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COMMUNISTES |
N°416 Semaine du 10 au 16 août 2015
08 août 2015
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Halte au démantèlement du secteur
national de l’énergie |
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Il est
urgent d'engager la lutte pour stopper la course au profit dans ce secteur
sensible et répondre aux besoins de la nation. L'accord entre Areva et EDF signé le 30 juillet dernier est un nouvel
épisode de la privatisation de l'industrie énergétique française. L'entreprise Areva a été créée en 2001, née de la fusion entre la
COGEMA (exploitation de l'uranium), de Framatome (fabrication de réacteurs)
et de Technicatome (techniques nucléaires). 58 réacteurs nucléaires produisent 80 % de l'électricité française, 2
sont en fonction en Afrique du Sud, 2 en Chine et 2 en Corée du Sud. Quatre réacteurs sont actuellement en construction dont deux en Chine
(classique), un en Finlande et en France de type EPR nouvelle génération à grande capacité
de production. Areva c'est aussi 250 filiales, 45 500 salariés, l'entreprise est
implantée dans 43 pays sur l'ensemble du continent. Les enjeux sont donc
conséquents. La recherche du profit immédiat implique une surexploitation des
salariés et une politique négligeant les problèmes de sécurité et de
fiabilité des installations entraînant des surcoûts en tout genre. Ainsi
l’entreprise a acheté puis revendu des activités à Alstom et Schneider-
Electric suivant les fluctuations de ses besoins. De plus, en l'absence d'uranium en France, la multinationale est
obligée pour fonctionner, d'employer tous les moyens pour se procurer la
matière première : corruption des états producteurs, coups d'état organisés,
emploi de la force armée pour remplacer les gouvernements récalcitrants. La multinationale n'agit pas directement, elle dicte ses projets aux
états complaisants dont la France en pointe dans la conquête des matières sur
le continent africain producteur d'uranium, au Niger voisin du Mali, au
Gabon, au Congo, en Namibie etc. Tout est bon pour s'accaparer les richesses de ces pays et surexploiter
la main-d'œuvre nombreuse corvéable à merci. Cette politique délibérée entraîne des pertes d'exploitation de 4,8
milliards en 2014, le prétexte est donc trouvé pour supprimer 5 à 6000
emplois dans le monde dont 4000 en France. Le maître d'œuvre est Philippe
Varin, ex PDG de Peugeot. Il a supprimé avec l'aide de Hollande et son ami
Moscovici 8500 emplois dans l'usine automobile. Quoi de plus normal que de faire de nouveau appel à l'état serviteur
pour financer les suppressions d'emplois, sauvegarder les profits et
poursuivre la privatisation de la filière énergétique française. Le gouvernement Hollande répond présent et engage sans hésiter les
fonds publics nécessaires (nos impôts) au travers d'une recapitalisation (2
milliards?) de l'entreprise dont les exigences s'élèvent à 7 milliards. La
Chine, intéressée par les capacités de développement de l'industrie nucléaire
civile pourrait participer au capital d'Areva. Peugeot, Renault, Alstom, aujourd'hui Areva, les multinationales
dictent leurs exigences pour développer les profits, ce sont les travailleurs
qui payent la note. Il est temps d'y mettre un terme sans tarder. Il n'y a pas d'autre solution que de stopper le démantèlement et la
privatisation des moyens de production de l'énergie. Comme
nous l'écrivions le 19 mai dernier, il faut arracher ce secteur aux mains des
capitalistes et imposer sans condition sa nationalisation par une gestion
démocratique du peuple pour satisfaire les besoins de la nation. Lire, enregistrer et/ou imprimer
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