|
Ci-dessous, des extraits de cette
déclaration :
Dans sa réunion du 10 juin, la CE
Fédérale de la Chimie CGT considère
qu’il y a « un problème de
fonctionnement dans la CGT nationale,
non-conforme aux règles de vie
statutaire de cette organisation ».
…La loi dite « Sécurisation
des emplois » (ANI) a été
votée après une mobilisation qui n’a
pas été à la hauteur des enjeux. L’UMP
et le PS, le MEDEF et la CFDT, la
CFE-CGC et la CFTC l’ont négociée dans
le dos des salariés.
…Au 50ème congrès le
débat sur « le syndicalisme
rassemblé et/ou l’union d’action »
a été refusé. Il ne s’est pas terminé
avec une journée nationale d’action
telle qu’attendue par les délégués, à
cause de démarches dites
« unitaires » qui faisaient
l’impasse sur les oppositions de fond
concernant l’ANI.
Cette action a été renvoyée à la
décision de la Commission Exécutive
Confédérale, qui elle-même l’a renvoyée
au Bureau Confédéral !!! Pour
finir sur un appel de dernière minute
pour le 16 mai, sans préparation, ni
plan de travail. On ne peut pas dire
que les conditions de réussite de la
mobilisation aient été créées.
Au Comité Confédéral National
(CCN) des 22/23 mai 2013, la FNIC-CGT
(Fédération Nationale des Industries
Chimiques –CGT) a
porté l’exigence de construire le
rapport de force CGT, avec une feuille
de route claire, visible, perceptible
pour les militants et salariés, avec au
cœur une action nationale avant les
congés, un plan de travail durant les
congés, ainsi qu’une action pour la
rentrée décidée dès maintenant,
...Le 29 mai, avant la réunion de
la Commission Exécutive Confédérale du
4 juin, tombe une déclaration de la CGT
avec l’ensemble des signataires de
l’ANI, pour un rassemblement le 19 juin
à Paris, excluant ceux qui hier,
étaient avec la CGT dans la bataille
soit, FSU, Solidaires, FO … Comment
justifier cette déclaration, sachant
que la veille, le 28 mai 2013, ces
mêmes organisations signaient un livre
de 165 pages de partage d’analyse avec
nos adversaires que sont le MEDEF,
l’UPA et la CGPME, sur des mesures
partagées pour « améliorer la
compétitivité des entreprises ».
Le Comité Exécutif fédéral (CEF)
de la FNIC CGT tient à exprimer son
désaccord profond sur cette stratégie…
Que dire à nos militants, aux syndicats
CGT qui subissent au quotidien les
conséquences de ces alliances et qui
doivent expliquer « une fois
blanc » « une fois
gris », « une fois
noir », en fonction d’alliances au
sommet, c’est difficilement
compréhensible
Les pourfendeurs du Code du
travail d’hier sont les seuls à y
trouver un intérêt.
Le Comité Exécutif Fédéral FNIC
CGT en appelle à l’ensemble de la CGT,
il y a urgence à renforcer l’unité de
la CGT face au danger du repli.
Il nous faut une CGT engagée résolument
et en priorité sur la mobilisation, à
partir de nos propositions
revendicatives CGT, l’unité, à
l’entreprise des salariés et de leurs
organisations est le moteur de la
construction du rapport de force sans
lequel le mot « négociation »
n’a aucun fondement.
Le Comité Exécutif
Fédéral demande la mise en place
d’un plan de travail, d’actions, pour
toute la CGT, avec une action nationale
avec grèves et manifestations sur les
enjeux, pour la rentrée, décidées dès
maintenant.
…Sachant que sur le dossier des
retraites, le gouvernement veut limiter
la durée de la concertation à deux
mois, sans oublier la période des
congés.
° ° °
Cette adresse a été expédiée aux
1400 syndicats de la CGT-Chimie, aux UD
et UL CGT et plus largement encore.
* Les Fralib accueillaient à
Gemenos vendredi dernier 30 entreprises
en lutte. L’objectif de cette journée
était « de faire converger toutes
ces luttes en cours pour instaurer un
rapport de force ».
Ø Lire le texte intégral du Comité de la chimie
|