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13-07-2005
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Non, la
politique économique de la France n’est
pas schizophrène, elle est
au service du capital |
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Dans un article signé par L.Mauduit, le
journal « le Monde » donne sa version des difficultés économiques
qui affectent notre pays.
Il commence par un
constat : faible croissance, déficit du commerce extérieur, diminution
de l’emploi (-34 000 toutes branches confondues en 2004 après – 25 000
en 2003) avec un chômage à 10 %, l’augmentation des prélèvements
obligatoires, l’endettement et le déficit des finances publiques.
Le constat s’arrête là, normal pour un journal qui comme tout les autres
ainsi que les économistes ou les hommes politiques considèrent que le
capitalisme est le meilleur système économique et le seul qui puisse exister.
Rappelons que le capitalisme, le MEDEF le souligne en permanence n’a pas pour
but de résoudre les problèmes économiques et sociaux. Son seul objectif c’est
le profit maximum et le versement de dividende toujours plus élevé aux
actionnaires.
Pourtant l’économie Française a des ressources tant dans l’innovation que la
production, avec des salariés bien formés et les plus productifs du monde.
La situation aujourd’hui est le résultat d’une politique exclusivement soumise au service du capital et
du profit.
Le chômage ? Il est la conséquence de dizaines d’années consécutives de
suppressions d’emplois, de délocalisations, de politique de bas salaires.
Le déficit du commerce extérieur ? Il est le résultat de la casse
industrielle. A part le TGV, Airbus, les centrales nucléaires et l’Agro-alimentaire,
la France n’a plus rien à exporter. Biens de consommation, bien d’équipements,
machines-outils n’y sont plus produits mais achetés à l’extérieur, souvent à
partir d’entreprises à capitaux Français délocalisées à la recherche du
profit maximum, fermeture des mines de Fer et de Charbon, liquidation presque
totale de la sidérurgie, etc.
Le déficit des finances publiques ? Deux causes principales : Les bas salaires qui sont
le lot de la majorité des salariés (voir notre article sur le SMIC du
1.07.2005) qui ne permettent pas à ceux-ci de satisfaire l’ensemble de leurs
besoins et pèsent sur les rentrées fiscales et sociales.
Mais surtout les cadeaux sur les cotisations sociales au patronat. Ils se
montent pour la seule année 2005 à 21.5 milliards d’Euros, prélevés sur le
budget en pures pertes pour la France, puisqu’ils ne servent qu’à augmenter
les profits du capital, pendant que les systèmes de protections sociales et
de retraites ne peuvent plus faire face.
L’article du « Monde » se termine de la manière suivante : « Voilà
donc le principal défi auquel est confrontée la politique économique Française :
retrouver une cohérence et la ténacité. En quelques sortes sortir de la
schizophrénie [1]…»
Pour notre part, nous trouvons la politique Française cohérente et tenace.
Depuis vingt ans avec des gouvernements de droite ou PS, c’est la même
politique de soutien au capital par la privatisation des entreprises et du
service public, la mise en pièce du code du travail, politique des bas
salaires et de la précarité, de délocalisation et du chômage.
Oui, cent fois oui, l’économie Française est malade. Elle l’est du
capitalisme ! Le combattre aujourd’hui pour le faire reculer sur sa
politique antisociale, de chômage et de misère, c’est possible. Ne plus subir : Jamais le patronat n’a
amassé autant de richesses. Les profits explosent au seul bénéfice des
actionnaires.
Oui, il est urgent par l’action rassemblée et résolue de faire reculer cette
politique au service de quelques possédants.
Oui, il est urgent de construire une autre société ou les femmes et les
hommes ne seront plus considérés comme de simples outils jetables lorsque le
capital les aura usés. [1] « Schizophrénie :
maladie mentale caractérisée par la rupture du contact avec le monde extérieur »
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