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Lors
de sa venue en Loire Atlantique les 26 et 27 avril, Antonio Sanchez
a rencontré le vendredi 26, le personnel en grève du CHU de Nantes
(voir Communistes Hebdo n°296). Il a insisté sur le fait que la
politique mise en œuvre par François Hollande et son premier
ministre J.-M. Ayrault était, tout comme celle de Sarkozy, au
service du capital et que les cadeaux faist au patronat et a
ux multinationales sont payés par le peuple et
par la casse des services publics : 70% des 20 milliards de cadeaux
supplémentaires aux chefs d'entreprises sont pris sur le social et
se traduisent par une réduction des budgets de la santé, de la sécurité
sociale, de l'éducation et des collectivités territoriales. Lorsque
J.M. Ayrault était maire de Nantes et président du Conseil d’Administration
du CHU, il a voté toutes les réductions du budget de fonctionnement
de l’hôpital et toutes les réductions de personnel. L'hôpital est géré
comme une entreprise privée qui doit être rentable, le personnel
soignant est soumis au gain de productivité et le malade est considéré
comme une marchandise.
C'est tout ce contre quoi s'élèvent le personnel
soignant et les agents des services hospitaliers
qualifiés (ASHQ) qui ont réaffirmé, lors de cette rencontre,
leur volonté de continuer
la lutte contre la privatisation de secteurs entiers de l'hôpital
de Nantes (comme par exemple les services d'entretien), pour
redonner ses vraies valeurs à l'hôpital public, pour remettre au
centre des préoccupations le patient et pour qu'ils puissent donner
des soins de qualité au malade. La question d'étendre la lutte à
d'autres services a été posée avec force comme étant une condition
nécessaire pour arriver à faire triompher leurs revendications :
embauche de personnel à la hauteur de l'augmentation de l'activité
(de la part de marché aurait dit la directrice générale, madame
Coudrier).
Les luttes se multiplient dans les hôpitaux,
pour les mêmes raisons qu'au CHU de Nantes, plusieurs intervenants
ont posé la question des actions à mener pour les faire connaître
au public. "Quand on a des initiatives pour faire connaitre la
situation de l'hôpital et les raisons de notre grève, les gens
s'arrêtent, discutent avec nous et beaucoup signent notre pétition C’est ainsi que nous avons
recueilli 500 signatures en 2 h. lors de l’initiative Place Royale à
Nantes. "La fédération de la Santé et de l'Action Sociale de
la CGT ne donne aucun écho à nos luttes, on a l'impression que des
luttes ils n'en veulent pas" constate une participante.
"Il faut que par notre action nous arrivions à pousser la fédération
santé à fédérer toutes les luttes menées dans les hôpitaux"
ajoute un autre. "Il faut ramener la CGT Santé sur des
positions de luttes et de défense des travailleurs en lutte".
Communistes a réaffirmé son soutien aux luttes
menées par les grévistes du CHU de Nantes.
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