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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°116 Semaine du
14 au 20 septembre 2009 CRISE :
Un an après la faillite de Lehman Brother Qu’est-ce qui a
changé ? Un sondage du journal
« Libération » et de l’institut Viavoïce, révèle : *91% des personnes
interrogées estiment que rien n’a changé (92% des employés – 88% des
ouvriers) et jugent qu’une telle crise pourra se reproduire. *61% jugent que les
grandes entreprises et les banques sont les grands gagnants du plan d’aide
massif de Sarkozy. *Le capitalisme mieux régulé ?
77% répondent NON. *58% estiment que le
bilan de N. Sarkozy est négatif. « Les racines du
mal sont toujours présentes à leurs yeux » relève François Miquet-Marty,
directeur associé de Viavoïce. Les racines du
mal Elles sont dans
l’existence même du capitalisme. Le moteur du système capitaliste, de son
développement, c’est la recherche permanente du profit maximum. Pour cela il
doit exploiter toujours plus les peuples, c’est ce qu’il fait en permanence. Marx a démontré en 1848 que cette
exploitation débouche fatalement
sur des crises, puisque la production ne trouve plus assez de débouchés pour
assurer un taux de profit satisfaisant
aux yeux du capital. Depuis la première grande crise en 1873, celles-ci se sont accélérées (voir le rapport à notre Comité National de décembre
2008). La crise actuelle est, on l’a dit, plus
profonde que les précédentes, car c’est le développement même du capitalisme
à l’échelle mondiale qui l’a provoquée et elle touche l’ensemble du monde
capitaliste. Dans les années qui ont précédé son déclenchement, pour augmenter sa
rentabilité, le capital a
cherché par tous les moyens à baisser le coût du travail. Avec la domination
capitaliste du monde depuis la disparition de l’URSS la guerre économique
entre capitalistes, l’affrontement est sans merci. La spéculation, la
financiarisation de l’économie s’est accélérée Entre 2000 et 2007 la masse
monétaire mondiale a doublé, progressant trois fois plus que la production. Les Etats au chevet
du capitalisme Des milliards ont été
injectés par les Etats dans les banques et les grandes entreprises : 1.700 milliards d’euros
en Europe ( 428 milliards en
France) – 787 milliards de dollars aux USA – 450 milliards d’euros en Chine. Où est passé
l’argent ? Une étude de la banque
Naxitis, note que « grâce aux liquidités abondantes fournies par les
Etats, les investisseurs rediversifient leurs portefeuilles vers des actifs
plus risqués ». Autrement dit, grâce aux
milliards donnés par les Etats, les profits repartent à la hausse, la
spéculation reprend son cours.
Les fusions acquisitions se multiplient : le principe est simple.
Une entreprise achète pour être plus grosse et s’accaparer les marchés.
Parallèlement elle ferme les secteurs, les unités qui font
« doublons » et supprime des centaines, voire milliers d’emplois. Elle augmente son
chiffre d’affaire et du même coup son taux de profit. La valeur boursière de
l’entreprise remonte. C’est ce qui dope la Bourse. (voir le N° 83 de « Communistes »). Les privatisations qui
livrent les services publics à la concurrence capitaliste dopent également la
Bourse. Par exemple, hier 15 octobre a été annoncée l’ouverture d’EDF à la
concurrence et la disparition des tarifs réglementés, immédiatement, EDF a gagné 6,72% en
Bourse. Ils font payer la
crise aux peuples Le Chômage massif
continue de progresser dans le monde. L’OIT (Organisation Internationale du
Travail) entrevoit 39 à 59 millions de chômeurs de plus dans le monde. En Europe, au 2ème
trimestre 2009, 1,4 millions de salariés ont perdu leur emploi. En France, le chômage a
augmenté de 20% en un an. Les salaires sont
bloqués ou reculent (voir le N° 83 de
« Communistes). La pauvreté s’étend dans
le monde. 100 millions de pauvres en plus en un an. Le milliard de victimes
de la faim est dépassé. En France, il y a 8 millions de pauvres. Tous les Etats réduisent
les dépenses publiques, coupent dans les programmes sociaux. En France, Sarkozy
poursuit ses « réformes » : poursuite des allègements de
cotisations sociales et suppression de la taxe professionnelle pour les
entreprises. Pour le peuple: suppressions de milliers d’emplois de
fonctionnaires, d’enseignants, réductions drastiques des remboursements de S.
Sociale, recul de l’âge de la retraite, Autonomie des Universités, réforme
des lycées, privatisations de la poste, d’EDF, de la SNCF… Réforme
territoriale. Il poursuit rapidement
son objectif : adapter toute la société française aux exigences du
capitalisme. Moraliser le
capitalisme ? La grande illusion Après avoir fait grand
bruit sur la limitation des bonus et la « suppression » des paradis
fiscaux, N. Sarkozy enfourche un autre cheval de bataille : changer le
mode de calcul du PIB (autrement dit des richesses produites) ! Il a
demandé un rapport à une commission présidée par Joseph Stiglitz, prix Nobel
d’économie. Celui-ci, dit qu’il « s’agit d’ajustements de fonds qui vont
modifier notre perception de la production ». Il ne propose pas,
rassurons-nous, de s’attaquer au système capitaliste. N. Sarkozy applaudit. Il
a déclaré « La crise nous
oblige à imaginer un autre monde pour préparer le monde de
l’après-crise ». D’ailleurs
lors du G20 de la semaine prochaine
à Pittsburg (USA), il
interviendra pour que « toutes les organisations mondiales
modifient leur système statistique ». (Quelle révolution !) De son côté Barak Obama
dans un sermon a « exhorté
Wall Street à changer de culture ». Comme si le G20, cette
réunion des pays capitalistes pour défendre les intérêts capitalistes,
pouvait changer quelque chose en profondeur ! Extirper les racines
du mal Pour libérer les forces
productives et permettre l’essor de la société pour la satisfaction des
besoins humains, pas d’autre solution que d’arracher cette propriété aux
capitalistes et de construire une société socialiste au service du peuple. La ligne de partage est,
entre ceux qui se situent dans le capitalisme pour le perpétuer et ceux qui
luttent et appellent à lutter contre
jusqu’à l’abattre et changer de société.
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