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COMMUNISTES |
N°392 Semaine du 23 février au 01 mars 2015
22 février
2015
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Trigano (Indre), les salariés sont en lutte contre le licenciement du délégué syndical CGT |
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commune des bureaux nationaux de Communistes et de l’URCF Et Le Contrat d’Objectifs du CNRS 2014-2018 Les organismes nationaux de
recherche gravement menacés Et Libye, les conséquences de la guerre impérialiste Et |
Entreprise d’une centaine de
salariés dépendant du groupe Trigano spécialisé dans les remorques
(représentant 13% de l’activité du groupe). Ce groupe est implanté dans 9
pays avec plus de 4000 salariés. Depuis quelques jours, le village de Reuilly (renommé pour son vin
blanc) est l’objet de manifestations devant l’usine Trigano. Les salariés
sont en grève à l'appel des syndicats CFDT et CGT pour exiger l’arrêt du
licenciement du délégué syndical CGT. Qu’a-t-il osé dire ou faire, ce délégué
âgé de 56 ans avec plus de 30 ans d’ancienneté ? Il a reconnu lui-même qu’en CE (Comité d’Entreprise) ses paroles ont pu
dépasser sa pensée, mais absolument rien de ce qu’il a dit ne justifie des
mesures conservatoires et encore moins l’annonce de son licenciement. Le CE réuni jeudi 19/02/2015 pour consultation dans le cadre de la
procédure de licenciement, a remis une
pétition signée par l’ensemble des salariés de l’entreprise. Le Comité
d’Entreprise a voté contre le licenciement de Daniel Richard. A la
suite de cette décision, les salariés ont entamé un nouveau bras-de-fer en
attendant la décision de la direction qui devrait être prise dans les
quarante-huit heures. Cette direction, entend se débarrasser
d’un délégué CGT gênant à la veille de négociations salariales et
d’élections. Elle se souvient qu’il y a deux ans et demi, après un mouvement les
salariés avaient eu gain de cause sur leurs revendications qui portaient
notamment l'indexation des salaires sur le Smic. Dès ce vendredi 20 février, les
salariés ont décidé de poursuivre les débrayages pour
qu’aucun licenciement ne soit prononcé à l’encontre de Daniel Richard,
délégué syndical CGT C’est le syndicalisme revendicatif qui
est visé. Le
secteur de la métallurgie de l’Indre voit des militants de la CGT sous le
coup de licenciement pour des motifs parfois montés de toutes pièces,
d’autres sanctionnés en matière de discriminations salariales, ce que l’Union
Syndicale CGT de la Métallurgie de l’Indre combat. A
travers le licenciement de ce délégué syndical, c’est le syndicalisme qui est visé. L’objectif du
pouvoir : criminaliser et diaboliser l’action syndicale. C’est
le droit de chacun à revendiquer et à se battre pour défendre les
revendications des salariés qui est attaqué. C’est la liberté syndicale qui
est menacée. Communistes Indre, y voit là, la solidarité de classe patronale, qui entend se
débarrasser d’un militant de la CGT pour tenter de mettre les autres salariés
au pas. Plus y aura de voix pour les candidats présentés par
Communistes Indre, le 22 mars, plus cela pèsera pour changer la situation. Communistes
Indre soutient La CGT de la Métallurgie de l’Indre qui appelle le 26 février à rejoindre
les salariés de Trigano à Reuilly, pour gagner l’arrêt de cet ignoble
licenciement et le retrait de toutes les sanctions. Voter pour
les candidats présentés par Communistes aux élections départementales du
22 mars, ce sera l’occasion de dire Non aux licenciements, de dire NON à
cette loi Macron qui donne encore plus de pouvoir au patronat. Lire, enregistrer
et/ou imprimer cet article format PDF (2 pages) Envoyer cet article à un(e) ami (e) |
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de la discussion au 7ème congrès Et Suite du compte-rendu de la
discussion au 7ème congrès Et Rapport introductif au comité
national du 17 janvier 2015 |
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