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COMMUNISTES |
N°403 Semaine du 11 au 17 mai 2015
13 mai 2015
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Elections au
Royaume uni Ce qu’on
peut en retenir |
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actionnaires Et Quand le banquier-ministre Macron veut : «Retrouver l'esprit industriel du
capitalisme » Et 1er mai : les luttes
revendicatives au cœur de la journée internationale des travailleurs |
Les résultats des élections au Royaume-Uni
sont marqués par la victoire des conservateurs. Que peut-on retenir du
résultat de ces élections ? Tout d'abord remarquer que le système
électoral, uninominal à un tour, est particulièrement taillé sur mesure pour
permettre au capital une alternance sans risque. Ce système a permis au deux
partis, travailliste et conservateur d'alterner en mettant en œuvre une
politique identique favorable aux patrons et sur le plan international
entièrement dévouée à celle impérialiste des USA. Depuis Thatcher et les coups
portés au mouvement ouvrier, les travaillistes ont complétement endossé les
habits de la politique néo-libérale, comme d'ailleurs tous les partis sociaux-démocrates
en Europe. Dans la dernière campagne électorale, leur réponse à l'offensive des conservateurs en matière
de déréglementation a été particulièrement faible et confuse. Leur leader,
s'il a, en parole, gauchi son discours a laissé libre champ aux conservateurs
pour occuper le terrain du rejet de l'Union Européenne. Si la presse française fait de
la victoire du Premier Ministre sortant, le Conservateur Cameron, la preuve
que la politique de déréglementation est populaire, elle oublie de dire que
précisément dans les milieux populaires l'abstention a été forte. Il y a eu 33% d'abstentions et
ainsi les conservateurs qui ont la majorité absolue des sièges ne
représentent-ils que 25% de ceux qui sont inscrits sur les listes électorales
et encore bien moins si l'on considère que beaucoup de citoyens et plus
particulièrement des jeunes ne sont pas inscrits sur les listes électorales. Le deuxième enseignement des résultats c'est le succès du parti UKIP,
parti nationaliste qui avec 13% des voix progresse de près de 10%. S'il n'a
qu'un seul élu, il a bien rempli son rôle pour « piéger » les
électeurs mécontents. Enfin, le succès indéniable du Parti National Ecossais
(SNP) qui a raflé 56 des 58 sièges de la province avec 50% des voix, a mis en
évidence le rejet par l'Ecosse du « carcan » britannique et de sa
politique anti-sociale. Ainsi le SNP, parti du capital et pro-européen a-t-il
réussi à accréditer l'idée qu'il était plus capable de défendre « l'Etat
social » que ne le sont les travaillistes. La question de l'Europe a hanté
ces élections. Les Conservateurs ont surfé sur les sentiments anti-européens
qui sont entretenus par une fraction du capital, en particulier financier, et
lié aux USA, tandis que les travaillistes ont soutenus l'appartenance à l'Union
Européenne de plus en plus rejetée par la population qui y voit les causes
des reculs sociaux. Les communistes du Royaume-Uni, divisés sur la stratégie
n'ont pas pesé bien lourd dans la balance. Il n'en reste pas moins qu'ils
sont à l'origine de luttes intéressantes contre la politique du capital,
luttes qui sont passées sous silence en France. Lire,
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