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comporte des caractères illisibles, cliquer sur ce lien COMMUNISTES N°514 Semaine du 26 juin au 02 juillet 2017 29 juin 2017 |
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Stopper la
casse et engager la lutte politique |
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intérêts et profits des multinationales détruisent la planète Et Et Maroc
: Une contestation sociale qui dure Et Révolution d'Octobre 1917 : Non aux
falsificateurs de l'histoire Et Vénézuela : message de solidarité |
Mercredi 28 juin, le gouvernement
Macron met en œuvre toute une série de mesures dirigées exclusivement contre
les travailleurs. Ces
mesures font écho aux exigences du Medef que P. Gattaz rappelle dans le
journal « les Échos » du lundi 26 juin sous le titre « réinventer un
capitalisme à la française ». (Comme s’il existait une spécificité nationale
du capitalisme). Que dit-il dans cet article ? D’abord, il se félicite de la
« victoire » de Macron : « un vent de renouveau souffle sur la politique
française et c’est une bonne nouvelle ». Et pour cause, le Medef s’est
acharné à favoriser l’élection de Macron car l’image d’une politique « ni
droite, ni gauche » mais entièrement consacrée aux intérêts du capital
devenait la solution pour se démarquer des cinq années de la politique menée
par Hollande et son équipe, rejetée massivement par les Français. Gattaz se
réjouit, mais il craint pire que tout que les luttes se développent. « Il
faut faire confiance » (au gouvernement Macron) dit-il, « ça sera
certainement le plus difficile dans notre société parfois défiante. Et pourtant, c’est bien la confiance qui
doit être au cœur de la réforme du droit du travail à venir », ajoute-t-il. C’est un
soutien à la casse du code du travail voulue depuis toujours par le patronat
que Macron veut engager, sans parler des autres « réformes » à
venir, toutes pour supprimer les acquis sociaux et accentuer l’exploitation
du travail. Et Gattaz
veut aller plus loin : « en tant qu’institution patronale, une partie de
notre rôle restera celui de vigie et d’aiguillon dans l’élaboration et la
mise en œuvre des réformes », autrement dit le capital veut tout diriger, ce
qui est déjà le cas, mais il veut aussi tout maîtriser ce qui est plus
compliqué face au rapport des forces sociales. C’est pourquoi il propose un
financement des organisations syndicales, « partenaires sociaux » dans le
texte, et du paritarisme pour « évoluer vers un syndicalisme patronal et
syndical d’adhésion et de service ». Tout est
dit, les grands groupes capitalistes possèdent le pouvoir économique, il faut
appliquer la politique qu’ils exigent au travers des hommes qu’il met en
place, ils veulent aujourd’hui comme hier en maîtriser la mise en œuvre dans
une politique de « dialogue social », de « paix sociale » pour que tout se
passe bien et pour cela il faut l’allégeance des organisations syndicales. Les
élections présidentielles et législatives ont démontré le profond rejet de la
politique qui a été menée par Hollande et son équipe, mais aussi le rejet de
la politique à venir. Les taux d’abstention, la masse des bulletins blancs et
nuls n’ont jamais été aussi élevés depuis que la « démocratie » mise en place
par la bourgeoisie existe. Les
luttes sociales n’ont pas cessé pendant les campagnes électorales, elles se
poursuivent aujourd’hui et ne peuvent que se développer, malgré la tentative
de les freiner par la restriction des libertés. (Répression antisyndicale,
état d’urgence permanent…) La CGT,
suite au succès des rassemblements du mardi 27 juin, appelle à une journée de
grève dans toutes les entreprises et services le 12 septembre. C’est la bonne
voie pour stopper les exigences du patronat. C’est indispensable pour
conquérir des droits, pour répondre aux revendications. Les organisations
syndicales ont ce rôle à jouer : fédérer les luttes, les organiser, les
structurer pour satisfaire les revendications. Mais la
question du pouvoir politique reste posée : qui dirige ?, Qui impose la
politique ? Les équipes mises en place depuis des décennies ont toujours été
au service du capital, les luttes sociales aussi puissantes soient-elles
n’ont jamais supprimé le capitalisme, elles l’ont fait reculer, souvent avec
de grandes avancées sociales. Pour
avoir les moyens d’une politique de
développement économique et sociale au service du peuple, il faut avoir le
pouvoir économique, financier, le pouvoir politique. Il faut donc l’arracher aux multinationales
capitalistes afin d’avoir le moyen de prendre les décisions nécessaires pour
l’immédiat et pour l’avenir de la société. Il faut
donc aller plus loin, supprimer le
capitalisme, l’éradiquer de la société française est la seule perspective
durable et crédible pour mettre fin à l’exploitation du travail par le capitalisme. Pour y
parvenir il faut mener la lutte politique pied à pied pour faire reculer le
capital jusqu’à l’abattre. C’est à
cette lutte qu’appelle notre Parti, à laquelle il consacre toute son énergie. Il appelle à s’unir tous ensemble pour la
mener. L’idée de
construire une société au service du peuple gérée par le peuple, notre Parti
Révolutionnaire Communistes est le seul à la porter. Aucun autre parti, aucun mouvement n’a cet
objectif. Plus
cette idée sera partagée, plus notre parti sera fort et plus nous nous
rapprocherons d’une société débarrassée du capital. Les
luttes sociales, font reculer le capital, elles imposent des revendications,
des conquêtes sociales. Mais le capitalisme est toujours là, il veut
reprendre ce qu’il a dû concéder et aller encore plus loin. Seule la lutte
politique pose la question du type de
société à construire. Nous proposons
d’abattre le capitalisme pour construire le socialisme. Nous existons
pour cela, venez partager cette perspective avec nous. Lire, enregistrer et/ou
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