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N°465 Semaine du 18 au 24 juillet 2016

 

17 juillet 2016

 

 

L’Indre va-t-il devenir

un mouroir pour personnes âgées

Avec un service public hospitalier de

plus en plus loin et de seconde zone ?

 

 

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Les différentes réformes de notre système de santé n’ont eu d’autre but que de conduire à la casse du système hospitalier et de la protection sociale issu du Conseil National de la Résistance, afin de permettre au système hospitalier privé d’y prendre, à terme, toute sa place.

Notre département subit de plein fouet cette politique, et vit au rythme des réformes hospitalières avec fermetures et transferts d’activités : du centre hospitalier d'Issoudun (36) à la clinique chirurgicale de La Châtre (36), en passant par le transfert d’activité du centre hospitalier de la Chatre vers le privé, par l'arrêt d’activité de la clinique Saint François à Châteauroux (36),

 

C’est aussi la clinique Saint François de Châteauroux (36), clinique privée, groupe Vitalia, qui vient d’obtenir par l’Agence Régionale de Santé, l’ouverture de 20 lits de Soins de Suites et de Réadaptation, ainsi que dix lits en ambulatoire courant 2016. Pendant que l’hôpital public de Châteauroux, n’a pu obtenir un financement que pour 10 lits d’hospitalisation de jour.

La chirurgie et la maternité à l’hôpital de Le Blanc (36), voient acté sa fusion avec le centre hospitalier de Châteauroux. Cette fusion, est loin d’aller dans le sens d’un service hospitalier de proximité répondant aux besoins de la population. Au contraire, elle répond à une volonté gouvernementale de rationalisation des coûts et d’un regroupement des activités sur un même site. Au travers de la mise en place de la loi Santé, nous assistons à l’une des plus graves attaques contre le système de santé français depuis la création de la Sécurité sociale. Avec la loi Santé, c’est la première fois que tous les hôpitaux vont être confrontés dans le même temps à une restructuration régressive d'ampleur inégalée.

A noter le silence de nos deux députés socialistes de l’Indre, dont l’un habite le Blanc pour s’opposer à la fusion de son hôpital qui n’assure ni la pérennité, ni le devenir de la maternité et de la chirurgie du centre hospitalier du Blanc (36) ? Cette fusion concerne 135 établissements sur le plan national engagés par le gouvernement.

Dans la même période, on voit les centres hospitaliers de Châtillon s/Indre, Valençay, Buzançais, Levroux, transformés en EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Que dire des EHPAD, les parents pauvres de la santé ! avec des emplois non qualifiés, emplois précaires, et surtout manque cruel d’effectifs, des salaires de misère. Il en va de même pour les EHPAD privés, qu’ils soient à but lucratif ou non, quoi qu’en disent le gouvernement. Car à l’entendre, se serait de ce coté qu’il faudrait investir dans les emplois dits de service.

Enfin la loi pour le vieillissement qui vient d’être votée, malgré un cadre budgétaire soumis aux plan d’économies, (qui actent une coupe de 50 milliards dans le secteur des services publics et de la protection sociale ; dont 3 milliards pour l’hôpital public) voit un saupoudrage pour les personnes âgées qui deviennent source profit. A ce titre, l’Indre avec ses 3 139 bénéficiaires APA, va percevoir un montant attribué de 1 769 235 € (APA2), et 1 365 150 € (revalorisation APA), ainsi que 304 234 € (droit au répit), enfin une somme de 99 851 € (revalorisation salariale).

Soyons sérieux, l’avenir industriel du département de l’Indre serait il, dans les emplois de service aux personnes âgées, comme le préconise le gouvernement, avec «  la silver économie », bien que les besoins existent là comme à l’hôpital ?

On voit bien, derrière les politiques de santé, un accès aux soins toujours plus difficile pour le citoyen. Les inégalités de santé ne sont que conséquences des politiques mises en oeuvre et qui livrent la maladie, la vieillesse, aux marchés.

Une autre politique existe pour endiguer la voracité du capital, qui en veut toujours plus.

L’objectif de notre Parti Révolutionnaire Communistes, c’est que l’hôpital soit public, avec un système de protection sociale et de santé publique adaptés aux besoins des salariés et du peuple. Il ne doit pas être géré comme une entreprise, qui amplifie la désertification hospitalière

Imposer un changement fondamental de politique et de société en matière de santé publique, passe par la lutte ensemble contre le capitalisme, contre tous ceux qui sont à son service, tous ceux qui le soutiennent. Le candidat de notre Parti sera porteur de la seule véritable alternative. Il y a les moyens à la fois d’assurer le progrès social et le développement :   Il faut abroger toutes les réformes hospitalières et dégager des moyens pour l’emplois, la recherche,

Renforçons notre parti ,participons aux rencontres organisés sur le département par notre parti, tout confirme qu’il y a de la place à tous ceux et celles qui veulent abattre le capitalisme et construire une société débarrassée de l’exploitation capitalistes.

 

Châteauroux le 15/07/2016

 

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