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25-02-2006
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FRANÇAIS, IMMIGRES, MEME COMBAT |
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Sous
ce même titre, nous donnions l’opinion de « Communistes » sur cette
question (28-09-05). Il s’agit aujourd’hui de
faire le point au moment où le gouvernement s’apprête à aller encore plus
loin. Rappel de notre texte
du 28-09-05 * Le capitalisme français
est responsable de l’immigration qu’il organise pour peser sur les salaires
et réaliser le maximum de profits. * Les immigrés sont
considérés comme des machines à profits … et dans le même temps comme
responsables de tous les maux de la société. * Le patronat a besoin
que l’immigration continue. * Le capital pille les
richesses des peuples et des pays du monde. Quand la misère est trop grande
se développe une immigration qui pousse à quitter son pays, souvent dans des
conditions épouvantables pour essayer de survivre. Aujourd’hui. Une
nouvelle loi sur l’immigration est présentée par de Villepin et trois
ministres le 9-02-05. A aucun moment, il n’est fait état du développement nécessaire
des pays d’immigration afin que se développe une coopération avantageuse
entre eux et la France, ce qui limiterait, à la source, les départs. Immigration choisie. Avec
cynisme, le ministre T. Breton déclare : « L’immigration est économiquement
bénéfique ; ceci est d’autant plus vrai qu’elle est bien choisie ».
Suit une liste de professions et il ajoute cela « permettra aux
entreprises … de produire davantage ». Des esclaves modernes D’une
manière générale, les travailleurs voient leurs droits se réduire jour après
jour. Les travailleurs immigrés n’échappent pas à la règle. Leur titre de séjour
est fonction du contrat de travail. Plus de contrat, plus de titre. C’est
soit l’expulsion, soit la plongée dans la clandestinité. Ce sont des esclaves
modernes que le gouvernement s’apprête à livrer au patronat. Les salariés, français et
immigrés, ont tout intérêt à se serrer les coudes et à agir ensemble s’ils ne
veulent pas se faire laminer par un patronat toujours plus vorace de profits. Les étudiants Une
carte spéciale leur sera délivrée avec l’obligation de retourner au pays à la
fin des études, sauf pour les meilleurs d’entre eux qui seront autorisés à
accéder au monde du travail. C’est le pillage des talents au détriment des
pays en voie de développement. Le regroupement
familial. Autant dire que le regroupement familial est
rendu impossible dans les faits. Il est vrai qu’il s’agit d’une immigration « subie »,
non immédiatement productive. Nos gouvernements se réfugient souvent derrière
« l’état de droit » pour faire leurs mauvais coups. En ce qui
concerne le regroupement familial (décidé en 1970 par Giscard-Chirac), ils
violent : - L’alinéa 10 du
préambule de la Constitution - Une décision du Conseil
d’Etat de 1978, confirmé par le Conseil Constitutionnel de 1993, - Une directive
européenne 2003/86/CE du 28-09-2003. Dans le cas de mariage
mixte, de nouvelles barrières administratives sont dressées en violation des
règles du droit. Deux mesures
administratives sont prises : * Le
travailleur immigré doit disposer d’un salaire suffisant pour faire vivre sa
famille (les ressources sociales ne sont pas prises en compte). * Le travailleur doit
être locataire ou propriétaire d’un logement correspondant au nombre de
personnes à loger. Lorsque l’on connaît le prix des loyers ou d’achat,
l’insuffisance de logements sociaux, une telle mesure ferme la porte au
regroupement familial. De plus la maîtrise du français est une condition pour
faire venir la famille et les maires devront donner un avis pour « l’appréciation
de la condition d’intégration ». Ainsi ces règles
qui ont été mises en place par eux-mêmes sont jetées lorsqu’elles ne
correspondent plus aux besoins du capital. Face à cette
attaque, quelles réactions ? Celle
de Le Pen et de Villiers est sans surprise. Ils en réclament encore plus, se
réjouissent que leurs idées racistes et xénophobes gagnent du terrain. A
gauche, c’est le service minimum de la protestation verbale, renvoyant à
l’affirmation « en 2007, votez pour nous, nous ferons le reste »,
mais aucun appel à l’action immédiate pour empêcher ce nouveau mauvais coup. A
COMMUNISTES, nous redisons : mêmes droits et mêmes devoirs pour les
travailleurs français et immigrés. C’est par
leur lutte commune que Français et immigrés stopperont les attaques du
capital.
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