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comporte des caractères illisibles, cliquer sur ce lien COMMUNISTES N°473 Semaine du 12 au 18 septembre 2016 13 septembre 2016 |
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Il faut en finir avec ce système |
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Lire Egalement Allemagne : Merkel en difficulté Et Et Et |
Les Multinationales françaises pour s’assurer toujours le
profit maximum, programment un nouveau recul de la production industrielle en
France et la suppression de dizaines de milliers d’emplois. Depuis
seulement une semaine *Alstom annonce l’arrêt de la production des trains à Belfort, la suppression de 400
emplois sur les 480 du site. « Alstom
se porte bien » confirme le journal « Les Echos » ses carnets de commandes
sont pleins. Il a délocalisé des productions, construit des usines au
Kazakstan, en Pologne, en Afrique du Sud, au Maroc, où les salaires sont très
bas. *Areva,
groupe nucléaire à 85% public, annonce l’abandon de la construction
d’éoliennes au profit de Siemens et Gramesa (allemand et espagnol). « Une
filière française prometteuse qui
pourrait remporter des marchés en Europe et dans le monde » affirmait le
gouvernement Sarkozy en 2011. Alstom présent dans cette activité a cédé le
pilotage à l’américain Général Electric. Siemens
vient de lancer un site de production à Tanger au Maroc. Que deviendra le
site du Havre ? *Renault
et PSA. Le journal financier « Les
Echos », titre sur une page entière : Le
Maroc nouveau pilier Low cost de Renault. -Renault qui fabrique aujourd’hui 500.000 voitures en France en produira 400.000 à
Tanger et Casablanca, contre 230.000
en 2016. Ses sous-
traitants, Faurecia ( qui fait les sièges) et SNOP (emboutissage)
s’installent aussi au Maroc. Saint-Gobain va étendre son site de Kenitra pour fabriquer 800.000 pare-brises contre
400.000 aujourd’hui -PSA installé à Tanger, va ouvrir une usine à
Kenitra et produire plus de 200.000 voitures au Maroc. Pourquoi
le Maroc ? Thierry Bolloré, directeur
général à la compétitivité de Renault, pointe régulièrement la « convergence
salariale » des différents pays. « La Roumanie, il y a trop de flambées de
salaires depuis plusieurs années, en Turquie, l’usine de Bursa a connu en 2015 des mouvements de grèves
qui ont augmenté les coûts ». Au Maroc avec un salaire mensuel de 238 euros, plus l’exonération des droits de douane et
un taux réduit d’impôt, la « compétitivité » ne cesse de s’améliorer. Renault dit-il pourrait même y rapatrier
sa voiture à très bas coût fabriquée actuellement en Inde et bientôt au
Brésil. On peut
ajouter à ces annonces, des milliers d’autres suppressions d’emplois : SFR
5.000 – HSBC 466 – Hitachi 170 – Philips 231 – Alcatel- Lucent 356 – Société
générale 125 - Gefco 134 – Servier 603… Et
pourtant tous ces groupes capitalistes font des profits. Les entreprises du
CAC 40 ont engrangé à elles seules plus de 40 milliards au 1er semestre 2016 (en
hausse de 11% sur 2015). 35
milliards ont été distribués aux actionnaires. Les
chiffres (officiels) de 2015 qui viennent d’être publiés montrent que la part
des salaires dans la valeur ajoutée a massivement été réduite, alors que
celle du capital placée sur les places
financières a augmenté considérablement. A la fin 2015 il restait 162
milliards d’euros dans les caisses de 80 des plus grands groupes français.
Ils réduisent les investissements, ils spéculent, placent sur les marchés
financiers. Les
multinationales en veulent toujours plus, elles veulent aller de plus en plus
loin, baisser les salaires, trouver de nouvelles sources de profits par tous
les moyens, se placer dans la concurrence capitaliste mondiale. La
fermeture d’Alstom Belfort « c’est économiquement rationnel » écrit D.
Barroux éditorialiste aux « Echos ». Il insiste sur le rôle des
gouvernements. « L’Etat n’est pas là pour fixer la stratégie
des entreprises. Il est là pour leur donner un maximum de chances de
réussite… ». Hollande
est d’accord. Il répète : « le gouvernement est avec les entreprises pour
leur compétitivité capitaliste». Ce
sont les multinationales qui dirigent
la France et préparent la relève au pouvoir pour la présidentielle de
2017 afin de continuer leur politique. Pour
stopper cette spirale Il faut
en finir avec ce système qui pille les ressources de la nation et du peuple.
Il faut reprendre aux multinationales le pouvoir économique et financier sans lequel le pouvoir
politique n’existe pas. C’est la seule véritable alternative, dont sera
porteur notre candidat Antonio SANCHEZ. Lire, enregistrer et/ou
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