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COMMUNISTES |
N°401 Semaine du 27 avril au 03 mai
2015
30 avril 2015
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Indre :
La lutte
pour les locaux syndicaux continue |
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Sociale |
Depuis le 31 mars 2015, les
Unions Départementales CGT et CFDT sont privées d’électricité. Elles n’ont
plus aucun moyen de fonctionnement et sont dans l’incapacité de développer leur activité. Depuis 12 ans, le Maire de Châteauroux (36) n’a eu de cesse de
s’attaquer au syndicalisme dans le département, en remettant en cause les conventions écrites
ou d’usage qui assurent la mise à disposition de locaux et des moyens de leur
fonctionnement. Le 23 Avril 2015, avec la venue dans l’Indre de Philipe
Martinez Secrétaire Confédérale de la CGT, cette question a pris une dimension
nationale. Dans son
adresse au Secrétaire Général et
devant les militants de la CGT de l’INDRE, Denis Guignard secrétaire
de l’Union départementale CGT rappelait notamment que « la
liberté publique, son exercice posent la question de l’intervention publique
et il n’y a pas de liberté publique sans intervention publique. Il rappelait
aussi que « c’est une réalité de la vie de la Nation, avec le
financement public des partis politiques, c’est une réalité pour le patronat,
dont les Chambres consulaires chargées de représenter les intérêts des
entreprises, sont financées par l’impôt, c’est une réalité pour le
syndicalisme qui s’est notamment traduite historiquement par la mise à disposition
de locaux, avec la création des Bourses du Travail, sous l’impulsion de
communes qui s’érigeaient alors en piliers de la République et de ses valeurs
et qui rendaient effective une liberté fondamentale, avant même qu’elle soit
constitutionnellement reconnue ».
Il insistait aussi sur « la
recommandation au gouvernement français des 2-6 mars 87 du comité des
libertés syndicales de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) qui
demande à l’Etat, en cas de suppression de locaux et moyens d’action aux
syndicats, de prendre des dispositions leur permettant de continuer leur
activité ». Il poursuivait en rappelant que
c’était aussi le sens « des
propos du Ministre du Travail, Michel Sapin qui le 23 avril 2013, demandait
au Préfet de prendre des décisions permettant aux syndicats de continuer à
pouvoir être hébergés, étant entendu que la mise à disposition de locaux est
sans effet par elle même, lorsqu'elle est dépourvue des moyens de leur fonctionnement
qui sont indissociables de la question de l'hébergement des organisations
syndicales ». En conclusion de son intervention , au regard de
ce qu’appelle l’effectivité d’une liberté reconnue constitutionnellement, de la
recommandation de l’OIT, et des
propos du Ministre du travail ( Michel Sapin)
le 23 avril 2013, la
CGT exige des « services de
l’Etat, de prendre des dispositions, pour pallier aux besoins immédiats du
syndicalisme dans l’Indre, en allant sur la prise en charge de l’approvisionnement
en électricité et autres moyens de fonctionnement, dans l’attente d’un
travail traitant la situation dans la durée ». Le secrétaire confédéral de la CGT s’exprimant
face aux militants devant les locaux de l’UD CGT de Châteauroux (36) « a
rappelé que la bataille est nationale, que les salariés ont besoin de lieux d’accueil pour se défendre. Que la
liste des municipalités comme celle de Châteauroux (36) s’allonge. Soit on
considère que le syndicalisme est un coût, (c’est à la mode) et qu’il faut réduire
les coûts, soit le syndicalisme est d’utilité publique. Pendant que l’on
donne beaucoup d’argent au patronat, 200 milliards au total, là on va chipoter pour des factures de gaz
et d’électricité. Il faut qu’un certain nombre d’usages soient actés, qu’il y
ait des moyens attribués aux syndicats et qu’ils ne soient pas remis en
cause ». Encart : Par ailleurs l’UD CGT de l’Indre, estime
nécessaire de légiférer pour assurer l’exercice de cette liberté dans la durée. C’est
en ce sens qu’elle s’est adressée aux deux députés Socialistes de l’Indre Isabelle Bruneau, J P Chanteguet, et au
Sénateur Communiste Pierre Laurent dans le cadre de sa visite dans l’Indre le 24 avril 2015 afin qu’ils interviennent pour le règlement des questions urgentes et sur la
nécessité de légiférer. Et dans l’immédiat,
elle leur demande d’intervenir auprès de l’Etat, garant de l’exercice des
libertés fondamentales, afin que le syndicalisme dans l’Indre recouvre les
moyens d’exercer son rôle. Lire, enregistrer
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