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N°226 Semaine du 12 au 18 décembre 2011 15
décembre 2011 RENAULT
CREE DE L’EMPLOI… AU MAROC C’est parti ! A l’usine de
Melloussa (à 40 kilomètre de Tanger) les premières voitures sortent des
chaînes. Un modèle à bas coût appelé Lodgy. Il est prévu d’en fabriquer
70.000 en 2012 pour une production maximum de 340.000 avec une équipe de
nuit. Les véhicules seront transportés par bateaux en France et en Europe. Une
bonne affaire pour les profits. Renault a
investi un milliard d’euros pour les installations industrielles. Le roi du
Maroc a été plus que généreux : mise à disposition d’un terrain de 340
hectares, nombreuses exemptions fiscales, centre de formation du personnel et
surtout des salaires de 240 euros par mois. A cela
s’ajoute une ruée de sous-traitants avec là aussi, un pont d’or des autorités
marocaines : exonération d’impôts pendant 5 ans, allègement de la TVA,
aides financières à la construction de bâtiments. Au total
c’est 3000 emplois directs et 30.000 indirects qui serons créés. Dans le même
temps, 20.000 emplois ont été détruits en France depuis 2010, la réduction
des effectifs se poursuit, et le chômage partiel est imposé aux salariés. Rien dans
la fabrication de la Lodgy ne viendra des usines françaises de Renault. Les
moteurs et les boites de vitesses sont fabriqués en Espagne et Roumanie. Peugeot
n’est pas en reste. Il vient de confirmer 1900 suppressions d’emplois dans
ses usines françaises. Conséquences. Cette
voiture de cinq à sept places sera vendue au alentour de 10.000 euros. Elle
viendra en concurrence directe avec le Grand Scénic proposé à 24.300 euros.
Comme l’écrit très justement un journaliste « des Echos » « la
réussite de Dacia est une excellente nouvelle pour Renault… sans doute pas
une bonne pour ses usines françaises ». Une bonne nouvelle, surtout
pour les profits de Renault, au détriment des salaires et de l’emploi. Les
serviteurs du capitalisme. En visite
à l’usine Rossignol à Sallanches, N. Sarkosy bombe le torse en se félicitant
des 20 emplois relocalisés, alors que l’entreprise en avait délocalisé 600 il
y a quelques années. Pas un mot évidemment sur les milliers de suppressions
d’emplois dans l’automobile puisqu’il les défend. Tous les candidats à
l’élection présidentielle de droite - du FN -
comme de gauche font de grandes déclarations sur le « Produire
français » et sur la nécessaire ré-industrialisation du pays. Autant de promesses démagogiques.
Le capitalisme continue de casser l’industrie dans sa recherche du profit
sans qu’ils en disent un mot. Un bon serviteur ne critique pas son maître. Rien à
attendre de ce côté. Seule la lutte sans concession contre le capitalisme, sa
politique, peut le faire reculer. C’est le but de Communistes, et de son
candidat Christophe Ricerchi. . Lire, enregistrer et/ou
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