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comporte des caractères illisibles, cliquer sur ce lien COMMUNISTES N°471 Semaine du 29 août au 04 septembre 2016 31 août 2016 |
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La chasse aux sorcières contre les militants CGT |
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Lire Egalement ERDOGAN viole la souveraineté de la Syrie Et Contre la casse de la production laitière française Et 7 septembre, grand Meeting intersyndical à Nantes Et une dangereuse
escalade militaire |
Encouragée
par les lois adoptées par le gouvernement socialiste de Hollande, la
répression contre les travailleurs en lutte, la criminalisation du mouvement
social et des syndicalistes ne connaît
pas d'arrêt. La période des vacances
devient le moment favori pour licencier les militants CGT ou pour les
poursuivre en justice : condamnation des 8 de Goodyear (cf. Journal n° 118),
le gouvernement autorise le licenciement de Vincent martinez, élu CGT
d'Air-France, menaces de licenciement de Thierry Nobin militant CGT aux PTT
(cf. Communistes-Hebdo n°468 et 470). A cette
liste s'ajoute la poursuite devant le tribunal correctionnel de Nantes de
Claude Gaudin, délégué du syndicat CGT de la fonderie Bouhyer
(1) d'Ancenis.
Le Président-directeur général du Groupe Bouhyer, A. Mimouni, a déposé en
août une plainte pour injure
concernant un tract diffusé en mai qui critiquait la direction de l'entreprise
et son manque de respect pour les travailleurs. A la
fonderie Bouhyer les grèves se multiplient depuis le début de l'année et les
tensions sont de plus en plus fortes entre la direction et les travailleurs.
En mars, à l'appel des syndicats CGT et CFDT,
96% des 130 salariés de la production ont fait deux semaines de grève contre
les mauvaises conditions de travail, pour
une augmentation générale des salaires,
pour des embauches, pour une diversification de la production qui permettrait un développement de l'entreprise qui voit ses commandes diminuées
en raison de la concurrence des pays à bas coût, comme la Chine, le Brésil,
la Pologne, etc. Le PDG a refusé de négocier et a affiché le
plus grand mépris vis à vis des travailleurs en lutte, il a "disparu"
pendant toute la durée de la grève... Dès la
fin du conflit, il procédait à l'envoi de cinq courriers de convocation pour
un entretien préalable à une sanction et à trois licenciements. L'un
concernait un salarié en arrêt de maladie depuis 3 ans ; un autre
licenciement s'est fait par rupture
conventionnelle et le troisième par un "licenciement sec", non pas
pour faute grave mais pour raisons personnelles: "il fait peur à son
chef d'équipe..., il a un regard noir..., il ne serre pas la main, il ne dit
pas bonjour...". Un des licenciés
a été pendant huit ans délégué syndical sur les vingt-cinq ans passé à la
fonderie... Bien
entendu le syndicat CGT de l'entreprise n'a pas accepté ces sanctions
disciplinaires et une nouvelle grève suivie
à 90% par les salariés de la production a eu lieu pour réclamer la
réintégration des licenciés et la levée du courrier disciplinaire. Le PDG de
la fonderie Bouhyer a appliqué "la loi travail" avant qu'elle soit
promulguée. Ce qu'il tente de faire
dans cette entreprise est l'illustration de ce que la casse du code du
travail permettrait : un retour à une exploitation sans limite des
travailleurs qu'on licencie quand le profit l'exige. Mais, pour y arriver il faut casser le mouvement
syndical, l'empêcher de progresser et la criminalisation de l'action du
délégué CGT est une étape indispensable. Claude
Gaudin peut compter sur le soutien et la solidarité de notre Parti
Révolutionnaire Communistes. 1. La fonderie Bouhyer, spécialiste européen des contrepoids pour
engins de travaux publics et des chariots élévateurs, emploie 380 salariés
dont 130 à la production. (retour au texte) Lire, enregistrer et/ou
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