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14-06-2007
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Travailler
tout simplement |
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Il ne
se passe pas une seule journée sans que tombe l'annonce de nouvelles
suppressions d'emplois. Comme les autres mois, juin ne fait pas exception
à la règle. 1er juin:
Valéo-Dijon, délocalisation en Inde - Lagardère (presse) 93+70
cdd- FNAC 231 - Crédit Lyonnais 3519 soit 15% des effectifs. Le
CL affiche des profits records pour le premier trimestre 2007 mais cela ne
suffit pas aux actionnaires. Le but de ces suppressions, d'après la
direction, c'est d'économiser 300 millions € par an. Toujours le 1er :
grève à France Télécom pour refuser les 21000 suppressions prévues, tandis
que les salariés d'Alcatel étaient dans l'action pour s'opposer aux 1490
décidées par les dirigeants. Qui dans le même temps s'octroient 5,7millions €
pour l'ancien PDG. 6 juin:
EADS, le PDG maintient sa décision de supprimer 10000 emplois, de se séparer
de deux sites de production en France. On se souvient de la visite super
télévisée de N.Sarkozy à Toulouse où les déclarations musclées n'avaient pas
manqué. Avec lui Airbus allait être recapitalisé par l'état pour que celui-ci
puisse intervenir dans sa gestion. Promesse qui c'est vite heurtée à la dure
réalité du capitalisme. Daimler, actionnaire allemand qui trouve juteux les
profits tirés d'Airbus a refusé cette entrée de l'état dans le capital,
tandis que L.Gallois qui ne rend de compte qu'à ses actionnaires poursuit
sans broncher son plan. La seule chose qui pourrait l'amener à changer d'avis
c'est la lutte des salariés (1). 9juin: Gemato
fabricant de cartes à puce supprime 12% de ses effectifs et ferme son usine
d'Orléans. Soit 406 postes supprimés. Pourtant la demande de cartes devrait
augmenter de 17% cette année. Dans cette décision brutale, le capital
rappelle que sa finalité n'est pas la production de biens nécessaires à la
société mais seulement le profit. Sans illusion, on attend la réaction de la
droite et de la gauche. Elle ne viendra pas. Ils ne sont pas là pour
s'opposer au capital, mais pour le servir. Dans une récente réunion
au Havre, N.Sarkozy s'en est pris à ce qu'il appelle la pensée unique.
C’est-à-dire à l'idée de solutions collectives face aux besoins qui
apparaissent au cours de la vie: éducation, santé, retraite, travail stable
et normalement rémunéré, logement accessible, etc, etc, avec pour satisfaire
ces besoins un service public de qualité. Les réformes qu'il propose ne
visent qu'à permettre au capitalisme de mettre la main sur toutes les
activités humaines. Il est dans la ligne de ses prédécesseurs qui ont chacun
apporté leur contribution à la remise en cause des acquis résultant des
luttes sociales. La pensée unique dont on
nous rebat les oreilles, elle est dans les têtes, de droite ou de gauche, qui
considèrent que le capitalisme est le seul système économique possible et
qu'il faut que la société l'accepte de gré ou de force. Face à un tel projet,
il n'y a pas d'autre solution que la lutte. Luttes sociales, luttes
politiques. C'est pour cela qu’il faut dans ce pays une force politique
révolutionnaire pour nous défendre, pour changer de politique et de société.
Elle existe c'est "Communistes". Avec vous nous la ferons
grandir. Rejoignez-nous. (1) Pendant
que les syndicats palabrent avec la direction sans la faire revenir sur son
plan de suppression d'emplois et de session de sites, les travailleurs de
Meaulte (Somme) et de trois sites en Allemagne qui doivent être cédés sont en
lutte pour rester dans Airbus. C'est un langage qu'une direction est mieux à
même de comprendre que des parlottes autour d'une table.
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