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COMMUNISTES |
N°405 Semaine du 25 au 31 mai 2015
24 mai 2015
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Le
gouvernement PS livre la méditerranée
aux sociétés low cost Il faut
nationaliser la SNCM pour stopper les manœuvres (voir article de notre hebdo N°361 - juillet 2014) |
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Lire également 21 mai, Jeudi Avec les salariés de l’Assistance
Publique Hôpitaux de Paris ! Et Une semaine ordinaire d'un commis voyageur des monopoles capitaliste et de
l'impérialisme ! Et Areva : le
nucléaire civil livré au privé Sa nationalisation complète s’impose La
liberté de la presse, mythe ou réalité ? (suite) Quand
le Crédit Agricole fait main basse sur une partie de la presse régionale |
La SNCM sur le continent et en Corse c'est : 1500 salariés en CDI, 400 en CDD, 300 à 500
saisonniers et 1800 emplois induits à Marseille et 600 en Corse, soit 4800 emplois. Les offres de reprise de la
SNCM oscillent entre 650 et 900 salariés!!! Le 11 mai 2015 le tribunal de
commerce de Marseille a reporté au 18 novembre "la période
d'observation" de la SNCM en redressement judiciaire depuis novembre
2014. Le journal Les Echos voit là l'occasion donnée "aux repreneurs
d'affiner leurs offres". Et les
salariés qu'est-ce qu'ils en pensent? Ils continuent de se battre contre la
casse programmée de la SNCM... Non, la presse n'est pas là pour relayer leurs
luttes! La
seule question qui doit être posée est pourquoi la SNCM est menacée de
disparition. Quel est l'objectif des
actionnaires majoritaires, de l'Etat, de la Commission européenne, du
tribunal de Commerce de Marseille qui vont tous dans le même sens : la mise à mort de la Société
Nationale Corse Méditerranée (SNCM)
compagnie viable mais qu'ils veulent couler. En novembre 2014, Transdev
(Veolia et la Caisse Des Dépôts et Consignations) a exigé de la SNCM le
remboursement de 117 millions d'€ d'avance de trésorerie. Le directeur de la
SNCM, Olivier Diehl, élu grâce aux voix de Transdev et de du gouvernement a
aussitôt déposé le bilan, arguant que la SNCM n'avait pas les fonds pour
rembourser. Ce que contestent les syndicats : la compagnie avait dans ses
caisses en octobre 2014 : 35 millions de liquidité, 230 millions d'actifs navals,
60 millions issus de la prime d'assurance d'un de ses navires -que Transdev a mis sous
séquestre et qu'il compte utiliser pour un plan social!!!- 23 millions dus par la Collectivité Territoriale Corse (CTC)
et 19,5 millions dus par l'Office des transports de la Corse au nom de la
Délégation de Service Public (DSP). Rien
ne forçait Transdev et l'Etat à placer la SNCM en redressement judiciaire,
sauf une volonté affirmée depuis longtemps de casser la SNCM. Transdev,
l'Etat, le Parlement, la Commission européenne, le tribunal de Commerce tous
responsables et complices. La SNCM est détenue à 68% par Transdev (Veolia 40% des parts et
la Caisse des Dépôts et Consignations 60%), à 25% par l'Etat et 9% par les
salariés. L'Etat
possède de fait plus de 66% du capital de la SNCM, il avait le pouvoir de
s'opposer à sa mise en redressement judiciaire. La responsabilité du gouvernement socialiste
est entière tout comme celle de l'Assemblée Nationale. La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) est
une institution financière publique placée sous le contrôle direct d'une
Commission de surveillance rendant compte au Parlement. Le directeur de la CDC
est nommé par le Président de la République.
"Le frondeur PS", Henri Emmanuelli,
président de la Commission de Surveillance depuis 2012, déclarait devant le
Parlement : « La CDC n'a pas
vocation a être actionnaire de la SNCM », les députés PS, UMP, FN ont
acquiescé. l'Assemblée qui contrôle la CDC avait tous les pouvoirs pour
s'opposer à la mise en redressement judiciaires de la SNCM. Les
députés avec le gouvernement PS en portent l'entière responsabilité. C'est
une décision politique qui répond à l'exigence du capitalisme de casser le
code du travail, d'abaisser le prix de
la force de travail et de détruire le service public. La
Commission Européenne réclame le
remboursement de 220 millions d'aides publiques versés en 2006 lors de la
privatisation et 220 millions touchés au nom de la Délégation de Service
Public (entre la Corse et le Continent). En 2006, les 220 millions ont été versés à Butler
et à Veolia (alors actionnaires majoritaires), s'il faut rembourser c'est aux
actionnaires de le faire. La Commission Européenne
multiplie les mises en demeure à l'égard de la SNCM. Mais elle ne donne pas
suite à la
plainte déposée en 2013 par le syndicat CGT des marins de Marseille contre
Corsica Ferries qui a reçu de l'Etat, donc des contribuables, 185 millions € de
subventions au titre de "l'aide sociale" et dont elle s'est servie pour
se développer commercialement sur les lignes de Nice et de Toulon avec la
Corse, et consolider ainsi sa présence dominante sur ces ports. Le
Chantage du gouvernement associé à la Commission européenne La Commission européenne
conditionne l'abandon du remboursement des 440 millions € à l'obligation de
discontinuité pour les repreneurs. Cette
"discontinuité" suppose : qu'il y ait un nouvel actionnaire avec un
capital qui exclue l'Etat, un périmètre d'activité qui ne soit plus le même,
une restructuration humaine (baisse des effectifs) et logistique faite en
profondeur". Autrement dit la Commission européenne organise avec le
gouvernement la vente à la découpe de la SNCM. Hollande
et Valls voudraient même aller plus loin que la Commission européenne, ce
qu'ils demandent c'est la liquidation de la SNCM. Le Gouvernement socialiste
veut finir ce que la droite a commencé et
n'a pas pu mener à bien grâce à la mobilisation des salariés et de la
population qui a contré la privatisation totale de la SNCM. Le
gouvernement PS veut livrer le
transport maritime en méditerranée aux sociétés à bas coût battant pavillon
de complaisance. Depuis septembre 2014 les cars ferries de la SNCM ne
desservent plus la Corse à partir de Marseille, Toulon et Nice et les
liaisons par cargo entre Toulon, Nice et la Corse se sont arrêtées en mars
2015. Corsica Ferries France (CFF) (voir
article H. 361 de juillet 2014) a
le monopole des traversées au départ de Toulon et elle reste seule sur le
marché des ferries à partir de Toulon et Nice. Dès maintenant la CFF effectue
65% du trafic des passagers entre le continent et la Corse, la concurrence
est terminée, les tarifs ne sont plus vraiment à la baisse... Trois
candidats ont été retenus par le Tribunal de Commerce de Marseille, leurs
offres ont été jugées insuffisantes ils doivent revoir leur copie... La future compagnie aurait donc
des équipages mixtes français et extra UE. Les salaires seront plus bas et
les marins français engagés sous le pavillon
bis européen n'auraient plus droit à la Sécurité Sociale maritime
française. Actuellement
ce pavillon est interdit, par décret, sur les lignes entre la France et le
Maghreb, mais un décret peut défaire ce que le premier a instauré. (voir article H.361 – juillet
2014) Le gouvernement PS multiplie les attaques
contre le pavillon français. En avril le pavillon français a été exclu de la
liaison gazière Marseille-Corse. ENGIE (GDF Suez), Butagaz et Antargaz ont
choisi d'affréter un gazier battant pavillon maltais, avec un équipage 100%
non communautaire pour acheminer en Corse butane, propane depuis Lavera près
de Marseille. Depuis 12 ans, cette liaison de cabotage national était assurée
par un navire français de Geogas maritime. Il a été écarté alors que son
offre, avec pavillon français et officier français, était équivalente en
terme de prix. C'est la première fois qu'un pavillon de complaisance flottera
sur un navire assurant une liaison entre deux régions françaises. La
politique du gouvernement PS, en accord avec l'UMP, le Front National répond
à toutes les exigences des capitalistes aucun domaine d'activité n'est
épargné. Les transports maritimes, aériens, terrestres sont livrés a des
sociétés "low cost" au mépris des intérêts économiques de la France
et des travailleurs. La casse de la SNCM c'est un désastre économique et
social. C'est la quasi disparition du pavillon maritime français de la
méditerranée La
lutte stoppera l'entreprise de démolition de la SNCM menée par le
gouvernement à la solde des capitalistes, les centrales syndicales doivent
appeler à une lutte interprofessionnelle, nous sommes tous concernés. Pour
Communistes la nationalisation sans indemnisation de la SNCM comme de
l'ensemble des transports assurera leur développement répondant aux besoins
de la société. Lire, enregistrer
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national du 11 avril 2015 Et |
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