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N°454 Semaine du 02 au 08 mai 2016 04 mai 2016 |
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Après le 28
avril et le 1er mai, la lutte continue pour le
retrait pur et simple de la loi El Khomri |
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Lire Egalement En finir avec ce système capitaliste qui pille les ressources de la Nation Et Zone du pacifique: La France est engagée dans la montée des tensions militaires Et Après le 51ème congrès de la CGT Et Et |
Ces dernières semaines des centaines de milliers de
manifestants ont envahi les rues de Paris et de l'ensemble des villes de
France pour exprimer leur opposition au projet de loi El Khomri qui passe à
l'assemblée nationale le 3 mai. Cette
loi n'est ni négociable ni amendable et représente la mise à mort du Code du
Travail. La
sous-évaluation du nombre de manifestants par les services préfectoraux est
habituelle, rien ne change. Mais la mobilisation des forces vives de notre
pays, des salariés, étudiants, retraités, chômeurs ne faiblit pas. Elle doit
aller en augmentant et cela passe par des perspectives politiques d'avenir.
Quoiqu'en disent les médias à la solde du capital, l'unité salarié /
étudiants prend une autre dimension et s'inscrit dans la durée. Pour notre Parti Révolutionnaire Communistes et comme nous l'avons
toujours déclaré haut et fort, seule une lutte politique clairement définie
sur des bases de classes fera reculer les grands groupes capitalistes aidés
par le gouvernement Hollande. La loi Travail
avec la casse des acquis sociaux est une aberration de plus quand on constate
les dividendes pharamineux distribués allégrement aux actionnaires. Sur
notre planète, des milliards et des milliards de dollars de profits créés par les salariés et les peuples, sont accaparés par le capital et investis
d’abord dans la spéculation au détriment de la production industrielle, de la
croissance, de l'emploi. La
montée de la prise de conscience se traduit dans les luttes actuelles par la
participation d’une majorité qui refuse à juste titre une société gérée pour
le profit de quelques nantis. Ces luttes font l'objet d'une répression féroce
des forces de l'ordre (de quel ordre, au service de qui ?) contre les
manifestants, notamment des plus jeunes. A
Rennes, un étudiant touché à bout portant par un tir de lanceur de balle perd
un œil. Des manifestants menottés donc inoffensifs sont frappés à coups de
poings, de pieds et de matraques par les CRS. Des militants syndicaux sont
placés en garde à vue sommaire, passent en comparution immédiate comme des
cheminots et des métallos de PSA condamnés à 2 mois de prison ferme et à de
fortes amendes pour avoir refusé qu'on fiche leur ADN. Toutes ces atteintes
aux libertés sont la continuation logique des licenciements à Air France et
la prison ferme obtenue contre les militants CGT chez Good Year. La
répression policière ordonnée par le socialiste Cazeneuve s’aggrave encore.
Sur Amiens, après la manifestation du 28 avril 300 militants syndicaux
salariés, étudiants et intermittents ont été délogés manu-militari à 21
heures après avoir occupé pacifiquement la salle de délibération d'Amiens
Métropole (un nez cassé et de nombreux coups portés). Le blocage à partir de
4 heures du matin de la Zone Industrielle Nord d'Amiens par plusieurs
centaines de salariés et étudiants s'est traduit par des provocations
policières de chaque instant et seule la détermination et le sang-froid des
responsables à mis en échec les directives préfectorales de faire dégénérer
l'action en cours. Le défilé du 1er Mai à Amiens a été interdit, soit-disant
pour des problèmes de sécurité, alors que l'unité syndicale (CGT, FSU, FO,
UNEF) s'était faite pour le retrait de la loi El Khomri (unité jamais réalisé
avec FO un 1er Mai depuis plus de 35 ans). A
noter un épisode de la plus haute importance :
Nicolas Sarkozy qui venait dédicacer le 2 mai son livre dans une grande
librairie d'Amiens a dû décentraliser pour raisons de sécurité ce moment inoubliable
au fond des bois, dans la campagne profonde Amiénoise avec les responsables
de la fédération des chasseurs de la Somme avec qui il avait déjeuné le midi,
sachant que leur président est un ancien élu régional FN (on a les amis
que l'on mérite). Seule
la lutte convergente entre salariés du privé et du public, des
fonctionnaires, chômeurs, retraités et de la jeunesse pourra mettre en échec,
sur des bases de classe les prétentions des grands groupes capitalistes qui
ruinent l'économie de notre pays. Notre Parti révolutionnaire Communistes pense
que les forces existent pour gagner le retrait de la loi Travail et nous
disons que cette victoire sera essentielle pour contrecarrer la politique au
service du Medef et du capital menée par les gouvernements successifs. Lire, enregistrer et/ou imprimer
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