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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°47 Semaine du 25
février au 02 mars 2008 Pendant qu’ils parlent d’autre chose… Sarkozy
pousse à fond les feux pour mettre en place tout ce qu’il a prévu. Son
ministre Xavier Bertrand se répand partout en affirmant qu’il y aura bien
plus de réformes en 2008 qu’en 2007. En cela il ne fait que répéter le mot
d’ordre de maintenir le cap des réformes et de les accélérer qui règne à
l’Elysée et dans les ministères. Les élections passées, de nouvelles attaques de très grande envergure
vont avoir lieu, camouflées comme d’habitude en « négociations ».
10 « chantiers » sont ouverts, vous en trouverez le détail sur
notre site (voir le rapport à notre Comité
National de février). Parmi ces chantiers une deuxième réforme des retraites, celle du
« marché du travail » qui met les salariés à la merci du patronat,
la suppression de 22.000 fonctionnaires en 2008 dont 11.000 enseignants, de
nouveaux moyens de pression sur les salaires alors que les prix s’envolent,
les franchises médicales, l’instauration d’une TVA
« sociale »… Face à de telles attaques ne nous laissons pas détourner de ce qui
doit être notre seul souci : faire échec à ce que patronat et
gouvernement, Sarkozy en tête, veulent nous imposer dans les semaines qui
viennent. Après l’attitude lamentable de Sarkozy au salon de l’agriculture, les
déclarations tonitruantes des bonnes âmes de gauche qui ont suivi sont
arrivées à point pour leur éviter d’avoir à parler des graves menaces que
nous venons d’évoquer. On aimerait entendre condamner avec autant de sévérité
les mauvais coups que le pouvoir accumule contre le peuple. Mais de cela pas question, dès qu’il faut aborder les vrais
problèmes, il n’y a plus personne ! Le « Parisien Libéré » du
28 février a offert à F. Hollande une page complète ; au milieu d’une
foule de banalités du genre « N. Sarkozy devrait d’abord se comporter en
président de la République », le secrétaire du PS déclare que le
gouvernement n’est pas responsable de la hausse des prix. « Ce n’est pas
le président qui contrôle le prix du pétrole et ce n’est pas le premier
Ministre qui décide celui des matières premières et notamment alimentaires.
L’inflation est mondiale ». On le voit, il est bien plus facile de pérorer sur ce qui s’est passé
au salon de l’agriculture que d’attaquer Sarkozy sur le fond de sa politique.
Tout simplement parce que c’est cette politique que le PS et ses amis ont
pratiquée quand ils étaient au pouvoir et que c’est la même qu’ils
s’apprêtent à pratiquer encore s’ils reviennent aux affaires. Heureusement
qu’il y a le comportement personnel de Sarkozy pour pouvoir l’attaquer ! Le 14 janvier, F. Bayrou, S. Royal, D de Villepin, B. Delanoë, J.P.
Chevènement, N. Mamère, J.P. Brard (apparenté PCF, maire de Montreuil), au total 17 signataires de « sensibilités
diverses » se sont retrouvés pour signer un texte dans lequel ils
affirment « avoir en commun un certain nombre de convictions » qui
les obligent à «refuser toute dérive vers une forme de pouvoir confinant à la
monarchie élective (sic) ». Modem, PS, UMP, MRG, PCF, Verts… Belle brochette, non ? Le 9 mars, saisissons l’occasion de dire réellement NON à la
politique de Sarkozy et de son gouvernement. Le 9 mars, refusons ces combinaisons politiciennes, ces oppositions
artificielles, ces fausses querelles sur des sujets de si peu d’intérêt. Comment ? La seule façon, c’est de mettre un bulletin
« COMMUNISTES » dans l’urne au 1er et au second tour.
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