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17-10-2006
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POURSUIVRE LES FRAUDEURS |
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Voici
quelques jours, presses, radios, TV faisaient leurs gros titres sur une
fraude de 22 millions d’€ portant sur des médicaments. Toute fraude est
condamnable dans la mesure où elle prive la collectivité des sommes qui lui
sont dues au profit de quelques-uns. Mais de là, à accuser
cette fraude du déficit de la sécurité sociale il y a un pas qu’il serait
imprudent de franchir. Rappelons que le système
de protection sociale et de retraite est malade des bas salaires et du
chômage. Que cette maladie est aggravée par les cadeaux qui sont faits au
patronat qui ne paie plus de cotisation sociale au nom de la défense de
l’emploi (22milliards d’€ par an pris en charge par le budget de l’Etat,
c'est-à-dire les contribuables), que le patronat doit en plus 5 à 6 milliards
d’€ de cotisations non payées, que l’Etat lui-même a une dette vis-à-vis de
la sécu de 6 milliards d’€. Le syndicat unifié des
impôts estime que la fraude fiscale représente entre 45 et 50 milliards d’€,
rendue possible par « le changement de cap » du contrôle fiscal,
voyant dans certaines mesures, « un véritable appel à la fraude ».
Les entreprises étant en 1ère ligne. Le syndicat ajoute que le
travail au noir génèrerait une perte de 8 à 10 milliards d’€ par an (1). Alors oui !
Poursuivre les fraudeurs, tous les fraudeurs, les mauvais payeurs y compris
le patronat et l’Etat. Alors les comptes de la
sécurité sociale se porteront mieux et pourront faire face à leurs missions. (1) Ce travail au
noir, souvent pratiqué par des travailleurs immigrés en situation
irrégulière, est une véritable aubaine pour le patronat qui les paye au
minimum sans cotisations sociales, ni impôts. Le refus de les régulariser par
Sarkozy et le gouvernement est une aide directe aux patrons grands ou petits
qui les exploitent.
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