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Comité National 04-10-2003 – rapport introductif
Le projet gouvernemental de réforme des retraites a
soulevé un énorme mécontentement dans tout le pays. La combativité des salariés s’est exprimée dans des
luttes importantes, dans des manifestations puissantes qui rappelaient celles
de 1995 sans avoir atteint cependant leur niveau. L’action des salariés du secteur
public et des entreprises du privé, des personnels de l’enseignement, a été
suivie pendant l’été de celle des intermittents du spectacle.
Cependant,
seul un mouvement plus ample, plus puissant aurait pu faire céder le
gouvernement et le patronat. Les luttes auraient pu s’élargir, être beaucoup
plus fortes. Il fallait pour cela que certaines conditions soient réalisées. Ce
ne fut pas le cas. Quels sont les éléments qui les ont empêchées de se développer ?
Idéologiquement
et politiquement le patronat et le gouvernement ont très largement occupé le
terrain. Tous les grands médias : TV, presse, radio…sont entre leurs
mains. Tous les jours, depuis tôt le matin, jusqu’à tard le soir, nous sommes
soumis à un intense pilonnage qui répand les idées du patronat et de la
bourgeoisie au pouvoir, qui pèse très lourdement sur la conscience et le
comportement des salariés, des retraités, des sans-emploi.
A part « COMMUNISTES »
il n’existe aucun parti politique qui combatte vraiment, sérieusement
cette propagande. Prenons cet exemple des retraites, quel a été le comportement
des partis politiques ?
Les partis
de droite ont mené une campagne extraordinaire pour faire accepter l’idée qu’il
n’y avait pas d’autre solution que la leur.
L’extrême –
droite de LE PEN a dit tout haut ce que beaucoup d’autres pensent tout bas.
Elle est pour le recul de l’âge de la retraite parce que les Français « ne
travaillent pas assez ». Elle combat les grèves. Il faut rappeler cela.
Quant aux
partis de l’ex Gauche plurielle : PS – PC –Verts, outre qu’ils ont été les
promoteurs de cette politique quand ils étaient au gouvernement, non seulement
ils n’ont pas mené la bataille politique de fond contre cette attaque
capitaliste, mais ils étaient « pour » moyennant bien sûr certaines « adaptations »,
sinon comment les différencier de la droite ? D’une façon hypocrite, ils
se sont opposés au développement de l’action, à l’appel politique à de grandes
luttes.
Les
gauchistes ont consacré leur activité à tenter de créer les fameuses « coordinations »,
mettant à profit le refus du combat des partis dits « de gauche » et
des centrales syndicales. Le but de ces coordinations n’était pas, loin s’en
faut, de travailler au rassemblement le plus large des travailleurs mais au
contraire de s’installer à la direction du mouvement, partout où ils le
pensaient possible. Les gesticulations gauchistes ne sont fortes que de l’absence
d’un parti révolutionnaire.
Il est indispensable et
urgent de développer un tel parti, c’est notre objectif N°1, duquel rien ne
doit nous détourner.
Je
rappelle rapidement, le comportement des centrales syndicales.
On sait ce
qu’est la CFDT, partenaire de plus en plus affiché du patronat. A propos de la
retraite elle est allée encore plus loin et a saboté carrément, ouvertement, le
mouvement de lutte. Un homme comme CHEREQUE ira très loin dans la collaboration
de classe.
Les autres
centrales syndicales, y compris la CGT se sont placées sur le terrain du
gouvernement, ont discuté avec lui comme s’il s’agissait d’un interlocuteur de
bonne foi. En faisant cela, elles ont accrédité l’idée que le gouvernement et
le patronat étaient soucieux d’assurer l’avenir de l’institution retraite. Ils
ont créé des illusions chez une masse de travailleurs, ils ont développé chez
beaucoup d’autres, un sentiment de fatalisme, un sentiment de dégoût, de perte
de confiance dans leur syndicat.
Rappelons-nous
le premier texte unitaire de tous les syndicats – en sept points- signé en février,
qui ne dénonçait pas le fond des objectifs du gouvernement et acceptait d’emblée
des aménagements. A partir de là, il devenait évident que la CGT aussi,
refuserait d’élargir et de développer le combat.
Tout cela
a freiné considérablement la lutte. Dans de telles conditions il est très appréciable
qu’il y ait eu un mouvement de cette importance. Mais il est évident qu’il n’était
pas assez fort pour faire reculer le patronat et le gouvernement.
Disant cela, on mesure la nécessité
d’un parti révolutionnaire et d’un syndicat révolutionnaire. C’est Cette
originalité française qui, lorsqu’elle existait, a permis aux salariés, au
peuple, d’arracher par les luttes des conquêtes sociales importantes. Toutes
sont remises en cause aujourd’hui.
A « COMMUNISTES »
nous avons pour le moment une influence très réduite, nous savons que notre développement
sera long et difficile. Cela ne nous surprend pas. Il n’y a pas d’autre voie
que celle de notre propre développement, sur les positions que nous avons fixées
à notre congrès.
Partout où
nous menons ce combat les résultats sont là. Nous voulons devenir l’avant-garde
politique absolument indispensable aux travailleurs et au peuple. La situation
actuelle, les évènements que nous vivons, montrent à quel point l’absence de
cette avant-garde handicape lourdement le développement de leurs luttes.
Qu’est-ce qui caractérise la
situation à la rentrée ?
SEILLIERE
vient de déclarer devant le MEDEF : « nous devons réduire encore le
niveau de vie des français si nous voulons sauver l’emploi ».
Vous avez
sûrement noté que le gouvernement à sa façon, dit exactement la même chose. Ils
veulent réduire encore et de beaucoup le coût de la main d’œuvre française qui
est beaucoup trop chère à leurs yeux pour être comme ils disent « compétitive »
dans la concurrence européenne et mondiale. Autrement dit, toutes les mesures
qui ont été prises, toutes celles qui doivent l’être, le seraient pour sauver l’emploi,
pour « sauver » l’économie française mise à mal par la concurrence.
Les capitalistes se livrent entre eux une concurrence acharnée, ils exploitent
toujours plus les peuples (en France nous en savons quelque chose) pour conquérir
de nouveaux marchés et les conserver.
Que
devraient faire les travailleurs ? Se ranger derrière les capitalistes qui
nous exploitent, les aider nous-mêmes à nous exploiter encore plus ? C’est
malheureusement ce que sont en train de faire les partis de l’ex. Gauche
plurielle et les centrales syndicales. Et ils le font de plus en plus
ouvertement.
Le gouvernement se prépare à détruire
notre système de Sécurité Sociale.
Pour sauver l’emploi ?
-Est-ce
pour préserver l’emploi que le gouvernement et le patronat veulent dans les
jours qui viennent s’attaquer à nos régimes de retraites complémentaires ( qui
représentent 30 à 40% du montant des retraites du privé) ?
-La déréglementation
des services publics, les privatisations, c’est pour sauver l’emploi ?
-Chaque
semaine, les restructurations, les licenciements, les délocalisations, les
concentrations jettent des milliers de travailleurs dans le chômage.
-800.000
chômeurs vont se retrouver avec leurs maigres ressources diminuées et on veut
reprendre un jour férié aux salariés, instituer le paiement des fonctionnaires
au mérite ce qui est une nouvelle atteinte contre leur statut.
-Prenons
le budget 2004 : 19 milliards d’euros d’allègements de charges sociales
patronales sont prévus (le déficit total de la Sécurité Social prévu par le
gouvernement pour 2004 est de 13,5 milliards d’euros). Toutes les dépenses
publiques, sociales subissent des coupes sévères : la santé, le logement,
la formation, l’équipement… Le Budget de la défense est lui augmenté de 3,7%,
celui du ministère de l’intérieur de 5%.
-La décentralisation
se met en place. Le 1er octobre le conseil des Ministres a pris des
dispositions nouvelles pour transférer les charges vers les départements, les
collectivités locales. Les impôts locaux commencent déjà à être augmentés. Un
premier transfert de 140.000 salariés sous statut national, aux départements,
est prévu en 2005.
-Le texte
du MEDEF sur la formation professionnelle que tous les syndicats ont signé élimine
un acquis de 1971 qui instituait par la loi la formation professionnelle sur le
temps de travail.
-Enfin, le
gouvernement s’attaque une fois de plus au droit de grève. Une proposition de
loi a été déposée instituant « un service minimal obligatoire » dans
le secteur public.
La
bataille est vive pour la mainmise des grosses sociétés sur l’Europe et l’élargissement
aux pays de l’Est en 2004 va accroître la concurrence capitaliste pour la conquête
des marchés. Dans tous les pays européens, c’est la course à
la diminution du coût du travail.
C’est
partout au plan mondial, que la concurrence capitaliste s’accroît, d’autant que
de nouveaux grands ensembles se construisent comme en Asie par exemple.
En France comme en Europe et
dans le monde, on en est à un nouveau stade de l’exploitation capitaliste.
Chaque jour apporte la preuve que le capitalisme est incapable d’apporter une réponse
positive aux grands problèmes de notre temps.
Face à ces
mesures en rafales, quel est le comportement des partis politiques ?
SEILLIERE à
l’Université d’été du MEDEF a déclaré : « il n’y a aucune raison de
ne pas accélérer la réforme, il faut continuer les baisses d’impôts et de prélèvements
obligatoires, mais en parallèle, diminuer les dépenses publiques.
L’analyse
de la Droite correspond à celle du patronat.
L’extrême – droite : LE
PEN utilise les
difficultés sociales et l’affaiblissement de la conscience politique. Il joue
sur la désorientation des gens, sur la disparition du parti révolutionnaire.
Attention, Il se renforce. Une étude sérieuse a montré qu’en 2002 il a déjà
obtenu 24% du vote des ouvriers et 23% de celui des employés. C’est un joker précieux
pour le capital. Ses mots d’ordre : travailler plus, retarder la retraite,
réduire les dépenses publiques, restreindre le droit de grève… Il faut vraiment
le dénoncer, montrer que c’est un homme du capital contre les travailleurs, qu’ils
ne peuvent rien attendre de bon de lui.
Le PS donne de la voix pour essayer de se distinguer de la
Droite. Il ne peut le faire que sur des questions tout à fait secondaires
puisqu’il a fait la même politique au gouvernement et qu’il est pour la
construction de l’Europe capitaliste. F. HOLLANDE vient de déclarer aux journées
parlementaires du PS : « nous sommes redevenus la seule opposition crédible
et déjà l’instrument d’une possible alternative ». C’est sans risque pour
le capital.
Le PCF cherche à exister. Il se dispute en
interne avec ses tendances et il se prépare à trouver le moyen de faire des
alliances avec le PS en 2004, condition pour lui de conserver des élus.
La LCR et LO ont annoncé qu’ils sont en passe
de conclure un accord pour les élections de 2004, puisque dit A. LAGUILLER « nous
sommes d’accord sur l’essentiel ».
A.LAGUILLER
a donné une interview au Monde. Le discours est anticapitaliste mais elle se
garde bien d’aborder les problèmes de fond. Par ex. l’Europe : elle dit
avoir voté la moitié des rapports au parlement européen, ceux qui « sont
pour les travailleurs et le social ». Lesquels ? Toutes les décisions
sont prises pour construire l’Europe capitaliste ! Elle et KRIVINE
ont approuvé l’élargissement de l’Europe capitaliste et elle a approuvé la mise
en place de l’Euro.
La LCR a
proposé aux partis de l’ex. gauche plurielle d’organiser ensemble une
manifestation pour l’emploi et contre la droite. Ca se passe de commentaire.
Un mot sur
José BOVE : Il dénonce certains aspects du capitalisme mais son
objectif déclaré n’est pas de le faire disparaître mais de le réguler. Comme si
c’était possible ! Il vient de dire que « changer les choses
par la révolution était un fantasme du siècle passé et que les gens ont compris
que ça ne fonctionne pas aujourd’hui ».C’est un attrape tout. Je remarque
d’ailleurs que dans les partis réformistes comme à droite il ne gêne pas au
contraire, on fait sa promotion. Il était en vedette à la fête de l’Humanité et
on lui a fourni une tribune à Antenne2 la semaine dernière, où il disposait de « 100
minutes pour convaincre ».
Du côté du
mouvement syndical :
Tous confirment leur orientation de partenaire du patronat et du gouvernement.
C’est en particulier le cas de la CFDT. C’est aussi celui de FO et la FSU etc…
Je
parlerai plus longuement de la CGT pour les raisons que chacun sait. La
direction de la CGT accélère son évolution réformiste et elle travaille à
aligner les syndicats de base sur ces positions. Par ex. : l’accord
avec le MEDEF sur la formation professionnelle va à l’encontre de l’intérêt des
salariés, mais la direction de la CGT l’a signé, engageant ainsi tous les
syndiqués – sans les avoir consultés d’ailleurs.
CHEREQUE
qui vient de rencontrer THIBAULT a déclaré à propos de cette signature de la
CGT : « bienvenue au club ». Au club des partenaires du patronat
s’entend. CAMBADELIS du PS y voit, lui, « une bonne nouvelle pour les réformistes
de gauche qui voient leur camp s’élargir ». Comme cela a été écrit dans
notre journal : c’est mauvais signe.
La
direction de la CGT abandonne les positions de classe, la défense des intérêts
des travailleurs. Cela ne surprend pas. C’est la mise en œuvre de l’orientation
du 47ème congrès.
Mais,
ainsi que nous l’avions énoncé dans notre document destiné aux syndiqués et aux
salariés :
« Face
à cette offensive pour casser le syndicat révolutionnaire, des forces
importantes agissent. Partout des syndiqués, des responsables syndicaux à tous
les niveaux ne sont pas disposés à accepter cela. Nombreux sont les membres de
la CGT qui ressentent le besoin de conserver le syndicalisme de classe. Avec
eux, des centaines de milliers de salariés luttent contre le capital. C’est
vers eux que nous tournons parce que c’est d’eux que dépend l’issue de ce
combat ».
En tant
que parti politique nous avons notre place à tenir. Nous considérons qu’il est
de notre devoir de donner notre opinion sur le comportement des syndicats
chaque fois que nous le jugeons nécessaire. Nous le faisons et nous
continuerons à le faire.
Quelques éléments rapides sur la
situation internationale.
Le
capitalisme avec à sa tête les USA continue d’étendre sa domination dans le
monde. Il arrive que dans leur politique de domination les USA aient besoin de
faire une place aux autres pays. C’est le cas en IRAK par exemple, où la
participation de la France, de l’Allemagne ou de l’ONU est sévèrement marchandée.
Tous sont d’accord pour exploiter l’IRAK, tous agissent pour obtenir leur part
du gâteau. D’ailleurs la France a dit qu’elle n’opposera pas son veto à l’ONU
aux exigences américaines, elle avalise la guerre et l’occupation US.
En
PALESTINE les USA et ISRAEL avec l’appui de l’Europe veulent continuer à
imposer leur « feuille de route ». Ils veulent contrôler le développement
économique de la Palestine et y installer un régime à leur solde. Mais c’est
difficile car le peuple palestinien lutte héroïquement pour sa liberté et son
indépendance.
Nous
devons continuer à exiger, l’évacuation des territoires palestiniens et le
droit de la Palestine à un Etat, à exiger que le gouvernement français rompe
ses relations avec Israël tant que cet état ne respectera pas les droits du
peuple palestinien.
Un mot de l’OMC :
c’est un instrument capitaliste qui favorise les pays les plus puissants. Cela
s’est confirmé une fois de plus puisque qu’à la conférence de CANCUN les pays
en voie de développement les plus pauvres n’ont rien obtenu.
Je veux
aussi parler de CUBA.
Une grande
campagne se développe, de droite et de gauche, contre CUBA socialiste. Je
rappelle que les USA maintiennent le blocus économique contre ce pays depuis la
création de Cuba socialiste. La disparition de l’URSS l’a privé d’une aide
politique et économique considérable, décisive dès le départ, pour placer l’économie
au service du peuple.
Dans ce
pays, les hommes et les femmes de progrès luttent aux côtés des forces révolutionnaires
pour conserver à leur pays et à leur peuple, leur société et ses réalisations,
au prix d’énormes difficultés.
Voilà qu’en
France et ailleurs, tous les bien – pensants de droite et de gauche multiplient
les attaques contre Cuba et contre FIDEL CASTRO. C’est ainsi qu’ils ont tenu à
Paris un meeting contre Cuba socialiste. Ceci entre nombre d’autres attaques
relayées dans la presse et les médias.
Nous
voulons réaffirmer que nous condamnons non seulement les USA, l’Union Européenne
qui a réduit ses échanges avec Cuba, le gouvernement français qui les soutient
mais aussi toutes ces campagnes contre Cuba et ceux qui les animent.
Nous
voulons dire notre solidarité avec Cuba socialiste, avec son combat. Nous
appelons partout à développer la solidarité.
Si vous êtes
d’accord nous vous proposerons à la fin de notre réunion une résolution que
nous porterons à l’ambassade cubaine
L’activité de « COMMUNISTES »
Nous avons
créé notre parti à partir de l’idée que la lutte des classes ne se déroule pas
au hasard, que les prolétaires doivent savoir se battre contre les forces
ennemies du capital et de ceux qui les servent. Pour cela il est indispensable,
absolument indispensable de déchiffrer la stratégie du capital, de comprendre
la tactique qu’il utilise pour combattre le peuple et même quand on le peut, de
la lire à l’avance.
Il ne
saurait être question de nous ranger derrière ceux qui gesticulent, qui se réclament
de la révolution en paroles seulement. Nous avons déclaré avec force, lors de
notre premier congrès, qu’à la base de notre existence et de toute notre
action, à la base de l’unité de notre parti, il y avait le marxisme-léninisme.
Ce doit être clair pour tout le monde. Vous le savez, il ne suffit pas de se
proclamer marxiste-léniniste pour l’être, ce serait trop simple. Le marxisme-léninisme
c’est la compréhension de la lutte des classes enfin portée, grâce à MARX, à la
hauteur d’une science. D’une science en perpétuel développement comme toutes
les sciences d’ailleurs.
Il est
indispensable que nous consacrions beaucoup d’efforts à développer notre éducation.
Celle de tous les camarades, sur la base du marxisme-léninisme. En France nous
sommes le seul parti qui le fasse mais il faut faire beaucoup plus. A cet
effet, nous avions décidé de fournir des schémas que nous utiliserons pour
préparer les cours que nous organiserons. Le BN est en train de préparer cinq
schémas qui seront prêts avant la fin de l’année.
Nous vous
proposons d’organiser partout des réunions politiques de rentrée dans chacune
de nos organisations de base, dans les entreprises, les quartiers, au cours
desquelles on examinera la situation politique comme nous allons le faire
aujourd’hui au CN. Discutons de la situation politique à la rentrée mais aussi établissons
un plan de travail dont je veux vous dire maintenant quelques mots.
Notre
parti n’existe pas pour lui-même. Il n’a de raison d’être que s’il gagne à la
lutte contre le capitalisme des millions d’hommes et de femmes dont les plus
avancées dans cette lutte adhèreront à « Communistes ».
Notre
travail c’est d’abord un large travail de propagande pour que nos camarades de
travail et tous nos collègues, nos voisins et bien d’autres prennent conscience
de ce que préparent les forces du capital, pour qu’ils prennent conscience que
leur propre intervention est indispensable si ont veut changer les choses, qu’il
n’y a que la lutte à condition qu’elle soit organisée sur des bases justes, qui
permettra de faire reculer l’ennemi de classe.
Prenons un
exemple :
Depuis des semaines, la Sécurité
Sociale est l’objet d’attaques féroces, d’un pilonnage médiatique systématique. Pas de jour sans intervention
ministérielle ou gouvernementale pour affirmer qu’il faut complètement changer
ses ressources, réduire les dépenses « abusives » si ont veut la
sauver. C’est un « gouffre » clament-ils. D’où de nouveaux sacrifices
pour les travailleurs. Il faut résorber le déficit.
N’oublions
pas que le but du gouvernement et du MEDEF est de privatiser la Sécurité
Sociale. Les cotisations (le budget est plus élevé que celui de l’Etat :
plus de 340 milliards d’euros) représentent un pactole formidable pour les
grandes sociétés d’assurances.
Nous avons
de quoi démonter leurs arguments. Il y a des exemples frappants pour
prouver que c’est le patronat et le gouvernement qui détournent frauduleusement
des milliards destinés à la Sécurité Sociale, qui ponctionnent indûment son
budget. On peut démontrer, qu’on peut résorber le déficit, qu’on peut la développer
pour assurer à tous les moyens de se soigner, en faisant payer au patronat ce
qu’il doit, et en développant une autre politique.
Par ex. :
*en 2001le
patronat a bénéficié 18,15 milliards d’euros d’exonérations de charges et
de plus le montant de ses dettes s’élevait à 2,7 milliards d’euros.
*En 2002
la Cour des Comptes relève que le gouvernement reste redevable à la S.S. sur
les exonérations accordées aux patrons cette même année : 1,1 milliard.
*la cour
des comptes relève encore que depuis 1996 la sous – déclaration par les patrons
des accidents du travail et maladies professionnelles sont imputées à la
branche maladie, alourdissant son déficit.
*Ajoutons :
qu’en portant la part des cotisations patronales au niveau où elle était
en 1980, à 50% on assurerait des ressources régulières à la S.S.
*Le
patronat est responsable du chômage : le développement de l’emploi et l’augmentation
des salaires, apporteraient des ressources durables pour la S.S. :
une augmentation de 1% de la masse salariale, apporterait trois milliards d’euros
de ressources supplémentaires à la S.S.
En dehors
de nous « Communistes », aucune formation politique, aucune centrale
syndicale, personne ne le fera connaître. C’est dire toute l’importance de
notre rôle pour combattre la propagande des autres ( on peut dire tous les
autres). Si nous n’intervenons pas sur ces questions ainsi que sur toutes
celles qui sont au cœur de l’affrontement idéologique d’aujourd’hui nous
laisserons les forces du capital et les réformistes de tout poil maîtres du
terrain. On sait les ravages que cela peut faire dans les consciences.
Engageons-nous à développer
considérablement notre travail de propagande sur les thèmes idéologiques et
politiques qui sont de la plus haute importance pour le développement de notre
parti.
De même on
ne peut laisser sans réponse le projet de loi RAFFARIN qui supprimerait un
jour férié pour soi – disant venir en aide aux personnes âgées, ceci, au nom de
la « solidarité ». Laquelle ? Celle des patrons et de leurs
salariés ?
Un dernier
exemple, le budget 2004 sur lequel ils mènent aussi un grand battage médiatique.
Là encore « Communistes » doit intervenir fortement pour démonter
leur propagande.
*20
milliards d’exonérations de charges diverses pour les entreprises- près de 8%
du total du budget dépenses qui est de 277,9 milliards.
*tous les
budgets publics, sociaux : santé, formation, logement…sont en régression,
alors que le budget militaire augmente de 3,7% (41,5 milliards d’euros), celui
de l’intérieur de 5%.
En
orientant tout autrement l’utilisation du budget, en supprimant les cadeaux aux
patrons, en réduisant les dépenses pour la course aux armements, on pourrait
répondre aux besoins des français.
Sans
compter, il faut le rappeler en permanence, qu’en prenant sur les profits
exorbitants, on pourrait améliorer les investissements, développer la
production, créer des emplois, augmenter les salaires, développer la croissance
et la consommation.
Nous
sommes aujourd’hui capables de faire beaucoup plus en matière de
propagande, en nous appuyant sur nos organisations de base dont beaucoup sont
en mesure de préparer et de diffuser un matériel de propagande répondant aux
questions que se posent les collègues de travail , les
voisins. Cela est possible, a plus forte raison, à l’échelle départementale ou
régionale.
Le journal
est un bon outil pour notre propagande. Il faut sans cesse en améliorer le
contenu.
Pour sa
part le CN se doit d’étendre d’ici la fin de l’année l’importance et la
qualité de notre site qui devrait devenir une référence politique, utile
d’abord aux organisations de « Communistes » qui devraient y trouver
ce qu’elles ont besoin comme documentation ou comme articles. Par ex. , il est
possible d’ouvrir dès maintenant une rubrique Sécurité Sociale, que nous
alimenterons en permanence et qui sera d’une grande utilité pour les camarades.
Nous
devrions également organiser le plus possible des discussions, des rencontres
dans les entreprises avec des syndicalistes, des travailleurs, dans les
quartiers, pour débattre de la situation, faire connaître notre politique,
notre parti.
Dans les
batailles, les salariés sont en recherche, il y a une écoute sur ce que nous
disons. Il y a un terrain très large pour notre activité, encore faut-il
l’occuper.
Il nous
faut continuer à faire des listes de syndicalistes, de collègues à contacter,
pour créer de nouvelles bases de « Communistes » en priorité dans les
entreprises.
Des
départements organisent des initiatives financières. Il est très important si
on veut avoir les moyens de notre activité, qu’on veille au paiement des
cotisations, qu’on développe la souscription et les initiatives.
Dernière
chose :
Au
prochain CN nous aurons à discuter de notre calendrier 2004, avec :
*les
élections
*la date
de la tenue du prochain congrès que les statuts nous font obligation de tenir
en 2004.
Le BN vous
fera des propositions.
Recommander ce rapport à un(e) ami(e)
http://www.sitecommunistes.org