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CGT – Fédération des industries chimiques ADRESSE AUX ORGANISATIONS DE LA CGT du 11 juin 2013 |
La situation que vivent et subissent les salariés, les
privés d’emplois, les retraités ne cesse de se dégrader. Les causes, que nous connaissons tous, en sont les politiques
décidées et mises en œuvre dans le pays ; politiques qui, hier comme
aujourd’hui, accompagnent les choix des multinationales, du MEDEF, qui
entendent mettre à bas l’ensemble des acquis sociaux, au nom d’une
mondialisation qui se veut sans règles ni contraintes sociales ou environnementales. Face à l’insatisfaction massive des peuples, la politique du pire,
impulsée par des extrêmes droites, est portée et médiatisée à outrance avec
pour objectif de bloquer les alternatives de solidarité, de progrès social
des organisations progressistes proches de la CGT. Une situation dangereuse pour les peuples qui résulte des politiques
similaires imposées année après année, à l’exemple de l’alternance politique
vécue en France en 2012. L’année de pouvoir nouveau gouvernement a rapidement conduit les
mêmes dispositifs « d’aides publiques » vers les employeurs, suivis
de dispositifs d’austérité et de régressions envers les travailleurs. La loi dite « Sécurisation des emplois » combattue par la
CGT, la FSU, Solidaires, et FO a été votée après une bataille d’idées intense,
une mobilisation qui n’a pas été à la hauteur des enjeux, face aux mensonges
de tous ceux qui portent la politique d’austérité, ou qui acceptent de la
négocier dans le dos des salariés, alliant diverses forces politiques et
syndicales telles que l’UMP et le PS, le MEDEF et la CFDT, la CFE-CGC et la
CFTC. La CGT dans cette séquence, a beaucoup tergiversé, sur des approches
plus que contestables, selon notre avis de direction fédérale : un 50ème
congrès où le débat sur « le syndicalisme rassemblé et/ou l’union
d’action » a été refusé, qui ne s’est pas terminé avec une journée
nationale d’action telle qu’attendue par les délégués, à cause de démarches
dites « unitaires » qui faisaient l’impasse sur les oppositions de
fond concernant l’ANI. Cette action a été renvoyée à la décision de la Commission Exécutive
Confédérale, qui elle-même l’a renvoyée au Bureau Confédéral !!! Pour
finir sur un appel de dernière minute pour le 16 mai, sans préparation, ni
plan de travail. On ne peut pas dire
que les conditions de réussite de la mobilisation aient été créées. Au Comité Confédéral National (CCN) des 22/23 mai 2013, la FNIC-CGT
a porté l’exigence de construire le rapport de force CGT, avec une feuille de
route claire, visible, perceptible pour les militants et salariés, avec au
cœur une action nationale avant les congés, un plan de travail durant les
congés, ainsi qu’une action pour la rentrée décidée dès maintenant,, l’objectif
étant d’empêcher la loi de recul social, prévue sur le droit à la retraite,
connue de tous. Les conclusions des travaux du Comité Confédéral National (CCN)
n’ont pas été à la hauteur des débats et des attentes, renvoyant à la
Commission Exécutive Confédérale la décision sur la date d’action et des
meetings (???) pour la rentrée. Puis le 29 mai, avant la réunion de la Commission Exécutive
Confédérale du 4 juin, tombe une déclaration de la CGT avec l’ensemble des
signataires de l’ANI, pour un rassemblement le 19 juin à Paris, excluant ceux
qui hier, étaient avec la CGT dans la bataille soit, FSU, Solidaires, FO. Nous considérons qu’il y a là un problème de fonctionnement dans la
CGT non-conforme aux règles de vie statutaires de la CGT. La Direction Confédérale a-t-elle été associée à la prise de cette
décision ? Comment justifier cette déclaration, sachant que la veille, le 28
mai 2013, ces mêmes organisations signaient un livre de 165 pages de partage
d’analyse avec nos adversaires que sont le MEDEF, l’UPA et la CGPME, sur des
mesures partagées pour « améliorer la compétitivité des
entreprises ». Le Comité Exécutif fédéral (CEF) de la FNIC CGT tient à exprimer son
désaccord profond sur cette stratégie qui brouille la perception des enjeux
aux salariés sur ce que représentent les uns et les autres. Que dire à nos militants, aux syndicats CGT qui subissent au
quotidien les conséquences de ces alliances et qui doivent expliquer
« une fois blanc » « une fois gris », « une fois
noir », en fonction d’alliances au sommet, c’est difficilement
compréhensible Les pourfendeurs du Code
du travail d’hier sont les seuls à y trouver un intérêt. Le Comité Exécutif Fédéral FNIC CGT en appelle à l’ensemble de la
CGT, il y a urgence à renforcer l’unité de la CGT face au danger du repli. Il nous faut une CGT
engagée résolument et en priorité sur la mobilisation, à partir de nos
propositions revendicatives CGT, l’unité, à l’entreprise des salariés et de
leurs organisations étant le moteur de la construction du rapport de force
sans lequel le mot « négociation » n’a aucun fondement. Au regard des enjeux, de la future loi sur les retraites, le Comité
Exécutif Fédéral demande la mise en
place d’un plan de travail, d’actions, pour toute la CGT, avec une action
nationale avec grèves et manifestations sur les enjeux, pour la rentrée,
décidées dès maintenant : *Augmentation des salaires et pensions *Retraite à 60 ans à taux plein à partir de 37,5 années de
cotisations avec départ anticipé à titre de la pénibilité *Développement de l’industrie, des services publics et de l’emploi
pour répondre aux besoins de la population. Sachant que sur le dossier des retraites, le gouvernement veut
limiter la durée de la concertation à deux mois, sans oublier la période des
congés. ° ° ° Le Comité Exécutif Fédéral sera pleinement engagé, du 17 au 21 juin
2013, dans une semaine de débats dans les entreprises, de rassemblements, de
délégations avec dépôts de motions portant
sur nos revendications. Lire, enregistrer et/ou
imprimer cette déclaration au format PDF (2 pages)
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