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COMMUNISTES |
N°429 Semaine du 09 au 15 novembre
2015
10 novembre 2015 2015
Elections
régionales
Succès de
notre réunion publique à Paris le 7 novembre
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Les élections régionales auront lieu dans moins
d’un mois, les 6 et 13 décembre. A cette occasion notre parti a tenu une
réunion publique samedi 7 novembre à Paris. Cette réunion s’est tenue sous la
présidence de Jean-Luc Sallé secrétaire National adjoint de notre Parti, assisté de Georges
Marchand secrétaire
National adjoint et de Emmanuelle Kraemer membre du Bureau National. Notre secrétaire National Antonio Sanchez actuellement en convalescence
après avoir subi une opération était excusé. Chantal Girardin, secrétaire de la Loire
Atlantique et membre du secrétariat national, a présenté
l’intervention ouvrant le débat. Ce fut un succès. Une participation importante avec de nombreux jeunes,
un débat de plus de 2 heures, une riche discussion au cours de laquelle des
intervenant(e) s après avoir constaté la
faillite des « solutions » avancées par les uns et les autres, ont
remercié notre parti de leur faire connaître ses propositions pour changer
réellement la situation. Le temps nous a manqué pour aller au bout de toutes les questions
soulevées. D’autres réunions sont déjà prévues dans les départements. Vous pourrez lire dans le prochain numéro un compte rendu détaillé de la discussion. Jean Luc Salle Cher(e)s camarades, cher(e)s amis
Je vous souhaite la bienvenue et vous remercie de votre présence. Un
mot sur notre secrétaire national Tonio Sanchez, qui en convalescence ne peut
être présent parmi nous et qui nous transmet son salut fraternel et ses vœux
de réussite à nos travaux. C’est la première réunion publique de notre Parti
révolutionnaire-Communistes- après un processus d’unification qui a duré 9
mois entre Communistes et l’URCF. Nous sommes le fruit d’un combat et
de circonstances politiques multiformes. Nous saluons l’œuvre de transformations révolutionnaires dans le monde
inaugurée par la révolution socialiste d’Octobre 17 dont c’est la date
anniversaire aujourd’hui. Nous sommes redevables à ces grandes avancées de l’humanité permises
par l’édification du socialisme : progrès économiques, sociaux, démocratiques, scientifiques et
culturels inouïs qui ont fait de l’URSS la seconde puissance mondiale ;
sa victoire historique sur le fascisme, victoire de portée mondiale ;
son soutien internationaliste à tous les peuples en lutte pour leur
libération nationale et sociale contre l’impérialisme ; l’existence
d’un camp socialiste qui exerçant une pression sur le capitalisme a favorisé
la lutte des peuples pour la paix et pour de nouvelles conquêtes sociales
aujourd’hui dans le collimateur de la classe capitaliste et des
gouvernements à son service. La destruction de l’URSS et la restauration du capitalisme dans les
anciens pays socialistes, la liquidation de beaucoup de partis communistes
avec leur abandon de l’identité révolutionnaire marxiste-léniniste pour
rejoindre la social-démocratie ont eu des conséquences dramatiques pour les
peuples. Une tâche s’impose dans ces conditions difficiles : travailler à
reconstruire un grand parti révolutionnaire, communiste dans notre pays.
Notre unification s’inscrit dans cette visée. Nous avons démontré que nous sommes sincèrement attachés à servir la
cause de la classe ouvrière et des travailleurs. Notre unité en est la suite logique. Nous
travaillons à construire un parti révolutionnaire plus fort et plus influent,
agissant à l’échelle du pays. Pour les élections régionales, nous présentons une liste dans les pays
de Loire. Nous félicitons vivement
tous nos camarades et en particulier Olivier et Chantal (qui est à mes côtés) pour cette tâche militante réussie. Le mode de scrutin nous interdit de présenter des listes partout mais
partout nous appellerons à voter pour notre parti. Dans les entreprises, notre Parti révolutionnaire – Communistes- intervient en lien avec notre objectif
stratégique pour relier les luttes quotidiennes contre le capital à la
nécessité d’battre le capitalisme au moyen d’une révolution socialiste. Aujourd’hui, au cours de cette réunion, nous allons ensemble, débattre
des propositions de notre parti, confronter les expériences dans les
entreprises et quartiers populaires. Nous vous proposons que notre débat aborde les questions
suivantes : Comment contrer l’offensive du capital (pacte de
responsabilité, loi Macron, refonte du code du travail, lutte des personnels
de la santé, de l’éducation, d’Air-France, réforme régionale…), offensive à
lier avec la politique de guerre des Etats capitalistes dont la France pour
le repartage du monde, comment établir le lien entre ces guerres et le
phénomène migratoire, quels sont les enjeux de classe des élections
régionales ? A cette occasion nous souhaitons vous faire connaître les
propositions anticapitalistes de notre parti pour un changement radical de
société, Nous appellerons au vote « communistes » partout au premier
et aussi au second tour contre tous les partis du capital (PS, républicains,
FN). Discutons ensemble comment
combattre à partir des positions de classe la montée du FN et montrer
l’impasse des tenants d’un Syriza à la française aménageant le capitalisme. Le capitalisme s’avère à l’échelle mondiale et en France incapable de
satisfaire les besoins même vitaux. Partout il répond à sa crise structurelle
par la même réponse ; abaisser le « coût » du travail (en
langage marxiste baisser le prix de vente de la force de travail) par la
surexploitation. Fort de sa domination de classe sur l’Etat, l’idéologie dominante, le capitalisme n’a
jamais cessé de développer des campagnes anticommunistes jusqu’à l’actuelle
campagne de criminalisation du communisme déchaînée dans le cadre de l’Union
européenne. Vous avez tous vu ou
entendu parler comme illustration du documentaire « Apocalypse
Staline » diffusé sur France 2, tissu de mensonges et de calomnies
puisées à tout l’arsenal de nos ennemis. L’objectif des forces du capital
est clair : éradiquer des mémoires et des consciences, toute idée
et lutte pour une véritable alternative au capitalisme, toute idée de pouvoir de la classe ouvrière et
des travailleurs avec le socialisme. Nous poursuivrons plus que jamais notre
combat pour rétablir la vérité historique sur la construction du socialisme
en URSS et ailleurs, notre lutte pour
un changement révolutionnaire de société. La rencontre entre le mécontentement populaire et les propositions de
notre Parti imposera de sévères reculs
au capital ! C’est ce à quoi travaille précisément notre parti. Résonne aujourd’hui comme hier la célèbre phrase de Marx et
Engels : « un spectre hante le monde : le
communisme » Oui tous à l’action
avec notre parti pour que ce spectre
continue de hanter le vieux monde capitaliste jusqu’à sa liquidation ! Je passe la parole à Chantal Girardin, membre du secrétariat. Introduction à la discussion Cher
(e) s aim (e) s, cher(e)s camarades Merci à tous et à toutes de votre présence nombreuse ici aujourd’hui. En juin dernier l’Union des Révolutionnaires Communistes de France créée en 2004 et Communistes, parti
révolutionnaire créé en 2002 ont
scellé leur unification pour construire ensemble le Parti révolutionnaire
Communistes. C’est une étape importante dans la construction du Parti
révolutionnaire au service des
travailleurs et du peuple, de tous celles et ceux qui veulent combattre le
capitalisme et qui veulent changer de société. Dans 4 semaines aura lieu le premier tour des élections régionales. Tout
est fait pour réduire ces élections à une simple réorganisation du territoire
qui serait ainsi plus rationnel et à un simple renouvellement des équipes
politiques chargées d’administrer les régions pendant 6 ans. De quoi s'agit-il en réalité ? Le nombre de régions métropolitaines a été réduit de 20 à 13 et ce pour
des raisons hautement politiques, car il
ne s’agit surtout pas d’une simple organisation administrative ni d’un simple
renouvellement, En réalité ces élections constitueront un acte politique très fort à
l’échelle nationale. Elles permettront d’évaluer l’évolution du rapport des
forces politiques sociales et économiques à ce moment précis dans notre pays. C’est donc dans ce cadre que nous
continuerons la lutte contre le capital. Ces élections se situent très étroitement dans le cadre de la CEE, dans
le cadre de cette Europe capitaliste que nous combattons. Aujourd’hui plus que jamais, la
France est imbriquée dans cette Europe capitaliste et on voit chaque
jour la répercussion des événements internationaux sur cette Europe et notre pays. Ca l’est d’autant plus que la France, peuplée de 66 millions
d’habitants est la 5ème puissance économique mondiale, la 2ème
dans la CEE Permettez – moi d’abord, un rappel que nous jugeons indispensable sur
la situation internationale et sur ce monde capitaliste auquel la France
appartient et dans lequel elle est totalement imbriquée. Depuis la disparition de l’URSS et
des pays socialistes de l’Est européen, les grandes sociétés multinationales
industrielles et financières sont aux commandes. Elles possèdent les grands
moyens de production et d’échange. Détenant le pouvoir économique,
financier, elles possèdent le pouvoir politique. Le chiffre d’affaire annuel des
12 premières va de plus de 310 milliards de dollars à 485 milliards de dollars ! Parmi
celles-là, on compte dans la CEE : en 3 ème position Royal-Deutch des Pays
Bas, en 6ème position BP en Grande-Bretagne, en 8ème, Volkwagen en Allemagne et
en 12ème Total en France. La base même de leur existence, c’est le profit, toujours plus de
profit. Leur seul but, dans le monde entier c'est : - d'exploiter à leur profit toutes les ressources naturelles de la
planète en exploitant les peuples - soumettre, adapter partout l’ensemble de la Société aux exigences
capitalistes, est leur règle fondamentale. En même temps ces groupes capitalistes sont des concurrents acharnés
qui vont jusqu’à la guerre pour conquérir de nouveaux marchés. On le voit aujourd’hui avec ce qui se passe au Proche-Orient, au
Moyen-Orient ou se poursuit depuis
plusieurs années une guerre internationale, en Afrique et ailleurs où s’affrontent les Etats-Unis, l’Europe avec la France aux
avants postes, la Russie, la Chine, la Turquie, l’Iran, etc. Les peuples paient très cher ces guerres de domination des impérialismes
mondiaux en train de se partager le monde. Le peuple palestinien lutte pour son indépendance, le droit à un Etat
indépendant. Il subit l'occupation et la colonisation d’Israël depuis 1967 avec
l’aval, le soutien actif des grandes puissances, des USA, de l’Europe, de la France,
de la Russie. Hollande a assuré Netanyahu de son "soutien
indéfectible" Depuis des mois des centaines de milliers d’êtres humains chassés de
leur pays par la guerre et la misère sont contrains à des exils meurtriers et
ceux qui ne meurent pas en route au lieu de trouver la paix et un monde
meilleurs ne trouveront que l’exploitation capitaliste. Cet affrontement inter-capitaliste se
traduit également par une guerre financière qui s’accélère à l’échelle
mondiale. La spéculation prospère au détriment de la production jugée pas assez
rentable. Un chiffre : en 2014 les capitaux détenus par les bourses
mondiales atteignaient 62.000 milliards de dollars ! C'est plus du
double de la valeur de toutes les entreprises cotées dans le monde. En 6 ans des millions de milliards de dollars n'ont pas été investis
dans la production de marchandises. Les échanges spéculatifs sont aujourd’hui
et de très loin, leur principale activité. Un exemple : on compte dans
le monde plus de 9.000 fonds spéculatifs appelés Hedge-Funds. Ils sont détenus à 50% par les banques, les
compagnies d’assurances, les fonds de pension, ils ont géré pour 1er
tri mestre 2015, 3.000 milliards de dollars. Il y a 15 ans se sont crées des
fonds appelés « fonds vautours » qui rachètent à bas prix des dettes d’entreprises ou d’Etats. C'est le cas pour l'Argentine, le Nicaragua, la Zambie, le Congo, le
Cameroun, l'Ouganda, etc., et en Europe pour l'Espagne, la Grèce, Chypre. En 2014 l'Argentine a été condamnée par la Cour Suprême des Etats Unis
à indemniser des fonds vautours qui réclamaient 1600% de la dette argentine
qu'ils avaient rachetée pour une bouchée de pain (Question avec demande de
réponse écrite à la Commission du Parlement Européen 5 janvier 2015) Aujourd’hui, le risque d’une guerre mondiale n’est pas à écarter. C’est
pourquoi notre parti vous appelle à agir pour sauver la paix dans le monde. En 1990, quand l’URSS a été vaincue par le capitalisme international, l’ensemble
du monde capitaliste et tous ses défenseurs ont proclamé : "tout va
aller mieux". La chute de l'URSS devait amener "paix et prospérité" Regardez le monde aujourd’hui Dans le monde entier, les capitalistes réduisent ce qu’ils appellent le
« coût du travail » pour augmenter leurs profits. C’et la course à
la fameuse compétitivité, à qui sera le plus rentable. Par ex. ces jours- ci, la presse, les médias se félicitent de ce que la
France ait rejoint l’Allemagne qui a un « coût du travail » plus
bas. Concernant la Chine qui subit un ralentissement ils disent
« ils ont trop augmenté les salaires ces dernières années ». Baisser le « coût du travail », c’est un impératif pour les
capitalistes, pour augmenter leurs profits. Cela nous ramène à la France. « Etre compétitifs » ! En France comme ailleurs, les grands groupes capitalistes veulent aller
toujours plus loin et vite pour accroître leurs profits, pour affronter la concurrence mondiale dans de meilleures
conditions. Baisser ce qu’ils appellent «le coût du travail » par tous
les moyens, abolir le code du travail, casser les acquis, faire payer
toujours plus le peuple, soumettre les travailleurs, la jeunesse, à la
réalisation de leurs objectifs. Je ne vais pas vous décrire la situation du peuple, sa dégradation,
vous la connaissez, vous la vivez. Pourquoi cette situation ? Qui dirige la France ? C'est le Capital, les grandes sociétés industrielles, commerciales,
financières qui font des profits fabuleux. Je ne citerai que quelques exemples, Au 1er semestre
2015 : TOTAL a fait 5 milliards d’euros de bénéfice, BNP-Paribas
4,2 milliards – Sanofi 2,3 milliards – Renault 1,4 milliards – Airbus 1,5
milliards (+ 49%) etc.… 39
entreprises du CAC 40 on fait 39,5 milliards de bénéfice soit 34,2% de
plus qu’au 1er semestre 2014. Les Présidents de la République sont
à leur service exclusif, ils sont là avant tout pour appliquer la politique
décidée par ces grandes sociétés capitalistes et qui les font élire et qui préparent
leur relève en fonction des nécessités du moment comme on l’a vu en 2012 avec
le remplacement de Sarkozy par Hollande. Ils les font élire avec un mode de scrutin, instauré par De Gaulle en
1969 et renforcé par les gouvernements de droite et du PS qui se sont
succédés. Ce mode de scrutin réduit le choix des électeurs : *la désignation du candidat est réservée à ceux que le système accepte,
puisqu’il faut 500 parrainages d’élus de 1er plan : maires,
députés, sénateurs, conseillers généraux. *Ensuite il y a 2 tours et le 2ème tour ne laisse le choix qu’entre
deux personnes intégrées au système. A 4 semaines des élections
régionales, les groupes capitalistes qui sont à la tête du pays, préparent
activement de nouvelles constructions politiques qui devraient leur permettre
de continuer la politique actuelle mais en l’aggravant rapidement. Ils ont pour cela à leur disposition
trois partis politiques Les Républicains, avec Sarkozy ou
quelqu’un d’autre, Le Parti Socialiste, avec Hollande, cet
autre agent du capital. Avec l’aggravation continue de la situation du peuple, le
mécontentement est profond, l’exaspération massive. Ceux qui avaient voté
Hollande pour chasser Sarkozy sont aujourd’hui nombreux à s’interroger. Des
millions de travailleurs sont à la recherche d’une relève politique qui leur
permette de sortir de cette situation. C’est pour préparer une relève
éventuelle, qui leur permettre de capter le rejet du pouvoir actuel par ces
millions de travailleurs, que les forces du capital mettent en avant le Front
National. Les grands médias à leur solde participent à cette campagne d’une façon
éhontée. Marine Le Pen, à partir d’une démagogie sociale scandaleuse, se
proclame « défenseur des sans voix, des plus modeste ». Elle fustige
les Républicains et le PS qui ont échoué et elle affirme « nous allons
changer la société ». Tout comme l’avait fait Hollande il y a 3 ans en
clamant « le changement c’est maintenant ». Mais quand on y regarde de plus près,
on découvre la réalité. Marine Le Pen défend le capitalisme, elle « veut
un Etat en accord avec les entreprises ». Deux de ses « colistiers » se
sont exprimés ces jours-ci. Le député du FN Gilbert Collard a déclaré à
France-Inter : à propos d’Air-France « la première violence est la
violence économique que subissent les entreprises et qui les mettent en
difficulté, il faut la supprimer. Je suis d’accord avec la direction
d’Air-France, les salariés doivent faire des efforts ». Concernant les élections régionales il a dit : « Marion Maréchal
Le Pen a raison de dire que notre programme est le même que celui des
Républicains, la différence est que eux ne l’appliquent pas quand ils sont
élus, nous nous l’appliqueront ». C’est Floriant Philippot vice
Président du FN qui a dit sur
BFM-TV « Il y a trop de
fonctionnaires il faudra en supprimer ». Redisons-le : Aujourd’hui en France, le
capital a bien 3 fers au feu pour préparer des relèves en cas de besoin :
Les Républicains, le PS, le Front National. Mélenchon, le PCF, le Front de Gauche, appellent les travailleurs
« à faire monter plus que jamais l’enjeu d’une alternative de gauche aux
politiques d’austérité ». Quelle alternative ? Soutenir, même si
c’est avec des réserves la politique du Parti socialiste, ce n’est pas de cette
façon qu’on ouvrira une alternative
vers un changement véritable. ça
l’est d’autant moins que le PCF
appelle dès maintenant « à un rassemblement de toute la gauche au
2ème tour ». On voit également où mènent des organisations type
« Syriza » en Grèce, « Podémos » en Espagne, « Die
Linke » en Allemagne, toutes soutenues par le Front de Gauche et qui se
couchent devant les exigences du capital à la première occasion. Avec ces élections, on voit apparaître
toutes les combines politiciennes qui se forment, par exemple entre les Républicains et l’UDI
d’une part, comme entre le PS et des
Ecologistes, ou le PCF et d’autres encore… ces combinaisons concourent toutes
à assurer le maintien, la poursuite de la politique du capital. La seule chose que craignent les
représentants du capital et le gouvernement à leur service, c’est qu’un
mouvement social de lutte contre leur politique se développe, les oblige à
reculer. Le mouvement ouvrier nous le savons s’est affaibli ces 30 dernières
années. La disparition de l’URSS a porté un coup sévère aux forces
progressistes dans le monde. Le patronat et son MEDEF ont absolument besoin d’organisations
syndicales « partenaires » à leur service. C’est pour cela qu’ils
combattent avec force toute tentative de renaissance d’un mouvement syndical
à la fois de classe et de masse. Aujourd’hui les groupes capitalistes savent pouvoir compter en
permanence sur le comportement de la CFDT partenaire servile du MEDEF et du
gouvernement. Il faudra que la CFDT rende des comptes aux travailleurs
qu'elle trahit. La direction de la CGT a
abandonné depuis déjà longtemps toute référence à la lutte des classes. Mais
actuellement une exigence apparaît, de plus en plus forte, venant d’adhérents
syndiqués dans les entreprises, de certains responsables, qui veulent que la
CGT défende les revendications des travailleurs. De plus en plus nombreux, il
réclament que la CGT impulse partout une lutte de classe, de plus en plus
large, une lutte interprofessionnelle, au service des travailleurs. Casser le code du travail national, liquider les garanties nationales,
les remplacer par un règlement entreprise par entreprise, fait partie de
leurs objectifs prochains. Ils comptent sur un résultat des élections
régionales qui leur serait favorable et leur permettrait d’aller encore plus
vite Face à cette offensive, tous ceux, syndiqués, responsables syndicaux,
salariés, qui ne sont pas disposés à accepter cela, sont nombreux. Ils
s’expriment, c’est sur eux qu’il faut s’appuyer pour que grandisse l’exigence
d’un syndicalisme qui se place sur le terrain de classe, qui appelle partout
au rassemblement dans la lutte pour faire reculer le capital et imposer les
revendications. C’est dans ce contexte qu’ont lieu
les élections régionales D’abord, pourquoi 13 régions métropolitaines et 2 dans les DOM, quel sera leur rôle ? « Des régions de taille Européenne qui seront la seule collectivité
compétente pour soutenir les entreprises » a déclaré Hollande. Tout est
dit : les entreprises seront au centre et dicteront leurs exigences. Il s’agit de régions avec leur Métropole : Paris -Lyon – Nantes -
Toulouse etc. accompagnées de directions
auxquelles seront attribuées progressivement mais le plus rapidement possible toutes les
compétences d’un Etat. La région aura en main les
finances. Elle
décidera de la politique d’emploi, en fonction des besoins des entreprises,
de l’éducation de la formation, de l’apprentissage, de l’enseignement
supérieur, de la recherche. Elle décidera de la politique de santé, du
système hospitalier. Elle décidera des fonctionnaires de toute la région.
Elle décidera des transports, des routes, du logement, des Ports, des
Aéroports, de la culture. La création de ces nouvelles régions
aux pouvoirs considérablement étendus fait partie du dispositif prévu
par le capitalisme. Avec toutes les conséquences pour les travailleurs et la population,
dans tous les domaines de vie, du travail, de la santé etc. l’éclatement des
statuts, les attaques contre les salaires, les retraites, les diverses
prestations sociales, l’enseignement et la formation. Les régions seront directement liées
à l’Europe, pour toutes les décisions, les projets, les réalisations… Ils mettent là en place des structures, une organisation qui vise loin.
Ils veulent éliminer tout ce qui
peut entraver ou ralentir la mise en œuvre de leur objectif. Par ex. les
départements et des milliers de
communes qui seront poussées au regroupement. Tout cela conduit, il faut en avoir conscience, à la limitation des
compétences de l’Etat au profit des régions dépendant de plus en plus de la
CEE. C’est
l’éclatement de la Nation qui est en route et l’indépendance nationale. C’est
un nouveau pas important dans la construction de l’Europe capitaliste. Le but 1er aujourd’hui de ces élections est d’installer à la
direction des régions tous ces partis politiques qui sont entre leurs mains,
ces pouvoirs qui appliqueront servilement toutes les directives des grands
groupes capitalistes. Outre cela, ces élections régionales
sont vues comme un tremplin pour l’élection présidentielle de 2017. Tous et toutes les candidat(e) s sont au service du grand
capital, tous et toutes sont donc d’accord
avec la même politique. Ce sont les groupes capitalistes qui choisiront
le moment venu celui ou celle qu’ils jugeront le plus efficace dans la
situation politique du moment. C’est ça le capitalisme ! Que propose notre Parti ? Je réaffirme d’abord que nous sommes
contre l’Europe capitaliste tout comme nous sommes contre le capitalisme en
France. Chaque peuple doit décider lui-même quel sera son avenir, ce qui
implique le respect de son indépendance nationale. En même temps, notre peuple doit développer des relations correspondant
à notre époque, des échanges plus étroits avec d’autres pays d’Europe ou
d’ailleurs. Tout cela sur un pied d’égalité. J’ai évoqué la nécessité de développer l’action de notre peuple pour
défendre la paix. Il est évident que les relations avec les autres pays
d’Europe devraient jouer un rôle important dans ce domaine. Le NON de notre parti à l’Europe capitaliste est totalement lié à la
perspective que nous avançons pour la politique à mener dans notre pays, à la
perspective de changement de politique que nous proposons au peuple français. Dans ces élections régionales, nous
sommes le seul parti : -à dénoncer la politique actuelle, à donner à la connaître telle
qu’elle est avec ses conséquences, nous sommes les seuls à dire clairement
que c’est le capitalisme, ses objectifs, sa nature même, qui en est la cause. -à appeler sans ambiguïté à la lutte contre le capitalisme pour le
faire reculer, à mener cette lutte jusqu’à l’abattre et changer de société. -Nous sommes les seuls qui disons clairement quelle autre politique
nous voulons mener. Une politique de développement industriel, économique,
social, au service du peuple. La France a les moyens financiers, économiques, scientifiques pour
faire une politique d'investissement industriel, de création d'emplois, de
recherche, d'enseignement et de santé qui répondent aux besoins du peuple Nous démontrons que les moyens financiers existent : 275 milliards annuels de cadeaux de l’Etat aux entreprises en
réductions diverses de cotisations, plus le CICE, le pacte de responsabilité
– la fraude fiscale – les 600 millions qui vont dans les paradis fiscaux, les
milliards engloutis dans les opérations militaires, etc. Il y a de quoi édifier une autre
politique et de l’édifier rapidement. Il faut nationaliser les grandes
entreprises et les établissements financiers qui sont les maîtres de la nation. Il faut prendre les moyens de
productions et d’échange à ceux qui les volent au peuple, aux multinationales
et a tous ceux et celles qui les servent, dans tous les partis politiques et
au gouvernement, à tous ceux qui sont à la tête des grands groupes
capitalistes, de la finance et des banques. -Nous instaurerons une véritable
démocratie, nous rétablirons le mode de scrutin à la proportionnelle dans
toutes les élections et nous supprimerons l’élection présidentielle telle
qu’elle a été instaurée, qui est
antidémocratique et prive le peuple de ses décisions. Nous expliquerons cela tout au long
de cette campagne des régionales Bien sûr les partis politiques font tout pour mettre un voile sur la
réalité. Ils s’accusent les uns les autres d’incompétence, ils promettent
qu’avec eux ça ira mieux. Tous et toutes s’efforcent de noyer l’enjeu réel de
ces élections sous des questions « locales ». Mais le mécontentement, le rejet de la politique actuel est très profond.
Le vote ne se fera pas autour de ces questions
« régionales » que les uns et les autres veulent utiliser comme
éteignoir. Il se fera d’abord sur la politique que le gouvernement et les
partis mènent contre le peuple. Nous disons, aux travailleurs, aux jeunes qui veulent un autre avenir
que, à ces élections, la seule façon de dire NON à cette
politique, c’est de voter pour notre Parti révolutionnaire Communistes. Lui seul montre la réalité de ce qu’est la
politique de chaque parti. Lui seul propose la seule perspective qui peut
ouvrir la voie au changement. Nous appelons les électeurs à ne voter pour aucun autre Parti, à
ne pas se laisser entraîner une fois de plus par tous ceux qui ne manqueront
pas de parler d’alternative tout en
servant le capitalisme. Nous les appelons à mettre dans
l’urne un bulletin pour « le Parti Révolutionnaire Communistes » Nous allons partout mener campagne pour ce vote de lutte. Avant de
parler de la campagne, je veux dire un mot sur les raisons qui font que nous
n’avons pas présenté des listes partout. La raison principale qui ne nous
permet pas d’avoir des listes partout est le mode de scrutin actuel est
que : En supprimant la proportionnelle intégrale, en instaurant le scrutin
majoritaire à 2 tours avec une liste couvrant obligatoirement l’ensemble de
la région, scrutin qui donne la majorité absolue à la liste arrivée en tête,
qui élimine du 2ème tour tous ceux qui n’ont pas 10%, ils poussent
aux tractations pour des alliances, des regroupement dès le 1er
tour (on
le voit avec les alliances à la carte qui se préparent pour tenter d’avoir
des élus). Si la proportionnelle intégrale existait avec la possibilité d’être
candidat pour représenter son département à l’Assemblée Régionale, un parti
comme le nôtre qui ne fera alliance avec personne pourrait être présent partout. Nous allons mener campagne dans toutes les régions Nous expliquerons comme je l’ai dit
plus haut que nous n’appellerons à voter ni au 1er ni au 2ème
tour, pour aucun autre parti. Ne vous abstenez pas Faites un vote de lutte pour le
changement de politique. Mettez dans l’urne le bulletin de vote du Parti Révolutionnaire
Communistes Comment se procurer ce bulletin : Nous allons l’éditer, nous le distribuerons partout, dans les
entreprises, à des points de rencontre sur les marchés, dans les facultés.
Nous ferons des rencontres, des débats, des réunions, nous remettrons ce
bulletin partout, à des salariés, des voisins, des amis… Vous le trouverez sur les sites de Communistes et de l’URCF, dans
l’Hebdo internet. Et s’il y a beaucoup de ces bulletins ça se verra dans les
dépouillements Nous présentons une liste de 103
candidat et candidates dans les Pays de Loire. Ce sera la seule liste
Communistes dans cette région. Notre liste conduite par notre
camarade Olivier Terrien, aide soignant au Centre hospitalier Universitaire
de Nantes, va tenir une conférence de presse. Nous entamons une grande campagne de propagande, de réunions, de débats, pour appeler à voter pour notre liste. Nos sites, notre hebdo internet seront un relais important pour la campagne dans les pays de Loire. Et comme il faut beaucoup d’argent,
partout pour mener la campagne mais encore plus en Loire Atlantique car les
circulaires et bulletins de vote coûtent très cher et nous n’avons aucun
subside officiel, j’appelle partout nos amis et camarades à envoyer de l’argent pour soutenir la
liste des Pays de Loire. Cher(e) s ami(e) s et camarades, Avant de laisser la place au débat, je veux ajouter un mot pour les
amis qui sont venus aujourd’hui, pour celles et ceux qui ont accepté d’être
candidat(e) s pour mener ce combat avec nous
ils (elles) sont nombreux, nous avons sollicités 500 candidats dans toutes
les régions, c’est une force importante avec laquelle nous allons travailler
pour développer Le Parti Révolutionnaire Communistes. Je les en remercie Vous êtes venus, parce que vous voulez
comme nous que ça change vraiment. Notre politique vous intéresse,
vous approuvez, vous voulez connaître mieux nos propositions. Nous apprécions vraiment votre soutien, vous savez aussi que vous
pouvez compter sur nous. Nous savons que la lutte est rude, le chemin à parcourir long mais nous
construisons ce parti avec persévérance car nous savons qu’il est
indispensable au combat contre le capitalisme. Vous ne comprendriez pas que je vous
appelle pas – si vous le souhaitez- à rejoindre notre Parti Alors, je le fais. Ensemble nous
serons plus forts pour mener ce combat Et maintenant, place au débat ! |
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