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COMMUNISTES |
N°397 Semaine du 30 mars au 05 avril 2015
02 avril 2015
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Depuis le 19 mars grève à Radio France : pourquoi ? |
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c’est possible et urgent Et Yémen : une escalade
dangereuse |
Inquiets et mobilisés, les salariés de la Maison Ronde refusent
le plan envisagé par la direction et le gouvernement. Ils luttent pour la
protection et la diversité du service public, ses moyens et ses personnels
permanents et intermittents. La
direction a divulgué les premières mesures qu’elle envisage. Elles sont inacceptables : *le
plan de départ « volontaire » de 200 à 300 salariés, *la
fusion de l’Orchestre National de France et de l’Orchestre Philharmonique de
Radio France. *la
fermeture de France Musique, de FIP, de Mouv’… *l’ouverture
encore plus large des antennes à la publicité… *La
fermeture envisagée des studios de fiction, avec perte de leur emploi pour les 2.000
comédiens, bruiteurs, auteurs, chanteurs ou musiciens, y travaillant de
manière régulière. *le PDG de Radio France annonce 50 millions
d’euros d’économies d’ici 2019. Les " économies" prévues
se feraient sur la masse salariale et sur la qualité de la production radiophonique.
La principale variable trouvée jusqu’ici pour tenter de faire des économies
budgétaires est l’emploi. Depuis longtemps déjà les restrictions pèsent sur
l’information, plus de 100 journalistes sont en CDD et remplacent les
titulaires au pied levé partout en France, sans garantie aucune d’une
embauche future. Le gouvernement porte une lourde responsabilité
dans la situation financière que connaît Radio France. Il veut clairement
que le service public de la radio perde son identité, son indépendance, sa
diversité et sa qualité. La fusion de services entre rédactions est une
crainte pour les identités éditoriales de chaque chaîne et une volonté à
peine voilée de reprise en main de l’audiovisuel public. *L’État doit s’acquitter de ce qu’il doit à
la radio publique, il n’a pas honoré les 87 millions et demi d’euros promis à
Radio France. *Ou est passé la taxe Telco ou « taxe
Copé » créée en 2009 pour aider tout l’audiovisuel public dont Radio
France ? Contrairement à ce que dit la Cour des Comptes,
ce n’est pas la radio publique qui coûte cher mais la restauration du
bâtiment qui l’abrite. Un budget de réhabilitation que les directions
successives ont alimenté sans compter. Un chantier plombé de malfaçons et de
projets démesurés qui pourraient financer des décennies de reportages, de
journaux, d’émissions, de podcast, d’info en ligne. D’un devis initial de 176
millions d’euros, il culmine aujourd’hui à 584 millions. Décidés à
aller plus vite et plus loin dans la casse des services publics, Hollande et
son gouvernement reçoivent évidemment l’aide de la droite. Sarkozy appelle à dénoncer « le scandale de la grève
à Radio France ». Le
point commun de l’UMP avec le gouvernement
socialiste c’est: « La fusion pure et simple des
principales rédactions du groupe, France Inter, France Info et France
Culture. » Une piste prônée également dans
le rapport de la Cour des comptes … Le secrétaire national à
la « culture » du parti de Sarkozy, réclame la « fusion » des orchestres de Radio France,
autre réforme proposée par la Cour des Comptes et combattue par les
grévistes, avant de demander : « Qu’attend le
gouvernement pour réagir et enfin prendre les mesures vigoureuses qui
s’imposent ? » NON à leur
« union sacrée ». NON à tout ce qui se prépare contre le peuple dans les milieux de l’information, de la recherche, de la culture et partout ailleurs… Tout
est cassé au nom du profit. Le 9 avril l'unification de toutes les luttes doit
être le point
de départ d'une immense coordination de toutes les couches populaires du pays,
des salariés du public et du privé, pour développer un mouvement puissant qui
fera plier le capitalisme. Lire,
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