Si une page comporte des caractères illisibles, cliquer sur ce lien

 

COMMUNISTES

 

 

Retour à l’accueil

N°465 Semaine du 18 au 24 juillet 2016

 

17 juillet 2016

 

 

PEUGEOT UN ACCORD

POUR EXPLOITER

ENCORE PLUS LES SALARIES

 

 

Lire

Egalement

 

 

Brexit : les jours d'après !

 

 

Et

 

 

L’Indre va-t-il devenir un mouroir pour personnes âgées

 

 

Et

 

 

Après l’attentat de Nice

 

 

Et

 

 

Sommet de l'OTAN à Varsovie :

une intégration militaire

encore plus poussée sous la direction des USA

 

 

Et

 

 

NANTES : Notre-Dame-des-Landes :

un pas de plus vers la privatisation

 

 

 

 

Hollande se réjouit dans son émission du 14 juillet de la création de 1000 emplois chez Peugeot dûs selon lui à son action pour sauver l’entreprise et à la qualité du dialogue dit social.

Chez Peugeot 5 syndicats – FO, CFE, CGC, CFTC, CFDT, GSEA- viennent de signer un accord avec la direction. La CGT n’a pas signé.

En 2013-2014 Peugeot va mal d’un point de vue capitaliste. Il perd de l’argent. Insupportable pour un gouvernement à son service qui prend- avec un capitaliste chinois- 14% du capital.

Dans le même temps, toujours pour sauver l’entreprise il est demandé par la signature d’un accord signé par certains syndicats (CFTC, FO, CGC) des « efforts » aux salariés. Blocage des salaires, augmentation du temps de travail, flexibilité en sont les principaux moyens, sans oublier les 7500 suppressions d’emplois sous forme de pré-retraite dont 2500 sont toujours en cours, délocalisation vers les pays à bas coûts de salaires

Résultat : dès 2015 Peugeot annonce 899 millions de profits, 1,5 milliard de trésorerie (cash-flow)

Vendredi 8 juillet 2016 nouvel accord signé pour trois ans.

Cette fois ci compte tenu des bons résultats obtenu le personnel, ouvriers en premier, va-t-il bénéficier des bons résultats passés alors que les ventes du premier semestre de l’année avec 1.544.200 voitures vendues dans le monde dont 1.055.900 en France et en Europe battent des records annonciateurs de confortables bénéfices ?

Jugez-en.

Sous les applaudissements du patronat et du gouvernement cinq syndicats (CFDT, FO, CFTC, CGC, GSEA syndicat maison) viennent de signer un accord qui prévoit : 1% d’augmentation de salaire par an (Le salaire du PDG est passé de 3.230.500 euros en 2015 à 5.200.000 en 2106), les ouvriers pourront travailler 8 jours de plus par an ou subir 12 jours de chômage, les équipes de nuits travailleront au même salaire que les équipes de jour, les samedis travaillés seront monnaie courante, les usines tourneront à 105% de leurs capacités !

Si Hollande se réjouit des 1000 emplois annoncés il oublie (volontairement) de dire qu’ils seront étalés sur trois ans, qu’ils ne couvriront pas les départs dit « naturels », des postes supprimés depuis 2013, que Peugeot tourne avec 5000 intérimaires, que la flexibilité et la précarité demeurent plus que jamais.

Dans cet accord où est le gagnant-gagnant, l’équilibre entre les salariés et l’entreprise, où est le partage des richesses fausse idée soutenue par tous les réformistes ? La réalité est là, sous nos yeux : le patronat ne partage jamais. Au contraire il exige toujours plus, pour plus de profit pour les actionnaires. C’est sa nature. Il est illusoire de penser qu’il en changera de lui-même.

Quel rôle pour les syndicats ?

« Cette fois nous avons signé l’accord car son équilibre est acceptable » déclare le représentant de la CFDT, tandis que celui de la CFTC se félicite du nouveau mode de calcul de l’intéressement en déclarant « Il était important d’associer d’avantage les salariés aux résultats du groupe », quant à celui de FO il est satisfait « d’avoir vu les maquettes en cartons des nouveaux véhicules ». Tristes justifications pour une signature qui va conduire à plus d’exploitation pour les salariés. Le DRH se félicite du « nouvel état d’esprit » des discussions avec ces syndicats. Quel rôle pour les syndicats la défense des intérêts des salariés ou des syndicats qui capitulent devant le patronat, qui lui servent par leurs signatures de caution pour une exploitation toujours plus féroce.

Seule la CGT a refusé cette trahison et a appelé à l’action, appel qui a été entendu dans certaines usines. C’est la seule voie pour enrayer les prétentions patronales ou gouvernementales avec la loi travail.

Pour les salariés, il n’y a pas d’autre voie que la lutte unie, contre cette politique au service du capital.

 

Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article au format PDF - (2 pages)

 

Haut de Page

 

Envoyer cet article à un(e) ami (e)

 

 

http://www.sitecommunistes.org

 

 

Lire

également

 

 

Tract de juin 2016

 

 

Et

 

 

Comité National du 21 mai 2016

Rapport

 

 

Et

 

 

Comité National du 21 mai 2016

Discussion

 

 

Et

 

 

Tract de mai 2016

 

 

Et

 

 

Journal N° 119 de mai 2016

 

La lutte de classe prend de l’ampleur

 

Espagne : Des élections législatives

qui ne résolvent rien !

 

Notre réponse, la lutte

 

On continue

le 5 juillet grande journée d’action

 

Solidarité internationaliste