N° 952 20/11/2025 Plusieurs milliers de personnes, notamment des représentants des peuples autochtones ont défilé lors de la COP30 à Belem, afin de faire pression sur les négociateurs de la conférence mondiale climat. Ils appellent à sortir des énergies fossiles et à stopper la déforestation. Cette 30ème conférence de l’ONU sur le climat, COP30, se réunit en ce moment à Belém au Brésil. Samedi 15 novembre les représentants des peuples autochtones brésiliens ont défilé au rythme des tambours et des maracas chantant des airs traditionnels, s’alliant lors d’une vaste marche à plusieurs milliers de militants de tous les pays. Leur objectif : faire pression sur les négociateurs participant à la conférence mondiale sur le climat. De telles manifestations avaient été interdites lors des précédentes éditions de cette grand-messe climatique leurs avaient été interdites : Bakou (Azerbaïdjan), Dubaï (Ėmirats arabes unis) et Charm el-Cheikh (Egypte)… La COP exclut les peuples des "négociations". Pourtant, la question des changements climatiques est toujours là, à bas bruit au milieu des guerres, de la détresse et de la misère croissante dans le monde.
Ceux qui sont aux commandes du monde capitaliste n'entendent pas que les choses changent.
Il ne faut pas compter sur les chefs d’État pour mettre fin aux guerres, à l’exploitation ou à la pauvreté, ni s’en remettre à eux pour agir contre les conséquences des changements climatiques et leurs causes.
. Depuis la première COP, trente ans se sont écoulés. Trente ans de bla-bla gouvernementaux prétendant prendre le problème au sérieux. Depuis trente ans, les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter d’année en année. Ils s’avèrent incapables de résoudre les problèmes de l’accès de chaque être humain à l’alimentation, à l’eau potable, au logement ou à l’éducation…! Répondre aux besoins de la population n’est pas le but de la classe capitaliste. Sa priorité est de réaliser des profits et de poursuivre le business comme si de rien n’était.
A coups de milliards de subventions publiques, ils engraissent les capitalistes à l’installation d’éoliennes et de panneaux solaires, d’industries vertes. Aux États-Unis, Trump qualifie le réchauffement de « canular » et les grands trusts peuvent polluer la planète! Attaques brutales contre le Pacte Vert au niveau européen, projet de loi de simplification de la vie économique en France. Une frénésie de déréglementation poussée par les capitalistes et leurs serviteurs pour : “simplifier” les réglementations pour accroître la “compétitivité” des entreprises. La priorité de tous les gouvernants et multinationales c’est la guerre commerciale, la compétitivité, les parts de marchés, la course aux matières premières et aux profits, le réarmement et les capacités militaires afin de se faire craindre de leurs concurrents. Il faut des chars, des missiles, des obus et des drones... Trump annonce la relance des essais nucléaires, idem chez Poutine.
L’accumulation privée et la course au profit sont les moteurs de la société.
Quels que soient les dirigeants politiques, le capitalisme est le maître. Les négociateurs des COP ne décident pas, mais les maîtres de l’économie capitaliste ayant en main les leviers décisifs de l’économie.
Un chiffre témoigne de cette main mise écrasante de l’industrie des hydrocarbures dans les négociations climatiques internationales. Plus de 1 600 lobbyistes des énergies fossiles ont été autorisés à participer à la COP30 : autant que toutes les délégations nationales. Un participant sur 25 défend les intérêts de ce secteur à Belém !
Au moment de cette COP les Philippines sont frappées par des typhons dévastateurs, la délégation jamaïcaine présente est meurtrie par le récent passage de l’ouragan Melissane tout cela ne pèsent pas lourd face aux multinationales représentées à la COP30 où figurent des géants pétroliers et gaziers comme ExxonMobil, BP et TotalEnergies. Selon Mediapart, cinq employés de Total, dont son dirigeant Patrick Pouyanné ont été accrédités à la COP30 dans la délégation française ! De son côté le Brésil est représenté par Petrobras. Cette entreprise pétrolière brésilienne a lancé, juste avant cette COP, des forages exploratoires sur le site de Foz do Amazonas, à 500 km de l’embouchure de l’Amazone. Le 18 novembre elle organisait une table ronde dans un pavillon sur son initiative ProFloresta+.
« Ce sont toujours ceux qui ont des moyens financiers qui accèdent [aux espaces de décision] », déplore Edite Andrade, indigène du peuple macuxi de l’État de Roraima.
Autres lobbys ceux de l’agro-industrie, les multinationales de ce secteur, telles que Nestlé et le fabricant de pesticides Bayer, organisent conférences et expositions sur des initiatives bidons « tournées vers une agriculture durable ». Accusées de déforestation illégale, elles ont sponsorisé la couverture de la COP dans les principaux journaux du pays. Présentant les biotechnologies, biopesticides et biocarburants comme « solutions » pour réduire le coût environnemental de l’agro-industrie, ces stratégies permettant à la filière de poursuivre l’expansion des cultures. Nathan Stewart, coordinateur de Fossil Free Politics dit : « La promotion de fausses solutions est utilisée comme tactique par les lobbyistes pour détourner l’attention de leur responsabilité dans la crise climatique ».
Tout ce qui pourrait provoquer une prise de conscience des travailleurs et des peuples est soigneusement dissimulé sous des tonnes de mensonges. Personne ne propose d’obliger les grands groupes capitalistes industriels et financiers à payer les conséquences de leur politique avec les centaines de milliards qui appartiennent aux salariés les produisant. Ce sont eux par leur travail qui produisent ces richesses. Oui il faut en finir avec ce monde capitaliste. Partout dans le monde, les ouvriers, les salariés, les paysans et les artisans agissent contre l’exploitation et la domination des grandes firmes capitalistes. Notre parti contribue à la lutte de classe. Il est l’outil politique indispensable à celles et ceux qui combattent le capitalisme et qui veulent changer de société.