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10-01-2007
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PRESIDENTIELLES : LE PATRON ORDONNE… LES CANDIDATS EXECUTENT |
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Lans
« le Figaro » du 2 janvier, Marcel Dassault propriétaire du
journal, sénateur UMP et marchand d’armes a présenté ses vœux, ou plutôt ses
exigences aux candidats à la présidentielle. Il n’est pas content. Ceux -ci
auraient-ils proposé de prendre sur les profits pour augmenter les salaires
et les besoins sociaux ou de revenir sur les avantages fiscaux ? Non,
bien sûr. Mais, démagogie oblige, ils emploient des mots qui choquent les
oreilles de M. Dassault, même s’il sait parfaitement qu’ils ne seront pas suivis
d’effets. Il le dit haut et fort, « quand j’entends parler de
libéralisme destructeur, de sauver notre modèle social, de licenciements
inciviques, de pérenniser les emplois, du droit d’accès à l’emploi, de faire
du CDI la règle, je me demande sur quelle planète on vit ». Qui a prononcé ces
paroles qui déplaisent tant ? Sarkozy ou Royal, Bayrou ou Buffet?
Difficile à dire, les uns et les autres appliquant dans à fond dans leur
discours le proverbe : « on n’attrape pas les mouches avec du
vinaigre », alors qu’aucun d’entre eux ne propose de s’en prendre au
capital. M. Dassault exprime ses
exigences : « les entreprises ont été créées par des hommes qui ont
investi leur argent (1) et qui ne veulent pas le perdre en
obéissant à des contraintes inacceptables. Si l’on continue à les traiter en
ennemis, ils iront s’installer et créer des emplois ailleurs… » C’est
vraiment le cri du cœur d’un bon capitaliste : mes profits avant tout.
D’ailleurs c’est ce qu’ils font, Dassault comme les autres. Il ne veut
surtout pas de promesses intenables mais des réformes
urgentes, concernant le travail, les grèves, la famille, la formation,
les entreprises, l’immigration et surtout les finances. Pas les siennes il
s’en occupe, mais les finances publiques. L’ingrat. Depuis 25 ans,
les gouvernements de droite comme de gauche ont pourtant fait avancer toutes
ces questions dans le seul intérêt du capital. Il ne doit pas lire son
journal qui publie régulièrement les profits gigantesques réalisés par le
patronat et par lui-même. Nous sommes les seuls à
en tirer la conclusion qui s’impose : les moyens existent pour
satisfaire les besoins et les revendications des salariés. M. Dassault
conclut ses voeux dans « le Figaro »: « en vérité l’année
2007 sera bonne si l’on fait une politique de rupture totale, à vous de
choisir le moment venu ». Il a raison, contre le
capital, contre tous les Dassault de France, le moment venu un seul
bulletin : celui de « COMMUNISTES ». (1)
Celui tiré de l’exploitation de la force de travail des salariés, en premier
des ouvriers et confisqué par les capitalistes à leur seul profit. La
voix de son maître Dans
le même numéro du « Figaro » une journaliste traite du SMIC. Elle
écrit « la décision du nouveau gouvernement d’augmenter les salaires
donnera le la. Paradoxalement l’absence d’un coup de pouce serait de bon
augure ». Ben
voyons ! Pas d’augmentation du SMIC, ni des salaires, égale plus de
profits. Et dire que certains prétendent que le dialogue social peut
remplacer la lutte.
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