|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
|
Hebdo |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°153
Semaine du 28 juin au 04 juillet 2010 24 JUIN : UNE FORCE MONTANTE S’EST EXPRIMEE La mobilisation de ce 24 juin a été très importante, 2
millions de personnes ont scandé « pas touche à nos retraites. Les
salariés ont exprimé leur ras-le-bol
à propos des retraites menacées mais aussi sur les salaires, le
chômage, les conditions de travail ; l’inquiétude pour l’avenir était
dans toutes les têtes. C’est ce qui explique cette forte participation et les
nombreux arrêts de travail. Résultats
d’autant plus remarquables que les confédérations syndicales n’ont pas créé,
loin s’en faut, les conditions de cette réussite qu’elles revendiquent
pourtant aujourd’hui. En effet, on sait que la CFDT dont le congrès s’est prononcé pour
l’allongement de la durée de cotisation est pour la réforme des retraites.
Une réforme que Chérèque réclamait encore dès le soir du 24 juin en guise de
conclusion. Les autres centrales syndicales se mettent au niveau de la
CFDT, elles sont toutes
d’accord pour une réforme qui sera, à quelques broutilles près, supportée par les salariés. A
aucun moment, les profits du capital ne sont mis en cause par ceux qui sont
censés défendre les intérêts des salariés. Le capital a pourtant de quoi payer comme nous
l’avons écrit maintes fois (voir sur notre site ICI ou encore LA). Mais aucun parti politique, ou direction
syndicale ne veulent s’y attaquer. Cette attitude démobilisatrice freine à dessein
une mobilisation qui serait beaucoup plus forte si les travailleurs se
sentaient réellement soutenus, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Mais des
choses changent. Cette journée du 24 juin montre, certes encore sans
exagération, que les travailleurs
commencent à prendre eux-mêmes les choses en main. Combien de temps
encore les dirigeants des centrales syndicales, CFDT en tête pourront-elles
s’y opposer ?... Tout
dépendra de l’attitude des salariés. Cette journée du 24 juin en appelle
d’autres dès la rentrée. C’était d’ailleurs une idée forte des manifestants.
Le mouvement populaire doit être encore plus puissant, agir encore plus fort. C’est
cela et rien d’autre qui bousculera les oppositions au développement de
l’action. C’est cela surtout et seulement cela qui obligera Sarkozy et les
siens à céder. La
« réforme » de la retraite n’est qu’une étape. Après les
déclarations des dirigeants du PS c’est au tour de D. Migaud, autre dirigeant
socialiste, qui préside la Cour des Comptes après Seguin, d’estimer que
« le chantier des retraites n’est qu’un morceau du puzzle des déficits
publics à combler d’urgence ». Comment ? : en augmentant les
impôts, en gelant la paie des fonctionnaires, en diminuant le remboursement
des médicaments etc…
http://www.sitecommunistes.org |