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sur ce lien COMMUNISTES N°541 Semaine du 01 au 07 janvier 2018 06 janvier 2018 |
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CONTEXTE
ÉCONOMICO-POLITIQUE
en Russie fin
XIXè jusqu’en février 1917
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Lire Egalement Et 2018
: Lutter partout, lutter plus fort Et Un
Président aux ordres du Capital Et Catalogne :
deux nationalismes pour une même politique anti-sociale Et Les
néo-nazis dans le gouvernement autrichien |
L’empire tsariste russe, repose sur une bureaucratie
aux ordres du Tsar, l’armée étant l’ultime recours. Ce système est en crise
depuis au moins la fin du XIXé. Les
transformations de la fin du XIXè 73
% de la population est paysanne. En
France en 1911, 38 % des français vivent de l’agriculture. Le
servage a été aboli en 1861 mais les paysans doivent racheter la terre. Les
techniques agricoles et les structures restent très archaïques alors qu’il y
a croissance démographique, d’où la paupérisation accrue de la paysannerie. Cette
situation explique les disettes et même les famines (par exemple en 1891)
alors même que pouvoir et capitalisme s’enrichissent en particulier grâce à
la balance commerciale positive, du fait des ventes de céréales à l’étranger. Développement
industriel à partir des années 1890 Le
développement industriel est tardif en Russie mais son rythme est très rapide
plus qu’en Angleterre et en France. Les banques d’affaires russes sont en
plein essor. Les
grandes usines modernes apparaissent autour des grandes villes en particulier
Moscou, Saint Saint-Pétersbourg, en Ukraine (dans le Donetz), en Azerbaïdjan
(Bakou) et dans l’Oural. Les
forces productives et le capitalisme industriel sont en expansion dans
quelques secteurs de pointe (charbon, fonte et acier, pétrole, chemin de fer)
mais dans un nombre limité de régions. Les
investisseurs étrangers sont très présents en particulier belges et français
qui possèdent 58 % des capitaux étrangers investis. Sociétés mixtes et
sociétés étrangères possèdent 70 % des capitaux dans les mines, 42 % dans la
métallurgie. Elles sont aussi présentes dans les banques, la chimie... Formation
du prolétariat ouvrier après 1890 Pour
l’essentiel il n’y a pas encore rupture avec le village rural : les
migrations restent saisonnières. Les villes se gonflent, en particulier en
hiver, de paysans. Ce
processus est bien connu en France où il persistera jusqu’aux années 1920, la
population urbaine n’y dépassera les 50 % qu’après 1931. Toutefois
les disettes répétées, la pression fiscale très lourde, l’exploitation
particulièrement dure, les conditions de logement inimaginables, la pression
démographique poussent à l’installation près des usines. La
grande concentration des entreprises favorise le développement du mouvement
ouvrier : au début du XXè siècle 78,5 % des ouvriers travaillent dans des
usines géantes (plus que dans les autres pays capitalistes, y compris les
USA). Il
y a quelques lois protectrices de ce groupe social mais sitôt adoptés ces
textes sont soumis à dérogations suite à la pression des capitalistes. Dès
la fin des années 1890, les conflits ouvriers se développent dans le textile
d’abord puis ils se multiplient (arrêts spontanés de travail, grèves,
émeutes).. Le
courant révolutionnaire existe avant la révolution de 1905 Partis
et militants sont présents mais divisés, peu liés aux prolétaires avant 1905
et soumis à des arrestations constantes. Le Parti Ouvrier Social Démocrate de
Russie est créé en 1898 par Oulianov, Martov et Plékhanov. Le journal ISKRA (
l’Etincelle) est fondé en décembre 1900, les diffuseurs constitueront les
premières cellules du parti. Lénine estime nécessaire de lier étroitement
lutte idéologique et lutte revendicative. Il publie Que faire en
1902, ouvrage dans lequel il décrit la nécessité d’un parti d’avant-garde. La
question des nationalités et de l’Empire se pose aussi dès la fin du XIXé Prémisses
et événements révolutionnaires de 1905/1907 Les
prémisses Le
11 décembre 1904, une première manifestation réunissant ouvriers et étudiants
se déroule. Le 3 janvier 1905, les ouvriers de l’usine Putilov (une de très
grandes usines russes à Petrograd) se mettent en grève. La
grève s’étend (200 000 grévistes) avec manifestations, pétitions et
suppliques. Ils exigent entre autre la journée de 8 heures (il s’agit d’une
revendication internationale, les manifestations du 1er mai la portent
partout dans le monde. La journée de 8 heures sera adoptée en Russie dès
octobre 1917 et seulement en avril 1919 en France) et une assemblée
nationale. La
manifestation est férocement réprimée par l’armée Cette répression conduit à
l’amplification et à la radicalisation de la lutte : Une
première vague révolutionnaire (cheminots, métallurgistes et ouvriers du
textile) se constitue. Elle organise l’agitation urbaine avec grèves et
manifestations. Ses revendications sont à la fois économiques, politiques et
sociales. Naîtront alors les premiers SOVIETS. Les IZVESTIA seront crées en
octobre 1905 mais disparaîtront après 1905 pour réapparaître en 1917. L’agitation
rurale se développe également, les actions paysannes sont violentes allant
jusqu’aux émeutes agraires. Quelques
décisions gouvernementales sont perçues comme un premier recul mais ne
mettent pas fin à l’agitation. Août
1905, création de la DOUMA d’État. Octobre 1905 :grande grève générale et
violences paysannes Le
Tsar crée la Douma mais exclut totalement le vote ouvrier. Elle est dissoute
en juin 1906. L’agitation
se poursuit, les émeutes agraires sont de plus en plus violentes et
nombreuses. Les émeutes agraires se poursuivent, se radicalisent. Une
tentative d’insurrection avorte après de violents combats de rue, les soviets
sont écrasés, les dirigeants sont arrêtés. La
réforme Stolypine (1906) Ce
Ministre veut moderniser le pays en « libérant » la paysannerie de la «
commune », il veut donc détruire les MIR et rendre les paysans propriétaires:
remembrement/clôtures/crédit aux petits L’agitation
populaire urbaine et rurale se poursuit après 1905 et atteint des sommets
juste avant le déclenchement de la guerre La
croissance industrielle se poursuit avec force, financée par la reprise de
l’exportation des céréales. Quelques grandes banques d’affaires et de dépôts
dirigent le marché. (80
% de tout le secteur bancaire est à Saint Saint-Pétersbourg). La fusion
capital bancaire/capital industriel est très avancée et de grands monopoles
se constituent. L’appui de l’appareil d’État tsariste est totalement acquis à
ces monopoles. Les
financements étrangers sont importants (environ 1/4 des actions en 1914) y
compris dans les banques. L’exploitation
des masses travailleuses est féroce et la question ouvrière ressurgit
fortement en particulier à partir de 1912. Le nombre des ouvriers augmente.
Avec l’absence de toute politique ouvrière et malgré l’intensité de la répression
patronale, la radicalisation s’accroît. Les revendications sur les conditions
et le temps de travail sur les salaires et pour le droit syndical sont
constantes, les manifestations se multiplient, l’agitation sociale est
permanente et à son sommet en 1912/1914. Les étudiants aussi sont mobilisés
depuis 1910. Le
nombre des ouvriers augmente, l’alphabétisation progresse ainsi que la
culture ouvrière. La
rupture bolchéviks/mencheviks est consommée en janvier 1912, la scission sera
effective en octobre 1913. Les mencheviks considèrent que la révolution
sociale n’est pas à l’ordre du jour en Russie, alors que les bolchéviks
défendent l’idée que seule la classe ouvrière alliée à la paysannerie pauvre
aidée par un parti d’avant-garde révolutionnaire est en mesure de conduire la
révolution sociale En milieu ouvrier les slogans bolchéviks progressent. La
PRAVDA est lancée en mai 1912. 1914/1917
: les conséquences de la guerre et l’évolution du mouvement social-démocrate Les
buts de guerre de l’Empire russe apparaîtront clairement très vite : dans un
contexte de concurrence entre l’économie allemande et l’économie russe,
l’Empire a des objectifs territoriaux, en particulier il cherche un accès
direct à la mer et Constantinople est en ligne de mire (voir les archives). Seuls
les bolchéviks restent totalement opposés à la guerre. les sociaux-patriotes
(Plékhanov) sont favorables à la guerre. Les défensistes (Kérenski) défendent
l’idée de défense nationale. Les internationalistes (Lénine) veulent une paix
sans annexion. A
la conférence internationale de Zimmerwald en septembre 1915. Les présents
(Lénine, Martov, Trotski pour les russes) condamnent l’Union sacrée,
dénoncent le caractère impérialiste de la guerre et prônent une campagne pour
la paix. Lénine, Radek, Boukharine jugent le manifeste insuffisant et
émettent des réserves. Jugeant que la guerre révèle les contradictions
inter-impérialistes, ils prônent la transformation de la guerre en guerre
contre les gouvernements impérialistes. Minoritaire à Zimmerwald cette
position gagnera peu à peu les consciences et représentera 1/3 des délégués
lors de la conférence de Kienthal en avril 1916 où un second manifeste est
adopté. En
Russie, les militants bolchéviks sont clandestins, arrêtés ou en exil. Les
travaillistes et les menchéviks sont dans l’opposition légale. Les
débuts de la guerre alimentent les illusions mais très vite les désastres
militaires se multiplient (Lituanie, Galicie, Pologne passent sous contrôle
des Empires Centraux). La guerre est une véritable boucherie, les soldats
sont de plus très mal nourris et démoralisés par la pression et le mépris de
l’encadrement. Le nombre des désertions éclate. L’économie
est en pleine désorganisation, l’inflation galope, les pénuries s’étendent.
L’impuissance politique est manifeste : les changements de gouvernement sont
incessants, associations et comités bien qu’illégaux se multiplient pour
tenter de remédier aux problèmes, les attaques verbales contre l’autocratie
se développent, ainsi que les grèves et les complots. C'est
dans ce contexte qu'éclate la révolution de février 1917. http://www.sitecommunistes.org |
Lire Egalement Comité National
du 23 Septembre 2017 - rapport Et Comité
National du 23 septembre 2017 - discussion Et Et Bureau National du 14
juin 2016 - rapport |
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Solidarité
et action avec le
peuple palestinien La politique Africaine de
la France - rapport Guerre
déclarée au SMIC et à tous les salaires Macron
livre le système de santé au capitalisme Quelle
égalité pour les femmes ? |
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