COMMUNISTES

 

 

HEBDO

CATEGORIES

DOCUMENTS

JOURNAUX

 

INTERNATIONAL

EDUCATION

COMMUNISTES

 

Retour à l’accueil

 

N°399 Semaine du 13 au 19 avril 2015

 

 

16 avril 2015

 

L’élection présidentielle du Nigéria : main -mise sur le pétrole

 

 

Lire

également

 

 

Les socialistes accélèrent la casse du système de santé public

 

 

Et

 

 

Après le 9 avril, la suite maintenant

 

Et

 

 

GOOD YEAR :

Le socialiste Rebsamen licencie 30 élus CGT

 

 

Et

 

 

Non à la loi antiterroriste

 

 

 

 

 

Les élections présidentielle et dans les Etats fédérés viennent de se terminer au Nigeria. La presse a tissé des louanges aux élites politiques locales mettant en valeur une transition démocratique sans heurt. Qu'en est-il vraiment ?

Si M. Buhari a gagné les élections présidentielles au détriment du Président sortant, il doit son succès à un mécontentement profond de la population face à une situation désastreuse pour le peuple. M. Buhari a su se faire le porte parole des laissés pour compte de la richesse générée par l'exploitation pétrolière et gazière dans le delta du Niger. Les indices bruts concernant ce pays illustrent bien la situation dramatique dans laquelle est plongée la population du Nigeria qui avec 170 millions d'habitants est le pays le plus peuplé d'Afrique. En 2011, le taux de chômage, certainement très minoré, est de 23%, le PIB par habitant s'élève à 3300 Dollars, l'espérance de vie est de 52 ans, le taux de mortalité infantile des moins de un an est de 74 ‰ (il est en France de 4‰) et les dépenses de santé représente 6 % du budget de l'Etat.

Pourtant le Nigeria est un pays riche. 7ème pays du monde pour le nombre d’habitants, il est le plus grand producteur de pétrole et de gaz d'Afrique et 8ème producteur du monde ses réserves sont immenses. Il dispose aussi de riches terres agricoles productives, des dizaines de milliers d’hectares ont été « acquis » par de grandes banques et des investisseurs étrangers

Depuis 1960 le Nigeria est un des principaux terrain d'action des multinationales occidentales : Shell, Mobil, Chevron, Agip, Total et Texaco se partagent l'exploitation pétrolière et gazière. Elles le font avec la complicité des dirigeants politiques nigérians qui sont complétement à leur service. L'Etat a, en particulier, mis au point une législation permettant l'expropriation des paysans. Cette législation permet aux compagnies de s'approprier à bon compte des terres qui permettaient à la population de vivre. L'exploitation des ressources pétrolières est menée de façon dévastatrice de l'environnement. On peut même parler d'écocide, avec une pollution de l'air et des terres d'un niveau rarement atteint, et d'ethnocide dans la zone du delta du Niger où vivent 30 millions de personnes. Rien n'échappe à l'appétit des multinationales capitalistes et la violence est quotidienne contre la population.

Des luttes se développent aussi bien chez les paysans que chez les ouvriers. Ceux du pétrole ont, par exemple, mené des grèves importantes en 2014. Face à ces luttes et ces résistances, les dirigeants nigérians n'hésitent pas à manier la répression la plus brutale. Le nouveau Président Buhari s'est ainsi illustré entre 1983 et 1985 dans une répression féroce contre le mouvement étudiant et syndical. Aujourd'hui il se présente comme un homme d'ordre « expérimenté » mais il est comme son prédécesseur intimement lié aux compagnies multinationales et en touche d’énormes prébendes, avec son appareil politique et de répression. A vrai dire les hommes politiques du pays sont des marionnettes aux mains des multinationales. Les uns se réclament du libéralisme, les autres de la social-démocratie (le « All Progress Congress » du nouveau Président est membre consultatif de l'Internationale Socialiste) mais ensemble ils servent les intérêts du capital international. Pour faire bonne mesure, l'Arabie Saoudite dont les intérêts pétroliers sont grands et la fidélité aux USA certaine s'assure la docilité du pouvoir nigérian en organisant la pression par l'entremise du groupe djihadiste « Boko-Haram ». Les medias présentent cette organisation comme constituée d'illuminés arriérés. En réalité, ce mouvement de plusieurs dizaines de milliers de combattants est une armée mercenaire financée par l'Arabie Saoudite. Sa violence envers la population sert de prétexte pour étouffer tout mouvement de contestation et laisse les mains libres aux compagnies multinationales auxquelles elles ne s'attaquent jamais.

Ainsi, le Nigeria est-il mis en coupe réglée par les multinationales capitalistes. L’élection de Buhari traduit leur main –mise accrue sur les richesses énormes de ce pays, première puissance économique d’Afrique. Elle traduit la volonté du peuple de lutter pour changer la situation que ces multinationales lui imposent.

 

 

Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article au format PDF (2 pages)

 

Haut de Page

 

Envoyer cet article à un(e) ami (e)

 

www.sitecommunistes.org

 

 

Lire

également

 

 

Tract d'avril 2015

 

 

Et

 

 

Rapport introductif au comité national du 11 avril 2015

 

 

Et

 

 

La liberté de la presse un mythe ? suivi de La main mise capitaliste sur la presse sur son secteur public audio et TV

 

Lire

Egalement

 

Ukraine : Bas les pattes devant les communistes ukrainiens !

 

Lire

Egalement

 

Déclaration après le 2ème tour

des élections départementales

 

 

Lire

Egalement

 

Le N° 114 de

notre Journal