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COMMUNISTES |
N°402 Semaine du 04 au 10 mai 2015
07 mai 2015
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Quand le banquier-ministre Macron veut : «Retrouver l'esprit industriel du capitalisme » |
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revendicatives au cœur de la journée internationale des travailleurs Et Une loi contre nos droits
et libertés Et Remilitarisation du Japon sous
la houlette des USA Et Hollande
invité d’honneur des monarchies du golfe |
Macron Ministre de Valls-Hollande est un
homme de la haute finance. Il fut, avant d'être Ministre, banquier d'affaire
et associé au sein de la banque Rothschild. Il s'est enrichi dans l'opération
de fusion d'une filiale de Pfizer avec Nestlé qu'il a, paraît-il, mené avec
brio. C'est un chaud partisan du capitalisme et un ennemi déclaré des
travailleurs. En 2013 il a déclaré à l'agence de presse Médiapart qu'il faut
« revisiter un des réflexes de la gauche, selon lequel l'entreprise est
le lieu de la lutte des classes ». Aujourd'hui dans une longue tribune
au journal Le Monde, il affirme qu'il faut: « Retrouver
l'esprit industriel du capitalisme ». Autant dire qu'il préconise d'en
revenir au capitalisme de la grande époque de son développement au XIXe
siècle où n'existaient pratiquement aucune loi sociale et droits syndicaux. Macron déteste particulièrement,
comme son gouvernement au service des patrons, les droits sociaux et
syndicaux. On le voit tous les jours avec leur mise en cause, en particulier
avec le texte en préparation sur le « dialogue social » qui n'est
autre que l’institutionnalisation de la collaboration de classe et avec la
loi dite sécuritaire qui vient d'être votée au Parlement. Macron est un
patron au service des patrons et ces derniers s'en réjouissent. Dans sa tribune glorifiant le
capitalisme, il explique comment tous les moyens disponibles, toutes les
richesses doivent converger vers le capital. C'est déjà largement engagé avec
les cadeaux fiscaux et le pacte de responsabilité et cela se double
logiquement d'une attaque en règle contre les 35 heures, les salaires et les
pensions, le droit du travail, la protection sociale, les conventions collectives...mais
Macron et ses amis patrons en veulent plus et plus vite. Ils veulent que
l'argent des caisses de retraites et des institutions publiques aille
alimenter la spéculation capitaliste. Son plaidoyer pour l'industrie sonne
aussi creux que tous les discours que l'on nous sert depuis des décennies sur
le renouveau de l'industrie quand dans les dix dernières années un million
d'emplois industriels ont été rayés de la carte, jetant au chômage des
millions de travailleurs. Décidément il n'y a rien à
attendre de tout ce monde du capitalisme. Il n'y a que la lutte pour les
arrêter et les faire reculer. Mais pour les empêcher de nuire définitivement
il faudra les balayer. Lire, enregistrer
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national du 11 avril 2015 Et |
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locaux syndicaux continue |
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