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COMMUNISTES

 

 

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N°543 Semaine du 15 au 21 janvier 2018                              

 

15 janvier 2018

 

 

 

L’AVENIR DE LA PLANETE NE PEUX

PAS ETRE CAPITALISTE

 

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pour une même politique anti-sociale

 

 

 

 

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Les néo-nazis dans le gouvernement autrichien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’initiative d’E Macron s’est tenu à Paris les 13 et 14 décembre 2017, le « One Planet Summit » pour aborder encore une fois l’avenir climatique de la planète. Cette rencontre qui regroupait chefs d’Etats, industriels, scientifiques, personnalités (représentants qui, sinon eux - mêmes). Tous ont expliqué, une nouvelle fois, que nous sommes tous responsables du réchauffement du climat, qu’il faut nous unir pour sauver la planète terre, que le clivage ne passe plus entre exploiteurs et exploités, que la lutte de classe n’a plus lieu d’être.

Tous cela repeint à la couleur verte, comme ces entreprises (1), ces gouvernants tel A. Merkel qui après avoir fermé les centrales nucléaires remet en route celles au charbon, voire à la lignite, ce qui fait de l’Allemagne le pays européen le plus pollueur. Aucun engagement pris par les états lors des conférences précédentes n’a été respecté. En revanche les capitalistes sont bien présents pour avancer leurs solutions, sources de nouveaux profits.

Deux forums aux noms significatifs.

Le premier se nomme « French Business Climate Piedge » et rassemble les grands groupes industriels et financiers, le second organisé par le Ministère des finances et la place financière de Paris, Paris Europlace, se nomme « Climate Finance Day »,  a été salué par N. Hulot.

Leur idée est d’émettre des « obligations vertes », qui sont des dettes en principe destinées à la réalisation de projets environnementaux et achetées par des Etats. Mais qui dit dette, dit intérêts. Le capitalisme de donne pas, il prête et cela doit lui rapporter.

Le journal « les Echos » ne s’y trompe pas. A la veille de ce sommet il écrit sous le titre « Climat, le formidable pouvoir de la finance » :  « Et ils (les financiers) savent désormais qu’ils ont tout à y gagner. Pas seulement pour verdir leur image. Mais parce toutes les études montrent que la prise en compte des critères environnementaux est le gage d’une meilleure performance économique et boursière dans la durée……..ce n’est pas seulement la planète qui en profite, ce sont leurs portefeuilles qui affichent les meilleurs rendements ». Le journal conclu « L’argument des bénéfices sonnants et trébuchants ne doit pas être le seul. Mais ce n’est évidemment pas le moins porteur ». Tout est dit en quelques phrases.

L’avenir de la planète ne peut pas être laissé dans les mains des capitalistes.

L’inquiétude des peuples est légitime vis-à-vis de l’avenir. D’autant que pour les médias chaque catastrophe naturelle à une réponse toute trouvée : le réchauffement climatique. Alors que les responsables de ce réchauffement  sont les capitalistes eux-mêmes par l’exploitation qu’ils font de la planète pour multiplier leurs profits. Aujourd’hui, le pétrolier Total vient, avec un pétrolier russe, d’inaugurer une usine de gaz liquéfié dans l’océan Arctique. Le gaz sera évacué par une flotte de méthaniers brise-glace, chose qui aurait été impossible sans ce réchauffement et le recul de la banquise dont nous serions tous responsables.   

Nous pourrions multiplier les exemples. Constatons une fois de plus, qu’aujourd’hui comme hier et demain seul le profit immédiat et maximum guide le capitalisme et les gouvernements à son service.

Les véritables écologistes sont ceux qui ont mis la lutte contre le capitalisme au cœur de leur analyse et de leur action politique. C’est ce que nous faisons. Rejoignez- nous pour donner plus de force à ce combat.

 

(1)   Au cours de ce sommet, l’entreprise Paprec (1,5 milliard de chiffre d’affaire, 8000 salariés en France) s’est distinguée en distribuant une luxueuse brochure sur son activité de ramassage des déchets et leur tri.

Le 18 décembre dernier l’Union départementale CGT de Seine ST Denis appelait à un rassemblement devant le dépôt de La Courneuve de Paprec.  La raison ? La réintégration du délégué CGT que la direction   veut licencier. Des conditions de travail telles que l’absence de vestiaires pour les chauffeurs, des toilettes indignes,  des chauffeurs obligés de conduire des camions en surcharge et sans respect des limitations de vitesse, le tri sur des tapis en marche  et pour les salariés qui protestent, la seule réponse de l’encadrement « De toute façon, t’as pas le choix ».           

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