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20-10-2005

APRES LE 4 OCTOBRE, L’ACTION

 

 

C O M M U N I S T E S

Octobre 2005

La journée du 4 octobre  a été massive, avec des grèves dans de nombreuses entreprises des secteurs privés et publics, plus d’un million de manifestants dans toute la France, pour les salaires, l’emploi etc… Le bilan de cette journée montre avec force que les travailleurs ne veulent pas se laisser faire par le patronat et le gouvernement, qu’ils veulent une réponse à leurs revendications, qu’ils veulent une autre politique. Elle doit s’inscrire dans le développement de plus en plus large, déterminé de l’action, jusqu’à contraindre patronat et gouvernement à répondre aux revendications.

 

PARISOT  - VILLEPIN,   MAIN DANS LA MAIN

 

Le gouvernement et le MEDEF poursuivent leur politique contre les salariés et la population, dans tous les domaines. La présidente du MEDEF L. Parisot dans sa première conférence de presse, a confirmé son opposition à toute augmentation de salaires.

Le budget 2006 du gouvernement c’est, tout pour augmenter les profits des entreprises, enrichir encore les plus riches, faire payer les salariés et le peuple : 22 milliards d’exonérations de cotisations sociales pour les patrons, dégrèvement sur la taxe professionnelle, diminution de l’impôt sur la fortune, réduction des dépenses publiques, de santé, rien pour les salaires.

De nouvelles hausse des prix sont annoncées : après le carburant le gaz plus 12 % au 1er novembre (soit une augmentation de 30% sur un an). Le travail des  seniors jusqu’à 64 ans se met en place, les privatisations se poursuivent, c’est le tour d’EDF etc…

 

PAS MOYEN DE FAIRE AUTREMENT ? FAUX

 

« C’est comme si vous me demandiez d’acheter quelque chose en prenant dans un porte-monnaie vide » répond L. Parisot aux revendications de salaires. Quelle impudeur ! Les salariés sont encore trop payés ! Mais le porte-monnaie n’est pas vide pour tout le monde : 40 milliards d’Euros de profits au premier semestre 2005 pour seulement 40 entreprises cotées en Bourse (+ 20% sur 2004). Il y a de quoi augmenter les salaires, combler le déficit de la Sécurité Sociale, créer des centaines de milliers d’emplois. Il faut prendre l’argent là où il est, s’attaquer aux profits capitalistes.

 

LA SUITE DU 4 OCTOBRE : MAINTENANT

 

Les richesses créées par les travailleurs doivent servir pour améliorer la vie du peuple.

La seule chose que le gouvernement et les patrons craignent c’est le mouvement social, ce sont les luttes, leur développement. Alors il faut agir encore et plus fort, maintenant.

Les centrales syndicales réunies le 17 octobre ont publié un communiqué : aucun appel à développer après le 4 octobre une grande mobilisation convergente. Elles déclarent attendre du gouvernement qu’il les reçoivent et du patronat qu’il négocie.

Attendre quoi ? Leur politique est connue, ils la mettent en œuvre chaque jour, on en voit les résultats.

L’heure n’est pas à attendre des discussions dans les salons ministériels, mais à développer l’action. C’est urgent et c’est possible. Les luttes, les mouvements de grèves en ce mois d’octobre, à Marseille, Nancy, St Nazaire, dans les hôpitaux, dans de nombreuses entreprises, montrent que la volonté d’agir pour obtenir des résultats est grande et qu’elle peut se développer partout.

Quant aux partis de gauche, pendant ce temps, ils donnent de la voix pour 2007. La surenchère sociale verbale ne manque pas pour récupérer le mécontentement. Mais pour faire quelle politique ? Pour préparer l’alternance et continuer la même politique comme ils l’ont toujours fait au gouvernement. Faut-il rappeler qu’ils se proclament tous pour l’Europe capitaliste (1).

 

COMMENT S’EN SORTIR ?

Par l’action convergeant de plus en plus ample et déterminée des millions de salariés, des retraités, de ceux qui sont privés d’emploi, sans attendre, contre le tandem gouvernement – patronat, jusqu’à les contraindre à reculer, à répondre aux revendications des travailleurs.

Tout ce que les travailleurs ont obtenu, ils l’ont toujours imposé par la lutte contre le capital. Aujourd’hui il en est de même. L’opposition est irréductible entre le capital et le travail.

Seule la lutte et l’intervention du peuple permettront d’en sortir. Elles seules feront reculer les maîtres actuels de la France.

COMMUNISTES appelle à développer l’action partout. Il est avec les travailleurs dans l’action. Il est au service des travailleurs et du peuple.

 

°     °     °     °     °

 

 

(1) Vous trouverez sur notre site : www.sitecommunistes.org – la liste des privatisations faites ou mises en route par tous les gouvernements de droite ou de gauche plurielle depuis 20 ans.

Rappelons qu’au sommet européen de Barcelone en février 2002, Jospin et Chirac d’un commun accord, se sont engagé à : réduire les dépenses sociales et de santé, à porter l’âge de la retraite à 63 ans (pour commencer) à poursuivre les privatisations, notamment EDF-GDF, la poste, la SNCF. 

 

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