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Après l’accord scandaleux signé entre le MEDEF et
trois syndicats minoritaires sur le « marché du travail »
(voir article sur notre site),
le patronat est encouragé à poursuivre sa politique de casse tous
azimuts.
Après 8000 suppressions
d’emplois chez Peugeot, le groupe Renault en annonce à son tour
7500. Rappelons que dans l’automobile un emploi supprimé correspond
à trois emplois en moins dans la filière (équipementiers,
sous-traitants, garages, commerces).
Sans surprise, le
gouvernement approuve et accompagne toutes les décisions des
multinationales comme il l’a fait avec Arcelor-Mittal.
Les plans de
suppressions d’emplois se succèdent à vitesse grand « V »
aggravant une situation sociale déjà catastrophique pour les
salariés et le peuple.
La baisse des salaires
se poursuit (-0,2% en 2012), les dépenses de santé sont à un niveau
historiquement bas (-350 millions de dépense de consultations
médicales). Dans le même temps, 450 millions de primes vont être
distribuées aux médecins qui ont atteint les objectifs de maitrise
des prescriptions médicales. De plus, 400 Milliards ne seront pas
attribués aux hôpitaux qui ont « trop dépensé » !!!
Il est de plus en plus
difficile d’accéder au système de santé.
Le chômage qui explose,
les salaires et pensions en baisse accentuent les phénomènes de
pauvreté et de précarité.
Mais cela ne suffit pas.
A la botte du capital européen, le gouvernement Hollande s’attaque
au financement de la protection sociale et aux retraites.
« La désindexation
des pensions de retraite de l’inflation n’est pas à exclure »
vient de déclarer J.Cahuzac, ministre du budget. C’est ce que
réclame le MEDEF dans les « négociations » avec les
syndicats sur les retraites complémentaires. L’augmentation du taux
de CSG se fait également de plus en plus précise pour financer la
protection sociale.
Les 60 milliards
« d’économies » de dépenses publiques commencent à
produire leurs effets dans les collectivités territoriales :
gel des investissements, diminution des personnels, nouveaux
transferts de services publics au privé…
On peut faire autrement
Les 172 milliards
d’exonérations fiscales et sociales accordées aux entreprises en
2012 n’ont pas créées un seul emploi, au contraire, elles
continuent à en détruire.
Les 20 milliards de
cadeaux supplémentaires décidés par le gouvernement Hollande n’ont
eu aucun effet sur les plans de suppressions d’emplois en cours et
à venir. Ces milliards de cadeaux viennent gonfler les profits des
multinationales qui continuent d’engranger des gains pharamineux en
bourse (CAC 40 : +15% en 2012, + 17,5% dans les 6 derniers
mois).
Il a fallu très peu de
temps au Gouvernement pour débloquer les milliards nécessaires à la
conquête des richesses du Mali et de la région sous prétexte de la
« guerre aux terroristes ».
On a déjà connu ça avec
l’Irak, l’Afghanistan, la Lybie.
5 milliards (payés par
les contribuables) viennent d’être octroyés dans le flou le plus
total à EDF pour éponger une dette concernant les énergies
renouvelables.
De l’argent ce n’est pas ce qui manque pour augmenter les
salaires et les pensions, développer l’industrie, les services
publics.
Mais pour parvenir à
cela, il faut lutter. C’est par la puissance des luttes et par rien
d’autre que le capital recule.
Les salariés d’Aulnay,
de Renault, de Virgin, d’Arcelor, ceux de l’éducation nationale,
des hôpitaux et tous les autres ont besoin de lutter ensemble pour
être plus forts.
Unifier les luttes, les
coordonner est indispensable pour gagner sur les revendications.
Les centrales syndicales
n’appellent pas aujourd’hui à cet objectif, elles restent engagées
dans le « dialogue social », on en connait le résultat.
Ne pas
attendre, s’engager dans les luttes maintenant est urgent au regard
de l’accélération de la dégradation de la situation économique et
sociale.
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