscience politique. Il joue sur la désorientation des gens, sur la disparition du parti révolutionnaire. Attention, Il se renforce. Une étude sérieuse a montré qu’en 2002 il a déjà obtenu 24% du vote des ouvriers et 23% de celui des employés. C’est un joker précieux pour le capital. Ses mots d’ordre : travailler plus, retarder la retraite, réduire les dépenses publiques, restreindre le droit de grève… Il faut vraiment le dénoncer, montrer que c’est un homme du capital contre les travailleurs, qu’ils ne peuvent rien attendre de bon de lui.

 

Le PS donne de la voix pour essayer de se distinguer de la Droite. Il ne peut le faire que sur des questions tout à fait secondaires puisqu’il a fait la même politique au gouvernement et qu’il est pour la construction de l’Europe capitaliste. F. HOLLANDE vient de déclarer aux journées parlementaires du PS : « nous sommes redevenus la seule opposition crédible et déjà l’instrument d’une possible alternative ». C’est sans risque pour le capital.

 

Le PCF cherche à exister. Il se dispute en interne avec ses tendances et il se prépare à trouver le moyen de faire des alliances avec le PS en 2004, condition pour lui de conserver des élus.

 

La LCR et LO ont annoncé qu’ils sont en passe de conclure un accord pour les élections de 2004, puisque dit A. LAGUILLER « nous sommes d’accord sur l’essentiel ».

A.LAGUILLER a donné une interview au Monde. Le discours est anticapitaliste mais elle se garde bien d’aborder les problèmes de fond. Par ex. l’Europe : elle dit avoir voté la moitié des rapports au parlement européen, ceux qui « sont pour les travailleurs et le social ». Lesquels ? Toutes les décisions sont prises pour  construire l’Europe capitaliste ! Elle et KRIVINE ont approuvé l’élargissement de l’Europe capitaliste et elle a approuvé la mise en place de l’Euro.

La LCR a proposé aux partis de l’ex. gauche plurielle d’organiser ensemble une manifestation pour l’emploi et contre la droite. Ca se passe de commentaire.

 

Un mot sur José BOVE : Il dénonce certains aspects du capitalisme mais son objectif déclaré n’est pas de le faire disparaître mais de le réguler. Comme si c’était possible ! Il vient  de dire que « changer les choses par la révolution était un fantasme du siècle passé et que les gens ont compris que ça ne fonctionne pas aujourd’hui ».C’est un attrape tout. Je remarque d’ailleurs que dans les partis réformistes comme à droite il ne gêne pas au contraire, on fait sa promotion. Il était en vedette à la fête de l’Humanité et on lui a fourni une tribune à Antenne2 la semaine dernière, où il disposait de « 100 minutes pour convaincre ».

 

Du côté du mouvement syndical : Tous confirment leur orientation de partenaire du patronat et du gouvernement. C’est en particulier le cas de la CFDT. C’est aussi celui de FO et la FSU etc…

 

Je parlerai plus longuement de la CGT pour les raisons que chacun sait. La direction de la CGT accélère son évolution réformiste et elle travaille à aligner les syndicats de base sur ces positions.  Par ex. : l’accord avec le MEDEF sur la formation professionnelle va à l’encontre de l’intérêt des salariés, mais la direction de la CGT l’a signé, engageant ainsi tous les syndiqués – sans les avoir consultés d’ailleurs.

CHEREQUE qui vient de rencontrer THIBAULT a déclaré à propos de cette signature de la CGT : « bienvenue au club ». Au club des partenaires du patronat s’entend. CAMBADELIS du PS y voit, lui, « une bonne nouvelle pour les réformistes de gauche qui voient leur camp s’élargir ». Comme cela a été écrit dans notre journal : c’est mauvais signe.

La direction de la CGT abandonne les positions de classe, la défense des intérêts des travailleurs. Cela ne surprend pas. C’est la mise en œuvre de l’orientation du 47ème congrès.

Mais, ainsi que nous l’avions énoncé dans notre document destiné aux syndiqués et aux salariés :

« Face à cette offensive pour casser le syndicat révolutionnaire, des forces importantes agissent. Partout des syndiqués, des responsables syndicaux à tous les niveaux ne sont pas disposés à accepter cela. Nombreux sont les membres de la CGT qui ressentent le besoin de conserver le syndicalisme de classe. Avec eux, des centaines de milliers de salariés luttent contre le capital. C’est vers eux que nous tournons parce que c’est d’eux que dépend l’issue de ce combat ».

En tant que parti politique nous avons notre place à tenir. Nous considérons qu’il est de notre devoir de donner notre opinion sur le comportement des syndicats chaque fois que nous le jugeons nécessaire. Nous le faisons et nous continuerons à le faire.

 

Quelques éléments rapides sur la situation internationale.

 

Le capitalisme avec à sa tête les USA continue d’étendre sa domination dans le monde. Il arrive que dans leur politique de domination les USA aient besoin de faire une place aux autres pays. C’est le cas en IRAK par exemple, où la participation de la France, de l’Allemagne ou de l’ONU est sévèrement marchandée. Tous sont d’accord pour exploiter l’IRAK, tous agissent pour obtenir leur part du gâteau. D’ailleurs la France a dit qu’elle n’opposera pas son veto à l’ONU aux exigences américaines, elle avalise la guerre et l’occupation US.

 

En PALESTINE les USA et  ISRAEL avec l’appui de l’Europe veulent continuer à imposer leur « feuille de route ». Ils veulent contrôler le développement économique de la Palestine et y installer un régime à leur solde. Mais c’est difficile car le peuple palestinien lutte héroïquement pour sa liberté et son  indépendance.

Nous devons continuer à exiger, l’évacuation des territoires palestiniens et le droit de la Palestine à un Etat, à exiger que le gouvernement français rompe ses relations avec Israël tant que cet état ne respectera pas les droits du peuple palestinien.

 

Un mot de l’OMC : c’est un instrument capitaliste qui favorise les pays les plus puissants. Cela s’est confirmé une fois de plus puisque qu’à la conférence de CANCUN les pays en voie de développement les plus pauvres n’ont rien obtenu.

 

Je veux aussi parler de CUBA.

Une grande campagne se développe, de droite et de gauche, contre CUBA socialiste. Je rappelle que les USA maintiennent le blocus économique contre ce pays depuis la création de Cuba socialiste. La disparition de l’URSS l’a privé d’une aide politique et économique considérable, décisive dès le départ, pour placer l’économie au service du peuple.

Dans ce pays, les hommes et les femmes de progrès luttent aux côtés des forces révolutionnaires pour conserver à leur pays et à leur peuple, leur société et ses réalisations, au prix d’énormes difficultés.

Voilà qu’en France et ailleurs, tous les bien – pensants de droite et de gauche multiplient les attaques contre Cuba et contre FIDEL CASTRO. C’est ainsi qu’ils ont tenu à Paris un meeting contre Cuba socialiste. Ceci entre nombre d’autres attaques relayées dans la presse et les médias.

Nous voulons réaffirmer que nous condamnons non seulement les USA, l’Union Européenne qui a réduit ses échanges avec Cuba, le gouvernement français qui les soutient mais aussi toutes ces campagnes contre Cuba et ceux qui les animent.

Nous voulons dire notre solidarité avec Cuba socialiste, avec son combat. Nous appelons partout à développer la solidarité.

Si vous êtes d’accord nous vous proposerons à la fin de notre réunion une résolution que nous porterons à l’ambassade cubaine

 

L’activité de « COMMUNISTES »

 

Nous avons créé notre parti à partir de l’idée que la lutte des classes ne se déroule pas au hasard, que les prolétaires doivent savoir se battre contre les forces ennemies du capital et de ceux qui les servent. Pour cela il est indispensable, absolument indispensable de déchiffrer la stratégie du capital, de comprendre la tactique qu’il utilise pour combattre le peuple et même quand on le peut, de la lire à l’avance.

Il ne saurait être question de nous ranger derrière ceux qui gesticulent, qui se réclament de la révolution en paroles seulement. Nous avons déclaré avec force, lors de notre premier congrès, qu’à la base de notre existence et de toute notre action, à la base de l’unité de notre parti, il y avait le marxisme-léninisme. Ce doit être clair pour tout le monde. Vous le savez, il ne suffit pas de se proclamer marxiste-léniniste pour l’être, ce serait trop simple. Le marxisme-léninisme c’est la compréhension de la lutte des classes enfin portée, grâce à MARX, à la hauteur d’une science. D’une science en perpétuel développement comme toutes les sciences d’ailleurs.

 

Il est indispensable que nous consacrions beaucoup d’efforts à développer notre éducation. Celle de tous les camarades, sur la base du marxisme-léninisme. En France nous sommes le seul parti qui le fasse mais il faut faire beaucoup plus. A cet effet, nous avions décidé de fournir des schémas que nous utiliserons pour préparer les cours que nous organiserons. Le BN est en train de préparer cinq schémas qui seront prêts avant la fin de l’année.

 

Nous vous proposons d’organiser partout des réunions politiques de rentrée dans chacune de nos organisations de base, dans les entreprises, les quartiers, au cours desquelles on examinera la situation politique comme nous allons le faire aujourd’hui au CN. Discutons de la situation politique à la rentrée mais aussi établissons un plan de travail dont je veux vous dire maintenant quelques mots.

 

Notre parti n’existe pas pour lui-même. Il n’a de raison d’être que s’il gagne à la lutte contre le capitalisme des millions d’hommes et de femmes dont les plus avancées dans cette lutte adhèreront à « Communistes ».

Notre travail c’est d’abord un large travail de propagande pour que nos camarades de travail et tous nos collègues, nos voisins et bien d’autres prennent conscience de ce que préparent les forces du capital, pour qu’ils prennent conscience que leur propre intervention est indispensable si ont veut changer les choses, qu’il n’y a que la lutte à condition qu’elle soit organisée sur des bases justes, qui permettra de faire reculer l’ennemi de classe.

 

Prenons un exemple :

 

Depuis des semaines, la Sécurité Sociale est l’objet d’attaques féroces, d’un pilonnage médiatique systématique. Pas de jour sans intervention ministérielle ou gouvernementale pour affirmer qu’il faut complètement changer ses ressources, réduire les dépenses « abusives » si ont veut la sauver. C’est un « gouffre » clament-ils. D’où de nouveaux sacrifices pour les travailleurs. Il faut résorber le déficit.

 

N’oublions pas que le but du gouvernement et du MEDEF est de privatiser la Sécurité Sociale. Les cotisations (le budget est plus élevé que celui de l’Etat : plus de 340 milliards d’euros) représentent un pactole formidable pour les grandes sociétés d’assurances.

 

Nous avons de quoi démonter leurs arguments. Il y a  des exemples frappants pour prouver que c’est le patronat et le gouvernement qui détournent frauduleusement des milliards destinés à la Sécurité Sociale, qui ponctionnent indûment son budget. On peut démontrer, qu’on peut résorber le déficit, qu’on peut la développer pour assurer à tous les moyens de se soigner, en faisant payer au patronat ce qu’il doit, et en développant une autre politique.

Par ex. :

*en 2001le patronat a bénéficié  18,15 milliards d’euros d’exonérations de charges et de plus  le montant de ses dettes s’élevait à 2,7 milliards d’euros.

*En 2002 la Cour des Comptes relève que le gouvernement reste redevable à la S.S. sur les exonérations accordées aux patrons cette même année : 1,1 milliard.

*la cour des comptes relève encore que depuis 1996 la sous – déclaration par les patrons des accidents du travail et maladies professionnelles sont imputées à la branche maladie, alourdissant son déficit.

*Ajoutons : qu’en portant  la part des cotisations patronales au niveau où elle était en 1980, à 50% on assurerait des ressources régulières à la S.S.

*Le patronat est responsable du chômage : le développement de l’emploi et l’augmentation des salaires,  apporteraient  des ressources durables pour la S.S. : une augmentation de 1% de la masse salariale, apporterait trois milliards d’euros de ressources supplémentaires à la S.S.

 

En dehors de nous « Communistes », aucune formation politique, aucune centrale syndicale, personne ne le fera connaître. C’est dire toute l’importance de notre rôle pour combattre la propagande des autres ( on peut dire tous les autres). Si nous n’intervenons pas sur ces questions ainsi que sur toutes celles qui sont au cœur de l’affrontement idéologique d’aujourd’hui nous laisserons les forces du capital et les réformistes de tout poil maîtres du terrain. On sait les ravages que cela peut faire dans les consciences.

 

Engageons-nous à développer considérablement notre travail de propagande sur les thèmes idéologiques et politiques qui sont de la plus haute importance pour le développement de notre parti.

 

De même on ne peut laisser sans réponse le projet de loi RAFFARIN qui supprimerait un  jour férié pour soi – disant venir en aide aux personnes âgées, ceci, au nom de la « solidarité ». Laquelle ? Celle des patrons et de leurs salariés ?

Un dernier exemple, le budget 2004 sur lequel ils mènent aussi un grand battage médiatique. Là encore « Communistes » doit intervenir fortement pour démonter leur propagande.

*20 milliards d’exonérations de charges diverses pour les entreprises- près de 8% du total du budget dépenses qui est de 277,9 milliards.

*tous les budgets publics, sociaux : santé, formation, logement…sont en régression, alors que le budget militaire augmente de 3,7% (41,5 milliards d’euros), celui de l’intérieur de 5%.

En orientant tout autrement l’utilisation du budget, en supprimant les cadeaux aux patrons, en réduisant les dépenses pour la course aux armements, on pourrait répondre aux besoins des français.

Sans compter, il faut le rappeler en permanence, qu’en prenant sur les profits exorbitants, on pourrait améliorer les investissements, développer la production, créer des emplois, augmenter les salaires, développer la croissance et la consommation.

 

Nous sommes aujourd’hui  capables de faire beaucoup plus en matière de propagande, en nous appuyant sur nos organisations de base dont beaucoup sont en mesure de préparer et de diffuser un matériel de propagande répondant aux questions que se posent les collègues de travail    , les voisins. Cela est possible, a plus forte raison, à l’échelle départementale ou régionale.

 

Le journal est un bon outil pour notre propagande. Il faut sans cesse en améliorer le contenu.

Pour sa part le CN se doit d’étendre d’ici la fin  de l’année l’importance et la qualité de notre site qui devrait devenir une référence politique, utile d’abord aux organisations de « Communistes » qui devraient y trouver ce qu’elles ont besoin comme documentation ou comme articles. Par ex. , il est possible d’ouvrir dès maintenant une rubrique Sécurité Sociale, que nous alimenterons en permanence et qui sera d’une grande utilité pour les camarades.

 

Nous devrions également organiser le plus possible des discussions, des rencontres dans les entreprises avec des syndicalistes, des travailleurs, dans les quartiers, pour débattre de la situation, faire connaître notre politique, notre parti.

Dans les batailles, les salariés sont en recherche, il y a une écoute sur ce que nous disons. Il y a un  terrain très large pour notre activité, encore faut-il l’occuper.

 

Il nous faut continuer à faire des listes de syndicalistes, de collègues à contacter, pour créer de nouvelles bases de « Communistes » en priorité dans les entreprises.

 

Des départements organisent des initiatives financières. Il est très important si on veut avoir les moyens de notre activité, qu’on veille au paiement des cotisations, qu’on développe la souscription et les initiatives.

 

Dernière chose :

Au prochain CN nous aurons à discuter de notre calendrier 2004, avec :

*les élections

*la date de la tenue du prochain congrès que les statuts nous font obligation de tenir en 2004.

 

Le BN vous fera des propositions.  

 

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