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N°157  Semaine du 26 juillet au 01 août 2010

 

Au CHU de Nantes ça "dé... blocs"

Depuis le début du mois de juillet, le CHU de Nantes, le plus important centre hospitalier du grand Ouest, a fermé 11 de ses 52 blocs opératoires et reporté 150 interventions et pas des moindres certaines concernant des opérations de chirurgies cardiaques  pour cause de « sous effectif ». La directrice Générale, Christiane Coudrier, impute ces « difficultés de fonctionnement à un absentéisme important ». C’est ainsi qu’elle qualifie les 14 arrêts maladie et les 9 congés de maternité  des infirmiers (e) s de bloc !!!

 

L’hôpital de Nantes paye aujourd’hui la réduction drastique de personnel (suppression de 400 CDD, départs à la retraite non remplacés, départs volontaires (1) Ce sont les conséquences du plan de Gestion des Ressources Humaines  voté en 2008 par Jean-Marc Ayrault député-maire de Nantes, Président de la communauté urbaine de Nantes Métropole, Président du Conseil de surveillance du CHU (2), Président du groupe PS à l’Assemblée Nationale. Des décisions appliquées par la directrice générale  « Christiane, Marcelle, Renée Coudrier élevée au grade d’officier de la légion d’honneur le 14 juillet 2010 ». Sans doute a-t-elle été promue grâce à ses capacités de fermer dans la même semaine deux unités de soins, des blocs opératoires et de déprogrammer 150 opérations.

 

Le syndicat CGT du CHU dénonce ce sous-effectif chronique organisé qui se traduit par

í La dégradation des conditions de travail :

- l’augmentation entre 2008 et 2009 de 20% des accidents de travail,

-  l’augmentation entre 2008 et 2009 de 19% des maladies professionnelles imputables au service

-  l’augmentation du stress (tentatives de suicide sur le lieu de travail),

- l’épuisement professionnel

-  l’augmentation des arrêts de maladie qui sont passés de 64000 jours en 2007 à 80000 en 2009 soit une augmentation de 22%,

- la diminution de 25% du temps de formation entre 2007 et 2008

 

í La dégradation des conditions d’accueil et de soins : plus de 5 heures d’attente en urgence pédiatrique !

 

Les mouvements de grève se multiplient pour réclamer l’embauche de personnels (pédiatrie, gériatrie, consultation de chirurgie cardiaque, etc…). Fin juin : grève en pédiatrie pour protester contre le manque de personnel. Riposte de  la Directrice Générale : elle ferme des lits de l’urgence pédiatrique pour déployer des personnels vers d’autres services de pédiatrie en sous-effectif. Cette décision satisfait le syndicat FO qui met immédiatement fin à la grève. Voilà comment FO lutte contre la casse de l’Hôpital Public !

 

Quant à Jean-Marc Ayrault en tant que Président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, il est à Paris pour le maintien des postes de fonctionnaires. Avec Martine Aubry et les présidents PS des conseils de surveillance des hôpitaux «, ‘ il manifeste avec solennité qu’il refusera des budgets d’austérité qui compromettent la qualité des soins, notamment à travers les réductions d’effectifs ».

 

 Et c’est le même qui à Nantes réduit les effectifs du CHU, ferme des blocs opératoires et envoie ainsi les patients vers les cliniques privées, réduit le nombre de lits (de 1600 aujourd’hui il passera à 1200).

 

Jean-Marc Ayrault organise la casse de l’hôpital public, il applique à la lettre le plan Hôpital Patient Santé et Territoire du gouvernement de droite.

 

Il ne faut pas compter sur ces partis politiques pour agir contre la casse du service public, ils sont tous d’accord. Le PS comme la droite mettent la santé, les hôpitaux au service du capital. Seule la lutte permettra d’abattre le capitalisme.

 

(1) Voir Communistes hebdo N°120, du 12 au 18 octobre 2009

 

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(2)     Le conseil d’administration de l’hôpital traditionnellement présidé par un élu local est supprimé. Il est remplacé par un conseil de surveillance qui fixe les grandes orientations stratégiques de l’établissement et en contrôle l’activité. Y siègent les élus, des représentants des usagers et des personnels de l’établissement. Ce conseil de surveillance a accès à tous les documents concernant la gestion de l’hôpital et à toutes les décisions. Il approuve les comptes de l’établissement et se fait présenter un rapport annuel sur l’activité de l’établissement et sur sa contribution à l’offre de santé du territoire.

 

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