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COMMUNISTES |
N°408 Semaine du 15 au 21 juin 2015
14 juin 2015
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Réunion des Bureaux Nationaux COMMUNISTES-URCF du 10 juin |
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Lire également Le G7 en Allemagne,
le sommet des BRICS et de l’OCS (Organisation de la Coopération de Shanghai) en Russie Et Union pour une
alternative anticapitaliste Et Samedi 20
Juin congrès d’unification de Et Une fausse alternative
de plus Et |
Les 2 bureaux nationaux de l’URCF et de COMMUNISTES
se sont réunis ensemble le 10 juin pour terminer la préparation de notre Congrès d’unification qui aura
lieu le 20. Il faut souligner l’accord
profond de tous les camarades avec les rapports de Tonio Sanchez et Jean-Luc
Sallé. Rapport
introductif Nous
sommes à 10 jours du congrès qui va unifier nos deux organisations pour renforcer le parti
révolutionnaire indispensable à la classe ouvrière et au peuple pour chasser
le capitalisme et construire le socialisme. C'est notre ligne politique, la
seule perspective claire proposée au peuple. Tous les autres partis, sans
exception proposent chacun à leur manière soit de développer davantage le
capitalisme, soit de le gérer. Aucun ne propose de le supprimer alors qu'il est
la cause unique des situations sociales et économiques dramatiques en France
et dans le monde. Sa nature, sa mécanique
politique consiste à accumuler toujours plus de profit l’oblige à le faire
sinon il disparaît. Cette analyse critique de ce
système économique, nous sommes les seuls à la porter. Dans le monde des
partis révolutionnaire se reconstituent et se renforcent dans de nombreux
pays. Après la chute de l'URSS,
nombre de partis se sont sabordés et se sont mis au service du capital, voilà
très globalement dans quel contexte politique nous agissons. Le mouvement révolutionnaire
national et international très affaibli a eu naturellement des conséquences
sur la nature et la stratégie des organisations syndicales qui elles aussi
font allégeance au capital en apportant leur contribution à sa gestion au
travers d'un « dialogue social » bienveillant à l'égard du Medef qui dirige
l'État et qui s'engouffre dans l'espace laissé libre par les politiques et
les centrales syndicales devenues des « partenaires sociaux » pour accentuer,
accélérer sa recherche de profit au détriment de la classe ouvrière et du
peuple. Intégrer les partis politiques
et les centrales syndicales à l'exploitation du travail, c'est un vieux rêve
du capital, aussi vieux que son existence. Ce que nous pouvons constater
aujourd'hui, c'est la rapidité du développement du capital, les moyens
considérables qu'il met en œuvre pour accumuler toujours plus de profits. Cela a des conséquences
dramatiques pour les peuples et la classe ouvrière, mais peu importe, ce
n'est pas son souci premier, ce n'est d'ailleurs pas son souci du tout. L'accélération
consiste à détruire tous les repères collectifs au nom du profit (ce qui
n'est pas dit bien sûr) : les services publics, les collectivités
territoriales, le droit à la santé, l'éducation, le système de retraite par
répartition, la Sécurité Sociale, la recherche etc… Tous les jours il y a des luttes sur le
sujet. Code du travail, statuts, conventions
collectives… C’est la remise en cause continuelle des acquis sociaux qui sont
(encore) le socle commun obtenu par les luttes. La loi Macron, les accords de
compétitivité, le chantage à l’emploi, sont autant d’attaques supplémentaires
exigées par les patrons et appliquées par le gouvernement socialiste. Toutes
les contraintes au profit doivent être supprimées… Dans le même temps les
entreprises sous statut national qui ont pendant un temps contribué au développement de l'industrie
sont bradées au profit de multinationales souvent étrangères. Attention à ne
pas se méprendre, les entreprises dites « nationales » n’ont
jamais été gérées démocratiquement, le capitalisme n'a jamais disparu en
France, il a dû faire face à des rapports de force auxquels il a dû céder. Il faut revenir sur notre
conception d'entreprise nationale au service de la satisfaction des besoins
de la nation et du peuple, débarrassée du capital. Voilà encore une fois très vite
tracée la situation dans laquelle nous évoluons, rien ne vaut de temps en temps de rappeler
la nature du capital et pourquoi nous voulons le supprimer. Ce qui est vrai en France est
une réalité partout, la course au profit s'accélère et touche l'ensemble de
la planète. Depuis la chute de l'URSS, les
conflits armés n'ont jamais été aussi nombreux, ils se sont multipliés. Un
simple regard sur l'état du monde il y a 25 ans et aujourd'hui nous éclaire. Tous les continents sont soumis
à une concurrence internationale acharnée, les richesses inexploitées au
Moyen-Orient, en Afrique, en Asie font l'objet de la convoitise permanente
des multinationales qui veulent se les accaparer à n'importe quel prix. Il n'y a pas un conflit armé
aujourd'hui comme hier qui trouve son origine en dehors de la course au
profit. Les peuples payent un lourd tribut
à cette concurrence inter-impérialiste, les dégâts sont considérables en vie
humaine, les états capitalistes bombardent, tuent, massacrent, détruisent les
infrastructures et font mine de récupérer « par humanité » les migrants qui
fuient leur pays soumis à la domination impérialiste avant qu'ils ne se noient en mer. Les pays
agresseurs continuent d'ailleurs à les persécuter une fois recueillis. Les états capitalistes ont
créé, financé, armé des groupes « rebelles »qui sont devenus de
véritables armées avec lesquels ils jouent pour se partager le monde dont ils veulent redéfinir les frontières
suivant leur zone d'influence. Voilà le visage du capitalisme
mondial aujourd'hui, la bataille inter-impérialiste représente un danger sans
cesse croissant pouvant amener un conflit généralisé, il faut là aussi
continuer à expliquer les situations diverses et parfois compliquées parce
que mouvantes, changeantes mais qui ont toutes un même fond. L'existence du
capitalisme dans sa phase actuelle représente un danger pour l'ensemble des
peuples du monde. Certes, il y a des luttes en
France comme ailleurs. Nous en relevons de nombreuses dans différents
secteurs en France : éducation, hôpitaux, santé, dans de très nombreuses
entreprises sur les salaires et l'emploi, les conditions de travail. Mais ces
luttes sont isolées les unes des autres, nous connaissons les obstacles à
leur développement. Les centrales syndicales ont fait depuis longtemps le
choix politique d'abandonner le terrain des luttes, elles appellent
aujourd'hui dans un texte récent à « l'unité nationale », à « l'union
sacrée » voulue par les partis politiques. L'association capital-travail
est présentée comme un moyen de sortir des problèmes sociaux, la lutte des
classes n'est plus à l'ordre du jour. Ce n'est pas un hasard si c'est
la CFDT qui est à l'origine du texte signé par 7 centrales syndicales (sauf
force ouvrière) appelant à « l’union sacrée ». Cette attitude, ce
positionnement est un obstacle aux luttes, mais au regard des enjeux et des
objectifs du Medef, les luttes ne peuvent que se développer. Tous les partis parlent « d'alternative »
alors que ce sont des impasses, ils n'ont que ça à proposer pour gérer au
mieux les intérêts du capital. Tous se positionnent en vue des prochaines
échéances électorales, c'est leur seule préoccupation, ils préparent la
relève. Les luttes sont nombreuses en
Europe et dans le monde, l'austérité imposée aux peuples rencontre des
résistances : en Allemagne ou les grèves sont nombreuses, en Espagne, au
Portugal, en Turquie, en Chine, aux USA, au Brésil, en Afrique et beaucoup
d'autres pays la lutte des classes est internationale. Le mécontentement est
profond partout. Certes, il faut un autre niveau
de luttes pour faire reculer durablement le capital, l'absence ou la
faiblesse des partis révolutionnaires
pèse lourdement dans leur développement. Ce que l'on peut également
constater c'est l'existence de moyens considérables pour subvenir aux besoins
sociaux des peuples. L'ensemble des richesses créées
est totalement accaparé par les
multinationales et les états à leur service. En France, c’est 2150 milliards
d'euros de richesses créées en 2014, il y a donc de quoi développer les
services publics, satisfaire les revendications des travailleurs, il en
restera encore beaucoup… L'union
de nos deux organisations va nous permettre d'être plus nombreux à démontrer
que tant que le capitalisme existera, il faudra lutter pour l'empêcher de
sévir et lui arracher ce qu'il vole au peuple. Construire
une société socialiste n'est pas une mince affaire mais c’est la seule
perspective crédible. Pour
cela, il faut un parti révolutionnaire fort et influent, un parti de lutte de
classes, un parti qui pèse dans la vie politique nationale. C'est
ce que nous sommes en train de construire, de consolider, de renforcer. Le
chemin est long, mais nous sommes dans une phase de développement, ce qui est
plutôt rare dans la vie politique nationale. Avec
le congrès d'unification, nous arrivons au terme d'un processus que nos deux
organisations ont souhaité, unir nos forces pour un même objectif : chasser
le capital, construire le socialisme par les luttes, c'est notre seul
objectif, c'est à cela que nous devons consacrer toute l'énergie du parti. Restons
lucides, il faudra du temps et du travail pour peser véritablement sur la
politique nationale, nous allons nous organiser pour y parvenir. Nous avons les moyens militants
pour intervenir sur tous les sujets politiques actuels. Nous avons déjà fait
beaucoup d'efforts pour aller à la rencontre des travailleurs dans et devant
les usines, pour aller à la rencontre des enseignants, de la jeunesse dans
les établissements éducatifs, dans les quartiers, dans les manifs, ce sont
des dizaines de milliers de tracts distribués, des réunions organisées, notre
participation aux élections est constante et surtout les résultats sont sans
cesse en progression. Nous sommes aujourd'hui mieux
connus et reconnus, nous allons l'être encore plus avec l'union de nos
forces. Pour cela l'organisation de
notre parti est essentielle, cela peut paraître banal mais c'est fondamental. Nous allons développer encore
plus les secteurs d'activité qui répondent à notre organisation interne mais
aussi et surtout aux préoccupations du peuple et des travailleurs, à la
nécessité de construire une perspective politique révolutionnaire. Jean-Luc
SALLE interviendra sur la composition des secteurs d'activité que nous avons définie
ensemble et qui seront proposés au congrès. Il interviendra également sur le futur
secrétariat, le bureau et comité national, ainsi que sur le rythme des
réunions. Pour ce qui concerne les
secteurs d'activité, il ne s'agit pas de « saucissonner » l'activité
politique du parti mais de renforcer, d'intégrer le bureau national et le
comité national dans l'activité politique. Ces secteurs d'activité sont : – l'organisation : en liaison
étroite avec les bases du parti dans les départements, renforcement,
initiatives diverses… – La propagande : tout ce qui
concerne l'information, la communication extérieure… – Les finances : impulser des
initiatives financières dans les départements, souscription, cotisations. – L'éducation : répondre aux
besoins énormes de formation des militants, des sympathisants. Établir
rapidement des calendriers de formation dans les départements. – L'entreprise : c'est un
secteur qu'il faut développer, c'est le lieu d'exploitation, contact avec les
travailleurs, les syndicalistes. Participation et soutien aux luttes. – La jeunesse : développer une
activité en direction de la jeunesse, c'est l'avenir du parti. – L'international, c'est un
secteur qu'il faut également renforcer, il fonctionne déjà mais la complexité
de l'actualité internationale demande beaucoup d'attention, établir les
contacts avec les partis révolutionnaires étrangers. Nous allons renforcer
notre solidarité internationale. – Concernant la presse qui est
un secteur d'activité très important, dans lequel actuellement nos deux
organisations ont chacune naturellement leur propre journal, nous avons pensons
qu'il faut organiser l’ensemble du secteur autour d'une équipe comprenant un
directeur de publication et une équipe de rédacteurs. Nous aurons également à
définir le rythme des publications, la diffusion, la technique d'impression
ce qui prendra un peu de temps pour mettre en place cette activité. Les
échos qui nous reviennent de nos adhérents et sympathisants sont très
favorables. Ce que nous sommes en train de construire suscite de
l'enthousiasme, c'est un bon signe. On
a besoin de faire connaître plus largement notre politique, il n'y a pas de temps
à perdre, il y a de quoi faire dans cette situation économique et sociale et
à l'approche des échéances électorales. Nous avons décidé d'une initiative nationale le 7 novembre prochain. Le
meilleur moyen de la réussir c'est de la faire connaître dès maintenant, la
faire connaître très largement, bien au-delà de nos adhérents et sympathisants.
Rien ne remplacera les contacts que nous avons autour de nous pour
populariser cette initiative. Lire, enregistrer
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national du 11 avril 2015 Et |
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