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N°128 Semaine du 14 au 20
décembre 2009 35
milliards pour faire quoi ? Les « priorités
d’avenir » annoncées par Sarkozy
sont dans la droite ligne de sa politique : permettre au
capitalisme français de créer de nouvelles sources de profits, gagner des
parts de marché dans la concurrence capitaliste mondiale. « Tout pour
l’entreprise ». Mobiliser les fonds publics, mettre les moyens de
l’enseignement et de la recherche au service de la compétitivité capitaliste,
c’est l’objectif de l’emprunt. « Il ne s’agit
plus, écrivent « Les Echos » que l’Etat agisse à la place du privé
mais qu’il agisse avec lui ».
Education et
recherche. Dans dix pôles dit
« d’excellences » seront regroupés 58 établissements allant des
Universités catholiques, privés aux grandes Universités et de recherche publiques. Pour l’enseignement
privé supérieur, cette politique n’est rien d’autre que le prolongement d’un protocole d’accord signé en 2002
par J. Lang Ministre de
Mitterrand qui visait «à engager
une politique de contractualisation et de pleine association de
l’enseignement supérieur public et privé ». 11 milliards d’euros,
dont 1milliard pour le seul secteur d’Orsay leur sont alloués (voir notre article du 25 novembre). Il
faudra mettre en place une culture de la performance, avoir des
résultats en cohérence avec la stratégie
gouvernementale. Aux côtés des
universités seront implantées les entreprises qui travailleront directement
avec elles, les recherches universitaires produiront directement du profit. Les premiers contrats
seront signés dès le premier semestre 2010. Ils devraient se matérialiser
pour l’enseignement privé par l’augmentation de 4,5 millions d’euros d’une
subvention qui s’élevait à 62 milliards en 2009. Le reste des universités
continuera à subir les restrictions imposées par Sarkozy aux budgets
publics pour former des
étudiants de seconde zone. L’industrie a détruit 500.000
emplois au cours de ces dernières années. Les 6,5 milliards qui lui sont
consacrés ne visent pas à en créer de nouveaux. Ils sont destinés à donner
des moyens supplémentaires à quelques grands groupes, Renault, Peugeot, EADS,
Talhès, Dassault…, à accroître plus vite leurs profits pour mieux se placer
dans la concurrence mondiale. Le reste des annonces
faites va dans le même sens. Que ce soit le numérique ou le développement durable, tout est mis
en œuvre pour répondre aux exigences du capital, tout est orienté pour lui permettre
d’exploiter de nouvelles sources de profits. Qui va payer ? N. Sarkozy annonce la couleur : les
intérêts de l’emprunt seront gagés sur les économies supplémentaires dans les
dépenses courantes de l’état. 750 millions d’euros devront être économisés chaque
année pour payer les intérêts de
l’emprunt. Il a prévenu : continuer à supprimer
chaque année des dizaines de milliers d’emplois dans le secteur public –
réduire drastiquement les dépenses de sécurité sociale (santé, hôpitaux …)-
réformer le système des retraites, élever l’âge du départ en retraite –
réduire toutes les dépenses publiques et sociales. Tout pour le
capitalisme. Il a été élu pour ça.
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