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N°298 Semaine du 06 au 12 mai 2013

 

05 mai 2013

 

Antonio Sanchez en Loire Atlantique

 

 

Lors de sa venue en Loire Atlantique les 26 et 27 avril, Antonio Sanchez a rencontré le vendredi 26, le personnel en grève du CHU de Nantes (voir Communistes Hebdo n°296). Il a insisté sur le fait que la politique mise en œuvre par François Hollande et son premier ministre J.-M. Ayrault était, tout comme celle de Sarkozy, au service du capital et que les cadeaux faist au patronat et a

ux multinationales sont payés par le peuple et par la casse des services publics : 70% des 20 milliards de cadeaux supplémentaires aux chefs d'entreprises sont pris sur le social et se traduisent par une réduction des budgets de la santé, de la sécurité sociale, de l'éducation et des collectivités territoriales. Lorsque J.M. Ayrault était maire de Nantes et président du Conseil d’Administration du CHU, il a voté toutes les réductions du budget de fonctionnement de l’hôpital et toutes les réductions de personnel. L'hôpital est géré comme une entreprise privée qui doit être rentable, le personnel soignant est soumis au gain de productivité et le malade est considéré comme une marchandise.

 C'est tout ce contre quoi s'élèvent le personnel soignant et les agents des services hospitaliers qualifiés (ASHQ) qui ont réaffirmé, lors de cette rencontre, leur volonté de continuer  la lutte contre la privatisation de secteurs entiers de l'hôpital de Nantes (comme par exemple les services d'entretien), pour redonner ses vraies valeurs à l'hôpital public, pour remettre au centre des préoccupations le patient et pour qu'ils puissent donner des soins de qualité au malade. La question d'étendre la lutte à d'autres services a été posée avec force comme étant une condition nécessaire pour arriver à faire triompher leurs revendications : embauche de personnel à la hauteur de l'augmentation de l'activité (de la part de marché aurait dit la directrice générale, madame Coudrier).

Les luttes se multiplient dans les hôpitaux, pour les mêmes raisons qu'au CHU de Nantes, plusieurs intervenants ont posé la question des actions à mener pour les faire connaître au public. "Quand on a des initiatives pour faire connaitre la situation de l'hôpital et les raisons de notre grève, les gens s'arrêtent, discutent avec nous et beaucoup signent notre pétition  C’est ainsi que nous avons recueilli 500 signatures en 2 h. lors de l’initiative Place Royale à Nantes. "La fédération de la Santé et de l'Action Sociale de la CGT ne donne aucun écho à nos luttes, on a l'impression que des luttes ils n'en veulent pas" constate une participante. "Il faut que par notre action nous arrivions à pousser la fédération santé à fédérer toutes les luttes menées dans les hôpitaux" ajoute un autre. "Il faut ramener la CGT Santé sur des positions de luttes et de défense des travailleurs en lutte".

 

 Communistes a réaffirmé son soutien aux luttes menées par les grévistes du CHU de Nantes.

 

 

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